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Rue89Lyon

Mon, 24 Sep 2018 07:25:55 +0200

Météo à Lyon : regardez les températures augmenter depuis 1900

C’est le résultat de l’analyse de données météorologiques sur plus d’un siècle. Elle permet de mettre des chiffres sur une réalité qui fait de moins en moins débat : le réchauffement climatique. Et de voir que Lyon est la grande ville française où les températures ont le plus augmenté durant les quinze dernières années. 

 Qui se cache derrière cette enquête ?

Ce rapport a été produit par le European Data Journalism Network. Les partenaires du réseau sont, entre autres, OBC Transeuropa (Italie), J++ (Suède), Spiegel Online (Allemagne), Vox Europe (France), Pod Crto (Slovénie), Mobile Reporter (Belgique), Rue89 (France), Alternatives Economiques (France) et El Confidencial (Espagne).

L’enquête était doublée d’un questionnaire. À destination des municipalités et des métropoles, il les interrogeait notamment sur leurs actions face à ces hausses des températures. Rue89Lyon l’a transmis aux villes de Lyon et Grenoble ainsi qu’à la Métropole de Lyon et à Grenoble-Alpes Métropole. Aucune n’a répondu à ce jour

L’analyse de 117 ans de données météorologiques du Centre Européen pour les Prévisions Météorologiques à Moyen Terme met en évidence une tendance nette : les températures ont augmenté à Lyon. Spécialement depuis le début du siècle mais pas seulement.

Des températures qui augmentent depuis la fin des années 1980

Au 20e siècle la température annuelle moyenne à Lyon s’est établie à 10,4 degrés. Depuis l’an 2000, la température moyenne annuelle à Lyon (et Saint-Étienne, voir par ailleurs) s’élève à 11,5 degrés. +1,1° en moyenne annuelle sur les seules 17 dernières années.

évolution de la température à Lyon

Évolution de la température moyenne annuelle à Lyon depuis 1900. Graphique EDJN

En observant plus précisément le graphique, on remarque que cette hausse des températures est antérieure. Depuis 1988, la température moyenne annuelle à Lyon n’est jamais tombée en-dessous de celle du 20siècle.

Mais l’accélération est flagrante depuis le début du siècle et spécialement ces toutes dernières années. Ainsi, les années les plus chaudes à Lyon depuis 1900 furent 1920, 2003, 2011, 2014 et 2015.

Quatre fois plus de jours de canicule à Lyon

Autre indicateur parlant : le nombre de journées chaudes. Il s’agit de journées où la température moyenne est supérieure à 24°. Autrement dit, les jours de canicule. Au cours du 20e siècle, Lyon a connu en moyenne 3,6 jours de canicule par an. Depuis 2000, ce chiffre a grimpé à 11,5 jours de canicule en moyenne par an.

La canicule à Lyon depuis 1920

Moyenne de jours de canicule par an depuis 1920 à Lyon. Graphique EDJN

Parallèlement, les jours de grand froid ont eux diminué. L’analyse des jours de gel, ceux durant lesquels la température moyenne est restée en-dessous de -1°C, montre une diminution de l’ordre de 30% sur la période récente par rapport au siècle dernier.

Lyon a connu en moyenne 17,5 jours de gel par an au 20e siècle. Entre 2000 et 2017, la ville n’a connu en moyenne que 12,7 jours de gel.

Nombre de jours de gel à Lyon

Moyenne de jours de gel par an à Lyon depuis 1900. Graphique EDJN

Lire l’enquête globale

Lyon dans le haut du panier européen des villes qui se réchauffent 

Le réseau européen de data journalisme a analysé les températures de 558 villes européennes, de la Finlande au Portugal. Avec une augmentation moyenne de +1,1°C de 2000 à 2017, la température à Lyon a augmenté au même rythme que les autres. Lyon est ainsi au 232e rang sur 558. 

Si l’on compare l’évolution des températures à Lyon par rapport aux 57 autres villes européennes de plus de 500 000 habitants analysées dans cette étude, Lyon est au 22e rang sur 58. La ville de Malaga en Espagne domine le classement et a connu une augmentation de sa température annuelle moyenne de +1,5°C depuis 2000.

Lyon reste toutefois la grande ville de France où les températures ont le plus augmenté. Paris, Strasbourg ou Marseille, premières grandes villes dans le classement derrière Lyon, ont connu une augmentation moyenne de +1°C.

En élargissant la comparaison à l’ensemble des villes françaises analysées dans cette étude (au nombre de 64), Lyon n’est pas la ville qui s’est le plus réchauffée. Celle qui a subi la plus importante augmentation de température est Avignon, où la température depuis 2000 est supérieure de 1,2°C à la moyenne du 20e siècle. Brest est celle qui a connu la plus faible augmentation (+0,3°C).

Lyon, plus forte augmentation de Rhône-Alpes

Dans la région Rhône-Alpes, l’étude a analysé les données de quelques grandes villes comme Annecy, Grenoble ou Valence. Lyon est la ville qui a connu la plus forte hausse qu’elle partage avec Valence (Drôme). Grenoble (Isère) a subi une hausse moins élevée (0,9%).

Hausse des températures en France

Classement des hausses de températures dans les grandes villes françaises. Graphique EDJN

Autour de Lyon, la hausse des températures sur ces quinze dernières années avoisine +1°C. C’est le cas à Roanne (Loire) avec (+1°C), Chalon-sur-Saône (+1,1%), Dijon (+1°C) ou Clermont-Ferrand (+1°C).

Hausse des températures en Rhône Alpes

Hausse des températures depuis 2000 dans les villes autour de Lyon. Graphique EDJN

Méthodologie de l’étude

L’EDJN a analysé deux jeux de données du Centre Européen pour les Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (ECMWF sont ses initiales en anglais): ERA-20C pour la période 1900-1979 et ERA-interim pour la période 1979-2017.

Ces deux jeux de données sont des « réanalyses », ce qui signifie que les scientifiques de l’ECMWF ont utilisé une large palette de sources (satellites, stations météo, bouées, ballons météo) pour estimer une série de variables pour des carrés d’environ 80 kilomètres de côté (125 kilomètres de côté pour le jeu de données ERA-20C). Si les stations météo offrent de bien meilleures observations pour le temps présent, l’utilisation des réanalyses de l’ECMWF est bien plus adéquate pour des études de long-terme comme celle-ci. Les stations météo peuvent bouger ou, plus fréquemment, la ville peut s’étendre autour d’elles, ce qui rend leurs données peu fiables lorsque l’on s’intéresse aux tendances centennales. Cependant, les données de l’ECMWF ne prennent pas en compte les microclimats ou le phénomène des îles de chaleur, si bien que les véritables températures à Lyon sont probablement un ou deux degrés supérieures à celles indiquées dans ce document (la tendance est toutefois la même).

Lire l’enquête globale

Bertrand Enjalbal

Sat, 22 Sep 2018 09:10:17 +0200

Une mobilisation ce lundi pour dénoncer la « politique non-solidaire des TCL »

C’est une mobilisation de « désobéissance civile » qui a été programmée ce lundi 24 septembre, sur la place Bellecour. Organisée par le MAN (mouvement pour une alternative non-violente), cette initiative remet sur le devant de la scène le fait que, dans les transports en commun lyonnais, donner son ticket fait partie du panel des fraudes répréhensibles.

Prévue ce lundi 24 de 18h à 20h sur la place Bellecour, la mobilisation intitulée « la solidarité n’est pas un délit » affiche plus de 7000 personnes intéressées sur la page Facebook dédiée.

La mesure n’est pas nouvelle et se heurte toujours à une très large opposition. L’an dernier, le déploiement d’une campagne de pub par le Sytral, syndicat mixte gestionnaire des TCL, pour lutter contre cette fraude particulière du don de ticket avait suscité une levée de boucliers.

La com’ TCL disait :

« Céder votre titre de transport n’est pas un acte de solidarité ou de générosité, cela contribue à entretenir la fraude. Ça s’appelle de la complicité de fraude et ça se paye. »

Donner son ticket à une autre personne peut valoir une contravention, de 150 euros en l’occurrence, tant au donneur qu’au deuxième voyageur qui souhaiterait profiter du fait que le ticket à Lyon fonctionne une heure de temps. Par exemple, si l’on voyage sur le réseau seulement pendant 20 minutes, le ticket est encore valide 40 minutes.

A savoir que légalement, la mesure TCL est possible puisque le ticket représente un droit d’accès au réseau et qu’il est à ce titre nominatif.

La campagne anti-fraude des TCL détournée.

La campagne anti-fraude des TCL détournée.

Le cas de Joshua, qui a porté plainte contre des contrôleurs TCL

Plus récemment, c’est le cas d’un jeune homme, qui a de nouveau mis en avant que le rappel à la règle diffusé via la campagne de pub controversée n’a pas été lancé à la légère. Il a porté plainte le 28 juin dernier, contre des contrôleurs TCL, pour « violence en réunion ».

Joshua (prénom d’emprunt), était en règle  lors d’un contrôle, dans le sens où il était en mesure de présenter un titre de transport validé. Mais il avait alors décidé de donner son ticket à un voyageur qui, lui, ne l’était pas, avant de descendre du bus et d’être stoppé par des contrôleurs pour son geste.

Il affirme ensuite avoir été brutalisé par ces derniers. Depuis sa plainte, il déclare se « sentir seul dans ce combat » :

« Je suis toujours en attente de quoi que ce soit, mes témoins ont témoigné, j’ai donné toutes les informations à la police, ils ont eu accès aux caméras, je suis en attente depuis ».

« Nous ne voulons plus voir les gens subir cette injustice »

L’association du MAN souligne principalement l’esprit non-violent de l’action prévue lundi, en donnant plus de détails sur son déroulement, via son event Facebook.

« Nous vous invitons à venir à cette action en métro et à déposer votre ticket sur une borne en sortant à la station Bellecour. Nous vous invitons à prendre en photo ce geste, afin de faire très rapidement un montage de ce dépôt de tickets et le diffuser sur les réseaux sociaux. »

Dans son rêve, le MAN voudrait obtenir l’annulation de la mesure qui considère le fait de donner son ticket, le laisser à disposition d’autres usagers, comme une fraude (et puni comme telle par une amende).

Sur la page de l’événement, de nombreux internautes ont tenu à souligner « une mesure injuste ».

« Ils vendent un ticket à l’heure et non nominatif , l’usager est propriétaire de son ticket et donc il est libre d’en faire ce qu’il veut. Ce sont les TCL qui devaient être condamnés pour entrave à la solidarité ! », s’insurge l’un d’eux.

Le MAN, tête pensante de la mobilisation

C’est donc le Mouvement pour une Alternative Non-violente de Lyon (MAN) qui a pris l’initiative d’organiser cette journée. Cette association internationale née en 1974 a pour objectif de promouvoir l’action toujours non-violente et fait valoir un apport spécifique dans la vie quotidienne, dans l’éducation et dans les luttes sociales et politiques.

Chaque année entre le 21 septembre, journée internationale de la Paix, et le 2 octobre, journée mondiale de la non-violence, l’association organise une « quinzaine », autour d’une thématique. Différents événements sont proposés, dont cette année la mobilisation contre la fraude au ticket redistribué.

Le mouvement affirme avoir contacté le Sytral pour discuter de cette mobilisation et trouver des solutions face à  cette règle anti-fraude controversée, mais « la présidente du Sytral n’a pas donné suite à cette demande ».

Rue89Lyon

Fri, 21 Sep 2018 15:33:28 +0200

Tu es étudiant et fauché ? La recette des AMAP lyonnaises

Manger représente bien souvent un dilemme pour les étudiants. Entre la volonté de se nourrir de produits frais et l’impératif du porte-monnaie, le problème se résout souvent par un kebab.

Pour permettre aux étudiants de bien se nourrir, les AMAP offrent des solutions. De plus en plus d’associations pour le maintien d’une agriculture paysanne sont implantées sur les campus lyonnais.

Les études de l’Observatoire de la Vie étudiante montrent année après année, que les étudiants mangent de plus en plus mal : sandwichs gras dans les campus universitaires à midi, gâteaux sucrés et soda au goûté, snack le soir.

La « junk food n’est pas une fatalité »

AMAP : Un engagement pour des paniers chaque semaine

Habituellement, les « amapiens » doivent s’engager sur six mois voire un an à récupérer chaque semaine un panier de produits dont il ne connaissent pas la composition à l’avance.

Habituellement, les amapiens doivent s’engager sur six mois voire un an à récupérer chaque semaine un panier de produits dont il ne connaissent pas la composition à l’avance.

La junk food est souvent invoquée par les étudiants faute de temps et d’argent.

Selon les études relevées par le réseau d’AMAP d’Auvergne Rhône-Alpes, la part du budget réservé à l’alimentation serait de seulement de 26% (budget étudiant moyen de 382 euros). Par ailleurs, un quart des étudiants sauterait fréquemment un repas quand 43% d’entre eux mangeraient deux fois par jour des repas gras et sucré.

Les paniers des AMAP peuvent être une solution à cette malbouffe. Et des AMAP adaptées aux étudiants, c’est encore mieux.

Elles se développent même si elles restent peu nombreuses. Encore faut-il les connaître. C’est le sens de l’évènement « Jeune et fauché-e » organisé ce samedi par le Réseau d’AMAP Auvergne-Rhônes-Alpes dans le cadre de la Fête des récoltes, sur les quais du Rhône.

Pour Amélie Charvériat et Quentin Mariot, coordinateurs du réseau d’AMAP Auvergne-Rhône-Alpes, il est nécessaire de passer à la vitesse supérieure pour faire connaître les alternatives aux tacos :

« les étudiants mangent mal, mais c’est souvent parce qu’ils manquent d’argent et ne connaissent pas les alternatives ».

Un stand « jeune et fauché-e » à la Fête des récoltes,

La Fête des récoltes, est le grand rendez-vous de rentrée de la bouffe bio et/ou locale. Pour sa 5e édition, on pourra trouver un stand « Jeune et fauché-e » organisé ce samedi par le Réseau d’AMAP Auvergne-Rhônes-Alpes. Quizz, recettes et bons plans.

> Samedi 22 septembre quais du Rhône, entre le pont Wilson et la Guillotière entre 12h et 18h.

Les adhérents de Bissamap récupèrent pour la première fois un panier de légumes. Photo prise 2013 Credit : JEM/Rue89Lyon

Les adhérents de l’AMAP Bissamap de Lyon récupèrent pour la première fois un panier de légumes. Photo prise 2013 Credit : JEM/Rue89Lyon

Une alternative sur les campus pour les étudiants

Classiquement, les AMAP proposent des paniers de légumes, fruits, viandes et fromages une fois par semaine. La fourchette de prix s’élève entre 6 euros et 16 euros pour les paniers de légumes selon le format (solo, duo où familial). Le panier de fruits est à 10 euros et le prix du panier de fromage varie selon le produit. À première vue, cela peut paraître cher pour un étudiant. Amélie Charvériat nuance :

« C’est cher, mais il faut voir ça comme un investissement. Acheter des produits de bonne qualité coûte plus cher sur le moment, mais on observe que sur le long terme cela coûte moins cher. Avec la quantité de produits contenus dans un panier, vous pouvez cuisiner des plats pour la semaine. Et cela permet d’éviter de se prendre un sandwich à la fac ».

Les AMAP présentent sur les campus proposent des abonnements spécifiques pour s’adapter aux emplois du temps estudiantins. Les étudiants peuvent ainsi bénéficier d’abonnements trimestriels et même s’arranger pendant les périodes de vacances.

Plusieurs AMAP sont implantées sur ou à proximité d’un campus : Renésens à René Cassin, La Distrib’ des Gros Colis à Lyon 2 berges du Rhône, Assolidaire pour Science po Lyon.

Il existe également des associations étudiantes pour le commerce équitable (comme Planet&co pour l’EMLyon, Lyon3 DD, et Avanza à Lyon 1) qui offrent les mêmes services que les AMAP sous formes de paniers hebdomadaires.

Voir la carte ci-dessous qui répertorient les adresses d’AMAP et d’associations fournies par le Réseau AMAP Auvergne-Rhône-Alpes.

Et pour toucher un maximum de personnes, le réseau vient de s’associer pour une vidéo avec le youtubeur lyonnais Vincent Verzat. Connu également pour être l’un des organisateurs de la récente Marche pour le climat.

https://www.youtube.com/watch?v=52Bu4SsaOE8

Adrien Giraud

Fri, 21 Sep 2018 09:18:17 +0200

Bastion Social : le président de la section strasbourgeoise prend la tête du mouvement néofasciste

Mercredi 19 septembre, le lyonnais Steven Bissuel a annoncé quitter la présidence nationale du mouvement d’extrême droite Bastion social « pour des raisons personnelles et judiciaires ».
C’est le président de la section strasbourgeoise qui lui a succédé.

Le fondateur lyonnais Steven Bissuel (ex-GUD) quitte la présidence nationale pour des « raisons personnelles et judiciaires, » indique un communiqué.

Il a été récemment condamné à 20 000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale. Il est également poursuivi pour « violence avec usage ou menace d’une arme » dans une affaire d’agression devant un bar remontant au 11 avril dernier. Il a été mis en examen et interdit de présence le soir dans son fief revendiqué du Vieux Lyon.

Le Strasbourgeois Valentin Linder devient le président du mouvement national qui compte six antennes. Jusque là, il était le président de la section de Strasbourg, responsable de l’ouverture du bar associatif L’Arcadia.

Laurent Burlet

Thu, 20 Sep 2018 18:28:17 +0200

Cathy Bouvard quitte les Subsistances pour prendre la direction des Ateliers Médicis

C’est une figure du milieu culturel lyonnais qui met les voiles, pour rejoindre des contrées de la région parisienne, en Seine-Saint-Denis. Cathy Bouvard vient d’être désignée directrice d’un tout nouveau projet français d’ampleur, les Ateliers Médicis.

Ce lieu est implanté sur les communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil.

Cathy Bouvard était à la tête des Subsistances depuis 15 ans ; administrativement, elle codirigeait le lieu avec Guy Walter, patron de la Villa Gillet. Après avoir exercé en tant que journaliste (au sein de l’équipe fondatrice du magazine Lyon Capitale), elle a travaillé quai Saint-Vincent à concevoir un laboratoire d’expérimentation et de créations pointu, faisant en sorte, ces dernières années particulièrement, de l’ouvrir davantage encore aux lyonnais (avec, notamment, des événements tels que le Lyon Street Food Festival).

Pour sa candidature aux Ateliers Médicis, Cathy Bouvard avait co-présenté cet été un projet aux côtés de Renan Benyamina, qui fût longtemps lyonnais lui aussi, notamment fondateur du magazine Heteroclite puis directeur des bibliothèques et de la lecture dans l’Ain et, enfin, collaborateur de Bruno Julliard à la mairie de Paris. Il sera directeur délégué des Ateliers Médicis.

Le duo lyonnais prend donc la tête d’un projet ambitieux, culturel et social, à construire encore et dont l’idée est née il y a déjà dix ans. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, s’est dite réjouie de cette nomination rendue publique ce jeudi.

Concernant les Subsistances, on ne sait pas encore qui reprendra la tête de ce lieu atypique de la culture. Guy Walter, qui les co-dirige, doit partir à la retraite à la fin de cette saison culturelle 2018-2019.

Voilà de quoi faire travailler davantage encore les chasseurs de tête sur le territoire puisqu’à Lyon, le musée d’art contemporain n’a lui aussi plus de direction, tandis que Serge Dorny a prévu de quitter l’Opéra en 2021.

Dalya Daoud