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Le Figaro - International : Actualité internationale en direct

Sun, 23 Sep 2018 21:47:39 +0200

Un mémorial à Paris pour les soldats morts en Opex

Un montant de 1,2 million d'euros sera consacré à l'aménagement du site et à la réalisation d'une statue en 2019, parc André-Citröen.

Un mémorial pour les soldats morts en opérations extérieures (Opex) sera construit, début 2019, parc André-Citröen, dans le XVe arrondissement de Paris. Un montant de 1,2 million d'euros a été acté dans le projet de loi de finances 2019 pour l'aménagement du site et la réalisation d'une statue qui seront à la charge du ministère des Armées. Cela devrait être l'épilogue d'un long feuilleton semé d'aléas politiques et administratifs.

En mars 2017, François Hollande devait poser la première pierre du mémorial, mais la cérémonie est annulée in extremis, Anne Hidalgo ayant déclaré forfait

Tout débute en 2011 avec un rapport du général Bernard Thorette, ancien chef d'état-major de l'armée de terre, réalisé en concertation avec les autorités militaires et les associations d'anciens combattants. Il détaille la mise en œuvre d'un mémorial destiné à honorer la mémoire des soldats français tombés sur les théâtres extérieurs depuis la fin de la guerre d'Algérie. Mais l'initiative s'enlise rapidement dans les difficultés politiques et administratives. En 2013, un premier projet d'installation dans le VIIe arrondissement, place Vauban, est abandonné, en ...

Sun, 23 Sep 2018 21:47:26 +0200

Un an après sa réélection, Angela Merkel reste empêtrée dans une crise politique

La grande coalition dirigée par la chancelière allemande ne cesse de se diviser, jusqu'à frôler la rupture.

Crise après crise, le gouvernement d'Angela Merkel n'en finit plus de se fissurer. Un an exactement après sa réélection, avec 32,9 % des voix, la chancelière n'est pas parvenue à stabiliser sa grande coalition composée de la CDU, de la CSU et du SPD comme si personne, fondamentalement, ne voulait assurer sa pérennité. Après avoir failli se rompre avant l'été sur la question de la politique migratoire européenne, la GroKo s'écharpe sur le sort de l'ex-patron du renseignement allemand Hans-Georg Maassen. La semaine dernière, la coalition a été «proche de la rupture», a raconté la secrétaire générale de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, dans un courrier adressé aux membres du parti. Dimanche soir, les leaders des trois formations étaient encore réunis à Berlin pour tenter de trouver une solution acceptable pour tous. «Il s'agit de savoir si les partenaires de coalition peuvent encore se rassembler derrière une mission commune», a expliqué Annegret Kramp-Karrenbauer.

L'affaire Maassen tient autant du symbole que du prétexte. Après les échauffourées antimigrants de Chemnitz fin août, le patron du BfV Hans-Georg Maassen a été accusé de bienveillance avec la droite radicale et de liens avec le parti populiste AfD. Affaiblie par ces déclarations, Angela Merkel s'est trouvée prise entre deux feux: d'un côté, le président de la CSU, Horst Seehofer, soutenant Maassen, de l'autre, le SPD réclamant sa démission. Le premier est entré depuis des mois dans une logique de défi contre Merkel, dont il veut obtenir un virage à droite, alors que le deuxième n'avait accepté de gouverner qu'à contrecœur.

La «confiance» entre les membres de la coalition est en jeu, expliquait Andrea Nahles dans une interview à Bild parue dimanche. «C'est le préalable» pour que le gouvernement tienne»

Un accord avait finalement été trouvé pour exfiltrer par le haut Hans-Georg Maassen, nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer! Mais le tollé suscité par cette promotion avait été tellement fort au sein du SPD et de l'opinion, que la présidente du parti social-démocrate, Andrea Nahles, avait exigé de nouvelles négociations. Dimanche soir, Hans-Georg Maassen a finalement été nommé «conseiller spécial» au ministère de l'Intérieur. Il n'a ni le statut de secrétaire d'État ni le salaire. La demi-mesure ne résout pas le différend de fond sur l'attitude du patron du renseignement vis-à-vis de la droite populiste.

La crise va bien au-delà du cas Maassen. La «confiance» entre les membres de la coalition est en jeu, expliquait Andrea Nahles dans une interview à Bild parue dimanche. «C'est le préalable» pour que le gouvernement tienne, continuait-elle. Dans son parti, les opposants à la GroKo, qui avaient tenté au printemps d'empêcher l'alliance de gouvernement avec la CDU-CSU, sont revenus à la charge. Pour eux, les «limites du tolérable» sont déjà atteintes. «Le gouvernement a été élu pour toute la législature», a déclaré au contraire le vice-chancelier SPD Olaf Scholz au Tagesspiegel. «Mais il est clair que ces années ne seront pas faciles», a-t-il convenu. Les sondages catastrophiques pour le SPD servent d'arguments à chaque camp: ceux qui veulent limiter les frais et ceux qui veulent éviter des élections anticipées. La CDU-CSU n'est pas en meilleur état.

Les jours de Horst Seehofer à la tête du parti semblent également comptés puisqu'il est, lui aussi, tenu pour responsable de l'affaiblissement du parti

Le calme reviendra peut-être au lendemain des élections régionales en Bavière, prévues le 14 octobre: la campagne a poussé Horst Seehofer, également le président de la CSU, à tendre encore davantage le rapport de force avec Angela Merkel. Mais la claque électorale annoncée pour les conservateurs bavarois, qui risquent de perdre leur majorité, ne sera pas de nature à les calmer. Ils sont persuadés de payer la politique au centre de la chancelière. Les jours de Horst Seehofer à la tête du parti semblent également comptés puisqu'il est, lui aussi, tenu pour responsable de l'affaiblissement du parti. Le ministre de l'Intérieur pourrait être obligé de quitter la présidence de la CSU et par la même occasion le gouvernement. «Il n'a plus les troupes derrière lui», se réjouit-on à la CDU.

L'autorité d'Angela Merkel est quoi qu'il en soit remise en cause. Jour après jour, l'entourage de la chancelière tente de couper court aux rumeurs qui la donnent partante pour tel ou tel poste international. «Elle a toujours dit qu'elle irait au bout de son mandat», rappelle-t-on. Mais ses soutiens s'amenuisent au fur et à mesure que le temps passe. Dans un sondage paru dans Bild vendredi, 47 % des personnes interrogées se déclarent favorables à de nouvelles élections. Ce scénario n'a toutefois pas les faveurs des états-majors politiques, incapables de prédire l'issue d'un tel scrutin. Sans Merkel, la fragmentation politique et l'instabilité pourraient être pires. Personne n'a non plus envie de donner au parti populiste AfD une occasion de gagner des voix supplémentaires.

Les échéances électorales de 2019 - les européennes en mai puis les scrutins dans trois Länder d'ex-Allemagne de l'Est (Brandebourg, Saxe et Thuringe) en septembre et en octobre - seront déterminantes pour l'avenir Angela Merkel. Ces votes coïncideront avec la clause de bilan à mi-mandat signée avec le SPD dans le contrat de coalition. À ce moment, les partenaires d'Angela Merkel pourraient être tentés par un coup d'éclat.


Ce n'est qu'un sondage, mais il suffit à provoquer un choc. Dans la dernière enquête Infratest Dimap pour l'ARD parue vendredi, le parti de droite radicale AfD s'installe comme deuxième force politique d'Allemagne. C'est la première fois que l'institut enregistre le croisement des courbes dans ce baromètre qui fait référence. Avec 18% (+2 points), l'Alternative für Deutschland dépasse le SPD, en recul d'un point, à 17%. Les sociaux-démocrates sont même menacés par les Verts, qui continuent de progresser, à 15%. Avec 28% d'intentions de vote, la CDU-CSU perd aussi du terrain. Elle paie les conséquences de ces querelles internes et de l'usure du pouvoir d'Angela Merkel. Avec un tel résultat électoral, la grande coalition CDU-CSU-SPD ne pourrait pas être reconduite.

Sun, 23 Sep 2018 21:17:23 +0200

Pour Angela Merkel, la fin de règne a commencé

DÉCRYPTAGE - La chancelière n'est pas parvenue à surmonter les doutes suscités par sa politique migratoire de 2015.

Il y a un an exactement, Angela Merkel était réélue pour un quatrième mandat. Avant elle, seuls Konrad Adenauer, le fondateur de l'Allemagne démocratique d'après-guerre, et Helmut Kohl, le chancelier de la réunification, avaient réussi le même exploit. Après douze ans de pouvoir, l'Allemagne venait certes de traverser une crise migratoire sans précédent, mais sa puissance économique lui assurait une prédominance incontestable en Europe. La dernière victoire d'Angela Merkel aurait pu être une consécration pour la chancelière du renouveau allemand. Elle s'est transformée en calvaire.

Plus rien ne semble fonctionner. Le gouvernement, qu'elle a mis six mois à former, traverse crise sur crise. Angela Merkel n'est pas parvenue à surmonter les doutes suscités par sa politique migratoire de 2015, même si le flux des réfugiés s'est réduit considérablement. Elle continue à polariser les débats, ses partenaires la défient constamment et en premier lieu, le camp bavarois de la CSU, les ...

Sun, 23 Sep 2018 20:48:58 +0200

Accord entre le Vatican et Pékin: les catholiques chinois sont partagés

Peu informés, des fidèles de l'Église étatique se montrent optimistes. Mais les croyants «clandestins» s'inquiètent.

À la sortie de la messe dominicale, devant la claire façade néo-gothique de la cathédrale de Xishiku, au centre de Pékin, la plupart des fidèles ne sont pas au courant de l'accord signé la veille entre Pékin et le Vatican. Il faut dire qu'à aucun moment, pendant l'office, le prêtre n'a évoqué le compromis trouvé sur la délicate question de la nomination des évêques: le pape François reconnaît des évêques chinois qui avaient été promus par Pékin sans son aval. «On se contente de vivre notre vie religieuse, sans se préoccuper des affaires politiques», réagit Mme Gao, une élégante enseignante en chignon, qui dit «prier, pour l'Église et pour le gouvernement, afin que tout s'oriente dans la bonne direction».

«Les croyants clandestins sont dans l'ensemble inquiets car ils pensent que le Vatican a fait trop de concessions»

Ren Yanli, chercheur à l'Académie des sciences sociales, à Pékin

Les 10 à 12 millions de catholiques chinois sont répartis à peu près à parts égales entre une Église «patriotique», affiliée au Parti communiste chinois (PCC) et une autre, restée fidèle au Pape. Dans cette cathédrale située à l'ouest du lac Beihai -comme dans les autres bâtiments pékinois de cette ...

Sun, 23 Sep 2018 18:42:45 +0200

Michel Aoun: «Israël cherche à fragmenter le Moyen-Orient»

INTERVIEW - Le président libanais, élu en octobre 2016, évoque ses principaux chantiers. Il souhaite faire de son pays «un centre de dialogue entre les civilisations, les religions et les cultures».

LE FIGARO. - Votre mandat de président du Liban s'achève en 2022. Quels sont vos principaux chantiers?

Général AOUN. - Ma priorité est la sécurité de mes compatriotes. J'ai veillé à rétablir l'autorité de l'État. J'ai réorganisé l'armée, nommé un nouveau commandement et ordonné une action contre les organisations terroristes installées dans nos montagnes. Elle a porté ses fruits. Nous avons débarrassé le pays des terroristes de Daech et d'al-Nosra, infiltrés de Syrie. Nous démantelons les cellules dormantes. Nous arrêtons les gangs. La sécurité est garantie ; en atteste la reprise du tourisme. En économie, les décrets d'adjudication du pétrole et du gaz, gelés depuis 2013 avec des intentions suspectes, sont signés. Les appels d'offres lancés. Les contrats octroyés. La lutte contre la corruption progresse. Je ne tolérerai pas les abus. La justice tranchera. C'est un véritable changement systémique. Concernant la loi électorale, elle datait de 1926, il fallait la changer. Nous avons ...