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Le Figaro - International : Actualité internationale en direct

Tue, 25 Sep 2018 10:26:47 +0200

Washington autorise une nouvelle vente d'armes à Taïwan

VIDÉO - Cette annonce, qui intervient en pleine guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, devrait provoquer la colère de Pékin

Voilà une nouvelle décision de Washington qui devrait provoquer la colère de Pékin et risque de dégrader encore davantage les relations sino-américaines, déjà extrêmement tendues par la guerre commerciale amorcée par Donald Trump. Les États-Unis ont en effet annoncé lundi une nouvelle vente d'armes à Taïwan, le jour même de l'entrée en vigueur de nouvelles taxes douanières américaines sur 200 milliards de dollars de biens chinois.

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Le département d'État a approuvé la vente de pièces détachées et de pièces de rechange pour les avions de chasse et de transport F-16, C-130 et F-5 à Taïwan pour un montant de 330 millions de dollars. Cette opération va contribuer à la sécurité des États-Unis en améliorant les capacités de défense de Taïwan, a indiqué le Pentagone, ajoutant que Taïwan «reste une force importante de stabilité politique, d'équilibre militaire et de progrès économique dans la région». Le Congrès a deux semaines pour s'opposer à cette vente, mais il est peu probable qu'il le fasse.

L'annonce intervient alors que Washington ne cesse de durcir son attitude envers Pékin, sur le plan commercial comme diplomatique. La semaine dernière, le gouvernement américain a imposé des sanctions financières à une unité de l'armée chinoise pour avoir acheté des armements russes début 2018. Pékin a vu rouge. Washington n'a aucun droit de se mêler des relations «normales» entre deux États souverains, a martelé le ministère chinois de la Défense.

Xi Jinping menace Taïwan d'une «punition de l'histoire» en cas de séparatisme - Regarder sur Figaro Live

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Cette deuxième vente d'armes à Taïwan depuis l'arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump - il avait autorisé une transaction d'un montant de 1,3 milliard de dollars en juin 2017 - est un signe supplémentaire du rapprochement entre Washington et Taïpei. Et ce, même s'il ne s'agit pas de relations officielles, mais informelles. Une loi encourage ainsi depuis cette année les visites mutuelles entre responsables des États-Unis et de Taïwan. La Maison-Blanche a également permis la vente à Taïpei de la technologie lui permettant de construire ses propres sous-marins. Et les États-Unis ont ouvert en juin une nouvelle représentation diplomatique à Taïwan, leur ambassade de fait.

Le sujet de Taïwan est l'un des plus sensibles, aux yeux du régime chinois. L'île, où s'était replié en 1949 le leader nationaliste Tchang Kaï-chek, après la victoire des troupes communistes, mène de facto une politique indépendante. Mais la Chine considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire et interdit à ses partenaires de nouer des liens diplomatiques avec ce territoire. Les relations entre Pékin et Taïpei se sont fortement détériorées depuis l'élection, début 2016, de la présidente Tsai Ing-wen, qui dirige le Parti progressiste démocrate, dont un courant pousse à l'indépendance.

Tue, 25 Sep 2018 09:12:44 +0200

Cour suprême américaine : le juge Brett Kavanaugh clame son innocence

Bien décidé à ne pas jeter l'éponge, le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, accusé d'avoir agressé deux femmes dans sa jeunesse, a lancé une contre-attaque médiatique lundi.

«Je ne suis pas parfait. Mais je n'ai jamais rien fait de tel.» Accusé par deux femmes d'agression sexuelle, Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême, est apparu lundi sur Fox News pour clamer son innocence. Soucieux de déconstruire l'image de jeune fêtard, brossée par ses deux accusatrices, le magistrat conservateur de 53 ans est allé jusqu'à livrer des détails intimes pour tenter de convaincre de sa bonne foi. Il se dépeint notamment comme un adolescent puis un étudiant prude, n'hésitant pas à mettre son absence de vie sexuelle pendant ses années sur la table: «Je n'ai pas commis d'agression sexuelle, je n'ai pas eu de rapport sexuel, ni rien s'en approchant, pendant toutes mes années de lycée et pendant plusieurs années ensuite.»

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«Je ne mets pas en doute que la professeure Ford a pu, à un moment de sa vie, être agressée sexuellement par quelqu'un, mais je sais que je n'ai jamais agressé sexuellement personne», ajoute le juge expliquant qu'il n'était pas présent à la soirée où Christine Blasey Ford l'accuse d'agression sexuelle. Les faits remontent à leurs années de lycée dans la banlieue de Washington. Cette chercheuse en psychologie affirme que le jeune Kavanaugh et un ami, «complètement ivres», l'ont isolée dans une chambre et que le futur juge l'a plaquée sur un lit avant d'essayer de la déshabiller. Profitant de leur d'ébriété, elle aurait réussi à fuir. Après avoir tenté d'obtenir une enquête du FBI, Christine Blasey Ford a accepté de venir témoigner publiquement jeudi devant la commission judiciaire du Sénat.

«La tentative concertée pour salir ma réputation ne me fera pas renoncer.»

Brett Kavanaugh, dans une lettre à la commission judiciaire du Sénat

«Nous n'allons pas nous laisser décourager par de fausses accusations», confie Brett Kavanaugh avec émotion. Le processus de confirmation est «incroyablement difficile, mais nous avons foi», renchérit son épouse, assurant n'avoir jamais douté de son mari, un «homme bon et décent» selon elle. Le juge a par ailleurs adressé un courrier aux sénateurs de la commission judiciaire, qui doivent également l'entendre jeudi. «On ne me poussera pas à me retirer de cette procédure. La tentative concertée pour salir ma réputation ne me fera pas renoncer», écrit-il. «Je n'ai qu'une motivation: dire la vérité», s'est de son côté défendu Christine Blasey Ford dans un courrier envoyé au président de la commission. «Mon désir sincère est de vous aider à prendre votre décision.»

Kavanaugh : les accusations d'agressions sexuelles s'accumulent pour le candidat de Trump à la Cour suprême - Regarder sur Figaro Live

Les accusations visant le juge Kavanaugh menacent de faire dérailler sa confirmation qui semblait acquise il y a encore dix jours. Un échec constituerait un revers majeur pour le président Trump à quelques semaines d'élections parlementaires à haut risque. Dimanche, une autre femme est venue noircir le tableau. Cette ancienne connaissance du juge, Deborah Ramirez, 53 ans, a déclaré dans le magazine New Yorker que, lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale, dans les années 1980, Brett Kavanaugh avait sorti son sexe devant elle, la contraignant à le toucher alors qu'elle le repoussait. Sitôt connu ce second témoignage, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a demandé de suspendre le processus d'évaluation de sa candidature. Les démocrates s'inquiètent de voir l'arrivée du juge Kavanaugh faire pencher la Cour suprême encore un peu plus vers la droite.

(Avec agences)

Tue, 25 Sep 2018 09:03:07 +0200

Moscou va livrer des missiles S-300 à la Syrie

Cette décision menace de réduire la liberté d'action de l'aviation israélienne contre des cibles iraniennes ou libanaises.

Correspondant à Jérusalem

Rarement un «tir ami» aura autant profité à son auteur. Bachar el-Assad est finalement le grand bénéficiaire de la destruction en vol, le 17 septembre, d'un avion de surveillance russe avec quinze militaires à son bord par la défense antiaérienne syrienne. Après moult tergiversations, la Russie a durci le ton et fait porter l'entière responsabilité de la bavure du régime de Damas sur Israël. Vladimir Poutine a appelé dans la foulée son homologue syrien pour lui annoncer la livraison «sous quinzaine» de systèmes de missiles S-300 afin de renforcer son arsenal de riposte. Un projet envisagé de longue date mais jusque-là repoussé sous la pression d'Israël.

En volant au secours de la Syrie, Vladimir Poutine ouvre une crise avec un pays avec lequel il entretenait des relations plutôt cordiales. Benyamin Nétanyahou lui a répondu lundi soir que «mettre des systèmes d'armes avancés entre des mains irresponsables augmenterait les dangers dans la région et qu'Israël ...

Mon, 24 Sep 2018 23:36:44 +0200

L'Italie vote une nouvelle loi anti-migrants

VIDÉO - Ce texte a été approuvé alors que l'Aquarius a demandé la permission d'accoster en France et de débarquer 58 migrants secourus en mer.

En prenant ses fonctions de ministre de l'Intérieur, le 2 juin dernier, Matteo Salvini avait annoncé un tour de vis sur l'immigration et la sécurité. «La planque, c'est fini», avait-il lancé à l'adresse des migrants. Trois mois plus tard, le leader de la Ligue a fait approuver lundi en Conseil des ministres un ensemble de mesures particulièrement contraignantes. Pour en faciliter l'examen au Parlement, il a résumé en un seul décret-loi les deux textes initialement envisagés.

«C'est un pas en avant pour rendre l'Italie plus sûre, pour combattre mafieux et passeurs avec plus de force et réduire les coûts d'une immigration exagérée», a-t-il commenté sur Facebook. Le décret entrera en vigueur dès sa signature par le chef de l'État, si ce dernier ne le renvoie pas au gouvernement pour examen supplémentaire. Au Parlement, qui aura deux mois pour le ratifier, les 5 étoiles qui en contestent les dispositions les plus brutales sont déterminés à l'amender.

 «C'est un pas en avant pour rendre l'Italie plus sûre, pour combattre mafieux et passeurs avec plus de force et réduire les coûts d'une immigration exagérée»

Matteo Salvini

Les mesures les plus drastiques concernent l'immigration. Les autorisations de séjour accordées pour motifs humanitaires (un quart des demandes) sont abolies et seront remplacées par des permis spéciaux visant à récompenser un comportement méritoire, permettre un traitement médical ou accueillir des immigrés fuyant des calamités naturelles. L'entrée en Italie devrait être interdite pour tout autre motif.

Italie : Le gouvernement adopte un décret contre l'immigration - Regarder sur Figaro Live

Le pays devra toutefois se conformer au droit international, qui prévoit une gamme plus étendue de motifs d'accueil, parmi lesquels la fuite devant un conflit armé. Le décret suspend également l'examen des demandes d'asile et prévoit l'expulsion immédiate des migrants commettant certains délits en Italie: vol, viol, cambriolage, violence, mutilation d'organes génitaux ou encore outrage à agent de la force publique. Initialement envisagée, la simple résistance à ces agents a été retirée du texte. L'expulsion interviendra dès la première condamnation, sans attendre l'appel éventuel. Autre mesure suscitant une vive émotion: la suppression des «Sprar», ou «centres de protection des demandeurs d'asile et des réfugiés», des structures publiques mises à la disposition de plus de 400 mairies. «C'est l'unique système public d'accueil qui fonctionne. Ces centres sont bien gérés et donnent toutes les garanties de sécurité. C'est un modèle en Europe», s'indigne Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la Conférence épiscopale. Les Sprar seront à l'avenir réservés à l'accueil des mineurs non accompagnés et aux immigrés bénéficiant du statut de réfugiés.

«Nous allons renforcer la discipline de nos interventions. S'agissant de migrants, nous ne chasserons personne d'Italie du jour au lendemain, mais nous rendrons les expulsions plus efficaces.»

Le président du Conseil, Giuseppe Conte

Le décret-loi prévoit d'interner pendant trente jours dans des «hotspots» (centres d'accueil) les demandeurs d'asile, libres jusqu'à présent de leurs mouvements après identification, et de porter de 90 à 180 jours la durée de rétention, avant expulsion. Les associations privées et coopératives qui accueillent ces migrants et dont la gestion laisse parfois à désirer verront se tarir la manne de l'État. Matteo Salvini est décidé à réduire substantiellement la prime de 30 euros par jour et par migrant que leur versent les pouvoirs publics.

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Au chapitre de la sécurité, le décret prévoit d'équiper la police municipale de pistolets électriques Taser. Et prescrit de mettre fin aux occupations d'immeubles sans devoir reloger leurs occupants. «Nous allons renforcer la discipline de nos interventions. S'agissant de migrants, nous ne chasserons personne d'Italie du jour au lendemain, mais nous rendrons les expulsions plus efficaces», a commenté le président du Conseil, Giuseppe Conte.

Au même moment, le bras de fer se poursuit en Méditerranée autour de «l'Aquarius 2». Après Gibraltar, Panama, répondant aux pressions du gouvernement italien, vient de rayer de son registre naval ce navire océanographique qui a secouru 2100 migrants au large de la Libye. Médecins sans frontières (MSF) et l'ONG SOS Méditerranée, qui affrètent le navire depuis février 2016, ont lancé un appel à la France pour laisser débarquer à Marseille les 58 migrants recueillis ce week-end à bord de l'Aquarius, dernier navire humanitaire présent au large de la Libye.

Mon, 24 Sep 2018 22:35:14 +0200

États-Unis : le possible départ du numéro 2 de la Justice met à mal l'enquête du procureur Mueller

Rod Rosenstein, qui supervise l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection de Donald Trump, serait prêt à démissionner après avoir suggéré qu'on enregistre secrètement le président afin de le destituer.

Correspondant à Washington

Rod Rosenstein, le numéro deux du ministère de la Justice (l'Attorney General adjoint), aurait offert sa démission lundi, trois jours après des révélations du New York Times selon lesquelles il a proposé d'enregistrer secrètement le président, et même de sonder les membres du cabinet en vue de le destituer.

Ce nouveau fait de trahison dans l'entourage de Donald Trump peut-il rester impuni? Tout en démentant à deux reprises l'article «inexact et factuellement incorrect» l'incriminant, Rosenstein aurait verbalement évoqué sa démission dès la semaine dernière avec le secrétaire général de la présidence, John Kelly. Il s'est également entretenu lundi avec ce dernier à la Maison-Blanche. Mais Donald Trump se trouvant à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, il a été annoncé qu'une décision attendrait son retour et un tête-à-tête prévu avec l'intéressé jeudi.

Rosenstein supervisait l'enquête du procureur Mueller

Le départ du bras droit de Jeff Sessions, lui-même brutalement mis en cause par Trump dans une interview la semaine dernière au journal The Hill («Je n'ai pas d'Attorney General»), aurait des conséquences directes sur l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. Le département de la Justice garde en effet la main sur sa durée, son équipe et son budget. Or c'est Rosenstein qui avait nommé Mueller en mai 2017 et le supervisait depuis, Jeff Sessions s'étant récusé en raison de sa participation à la campagne de Trump. L'enquête fédérale porte sur le soupçon de collusion entre l'entourage du candidat et le Kremlin.

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L'ironie de cet épisode est que les plus fervents soutiens de Donald Trump, sur Fox News comme parmi les sénateurs républicains, lui recommandaient de ne pas limoger «le traître», tout en dénonçant «le complot maintenant démontré de l'État profond», selon la formule de Sean Hannity sur Fox News. Leur raisonnement repose sur l'idée qu'un «piège» supposément tendu par le New York Times le pousserait à virer Rosenstein afin de pouvoir ensuite l'accuser d'obstruction à la justice. Il s'agit des mêmes qui appelaient le président à se débarrasser de Rosenstein et de Mueller depuis des mois…

La retenue inhabituelle de Trump

Si l'Attorney General adjoint était finalement maintenu dans ses fonctions, ce serait le signe que le complotisme l'a emporté sur l'exigence de loyauté. Dans le cas contraire, et en attendant la nomination d'un remplaçant, ce serait le Solicitor General (procureur général) du ministère, Noel Francisco, qui superviserait Mueller. Le président crie sans relâche à la «chasse aux sorcières» et ne cache pas son impatience d'en finir avec «les dix-sept démocrates en colère», comme il désigne l'équipe du procureur spécial. Mais les sondages montrent qu'une majorité d'Américains veut que Mueller puisse aller au bout de ses recherches.

En offrant de quitter ses fonctions, Rosenstein avoue implicitement avoir bien suggéré qu'on enregistre ses conversations avec le président et évoqué sa destitution en vertu du 25e amendement de la Constitution, qui permet au cabinet de constater l'incapacité du président. Faisant preuve d'une retenue inhabituelle, Donald Trump n'a pas évoqué l'affaire, ni sur Twitter ni lors de rassemblements électoraux. La mise à l'écart de Rod Rosenstein pourrait a contrario assurer le maintien de Jeff Sessions à son poste, alors que beaucoup le voyaient sur un siège éjectable après les législatives de novembre.