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La Tribune

Tue, 14 Aug 2018 18:00:00 +0200

Novartis : les questions d'éthique confiées à un nouveau responsable

Il prendra ses fonctions à Novartis le 1er décembre pour remplacer Shannon Thyme Klinger qui occupait jusqu'alors cet emploi, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué.

Titulaire d'un doctorat en droit de l'université de Freiburg, Klaus Moosmayer a pratiqué le droit en Allemagne et s'était spécialisé dans le crime en col blanc et le droit des affaires, avant de rejoindre Siemens où il s'était vu confier la responsabilité des questions de conformité en 2014, après quatre ans passés au sein du groupe.

Façonner l'approche de Novartis sur des questions d'éthique

Depuis 2013, il assurait la direction d'un groupe de travail anticorruption dans un comité de l'OCDE. Il exerce également des fonctions concernant les questions de conformité dans les affaires du G20.

"Alors que nous aspirons à ré-imaginer la médecine, nous devons nous tenir aux plus hautes exigences éthiques", a déclaré le directeur général de Novartis, Vas Narasimhan, cité dans le communiqué.

La vaste expérience du Dr. Moosmayer au sein de grandes organisations a parlé d'elle-même. Le directeur général de Novartis s'est dit confiant sur le fait qu'il aidera à façonner l'approche de Novartis sur les questions d'éthique.

Le géant pharmaceutique éclaboussé par l'affaire Cohen

En mai, le groupe suisse avait été éclaboussé par un scandale lié au cabinet Essential Consultants, une société fondée par Michael Cohen, l'ex-avocat personnel du président américain Donald Trump, avec laquelle Novartis avait établi un contrat en février 2017.

L'information rendue publique, le groupe suisse s'était défendu en expliquant que le conseil portait "sur la façon dont le gouvernement Trump aborderait certains aspects de la politique de santé", et avait rapidement mis un terme à ses relations avec Michael Cohen.

Le versement des honoraires avait cependant été maintenu pendant un an dans la mesure où le contrat ne pouvait pas être résilié, avait expliqué le groupe.

Durant le mois de Mai, Felix R. Ehrat, le directeur juridique du groupe suisse, avait renoncé à ses fonctions, décidant de partir à la retraite, pour tenter de désamorcer le scandale.

( Avec AFP )

Tue, 14 Aug 2018 17:56:00 +0200

Face aux Gafa, l'Inde veut reprendre le contrôle de ses données

L'Inde sort ses griffes. Le gouvernement plancherait sur un projet de loi afin de compliquer l'expansion des géants américains de la tech sur son territoire. L'objectif : reprendre le contrôle des données de ses citoyens et favoriser l'écosystème local pour faire émerger ses propres mastodontes du numérique. Le projet de loi propose notamment de rendre obligatoire, pour les sociétés étrangères, le stockage des données personnelles des utilisateurs indiens - issues des réseaux sociaux, des moteurs de recherche ou encore des plateformes de e-commerce - sur son sol. Les données devront également être rendues accessibles aux autorités locales en cas d'enquête.

Ce projet "est sans précédent et doit être pris très au sérieux", a déclaré auprès du Wall Street Journal Vinay Kesari, avocat basé à Bangalore, et spécialisé dans les questions de réglementation, ayant travaillé avec des entreprises technologiques américaines. "Cela pourrait avoir d'énormes implications."

Un marché potentiel de 390 millions d'internautes

Dans le viseur de l'Inde : les géants américains qui opèrent sur son territoire, comme Google, Apple, Facebook ou encore Amazon. À défaut de pénétrer le marché chinois, où la plupart des acteurs étrangers sont censurés au nom de la politique de contrôle de l'Internet, connue sous le nom de "Great Firewall of China" (en français, Grande Muraille électronique de Chine), les entreprises américaines ont redoublé d'efforts ces dernières années pour séduire le marché indien. À commencer par Amazon.

Suite aux difficultés rencontrées par l'ogre du commerce en ligne pour s'imposer en Chine face au géant Alibaba, le Pdg et fondateur Jeff Bezos a revu sa stratégie d'implantation en Asie pour miser sur l'Inde. En juin 2016, en visite dans le pays, l'homme d'affaires avait annoncé un plan d'investissement de 3 milliards de dollars, qui venait s'ajouter à celui de 2 milliards déjà mis sur la table en 2014. Car le marché indien a de quoi faire saliver le leader mondial de l'e-commerce. D'après RedSeer Consulting, les ventes annuelles des sites d'e-commerce en Inde représenteront entre 80 et 100 milliards de dollars d'ici 2020, contre 13 milliards en 2016. Et ce n'est pas tout. L'Inde est désormais le deuxième marché mondial des smartphones et recense 390 millions d'internautes, se classant ainsi derrière la Chine mais devant les États-Unis. De quoi faire saliver les sociétés de la Silicon Valley...

L'Inde imite la Chine

L'Inde marche ainsi dans les pas de son voisin chinois, qui, en rendant son marché difficile d'accès, a favorisé l'émergence des géants Alibaba et Tencent. La deuxième économie mondiale a notamment adopté une législation similaire en novembre 2016, forçant les entreprises étrangères à stocker sur son territoire les données des internautes chinois. Ainsi, Apple a construit son premier data center en Chine, et a confié la gestion des données de ses utilisateurs à un partenaire local.

Ce projet de loi arrive au moment où le régulateur indien des télécoms menace d'interdire l'accès au réseau mobile national aux iPhone. Depuis deux ans, Apple refuse de rendre disponible au téléchargement une application anti-spam, développée sous l'égide du gouvernement indien. Cette application a officiellement été créée pour lutter contre le démarchage téléphonique abusif - très répandu dans le pays - en filtrant les messages et les appels indésirables. De son côté, le fabricant d'iPhone suspecte l'appli de siphonner massivement les données personnelles des utilisateurs... Apple dispose de six mois pour se conformer aux exigences du régulateur, avant de se voir couper l'accès au réseau, rendant ses téléphones inutilisables.

Tue, 14 Aug 2018 17:35:00 +0200

Etats-Unis : signature d'un budget record pour le Pentagone

Donald Trump a défendu lundi 13 août son projet de "Force de l'espace", lors de la signature du budget 2019 du Pentagone, d'un montant record de 716 milliards de dollars.

Le président américain avait déjà annoncé le 18 juin dernier son projet de "force armée de l'espace" alors que 250.000 systèmes militaires américains sont dépendants du système de localisation par satellites.

69 milliards de dollars pour les opérations extérieures

La loi de financement "donnera aux militaires américains la puissance de feu dont ils ont besoin pour gagner n'importe quel conflit rapidement et de façon décisive", a indiqué le président américain sur la base militaire de Fort Drum.

Cette nouvelle loi débloque 69 milliards de dollars pour les opérations extérieures en cours (Afghanistan, Syrie, Irak, Somalie, etc.), envisage une augmentation de 2,6% des salaires des membres des forces armées et permet des dizaines de milliards d'investissements dans la modernisation de la Navy, de l'US Air Force et des missiles de défense des Etats-Unis.

Rattraper des adversaires qui arment déjà l'espace

S'assurer que les Etats-Unis "dominent l'espace", tel est l'objectif de Donald Trump. Ce dernier souhaite faire de cette force spatiale la sixième branche des forces armées, aux côtés de l'armée de terre, de l'air, la marine, le corps des Marines et les garde-côtes. Elle nécessitera un financement complémentaire que le Congrès devra approuver.

"Comme le ciel, la terre et la mer, l'espace est devenu un terrain de combat", a-t-il déclaré. Une Force de l'espace permettra aux États-Unis de "rattraper" leurs adversaires, qui ont déjà "commencé à armer l'espace", a-t-il indiqué. "La Chine a même lancé une nouvelle division de ses forces armées pour superviser ses programmes militaires dans l'espace", a-t-il précisé.

Sans l'avouer, la Chine et la Russie participent à cette "guerre des étoiles" basée sur l'armement spatial, après avoir prouvé qu'elles pouvaient s'attaquer au réseau orbital des Etats-Unis.

Donald Trump n'a, par contre, pas mentionné la force spatiale de la Russie, qui existe déjà depuis plusieurs années.

"Nous sommes les plus puissants. Nous sommes les mieux financés. Nous sommes les plus nombreux. Nous sommes les plus forts. Nous sommes les plus malins", a-t-il avancé.

( Avec AFP )

Tue, 14 Aug 2018 17:07:00 +0200

Vinci Energies décroche un contrat à 55 millions d’euros en Suède

Vinci Energies enchaîne les contrats. Après avoir remporté un important projet de « smart lighting » en Australie en juin dernier, le groupe vient d'annoncer la signature d'un nouvel accord avec NCC Sverige AB, portant sur la prise en charge de toutes les installations techniques du projet partiel E02 de la future gare centrale de Göteborg. Plus précisément, Vinci Energies, au travers de sa filiale suédoise Eitech, leader des travaux électriques et de l'ingénierie, devra se charger des systèmes électriques, de ventilation, de contrôle et des canalisations. Selon un communiqué du groupe, la commande pour le contrat de phase 2 a été estimée à 55 millions d'euros environ.

« La participation d'Eitech, en particulier pour cette prolongation de contrat dans le cadre du projet West Link, valide notre stratégie de croissance et de consolidation dans les marchés scandinaves ainsi que l'intérêt de l'acquisition d'Eitech réalisée fin 2017. Cette réussite est l'illustration parfaite de notre stratégie de développement international. », s'est félicité Bernard Latour, directeur général de Vinci Energies Europe, cité dans un communiqué de l'entreprise.

Outre les installations techniques, la mission de Vinci Energies inclue également la création d'une station souterraine d'un train de banlieue et la construction d'environ deux kilomètres de tunnel ferroviaire, ce qui représente une part conséquente de l'investissement de l'Administration nationale suédoise des Transports dans le projet West Link.

Suite à cette annonce, la maison mère de Vinci Energies, Vinci, gagnait 0,2% à la mi-séance ce mardi à Paris.

L'ECI pour se développer à l'international

Vinci travaillait déjà avec NCC Sverige AB et l'Agence suédoise des transports depuis l'automne 2016. Le numéro 1 mondial des prestations de construction, de concessions et de services associés s'occupait en effet de la planification et de l'optimisation des coûts de projet dans le cadre d'un contrat nommé ECI (Early Contractor Involvement). Peu utilisé chez les Français et largement plus courant chez les Anglo-saxons, il s'agit d'un nouveau modèle de collaboration qui consiste à confier à une société privée la phase amont et de design d'un projet complexe.

L'ECI semble d'ailleurs être un bon moyen pour Vinci de se développer à l'international. En mars 2015, le groupe français en avait déjà fait usage, alors qu'il avait remporté un contrat de 750 millions de livres sterling au Pays de Galles pour la réalisation d'une section autoroutière située au sud de la ville de Newport.

La Scandinavie, troisième marché de la filiale de Vinci

Avec ce nouveau contrat, Vinci Energies confirme ainsi son désir de développer et de consolider son implantation en Europe du Nord. En novembre dernier, le groupe s'était déjà renforcé dans les réseaux électriques et la transition énergétique dans cette zone géographique avec l'acquisition du scandinave Infratek et de l'allemand Horlemann. La Scandinavie est désormais le troisième marché de la filiale de Vinci derrière la France et l'Allemagne.

Lire aussi : Vinci Energies se renforce dans les réseaux électriques

L'an dernier, la filiale du groupe de BTP et de concessions Vinci a racheté pas moins de 34 sociétés, dont Eitech, PrimeLine Utility Services ou encore Lepta. En décembre 2017, le Pdg de Vinci Energies, Yves Meignié avait affirmé que ces opérations représentaient « un volume d'activités cumulé de 1,6 milliard d'euros ».

Tue, 14 Aug 2018 15:00:00 +0200

Viaduc effondré à Gênes : de nombreuses "victimes" selon les autorités

Une longue portion d'un viaduc de l'autoroute A10 s'est effondrée ce 14 août à Gênes, dans le nord de l'Italie, alors qu'un violent orage s'abattait sur la région. Selon un dernier bilan provisoire, l'effondrement a fait une trentaine de morts, a annoncé le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini depuis Catane, en Sicile, tout en dénonçant un "désastre inacceptable".

"Je m'engage auprès des Italiens à aller jusqu'au bout pour déterminer les responsables d'une catastrophe inacceptable, parce qu'il n'est pas possible en 2018 de travailler et de mourir dans ces conditions", a-t-il ajouté lors de la conférence de presse à Catane.

Outre la vingtaine de véhicules qui ont basculé dans le vide, des blocs du viaduc se sont abattus sur une voie ferrée, des immeubles et une rivière se situant en contrebas. La scène serait "apocalyptique".

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L'autoroute A10, dite Autoroute des Fleurs, relie Gênes et Vintimille à la frontière française, dans une succession de ponts et de tunnels en raison du relief accidenté de la côte ligure. Long de 1.182 mètres et situé à une hauteur comprise entre 45 et 55 mètres au-dessus du sol, ce viaduc autoroutier avait pourtant déjà connu d'importants travaux de rénovation en 2016.

Interrogé par le média en ligne Linkiesta, le professeur Antonio Brencich assure que "c'est bien la structure qui (a fait défaut)" (et non l'orage, ni le béton). L'état de l'ouvrage inspirait, en effet, de nombreuses inquiétudes ces dernières années. Mais prudence, on ignore encore la raison précise du drame. Une enquête sera chargée de la déterminer.

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viaduc genes

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La société italienne d'autoroutes Atlantia a perdu jusqu'à plus de 10% mardi à la Bourse de Milan après l'effondrement du viaduc.

Suspendu en début d'après-midi après avoir perdu 10,1%, le titre d'Atlantia, qui construit et gère la plupart des autoroutes italiennes, s'est repris en partie et perdait 7,52% à 23,01 euros à 14h45, dans un marché en légère baisse de 0,12%.

(avec agences)