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Les actualités d'Inria

Wed, 26 Sep 2018 01:06:28 +0000

Trois chercheurs Inria ont obtenu le "Distinguished Paper Award" du 39th Symposium on Security and Privacy

Prix

25/09/2018

Vincent, Steve et Itsaka ont obtenu le Distinguished Paper Award au cours du 39th IEEE Symposium on Security and Privacy qui s'est déroulé du 21 au 23 mai dernier à San Francisco. 

Au sein de l’équipe Pesto, Vincent Cheval, chargé de recherche Inria, Steve Kremer, directeur de recherche Inria, responsable de l’équipe commune à Inria et au Loria, et Itsaka Rakotonirina, doctorant Inria, travaillent sur la sécurité des protocoles cryptographiques. Ces protocoles sont des programmes qui vont sécuriser nos transactions sur internet et plus largement nos communications. «Par exemple lors d’un achat avec ma carte bancaire je veux m’assurer que son numéro ne circule pas en clair et que je sois bien connecté au site attendu» explique Steve. Afin d'obtenir de telles garanties, on utilise des outils cryptographiques tels que le chiffrement ou encore la signature électronique, afin de garantir certaines propriétés comme la confidentialité ou encore l’authentification.


Les travaux récompensés portent sur l'analyse automatique de protocoles cryptographiques, et plus particulièrement sur l’outil DEEPSEC. Contrairement à la plupart des outils de vérification, DEEPSEC permet de vérifier des propriétés de respect de la vie privée telles que l’anonymat, ou la non-traçabilité. L'outil met en oeuvre des algorithmes capables de prouver automatiquement l'absence d'erreurs dans la structure d'un protocole de sécurité, ou le cas échéant de révéler des failles. Une autre originalité du travail est qu'ils ont su quantifier la qualité de leur solution: a-t-on la meilleure solution possible ? Il existe un outil mathématique permettant justement de quantifier la difficulté intrinsèque d'un problème : la complexité calculatoire. Pour le problème étudié, ils ont ainsi pu démontrer qu'il n'existait pas de méthode d'analyse significativement plus efficace que celle de DEEPSEC.
Vincent Cheval  : Après une thèse à l'ENS Cachan, il effectue des post-doctorats à l'Université de Birmingham et chez Inria Nancy. Il obtient ensuite un poste de «Lecturer» à l'Université de Kent en Angleterre avant d'être recruté chez Inria comme chargé de recherche en 2015.
Steve Kremer  : À la suite d'études en informatique en Belgique, il passe une année de post-doctorat à l’université de Birmingham en Angleterre. Dès son retour il rejoint le centre Inria de Saclay, au sein de l’équipe SECSI, qui travaille sur la sécurité des systèmes d’information, avant de rejoindre le centre de recherche Inria Nancy - Grand Est en 2011.
Itsaka Rakotonirina :  Il travaille sur la sécurité informatique. Après un master en informatique fondamentale à l'ENS Cachan, il effectue son stage de fin d’études avec Steve ; ce qui lui a donné envie de continuer en thèse au centre de recherche Inria Nancy - Grand Est.

Mots-clés : Deepsec Cryptographie Prix

Mon, 24 Sep 2018 19:12:47 +0200

Le Grand Prix de la Ville de Nice est attribué à Jacques Blum

Distinction

24/09/2018

Le Grand Prix de la Ville de Nice est attribué à Jacques Blum, Professeur au Laboratoire Jean-Alexandre Dieudonné de l'Université Nice-Sophia Antipolis et responsable de l'équipe-projet CASTOR, équipe commune avec le centre de recherche Inria Sophia Antipolis - Méditerranée, pour ses travaux sur la simulation, l’identification et le contrôle optimal de systèmes physiques régis par des équations aux dérivées partielles.

Mon, 24 Sep 2018 13:56:23 +0200

Nayat Sanchez-Pi prend la tête d'Inria Chile

Nomination

24/09/2018

© Inria

Nayat Sanchez-Pi vient d'être nommée à la tête d'Inria Chile, laboratoire international créé en 2012 pour faciliter les échanges scientifiques et industriels franco-chiliens.

Nayat Sanchez-Pi a obtenu un Master en sciences informatiques en 2007 puis un doctorat en 2011 à l'université Carlos III de Madrid (UC3M) pour lequel elle a reçu Extraordinary Ph.D. Thesis Award.

Depuis 2015, elle est professeur spécialisée en intelligence artificielle et en interaction homme-machine à l'université d'Etat do Rio de Janeiro (UERJ), où elle est co-responsable du Groupe de recherche en intelligence artificielle et en optimisation (Groupe RIO). En 2018, elle rejoint Inria au sein de l'équipe-projet TAU du centre Inria de Saclay.

Après un postdoctorat à l'université fédérale Fluminense, Nayat Sanchez-Pi a également été directrice de recherche à l'Instituto de Lógica Filosofia e Teoria da Ciência (Rio de Janeiro), professeur assistant à l'UC3M (2006-2012), chercheur invité à l'université de Lisbonne et à l'University College de Dublin.

Ses thématiques de recherche vont de l'intelligence artificielle au machine learning, en passant par l'Internet des objets et l'interaction homme-machine : Nayat Sanchez-Pi a participé au développement d'applications dans le cadre de plusieurs projets de R&D avec des partenaires industriels et universitaires de haut niveau. Elle a été récompensée par une bourse Prociência et une chaire de l'État de Rio de Janeiro.


La transformation numérique au Chili se développe dans des secteurs comme l'exploitation minière, l'astronomie, la production d'énergie, les transports, etc. Inria Chile doit se positionner comme un partenaire stratégique dans des domaines prioritaires comme le machine learning, l'intelligence artificielle, l'internet des objets, l'interaction homme-machine, la modélisation, la cybersécurité, etc. Nous devons cultiver davantage notre image d'excellence et d'innovation en développant des projets qui ont un impact social, économique, écologique, scientifique et technologique significatif.

                                                                    Nayat Sanchez-Pi, directrice d'Inria Chile

Mots-clés : Inria Chile Machine learning Intelligence artificelle Partenariats industriels Partenariats internationaux

Fri, 21 Sep 2018 19:43:18 +0200

Les passerelles entre le numérique et la santé à l’honneur

[27/09] Table ronde

24/09/2018

« Simulation numérique pour la santé, de la recherche au transfert », tel sera le thème de la troisième et dernière table ronde organisé par le centre de recherche Inria Bordeaux - Sud-Ouest pour ses 10 ans, le 27 septembre prochain. L’occasion de mettre en lumière son apport en santé, biologie et médecine. Rodolphe Thiébaut, responsable de l’équipe-projet Sistm, présente ce temps fort.

Pourquoi avoir choisi ce sujet de la simulation numérique en santé pour cette rencontre ? 

Il s’agit d’un axe très fort pour le centre. Nous souhaitons ainsi montrer comment certaines de nos équipes contribuent activement à la transformation de nombreux domaines en santé. Prenons l’exemple de l’équipe-projet Monc, qui travaille en oncologie, grâce à ses outils de modélisation, elle est capable de prédire le développement de tumeurs et de proposer aux médecins cliniciens des outils d’aide à la décision pour adapter au mieux leurs traitements. L’équipe-projet Sistm, quant à elle, s’intéresse plus particulièrement à l’immunologie des maladies infectieuses, dont le VIH et Ebola. Ses méthodes lui permettent notamment de modéliser des réponses à des traitements antirétroviaux, à des interventions immunitaires ou aux vaccins. Mais également l’équipe-projet Carmen, qui travaille sur des simulations en cardiologie, et l’équipe-projet Mnemosyne, qui développe des modèles de circuits du cerveau impliqués dans les fonctions exécutives et les utilise également pour explorer des pathologies et des dysfonctionnements cérébraux. 
Notre champ d’exploration de la santé est donc très large et ne cesse de s’enrichir avec les avancées scientifiques et technologiques. C’est en ce sens d’ailleurs qu’il existe un réel continuum entre ce sujet et les thèmes des deux premières tables rondes : « Modéliser et simuler pour mieux anticiper et relever les grands challenges scientifiques, industriels et sociétaux » et « Intelligence artificielle, quand la machine apprend ». 

Dans les échanges, vous souhaitez insister sur l’importance du transfert pour vos recherches. Pourquoi ? 

Faire avancer la recherche amont est, bien entendu, primordial. Mais dès lors que nous souhaitons avoir un impact en population, nous devons construire des passerelles entre le monde du numérique et celui de la santé. C’est ce qui va donner de la pertinence à une recherche. Et cela ne peut se faire avec un génie mathématicien d’un côté et un brillant clinicien de l’autre qui ne parviendraient pas à communiquer entre eux. Il faut créer des interfaces, avec des équipes qui construisent le dialogue entre les univers. Accompagner un projet de la recherche au transfert, c’est ce que nous faisons chez Monc, SISTM, Carmen, Mnemosyne, etc.

Comment allez-vous aborder ce sujet ?

Notre allons croiser les regards et donner vie à ce dialogue entre les différents acteurs et univers. Ainsi, Amandine Crombé, radiologue à l’Institut Bergonié, reviendra sur les interactions créées avec l’équipe Monc et ce qu’elles apportent dans son approche clinique. Frédérique Lesaulnier, déléguée à la protection des données de l’Inserm, donnera des éclairages sur la question des données au cœur de nos travaux. En effet, nos simulations ou modélisations ne peuvent se construire que sur la base de données préalables. Celles-ci ouvrent des perspectives très importantes, mais elles requièrent également certaines précautions quant à leur protection. Enfin, Jean-Marc Peyrat, co-fondateur et dirigeant de la start-up inHEART, présentera sa technologie de modélisation d’un cœur virtuel en 3D ayant pour objectif d’optimiser les interventions cardiaques. Fruit d’un travail conjoint des équipes Inria Sophia Antipolis-Méditerranée, du CHU de Bordeaux et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Lyric (dont dépend l’équipe-projet Carmen), inHEART est l’exemple par excellence du niveau d’innovation qui peut être atteint grâce aux différents ponts jetés entre tous ces mondes. 
Enfin, nous croiserons aussi les regards avec la salle. Nous souhaitons, en effet, donner la part belle aux interactions avec le public afin de prolonger les échanges. 

Jeudi 27 septembre : célébration de 10 ans de recherche et de transfert

Premier temps fort de la journée du 27 septembre 2018, trois tables rondes successives sont organisées par Inria et accueillies par l'Enseirb-Matmeca, école de Bordeaux INP, à partir de 16h et jusqu'à 19h30. Elles seront l'occasion d'aborder de grands sujets du numérique qui sont aussi de grands sujets de société, avec des acteurs du monde de la recherche et de l'entreprise qui forment l'écosystème d'Inria Bordeaux — Sud-Ouest.

Table ronde 3
Simulation numérique pour la santé, de la recherche au transfert

  • Amandine Crombe, radiologue à l'Institut Bergonié
  • Frédérique Lesaulnier, déléguée à la protection des données à l'Inserm
  • Jean-Marc Peyrat, co-fondateur et dirigeant de InHeart
  • Rodolphe Thiébaut, professeur (PUPH) à l'université de Bordeaux, responsable de l'équipe-projet Sistm

Mots-clés : 10 ans Inria BSO

Fri, 21 Sep 2018 19:02:56 +0200

Inauguration du bâtiment Place et célébration de nos 10 ans

Célébration

21/09/2018

En 2018, le centre Inria de Lille fête ses 10 ans. Un anniversaire marqué par son expansion au cœur de l'écosystème de la French Tech. Inria a fait l'acquisition d'un troisième bâtiment au sein d'EuraTechnologies afin de développer son activité de recherche au service du transfert et de l'innovation. L’inauguration de ce bâtiment se fera le jeudi 6 décembre sur invitation. Des sessions portes ouvertes de l’espace de démonstrateurs auront lieu début 2019.

Célébrons 10 ans de recherche

Alors qu’Inria vient de célébrer ses 50 ans, l’année 2018 marque l’anniversaire d’une autre étape importante de l’histoire de l’institut, les dix ans de la création des trois centres de recherche : Lille - Nord Europe, Saclay Île-de-France et Bordeaux – Sud-Ouest.

À l’occasion de ses 10 ans, notre centre grandit en acquérant un 3ème bâtiment situé en plein cœur d’EuraTechnologies.

Inaugurons le bâtiment Place

Inscrite dans le contrat de plan État-Région, cette acquisition a été financée par Inria, la Région Hauts-de-France, la MEL et par l'Union Européenne avec le Fonds européen de développement régional (FEDER).

Le bâtiment Place accueille dès septembre 2018 deux de nos équipes de recherche, notre service transfert pour l'innovation et partenariats, ainsi que la plate-forme InriaTech favorisant le transfert de technologies vers les entreprises.

Découvrez nos dernières innovations au sein d’un espace de démonstrateurs innovants

Ce bâtiment sera également équipé d'un espace de démonstrateurs technologiques, présentant les travaux des équipes de recherche de notre centre. Ces démonstrateurs permettront de découvrir les dernières innovations menées par nos équipes en matière de robotique, intelligence artificielle, traitement des données, Internet des objets, interaction Homme-machine et optimisation.

Rendez-vous fin 2018 pour inaugurer le bâtiment Place et célébrer nos 10 ans de recherche au service du transfert et de la société. Événement sur invitation.

Ne manquez pas les portes ouvertes en 2019

En début d’année 2019 des sessions portes ouvertes de l’espace de démonstrateurs seront organisées :

  • mardi 29 janvier, de 12h à 14h
  • mardi 5 février, de 17h à 19h

Mots-clés : Bâtiment Place 10 ans EuraTechnologies Inauguration