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Mediacités

Tue, 25 Sep 2018 09:17:11 +0200

Ce qu’ont voté les députés d’Occitanie

Sélectionnez un département, puis le nom d'un député et découvrez quels ont été ses votes lors de tous les scrutins solennels tenus à l'Assemblée Nationale entre juin 2017 et août 2018. Survolez ensuite les marqueurs pour découvrir les détails de chaque vote et la description des textes concernés.

Benjamin Peyrel

Tue, 25 Sep 2018 09:14:40 +0200

Rebelles, fayots, actifs ou atones : les députés d’Occitanie au scanner

Le 18 juin 2017, 49 députés ont été élus dans la Région Occitanie.  Un an plus tard, Mediacités fait le bilan : comment ces derniers se sont-ils positionnés pendant les scrutins ? Votent-ils comme le reste de leur groupe politique à l’Assemblée ? Font-ils entendre leurs différences ? Désertent-ils les bancs de l’Assemblée ? Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les données récoltées par le studio de datajournalisme et datavisualisations Wedodata, entre juin 2017 et août 2018. Une masse de chiffres qui permet d’analyser l’attitude des députés de la région Occitanie. Et de débusquer les plus moutonniers comme les plus frondeurs.                         

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Romain Gaspar

Mon, 24 Sep 2018 13:06:06 +0200

TRIBUNE – Gérard Collomb, un Gaulois réfractaire au changement

Gérard Collomb a décidé de briguer à 71 ans un quatrième mandat de maire, soit son vingtième mandat politique personnel, ce qui représente plus de 100 années de mandats cumulées [lire à ce sujet sur Mediacités « Cumul des mandats : le hit-parade des dinosaures du Rhône »].

Je ne connais pas ses motivations personnelles et mon propos n’est pas de mesurer les conséquences de cette candidature en termes de bilan et de programme pour la ville. Il est de s’interroger sur quelques données de fond : n’est-il pas nécessaire à 71 ans de passer la main et de jouer un rôle différent ? Comment rester pertinent, innovant dans une même fonction pendant 25 ans ? Combien de talents ont renoncé à jouer un rôle face à un système qui semble verrouillé ?

De moins en moins de citoyens supportent ces pratiques. Ceci explique que, depuis quelques années, de nombreux mouvements citoyens se soient créés, guidés par le refus de cet état de fait, ayant conscience qu’il est possible d’agir directement sur le cours des choses. Ce sentiment s’est d’autant plus répandu que des préoccupations sociétales majeures telles que le climat, le chômage de masse ou les sujets éthiques ne sont pas véritablement traités.

Dépassement, renouvellement, transformation

En Marche s’est développé sur cette tendance sociétale. Ce n’était pas un véritable mouvement citoyen dans la mesure où il a été construit pour porter la candidature d’Emmanuel Macron. Néanmoins ceux qui s’y sont engagés ont apprécié le principe d’un « casting » très ouvert à la société civile, avec des gens ne faisant pas de la politique un métier ou une carrière. Ce mouvement répondait aussi à une volonté de renouvellement de la classe politique. Il a intégré – sans être le plus radical en la matière – des propositions limitant le nombre de mandats dans le temps.

Il y a quelques jours, dans sa première circulaire interne traitant des élections municipales, la direction de La République en Marche (LaREM) a annoncé une campagne toujours basée sur les mêmes principes politiques : le dépassement, le renouvellement et la transformation. Concernant le renouvellement et les investitures, le document précise : « Le renouvellement des pratiques et des visages : telle est la deuxième ligne directrice de LaREM ».

« En Marche semble être passé d’une horizontalité bienveillante au fonctionnement vertical d’un parti classique »

Gérard Collomb fut l’un des premiers à soutenir ce mouvement avant même sa création officielle, en prenant le risque de remettre en cause une situation bien établie au PS, son parti d’alors. Deux ans plus tard, le même Gérard Collomb, par sa décision, laisse apparaître un écart entre le discours et les actes. A l’épreuve du pouvoir, le mouvement semble être passé finalement assez rapidement d’une horizontalité bienveillante au fonctionnement vertical d’un parti classique. Il confirme que l’engagement politique est devenu inéluctablement un métier et le cumul des mandats une carrière à gérer.

Gérard Collomb était un symbole en rejoignant Emmanuel Macron. Il en demeure un avec cette décision de se représenter. Difficile quand on est maire de la capitale des Gaules de ne pas rester un Gaulois réfractaire au changement…

Surprise(s) en 2020 ? 

Il y a deux ans, reGénération avait proposé « 10 mesures pour changer la politique » en tête desquelles figurait une mesure phare : le mandat unique et pas plus de deux mandats successifs dans le temps. Force est de constater que si les citoyens n’imposent pas cette pratique, ce ne sont pas les élus qui le feront. Une fenêtre va s’ouvrir avec les municipales de 2020. La surprise viendra peut-être des nombreux mouvements municipalistes qui émergent un peu partout en France.

La commune est l’échelon idéal où la démocratie directe, les initiatives citoyennes et une pratique collective du pouvoir peuvent s’exprimer. La vague citoyenne sera-t-elle assez forte pour renverser les baronnies locales ?

ReGénération est un mouvement citoyen lillois qui s’engage pour promouvoir de nouvelles pratiques démocratiques comme le contrôle et la participation citoyenne et pour favoriser le renouvellement et une meilleure représentativité des élus.

Jacques Dupont, membre de reGénération

Fri, 21 Sep 2018 07:47:52 +0200

Cumul de mandats : Darmanin a la mémoire qui flanche

Gérald Darmanin persiste et signe sur le cumul des mandats. Interrogé à ce sujet dimanche 16 septembre sur France 3 Hauts-de-France, lors de l’émission « Dimanche en politique », le ministre de l’action et des comptes publics a une nouvelle fois justifié de pouvoir exercer, en plus de ses fonctions au gouvernement, la bagatelle de trois mandats locaux (maire-adjoint de Tourcoing, vice-président de la Métropole européenne de Lille, conseiller régional des Hauts-de-France). Tout en prétendant le faire de manière désintéressée. « Je ne prends aucune indemnité à la mairie de Tourcoing et à la Métropole », a-t-il insisté. Mais cette déclaration en apparence altruiste passe sous silence une chronologie des faits beaucoup moins favorable.

Le passage sur le cumul des mandats commence à 8'50''

Gérald Darmanin a, en effet, été obligé de respecter le plafond légal qui s’impose aux ministres de la République. « Vous n’avez pas le droit, vous êtes écrêté. C’est la loi. Vous ne pouvez pas tout cumuler… », lui a rappelé la journaliste Véronique Marchand sur le plateau de France 3. « Ce n’est pas vrai », a répondu le ministre, catégorique. Un démenti formel étonnant car la loi qui fixe un plafond d'indemnités est appliquée depuis plus de 25 ans (pour être précis, il s’agit de l’article 23 de la loi 92-108 du 3 février 1992). Un membre du gouvernement ne peut percevoir plus d’une demi fois l’indemnité mensuelle de base d’un député - soit 2799,90 euros brut -, en plus son traitement de ministre (9940 euros brut). Sachant que Gérald Darmanin touche 2780,96 euros en tant que conseiller . . .

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Yves Adaken

Fri, 21 Sep 2018 07:47:31 +0200

Genfit, la « pépite » lilloise des biotechs qui inquiète

A peine 118 000 euros, soit l'activité d'une petite boulangerie. Voilà le chiffre d'affaires réalisé en 2017 par le laboratoire Genfit et ses 120 salariés. Avec 37 000 euros au premier trimestre, l’année 2018 ne s'annonce guère meilleure. La société, basée à Loos, reste une machine à brûler des capitaux. Depuis sa création en 1999, elle n'a jamais dégagé le moindre bénéfice. Le total de ses dettes dépasse 160 millions d'euros. Dans l'immense majorité des secteurs de l'économie, une telle situation serait inimaginable. Si Genfit tient, c'est parce qu'elle évolue dans les biotechnologies, domaine où les indicateurs comptables habituels ont été placés entre parenthèses. Mais l’inquiétude ne cesse de croître.

L'histoire de Genfit commence à la fin des années 1990. Jean-Charles Fruchart, spécialiste mondial de l'athérosclérose [une maladie artérielle chronique caractérisée par des dépôts de lipides dans les artères], quitte l’Institut Pasteur de Lille (IPL) pour créer une société avec Jean-François Mouney. Ce dernier abandonne quant à lui la direction d’Eurasanté, le pôle biotechnologies, santé et nutrition de la métropole. Ensemble, ils espèrent transformer en traitement commercialisable une molécule au profil prometteur, la GFT505. Personne ne sait très bien à quoi elle sert, mais les tests suggèrent un lien fort avec le diabète. Le produit pourrait soigner certaines complications et améliorer la sensibilité à l'insuline. Le marché potentiel est suffisamment grand pour que les fondateurs lèvent des fonds sans difficulté. A l’époque, les grands laboratoires pharmaceutiques se bousculent pour signer des partenariats. Et l'institut Pasteur de Lille prend 5% du capital.

Las ! Les deux décennies suivantes se résument à une longue liste de déceptions
Des communiqués sans lendemain
Tous concernent une seule et même molécule, la GTF505/Elafibranor. Genfit n'annonce jamais formellement l'arrivée d'un nouveau traitement, mais l'optimisme affiché laisse penser, à tort, que ce n'est plus qu'une question de temps.
- « De nouvelles données précliniques montrent qu’elafibranor empêche le développement de cancers liés . . .

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Clémence de Blasi et Erwan Seznec