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L'actualité par l'Humanite.fr

Tue, 16 Oct 2018 18:26:43 +0000

Appel pour l’égalité de tous les citoyens en Israël

À l’initiative de : Robert Kissous, économiste, Gilles Manceron, historien, Bernard Ravenel, historien, Michel Tubiana, avocat, Dominique Vidal, journaliste et historien. Premiers signataires : Wadih Al Asmar, président du réseau EuroMed droits, Gadi Algazi, historien, Tel-Aviv, Arié Alimi, avocat, Tauba Alman, membre du bureau de l’Ujre (Union des juifs pour la résistance et l’entraide), Jean-Christophe Attias, universitaire, Bertrand Badie, professeur émérite, Esther Benbassa, directrice de recherche, Pierre Barbancey, grand reporter, Françoise Basch, professeur émérite, Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fidh, Sophie Bessis, historienne, Bernard Bloch, écrivain, metteur en scène et comédien, Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste, Barbara Cassin, philosophe, Monique Cerisier-Ben Guiga, sénatrice honoraire, Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, Denis Charbit, universitaire (Israël), Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique, Alice Cherki, psychiatre et essayiste, Dimitris Christopoulos, président de la FIDH, Martine Cohen, sociologue émérite au CNRS, Sylvain Cypel, journaliste, Michel Dreyfus, historien, Jean-Pierre Dubois, professeur d’université, Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH, Dominique Eddé, écrivaine, Bernard Frédérick, journaliste, rédacteur en chef de la Presse nouvelle Magazine (PNM), Jean Giard, ancien député, Mohammed Harbi, historien, Christiane Hessel, Marcel Hipszman, retraité, Eva Illouz, directrice d’études Ehess, Kamel Jendoubi, ancien ministre, ancien président d’EuroMed droits, Daniel Kupferstein, réalisateur, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Henri Leclerc, avocat, Pascal Lederer, coanimateur d’Une autre voix juive, Catherine Lévy, sociologue du travail, Jacques Lewkowicz, président de l’Ujre, Danièle Lochak, universitaire, Michael Löwy, directeur de recherche émérite, Gérard Maarek, urbaniste retraité, Gustave Massiah, ingénieur et économiste, Fabienne Messica, sociologue, Jean-Luc Nancy, professeur émérite, Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Gilles Perrault, écrivain, Catherine Sackur, écrivaine, Jean-Louis Sackur, metteur en scène, Marc Sackur, retraité de l’éducation nationale, Malik Salemkour, président de la LDH, Abraham Ségal, cinéaste documentariste, Denis Sieffert, journaliste, Bernard Stiegler, philosophe, Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, Jacques Testart, biologiste et essayiste, Enzo Traverso, historien, Robert Zimmerman, éditeur.

Tue, 16 Oct 2018 18:26:43 +0000

Sénat. Lienemann rejoint le groupe communiste

Marie-Noëlle Lienemann a intégré hier les effectifs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) au Sénat, trois jours après avoir quitté le PS. « Depuis mon départ, je suis la cible d’attaques liées au danger que la scission que j’incarne avec d’autres représente. Cela rendait difficile mon maintien dans le groupe PS. Je l’ai donc quitté, tout comme ma fonction de vice-présidente du Sénat », explique l’élue de Paris, qui n’a pas fait le choix de rester rattachée administrativement au groupe PS, comme l’a fait Sophie Taillé-Polian après avoir rejoint Génération.s. « J’ai toujours été une femme de gauche, favorable au rassemblement. J’ai donc contacté le groupe des communistes où je sais que je peux être à l’aise, car je partage avec eux de nombreux combats, de nombreux votes, et même des votes communs contre la majorité des socialistes. Je suis donc très heureuse que le groupe CRCE et sa présidente, Éliane Assassi, m’aient acceptée, en tant que rattachée administrative, ce qui me permet aussi de conserver mon indépendance », ajoute celle qui a été ministre du Logement sous les gouvernements Bérégovoy et Jospin.

« J’ai été sollicitée lundi. J’en ai parlé à tous les membres de notre groupe qui ont naturellement soutenu son arrivée. C’est un atterrissage logique : au Sénat, l’opposition de gauche, c’est nous. La seule force politique cohérente de gauche, c’est nous, explique Éliane Assassi, qui n’est pas véritablement surprise par ce renfort. D’un côté, cela fait des années que nous menons des combats communs. C’est le cas en ce moment sur la loi Elan, qui s’attaque au logement social. De l’autre, son départ du PS illustre et affirme une rupture avec la dérive de ce parti, au moment où il y a une redistribution des cartes. Sera-t-elle la seule à nous rejoindre ? Il est possible que d’autres l’imitent. Nous pouvons montrer qu’il est possible de travailler ensemble, chacun gardant son âme sans écraser les autres. »

Marie-Noëlle Lienemann, qui dit suivre et respecter les débats en cours au PCF, souhaite entretenir les dialogues à gauche : « Avec d’autres anciens socialistes et le MRC, nous allons fonder un nouveau parti en 2019 et converger avec la France insoumise aux européennes. J’aurais souhaité un périmètre plus large. Tel ne semble pas être le cas, mais il faut travailler à cette unité en construisant des contenus programmatiques dans l’esprit d’un nouveau Front populaire. Face à la montée de l’extrême droite et des idéaux fascisants, c’est un devoir. »

Tue, 16 Oct 2018 18:26:43 +0000

À bout de souffle

À l’arrivée, une galerie d’échines souples et de seconds couteaux tient lieu d’équipe. L’aimantation politique qu’avait produite le nouveau président dans sa campagne politique a perdu son magnétisme et ne recueille plus que de la limaille. Tout au plus notera-t-on qu’un nouveau cadre dirigeant du CAC 40 se place sous les ors de la République, venu du groupe Danone. Quant à l’ambition politique, elle se borne explicitement à faire du pareil au même.

Après avoir traîné en longueur, cet épisode aura confirmé l’épuisement politique de la Macronie confrontée à une opinion qui désormais peut mesurer sur pièces les effets des choix gouvernementaux. Les modifications dans la distribution de huit portefeuilles n’y changeront rien : les Français ne nourrissaient pas de faux espoirs, ils ne sont donc pas déçus. La tambouille des courants de la majorité a remplacé le mirage du nouveau monde. Le souffle court, l’attelage va poursuivre sa route pour amputer les retraites, faire trinquer les salariés pour le bonheur des très riches, privatiser, libéraliser… En résumé, faire du vieux.

De l’inédit, on en aura trouvé dans les opérations de police contre Jean-Luc Mélenchon, son entourage et la France insoumise. Ni LaREM – les comptes de la campagne de la présidentielle d’Emmanuel Macron ont été pointés – ni le Modem – suspecté dans des affaires d’assistants parlementaires – n’ont connu pareil traitement. À quoi vise cette opération ? Le premier ministre, interpellé à l’Assemblée, s’est retranché derrière l’indépendance de la justice, une notion bien élastique aux yeux d’un homme qui est fortement intervenu dans la nomination du nouveau procureur de Paris. Eaux troubles...

Tue, 16 Oct 2018 18:26:43 +0000

Service public. La SNCF liquide la vente et l’accueil en gare

Des centaines de suppressions de postes, des fermetures de guichets et de dessertes : « On y est, voilà les conséquences concrètes du pacte ferroviaire. » Et encore, poursuit Romain Pitelet, « tous les secteurs n’ont pas été informés des plans de liquidation de la direction, les chiffres tombent au goutte à goutte, au gré des réunions des délégués du personnel ». Secrétaire général de la CGT cheminots Paris rive gauche, secteur qui comprend, entre autres, les gares parisiennes d’Austerlitz et de Montparnasse, le syndicaliste sait de quoi il parle. Sur les 952 postes de vente et d’accueil en gare promis à suppression sur toute la France (voir la carte), soit 7 % des 13 542 postes de cheminot affectés à ces missions, 250 concernent son secteur. « Sur la seule gare d’Austerlitz, une centaine de postes de vente et d’accueil vont être supprimés d’ici à 2020 », détaille-t-il. En gros, c’est quasiment l’ensemble des guichets (de quatre à sept en fonction des jours) et des huit boutiques de vente qui vont baisser le rideau.

La direction de la SNCF invoque pour justifier la saignée « le changement de comportement des usagers », qui, de plus en plus, achètent leur billet sur Internet. Mais le prétexte de la digitalisation ne prend pas. Et quand Guillaume Pepy répète à l’envi qu’un usager sur deux réserve désormais en ligne, la CGT répond qu’un usager sur deux se tourne donc vers les points de vente physiques. Derrière l’abandon des voyageurs, « qui vont se retrouver seuls face à leur smartphone », ironise Romain Pitelet, c’est en réalité la réorganisation profonde du service public qui se trame.

La réforme votée en juin prévoit la filialisation de Gares & Connexions, « et la SNCF anticipe , résume le syndicaliste. La direction va tout faire pour favoriser la mobilité externe en poussant à la rupture conventionnelle, à la démission ou à la mise en disponibilité pour projet professionnel ». il ne croit pas aux promesses de mutations internes : « Les possibilités de reclassement sont très minces, la province subit le même sort que les gares d’Île-de-France avec, partout, des suppressions de postes à la chaîne. » Dans ce contexte, la direction, « après s’être débarrassée du plus de cheminots possible », aura les mains libres pour embaucher, via sa nouvelle filiale, des contrats de droit privé pour assurer les emplois en gare, poursuit le responsable CGT. Une stricte traduction de l’esprit de la réforme.

« Choqués et en colère », les cheminots d’Austerlitz ont envahi jeudi le CHSCT extraordinaire. « Ces postes doivent être maintenus, les guichets et les boutiques débordent d’usagers en demande de renseignements et d’informations », note Romain Pitelet. Secteur par secteur, la CGT, qui exige « l’abrogation de la loi sur le pacte ferroviaire et le retour à une entreprise unifiée », est bien décidée à mobiliser, ensemble, cheminots, usagers et élus locaux. Car si « leur but est de nous assommer », conclut Romain Pitelet, « nous allons les contraindre à revoir leur copie ».

Tue, 16 Oct 2018 18:26:43 +0000

Inondations. L’Aude à l’heure du bilan et des questions

Des villages ravagés, des populations endeuillées. Et puis, bien sûr, les questions que soulève l’ampleur de la catastrophe… Le bilan des inondations survenues dans la nuit de dimanche à lundi dans l’Aude continuait de se préciser, hier, portant à au moins 12 le nombre de personnes tuées. Le village de Trèbes, déjà meurtri par des attentats terroristes en mars dernier, paie le plus lourd tribut aux pluies tropicales qui se sont abattues sur le département pendant quelques heures, pleurant pas moins de 6 morts. Les autres victimes s’égrainent dans les villages autour de Carcassonne, la ville déplorant elle-même un décès.

La préfecture faisait état de 70 communes touchées. Un décompte encore provisoire, selon les autorités, qui estimaient à plus de 100 le nombre de villages peu ou prou sinistrés. Partout, la brutalité avec laquelle les eaux de l’Aude et de ses confluents se sont déchaînées a laissé les habitants désarmés. Le Fresquel, la Cesse, l’Orbieu : tous sont sortis de leur lit à une rapidité dont les mémoires villageoises ne gardent pas souvenir. Événements séculaires, les pluies cévenoles ne sont pas une nouveauté dans la région. Mais l’épisode méditerranéen que celle-ci vient d’essuyer figure sans conteste parmi les plus extraordinaires du genre.

Pour un sinistré, « alerte orange ne veut rien dire »

Pouvait-on faire plus pour en avertir la population ? La question résonnait hier dans la bouche de plusieurs habitants, dont les témoignages faisaient état du manque de lisibilité des alertes lancées la veille au soir. « Alerte orange, cela ne veut rien dire », notait ainsi un sinistré, tandis que beaucoup témoignaient pareillement ne pas s’être attendus à de tels ravages. « Fragilité » dans le système de Météo France, estimait le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Frédéric de Lanouvelle. Défaut de « culture du risque », rétorque-t-on plus globalement, imputable, en partie, à une négligence publique.

« Nous avons repéré des risques de fortes pluies dès jeudi », explique Emmanuel Bocrie, ingénieur à Météo France, « et ils se sont confirmés à mesure du week-end ». Dès dimanche matin, quatre départements étaient placés en vigilance orange, et deux de plus à partir de 16 heures. « Ces épisodes comprennent des phénomènes plus intenses et très localisés que nous ne savons pas repérer à l’avance », reprend le prévisionniste. Les signaux indiquant leur survenue n’ont convergé que vers 5 heures du matin. L’alerte rouge a été déclenchée à 6 heures. « D’un point de vue strictement météorologique, nous ne pouvions pas le faire plus tôt dans la mesure où nous ne savions pas quand et où cela se produirait. »

Cela dit, même orange, poursuit Emmanuel Bocrie, les bulletins d’alerte comportent les indications quant à ce qu’il faut faire ou pas en cas d’inondations. « Ne surtout pas prendre sa voiture, qui peut se transformer en piège fatal, ne pas amener les enfants à l’école, monter au premier étage, veiller à ce que ses voisins aient pu en faire de même… tous ces gestes sont de ceux qui sauvent des vies. » Encore faut-il en être informé ou les lire. « Or, souvent, nos bulletins ne sont tout simplement pas lus », conclut le météorologue.

Les métropolitains peu sensibilisés à la réalité des risques naturels

De fait, beaucoup le notent : là où les habitants des DOM-TOM ont appris depuis longtemps à se mettre à l’abri et à se prémunir en cas d’alerte aux ouragans, les métropolitains semblent encore peu sensibilisés à la réalité des risques naturels. Il faut dire que l’information, de façon générale, fait défaut. « La culture du risque, c’est d’abord la capacité des pouvoirs publics à transmettre un message », relève François Damerval, conseiller régional d’Île-de-France (EELV), qui a eu à plancher sur le sujet. « Elle nous vient du monde de l’entreprise, rappelle l’élu, et s’est développée entre les années cinquante et soixante-dix, suite à la rupture du barrage du Malpasset, dans le Var, et l’explosion de l’usine de Seveso, en Italie. » Longtemps, poursuit-il, la puissance publique l’a prise en charge. « Des exercices étaient organisés à proximité des usines dites Seveso », se souvient-il. Aujourd’hui, à l’heure où les risques concernent les catastrophes naturelles, les autorités se désengagent, note-t-il. Pas d’éducation à l’école, ni campagnes d’information, ni véritable relais dans les médias.