Presse & blogs

Lecteur de flux musclé avec souvent des articles complets dedans.

❯ Flux Isérois
Mr Mondialisation

Tue, 25 Sep 2018 02:32:18 +0200

Macron « Champion de la Terre » ? Une dessinatrice remet les choses à leur place

Environnement, cause animale, défense des minorités sexuelles, Muriel Douru est une illustratrice française qui consacre une partie de son temps libre au dessin, souvent engagé et surtout sans langue de bois. Sa dernière Chronique d’une citoyenne engagée se questionne sur le « sacre » d’Emmanuel Macron nommé « Champion de la Terre » aux États-Unis mais aussi champion du climat. Rappelons que l’année dernière, plus de 300 militants écologistes étaient tués à travers le monde dans une indifférence quasi totale en raison de leurs actions courageuses sur le terrain. Mais qui sont les vrais champions ?


BD publiée avec toutes autorisations de Muriel Douru. Visitez son blog ici.

Mr Mondialisation

Mon, 24 Sep 2018 09:32:53 +0200

9 astuces pour démasquer une escroquerie intellectuelle par Carl Sagan

Sage cosmique, lecteur vorace, romantique incurable et philosophe brillant, Carl Sagan était tout ça à la fois, même si on s’en souvient surtout comme du saint patron de la raison et du bon sens du siècle dernier. Maître suprême de l’équilibre — vital — entre scepticisme et ouverture d’esprit, il a signé The Demon-Haunted World: Science as a Candle in the Dark (Un monde hanté par les démons : la science, une lueur au bout de la nuit), ouvrage indispensable dans lequel il offre aux lecteurs, quelques mois avant sa mort en 1996, ses réflexions intemporelles sur la science et la spiritualité. L’auteur y décrit également les techniques de raisonnement qu’il applique en toutes circonstances, en particulier aux contrevérités les plus décomplexées qui foisonnent dans notre société. Retour sur ces techniques atemporelles pour une meilleur hygiène mentale.

Au chapitre intitulé The Fine Art of Baloney Detection (l’art savant de la détection d’inepties), Carl Sagan explore les nombreux types de tromperies dont nous pourrions être victimes, de la voyance au fanatisme religieux, en passant par la recommandation déloyale de produits par des « spécialistes » rémunérés pour le faire, au carrefour des croyances, des pseudo-sciences et des marchands en blouse blanche sur petit écran. Il tenait d’ailleurs ces derniers en piètre estime, considérant que leurs actes « révèlent le mépris qu’ils éprouvent pour l’intelligence de leurs clients » et « altèrent insidieusement les attitudes des peuples face à l’objectivité scientifique ».

Au lieu de se livrer à un prêche enflammé du haut de sa supériorité, Sagan aborde le sujet de manière intimiste en parlant d’un moment où il s’est senti particulièrement vulnérable. Peu de temps après la disparition de ses parents, il se souvient avoir lui-même été attiré, l’espace d’un temps, par des promesses de retrouvailles surnaturelles de quelques charlatans. Il nous rappelle donc que de céder à de telles fables ne fait pas de nous des idiots ou des nuls, mais démontre bien que nous devons tous, même les plus instruits, nous munir des ressources adéquates pour les contrer.

Leur formation dote les scientifiques d’un « kit de détection d’inepties », soit un ensemble de techniques et d’outils cognitifs qui protègent leur esprit et bloquent les illusions dès qu’elles tentent de pénétrer leur cerveau.

« Les scientifiques déballent tout naturellement leur kit lorsque de nouvelles idées sont soumises à leur jugement. Si l’une d’elles survit après avoir été passée au crible, elle est acceptée. Mais une telle acceptation, si chaleureuse soit-elle, n’est peut-être que provisoire. Si vous ne voulez pas vous laisser séduire par des allégations mensongères, même si elles vous rassurent, vous pouvez prendre vos précautions. Il existe une méthode qui a fait ses preuves et qui est approuvée par ses utilisateurs. » (Traduction libre)

Le kit, avance toutefois Sagan, est bien plus qu’une simple ressource scientifique : il propose une démarche sceptique salutaire applicable à la vie de tous les jours. Appliqué au monde des réseaux sociaux, il devient véritablement vital tant la désinformation, les « infomercials » (faux articles commerciaux qui font la promotion d’un produit tout en prétendant informer), les fakes ou les manipulations politiques sont monnaie courante. En l’adoptant, nous nous tenons à l’abri de la fourberie et de la manipulation. Voici neuf de ces principes :

1. Les « faits » doivent, autant que possible, être confirmés par une source indépendante. Ceci ne signifie pas qu’il faut avoir confiance aveuglément aux médias officiels, eux-mêmes font le plus souvent référence à une source. Vérifier le sérieux et la validité d’une source est fondamental pour accepter une donnée dans sa zone de savoir.

2. Encouragez les débats de fond sur les éléments de preuve entre des personnes informées représentant tous les points de vue possibles. Le débat fait souvent ressortir les faits et permet d’écarter les avis qui reposent sur des avis et des croyances.

3. Rejeter les arguments d’autorité. Les « autorités » ont fait des erreurs par le passé. Elles en feront donc à l’avenir. On pourrait aussi dire qu’il n’existe pas d’autorités en science. Il existe des spécialistes, au mieux. L’appel à l’Autorité tente de donner de la valeur à un propos en fonction de son origine (la figure d’autorité) plutôt que de son contenu réel

4. Envisagez plus d’une possibilité. Si quelque chose doit être expliqué, pensez à toutes les manières dont il pourrait l’être et élaborez une « multitude d’hypothèses plausibles ». Réfléchissez ensuite à des tests qui pourraient infirmer chacune de vos hypothèses de façon logique et rationnelle. Celle qui résiste à l’expérience a de plus grandes chances de correspondre à la vérité que votre première idée.

5. Pouvoir lâcher prise sur une fausse idée séduisante. Essayez de ne pas trop vous attacher à une hypothèse simplement parce que c’est la vôtre. L’apriori n’est souvent qu’une étape de votre quête de la vérité. Demandez-vous plutôt pourquoi cette première idée vous séduit autant. Comparez-la équitablement avec les autres hypothèses. Voyez si vous pouvez trouver de bonnes raisons de l’écarter. Si vous ne le faites pas, d’autres s’en chargeront…

6. Quantifiez. Si ce que vous cherchez à expliquer se mesure, si vous l’exprimez par une donnée numérique, vous évaluerez beaucoup plus facilement des hypothèses concurrentes. Ce qui est vague et qualitatif peut s’expliquer de plusieurs manières. Toutes les interrogations qualitatives qui surgissent témoignent bien sûr de vérités à rechercher, mais les trouver présente un défi d’une autre envergure.

7. Dans une chaîne d’arguments, chacun des maillons doit fonctionner, y compris les prémisses, et pas seulement la plupart des maillons. En d’autres termes, il ne faut pas juste quelques vagues arguments pour élaborer une théorie et affirmer une vérité. Chaque argument doit être valable et former un tout solide.

8. Le rasoir d’Occam : Ce précepte commode nous enjoint, s’il y a deux hypothèses qui expliquent des données aussi bien l’une que l’autre, de préférer la plus simple ! Et par « simple », nous n’entendrons pas « simpliste » mais « plausible ». En effet, même une théorie complexe peut être la plus plausible.

9. Demandez-vous si l’hypothèse peut, au moins en principe, être réfutée. Des propositions qu’il n’est possible ni de tester ni de réfuter ne valent pas grand-chose. Prenons l’idée selon laquelle notre univers et tout ce qu’il renferme ne représentent qu’une particule élémentaire — disons un électron — d’un cosmos beaucoup plus grand. S’il nous est impossible d’acquérir des données venant de l’extérieur de notre univers, n’est-il donc pas impossible de réfuter cette idée ? Il faut pouvoir vérifier les assertions. Les sceptiques doivent avoir la possibilité de suivre votre raisonnement, de répéter vos expérimentations et de constater d’eux-mêmes s’ils obtiennent les mêmes résultats.

Au sommet des Vosges, la voie lactéeIl est tout aussi important d’apprendre à utiliser ces principes que de désapprendre les raisonnements erronés et d’éviter les pièges de la vie courante. Sagan nous rappelle que la société y est très vulnérable :

« En plus de nous apprendre ce qu’il faut faire pour évaluer une affirmation qui se veut exacte, tout bon détecteur d’inepties doit aussi nous apprendre ce qu’il ne faut pas faire, pour nous aider à reconnaître les pièges de la logique et de la rhétorique les plus communs et les plus dangereux. La religion et la politique nous offrent un grand nombre d’exemples éloquents, parce que leurs adeptes se trouvent très souvent obligés de justifier des contradictions. » (Traduction libre)

Il nous met donc en garde contre les vingt sophismes les plus courants, nés, pour beaucoup, de notre inconfort chronique devant l’ambiguïté :

1. L’attaque ad hominem — « dirigée contre la personne » en latin. Attaquer la personne qui argumente plutôt que l’argument. Exemple : La révérende Smith est une fondamentaliste biblique connue, de sorte que ses objections sur l’évolution ne doivent pas être prises au sérieux. Les grands esprits parlent des idées, les petits parlent des personnes.

2. L’argument d’autorité — Exemple d’époque : Il faut réélire le président Nixon, car il a un plan secret pour en finir avec la guerre en Asie du Sud-Est. Mais comme ce plan est secret, impossible pour l’électorat de juger de sa valeur. Il faut donc faire confiance à Nixon, car il est président… Une erreur, comme l’a révélé la suite de l’Histoire. Dans le domaine commercial, c’est par exemple faire confiance à un personnage en blouse blanche qui vous explique qu’un tel produit fonctionne mieux que les autres au simple prétexte qu’elle semble être scientifique, donc une autorité intellectuelle.

3. L’argument fondé sur des conséquences négatives — Exemple : Un dieu distribuant châtiments et récompenses doit forcément exister, parce que si ce n’était pas le cas, le monde serait beaucoup plus immoral et dangereux, et sombrerait peut-être même dans le chaos. Variante : Le suspect d’un procès hautement médiatisé doit forcément être déclaré coupable parce-que l’inverse ne ferait autrement qu’encourager d’autres hommes à tuer leurs femmes. Le risque d’une conséquence négative ne peut donc jamais détruire une réalité objective.

4. L’appel à l’ignorance — Affirmer que ce qui n’a pas été prouvé comme étant faux doit être vrai et vice versa. Exemple : Il n’a jamais été prouvé que les OVNIS ne visitaient pas la Terre, donc ils la visitent. Variante : Il existe peut-être d’innombrables autres mondes, mais nous n’en connaissons aucun qui ait une moralité aussi développée que le nôtre ; aussi demeurons-nous le centre de l’univers. Pour contrer ce raisonnement fallacieux, il suffit de se rappeler que l’absence de preuve n’est pas la preuve d’absence.



Si vous pouvez lire cet article gratuitement, c’est parce qu’une équipe de passionnés travaille chaque jour à votre service. Pour les soutenir ou les remercier, un simple thé suffit ! 😉



5. Le « traitement spécial »
est souvent utilisé comme raccourci pour se sortir d’une impasse rhétorique. Exemple : Comment un Dieu miséricordieux pourrait-il condamner ses créatures à souffrir parce qu’une femme a fait manger une pomme à un homme contre ses instructions ? Traitement spécial : Tu es incapable de comprendre la subtile doctrine du libre arbitre. Variante : Comment trois créatures divines aussi divines que le Fils, le Père et le Saint-Esprit pourraient-elles co-exister ? Traitement spécial : Tu ne comprends pas le divin mystère de la Trinité. Variante 2 : Comment Dieu a-t-il pu permettre aux adeptes du judaïsme, du christianisme et de l’islam — invités, chacun à leur manière, à faire preuve de miséricorde et de compassion — de perpétrer tant d’atrocités pendant si longtemps ? Traitement spécial : Les voies du Seigneur sont impénétrables. Au domaine de l’écologie, ça donne par exemple : Il faut manger moins de viande pour réduire urgemment la pollution et éviter l’effondrement écologique ! Traitement spécial : Manger de la viande a toujours existé. C’est la Nature qui veut ça.

6. Présumer la question résolue — Faire des suppositions qui semblent évidentes. Exemple : Nous devons instituer la peine de mort, car cela découragera la criminalité. Mais la criminalité baisse-t-elle réellement une fois la peine de mort en place ? Pas vraiment. Variante : Le chômage ? C’est tout vu, les étrangers volent notre travail et les femmes devraient rester à la maison ! Les études sont plutôt unanimes et démontrent un effet inverse. Ce simulacre d’explication nous a-t-il apporté quelque-chose ? Une opinion séduisante ou populaire n’est pas forcément la vérité.

7. L’observation sélective, également appelée l’énumération des circonstances favorables ou, comme l’a décrit le philosophe Francis Bacon, le fait de compter les réussites et d’oublier les échecs. Exemple : Lorsqu’une région s’enorgueillit d’avoir produit plus de présidents que n’importe quelle autre… et qu’elle ne mentionne pas qu’elle est également celle ayant produit le plus de tueurs. Quelque chose apportant un effet positif ponctuel et observé n’offre pas toujours un bilan global positif. Ceci s’observe par exemple dans le greenwashing de certaines multinationales. Exemple : L‘augmentation de 15% du recyclage des bouteilles est positif. Cependant la production totale ayant triplé sur la même période le bilan écologique final reste largement négatif.

8. Les statistiques portant sur de petits nombres — proche de l’observation sélective. Exemple : Il paraît qu’une personne sur cinq est chinoise. Comment est-ce possible ? Je connais pourtant des centaines de personnes et aucune n’est chinoise ! Variante : Je viens de faire un triple six consécutif aux dés. Impossible que je perde ce soir. Et une dernière, courante : J’ai été agressée deux fois, c’était toujours par des étrangers ! Donc tous les étrangers sont potentiellement des agresseurs.

9. La méconnaissance de la nature des données statistiques — Exemple : Le Président Dwight Eisenhower s’étonne et s’alarme que la moitié des Américains soit en dessous de la moyenne de l’intelligence des Américains. Une affirmation totalement logique mais qui porte une incidence politique par son incompréhension. Dans le monde marchand, on utilise souvent cette assertion : « 100% des gagnants ont joué ! » Effectivement, tout autre chiffre est impossible.

Carl Sagan – QUOTES HOPE

10. L’incohérence — Exemple : Se préparer de façon très prudente à une possible attaque armée ennemie et délibérément ignorer les changements climatiques par ailleurs parce qu’ils ne seraient pas prouvés. Variante : Attribuer la faible espérance de vie en ex-URSS à l’échec du communisme il y a de nombreuses années, mais ne jamais attribuer le taux élevé de morts infantiles aux États-Unis — l’un des plus importants des civilisations industrialisées — à l’échec du capitalisme. Variante : Considérer que l’Univers existera pour l’éternité, mais qu’il n’existe pas depuis une éternité. Ceci est souvent le fruit d’une incapacité à voir la problématique en nuances de gris.

11. L’argument non sequitur — « qui ne suit pas » en latin. Exemple : Notre nation prévaut, car Dieu est avec nous. C’est oublier que presque toutes les nations disent la même chose. Souvent, ceux qui se laissent duper par un argument de ce type n’ont pas fait attention aux autres possibilités.

12. L’argument post hoc, ergo propter hoc — « c’est arrivé après, donc cela a été causé par » en latin. Exemple : Je connais une femme de 26 ans qui en fait 60 parce qu’elle prend la pilule contraceptive (Jaime Cardinal Sin, archevêque de Manille). Variante : Il n’y avait pas d’armes nucléaires avant que les femmes obtiennent le droit de vote. Temporalité proche ne veut pas dire causalité.

13. La question dénuée de sens — Exemple : Qu’arrive-t-il lorsqu’une force irrésistible rencontre un objet inamovible ? Si une telle force existe, alors les objets inamovibles n’existent pas et vice versa. Bref, poser une question qui n’a pas de sens permet de postuler dans la question la validité d’une idée fausse dont l’interlocuteur ne saura s’extirper que par la négation car entrainé de force sur un terrain miné.

14. Le faux dilemme ou l’exclusion du tiersNe prendre en considération que les deux extrêmes d’un vaste éventail de possibilités. Exemple : C’est ça, prends sa défense. Mon mari est parfait et moi, j’ai toujours tort ! Variante : Quoi ? Vous critiquez les actions de ce policier violent ? Vous n’aimez pas la France et ses valeurs ? Variante : Si vous ne faites pas partie de la solution, vous faites partie du problème. La vision absolue d’une problématique mène toujours aux extrêmes, un peu à l’image des seigneurs Sith dans Star Wars.

15. La fausse opposition court terme vs long terme — Déclinaison importante du faux dilemme. Exemple : Nous n’avons pas les moyens d’instaurer des programmes de secours à l’intention des enfants dénutris et d’éduquer les enfants en bas âge parce que nous devons lutter de toute urgence contre la criminalité de rue. Variante : Pourquoi explorer l’espace ou poursuivre des travaux de recherche fondamentale quand nous avons un grand déficit budgétaire ? Un problème urgent ne doit pas occulter d’autres problèmes de long terme. À ce titre, la plupart des politiques actuelles tentent de répondre à des problématiques de court terme pour séduire l’électorat.

16. La pente savonneuse — Autre déclinaison du faux dilemme. Exemple : Si nous permettons l’avortement dans les premières semaines de la grossesse, alors il deviendra impossible d’empêcher les gens de tuer des bébés menés à terme. Autre exemple homophobe, éculé sur les réseaux sociaux : Laisser les homosexuels se marier ? Et bientôt on autorise la zoophilie ?! Il s’agit donc d’utiliser l’imaginaire « du pire » pour effrayer et valider un autre avis aucun sans rapport.

17. La confusion entre causalité et corrélation. Exemple : Un sondage montre que l’on trouve une plus grande proportion d’homosexuels chez les diplômés de l’université que chez les personnes ayant suivi moins d’études. Faire des études rend donc homosexuel ! Faux. Variante : La fréquence des tremblements de terre dans les Andes est la même que celle à laquelle la planète Uranus est au plus près de la terre, donc — en dépit de telle corrélation avec Jupiter, plus proche et plus grosse — on établit que ceci entraîne cela. Bref, causalité n’est forcément pas corrélation.

18. L’homme de paille ou la technique de l’épouvantail — Caricaturer une position de manière à la rendre plus facile à attaquer. Exemple : Les scientifiques pensent que les êtres vivants sont apparus par hasard. Une telle formulation ignore volontairement la théorie de Darwin, selon laquelle la nature ajuste ses créations en gardant chaque fois un peu plus de ce qui fonctionne et un peu moins de ce qui ne fonctionne pas. Voici un autre exemple souvent utilisé de nos jours, qui contient par ailleurs une fausse opposition entre le court terme et le long terme : Les écologistes se préoccupent plus des abeilles et du plancton que des êtres humains ! L’épouvantail est donc la création d’une image mentale caricaturale qui empêche les raisonnements de fond.

19. La suppression de preuves ou la demi-vérité — En 1981, le président des États-Unis Ronald Reagan, est victime d’une tentative d’assassinat. Plus tard, la vidéo d’une « prophétie » prédisant cet acte passe à la télévision. Elle est d’une incroyable justesse et tout le monde en parle. Mais a-t-elle été enregistrée avant ou après, au juste ? Autre exemple : Les abus de ce gouvernement appellent la révolution, même si on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Certes, mais cette révolution ne risque-t-elle pas d’être plus sanglante que le régime précédent ? Quelles conclusions pouvons-nous tirer d’autres soulèvements dont nous avons été témoins ? Toute révolution contre un régime d’oppression est-elle préférable et dans l’intérêt du peuple ? Toutes les formes de révolution sont-elles bonnes à prendre ? Quel mouvement politique peut-il récupérer cette révolution ?

20. Le recours à des mots ambigus — En vertu de la séparation des pouvoirs inscrite dans la Constitution américaine, les États-Unis ne peuvent faire la guerre à un autre pays sans déclaration du Congrès. Cependant, c’est le président qui décide de sa politique extérieure et des guerres qu’il entreprend. Celui-ci peut donc décider d’user de ses prérogatives dans l’optique de se faire réélire. Un président pourrait donc être tenté de partir en guerre drapeau brandi, en prétendant qu’il s’agit d’autre chose, par exemple d’une « action policière », d’une « incursion armée », de « ripostes visant à assurer la protection », de « sauvegarde des intérêts américains », de « pacification », alouette! Il peut aussi mener toute variété d’« opérations » de type « opération juste cause ». Les euphémismes qualifiant la guerre font partie d’une longue liste de trucages sémantiques à usage politique. « Un des arts pratiqués par les politiciens consiste à trouver de nouveaux noms à des institutions dont l’ancien nom est devenu odieux aux oreilles du public », disait Talleyrand. Aujourd’hui, de très nombreux mots utilisés en politique sont empruntés au monde marchand formant une novlangue manipulatoire mais efficace pour séduire.

Comme on le constate, le point commun entre l’ensemble de ces sophismes, c’est qu’ils sont tous plus ou moins séduisants dans l’interprétation de la réalité. Il est extrêmement facile d’en appeler à l’autorité, à la nature, à la force divine ou aux préjugés populaires. Un raisonnement complexe demande du travail et de la réflexion. C’est la facilité qui génère un manque de recul critique. Sagan termine cependant son chapitre sur un avertissement :

« Comme tous les outils, ce kit de détection d’inepties peut être mal utilisé, appliqué hors contexte ou même utilisé machinalement, sans effort de réflexion. Employé à bon escient, il peut toutefois faire une grande différence dans le monde, en vous aidant notamment à évaluer vos propres arguments avant de les présenter aux autres. » (Traduction libre)

The Demon-Haunted World est une lecture aussi fascinante qu’intemporelle. À de nombreux égards, elle semble même plus d’actualité que jamais à notre époque, où cohabitent propagande médiatique, pseudosciences et intérêts commerciaux divers et variés.

Suzanne Etter & Mr Mondialisation

Félicitation ! Vous êtes vivant !

On partage avec vous cette séquence inspirante de la série Cosmos que nous avons dévorée avec grand plaisir. Suite de la brillante série des années 1980 animée par Carl Sagan, celle-ci nous invite à voyager une fois encore dans l'espace et le temps pour mieux comprendre le monde et où se situe notre fraction d'humanité dans l'océan des infinies possibilités. De quoi donner goût à l'observation des choses autour de nous et à leur compréhension au-delà des peurs et des croyances. La série, commentée par l'astrophysicien Neil de Grasse Tyson, aborde également les questions climatiques mais aussi comment l'obscurantisme a toujours nié dans l'histoire les évidences scientifiques au nom d'un ordre, religieux hier, économique aujourd'hui.La série Cosmos : Une odyssée à travers l'univers est consultable un peu partout sur la toile, en DVD ou sur Netflix.Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosmos_:_Une_odyss%C3%A9e_%C3%A0_travers_l%27universInfos & Débats | Mr Mondialisation

Publiée par Mr Mondialisation sur Samedi 29 avril 2017


Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Afin de perpétuer ce travail, soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé 😉

Mr Mondialisation

Mon, 24 Sep 2018 05:27:43 +0200

Boycott citoyen : cette nouvelle App révèle la multinationale cachée derrière chaque produit

La nouvelle application BuyOrNot, développée par la plateforme française I-Boycott axée sur le boycott citoyen, doit permettre de guider les consommateurs en recherche d’aliments sains et éthiques. Découverte.

De plus en plus d’individus cherchent à changer leurs habitudes quotidiennes afin de s’engager pour un monde plus juste. Bien qu’un changement structurel soit fondamental, faire évoluer ses propres consommations peut être un premier pas pour prendre conscience des enjeux sociaux et environnementaux contemporains tout en favorisant des produits plus éthiques. L’application BuyOrNot peut donc servir à ceux qui auraient du mal à s’y retrouver parmi les milliers de produits qui leur sont proposés dans les différents magasins.

Une application pour dévoiler les multinationales derrière les produits

Selon, Levent Acar, chef de projet en informatique et co-fondateur de la plateforme I-Boycott, « plateforme citoyenne pour faire évoluer les multinationales à travers notre consommation », l’ambition est « d’amener les acteurs économiques à mettre en place des pratiques plus durables et éthiques grâce aux conseils des consommateurs responsables ». Il espère que l’application puisse permettre de montrer « l’envers du décor des produits », c’est-à-dire leur qualité nutritionnelle réelle, mais aussi les conditions dans lesquelles ils ont été fabriqués.

Après avoir scanné le code-barre, l’utilisateur aura accès à une fiche (via Open Food Facts) sur laquelle il pourra consulter « l’impact santé » du produit grâce au nutri-score, à l’indicateur NOVA et à des précisions concernant l’impact des additifs. Ces trois indicateurs permettent respectivement de fournir des informations simplifiées à propos de la composition nutritionnelle du produit, son degré de transformation et les additifs alimentaires qu’il peut contenir. En cas de doute, le consommateur saura ainsi s’il a à faire à un produit sain ou non. Il sera également fait mention des éventuelles campagnes de boycott en cours (par exemple, si le produit appartient à Nestlé, la personne sera alertée), ainsi que des alternatives alimentaires existantes. Au total, 550.000 produits sont recensés sur Open Food Facts, « soit 95 % de ce que l’on trouve sur le marché », selon Levent Acar.

Un premier pas vers une consommation écologique ?

Le débat fait rage. Infléchir les comportements des consommateurs au niveau individuel suffira-t-il à changer le monde ? « Le colibri fait sa part, mais il sait pertinemment qu’il ne va pas éteindre le feu », développe Levent Acar, selon qui « le boycott ne doit pas servir à apaiser les consciences personnelles ». Il faut donc « combattre les pyromanes, ceux qui mettent le feu », poursuit-il. Et pour cause, on peine aujourd’hui à imaginer une sortie de crise écologique sans grands changements institutionnels, c’est-à-dire, changer les règles qui font société. Néanmoins, le boycott à large échelle livrerait un message clair des volontés de la population.

Selon lui, le Boycott est donc un moyen de pointer du doigt les entreprises les plus polluantes ainsi que celles qui exploitent les travailleurs. Ainsi, certaines problématiques telles que les pollutions générées par les entreprises où les conditions de travail des employés peuvent se trouver propulsées dans le débat public de cette manière. Le fondateur y voit également un moyen collectif « puissant » pour obliger les entreprises à répondre aux exigences des consommateurs. Enfin, avance-t-il, malgré l’urgence de la situation, il est vrai que tout le monde ne s’intéresse pas aux enjeux sociaux et à l’environnement. Aussi espère-t-il que le boycott puisse être un levier pour atteindre ces individus qui ne pensent avoir aucune marge de manœuvre, ceux-là mêmes « qui sont la cible des multinationales ». Les géants de la distribution seront-ils contraints de changer ?

L’application est déjà disponible sur Android et le sera d’ici quelques semaines sur iPhone ! Rappelons également que le boycott global des grandes surfaces reste une alternative encore plus radicale : soutenir directement les producteurs locaux, AMAP, échoppes, magasins en vrac,…


Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé 😉

Mr Mondialisation

Sun, 23 Sep 2018 05:14:18 +0200

Décès tragique à Hambach où des militants protègent une forêt de 12 000 ans

Le décès récent d’un blogueur engagé à Hambach, en Allemagne, met tristement en lumière, à un niveau international, le sort réservé à la forêt millénaire de même nom et dont les derniers hectares, défendus par une ZAD, sont promis à être rasés par le géant de l’électricité allemand RWE.

Il n’y a certainement pas qu’en France où se déroulent de grands projets industriels destructeurs de l’environnement. À Hambach, dans l’ouest de l’Allemagne, des militants s’activent depuis plusieurs années pour protéger les restes d’une forêt vieille de 12.000 ans de la folie extractive. Depuis 1978, date à laquelle les arbres s’étendaient encore sur 4200 hectares, la superficie de cet espace naturel a été réduite à une peau de chagrin : 200 hectares. Alors que certains arbres atteignent ici les 350 ans, la forêt pourrait être définitivement rasée dans les prochains mois afin d’extraire le charbon que recèlent les sous-sols. À la place de ces arbres plusieurs fois centenaires, on trouverait alors une nouvelle immense mine à ciel ouvert, comme tant d’autres dans la région.

Hambach MineOppositions au projet

C’est sur ce lieu que s’est joué le drame ce mercredi 19 septembre : un blogueur qui filmait l’intervention des forces de l’ordre en train de déloger les opposants a mortellement chuté depuis une cabane dans un arbre. Une enquête devra révéler les circonstances exactes du drame. Le jeune homme, Stephen M., âgé de 27 ans, se rendait régulièrement à la ZAD depuis un an afin d’informer les internautes et citoyens de son évolution. Si la police n’est pas directement mise en cause, les militants demandent que soit mis fin à une intervention jugée surdimensionnée par la presse. 3500 policiers avec hélicoptères, canons à eau et chevaux ont été envoyés sur place. Mais l’exploitant RWE a d’ores et déjà annoncé que la mort du journaliste n’empêcherait pas de poursuivre le défrichement de la forêt. De quoi rassurer les investisseurs du géant de l’énergie coté en bourse.

RWE, deuxième producteur d’électricité en Allemagne, a également été classé en 2015 au premier rang des plus grands pollueurs en Europe. Depuis 2004, le géant de l’énergie allemand veut exploiter les derniers espaces de la Forêt de Hambach pour y extraire le charbon qui s’y trouve. Pour empêcher la réalisation de ces plans, l’association environnementale BUND dépose d’abord un recours en justice afin de contester l’autorisation donnée par les autorités locales à RWE. Cette démarche ayant échoué, les militants décident d’occuper la forêt et y maintiennent une zone à défendre (ZAD) depuis 2012. Pour les militants, il s’agit non seulement de protéger une forêt d’une grande rareté tant sur le plan écologique que symbolique, mais aussi d’alerter à propos du changement climatique et de l’urgence de sortir des énergies fossiles. Au total 51 cabanes, construites pour la plupart dans les arbres ont été érigées dans la forêt. Depuis le début des opérations le jeudi 13 septembre (lancées selon les officiels en raison du « risque élevé d’incendie »), la moitié de ces installations ont été détruites.

L’Allemagne embourbée dans le charbon, la France la soutient

Certes, l’Allemagne se développe rapidement en matière d’énergies renouvelables. Mais comme le relève Bastamag, la poursuite de ses activités liées à l’extraction de charbon est en contradiction avec les ambitions affichées de l’Allemagne : « L’évacuation des défenseurs du climat de la forêt d’Hambach a lieu alors même qu’une « commission charbon » travaille depuis juin à un plan de sortie du charbon ». La dissonance est flagrante. En effet, si notre voisin d’outre-Rhin veut atteindre son objectif climatique – celui de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 d’ici 2020 –  il devra diminuer sa dépendance au charbon. Comme le montrent plusieurs rapports, les objectifs ne pourront être atteints que si l’Allemagne fermait plusieurs centrales à charbon d’ici là.

Comme le rappelait 350.org cette semaine, la France continue de soutenir le charbon en Allemagne, et ce en dépit de ses propres engagements. En effet, pointe l’ONG, « la France continue d’investir des millions d’euros, via la Caisse des Dépôts et consignations* notamment, dans les mines et les centrales à charbon allemandes ». Ceci peut sembler surprenant, mais la France joue donc un rôle d’importance sur ce développement industriel de l’Allemagne. Emmanuel Macron avait pourtant annoncé en 2017 que les quatre dernières centrales à charbon françaises seraient fermées d’ici 2021 et un mois plus tard c’est son ministre Bruno Le Maire qui indiquait que les investissements de la Caisse des Dépôts se feraient désormais en considération des enjeux climatiques. Mais les paroles politiques n’ont pas encore fait place aux actes.

Du 25 au 29 octobre prochains, des militants de toute l’Europe se réuniront à l’initiative de « Ende Gelände » dans le bassin du Rhin pour dire stop au charbon. Pour obliger la France à maintenir ses engagements, zerofossile.org a mis en place une pétition.

*La Caisse des Dépôts et consignations est une institution financière publique française.

Ende Gelände


Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé.

Mr Mondialisation

Sat, 22 Sep 2018 04:03:18 +0200

Thermostat 6 : un court-métrage magistral qui retourne le cœur et l’esprit

Une adolescente tente de convaincre son entourage de réparer une fuite d’eau qui menace sa maison lors d’un repas de famille… Et très vite, la situation dégénère. Allégorie d’un monde qui sombre dans l’indifférence, car incapable d’évoluer pour prendre toute la mesure du changement climatique et du « risque existentiel » induit, le court-métrage Thermostat 6 réalisé par Maya Av-Ron, Mylène Cominotti, Marion Coudert et Sixtine Dano a été présenté aux Gobelins pour valider la fin de leurs études. Et quel résultat !

Pouvons-nous comparer l’Humanité à une famille dont la maison serait menacée par une fuite d’eau, mais qui observe sans agir en repoussant éternellement l’action au lendemain ? Pire encore, les membres de cette famille ne cessent de nier la réalité alors qu’ils subissent déjà les conséquences de ce changement. Dans un court-métrage qui encourage la réflexion, quatre élèves de l’École de l’image Gobelins à Paris ont osé le rapprochement et c’est une véritable réussite. Ce travail d’une qualité vraiment professionnelle a été réalisé à l’occasion de leur diplôme de fin d’études.

Crédit image : Maya Av-Ron, Mylène Cominotti, Marion Coudert et Sixtine Dano

« C’est au travers des récits qu’on peut changer les imaginaires »

Chaque personnage présent dans le court-métrage représente différentes attitudes que l’on observe face au changement climatique. De cette manière, le spectateur est amené à s’interroger à propos des mécanismes qui conduisent à l’inertie sociétale face à un phénomène qui menace pourtant l’existence de l’humanité. Le grand-père par exemple, entièrement absorbé par les journaux et l’actualité (par opposition à l’information), ne se rend pas compte de la fuite qui menace la maison : c’est seulement au moment où il relève vraiment la tête qu’il s’aperçoit des dégâts. Le jeune garçon représente pour sa part la génération à qui on laisse un monde bouleversé. L’adolescente, elle, tente d’alerter ses proches, mais malgré toute sa bonne volonté, elle n’arrive pas à se faire entendre. Alors que le père symbolise une forme de négationnisme, la mère elle représente l’illusion de l’abondance et la société de croissance. La situation va mal ? Consommons davantage !

Chaque parole prononcée par les personnages fait intelligemment référence à des faits de société, des observations bien actuelles. Par exemple, quand l’adolescente monte sur la table pour colmater la fuite, la première réaction est de condamner le fait qu’elle puisse salir cette table alors que celle-ci est inondée. Comment ne pas y voir un parallèle avec les militants de Notre-Dame-des-Landes, par exemple, souvent vilipendés pour leurs actions qui sortent des normes alors qu’on parle de la survie de la civilisation et de toutes les espèces. Alors que la jeune fille s’acharne pour faire sa part, sa famille lui rappelle qu’il faut faire confiance aux professionnels, de ne pas dramatiser… Et puis, que peut-elle faire ? Elle n’est qu’une « jeune » ! « Depuis quand les enfants nous font la morale » lâche le père. Comme un air de déjà vu ?

Crédit image : Maya Av-Ron, Mylène Cominotti, Marion Coudert et Sixtine Dano

« J’ai toujours aimé dessiné » confie Sixtine Dano, l’une des co-réalisatrice, pour qui « le film d’animation permet de conjuguer cette passion avec l’envie de raconter des histoires ». Amenée à faire des tâches répétitives pendant ses études, elle profitait de ces moments  « pour écouter des émissions de radio et des documentaires à propos de l’état du monde » avec ses camarades, d’où l’envie d’aborder le sujet. Selon elle, Thermostat 6 est une tentative de « faire ressortir de manière positive et créative les peurs et stress liés au changement climatique ». « C’est un sujet qui me tenait vraiment à cœur et auquel je pense tous les jours ; je m’engage aussi bien dans ma vie quotidienne qu’auprès d’associations« , nous précise la jeune femme.

Crédit image : Maya Av-Ron, Mylène Cominotti, Marion Coudert et Sixtine Dano

Nous avons déjà les pieds dans l’eau !

Bien que le court-métrage soit une invitation à agir avant qu’il ne soit trop tard, on ne peut plus nier que nous avons déjà les pieds dans l’eau, voire jusqu’aux genoux. Les discours à propos du changement climatique ont d’ailleurs rapidement changé ces derniers mois : il n’est plus question de l’empêcher, mais bien de s’adapter et d’éviter le pire. Selon une étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology) publiée le 31 juillet, certaines régions du monde vont devenir invivables en raison de longues vagues de chaleurs extrêmes. C’est le cas dans le Sud de l’Asie (l’une des régions les plus peuplées au monde) ainsi que dans le Golf persique.

Ces dernières années, les anomalies de températures se sont multipliées. Alors que la période avril-août au niveau européen est d’ores et déjà classée au rang « d’ovni climatologique », tant les températures ont excédé les moyennes de saison, le réchauffement est surtout observable sur le temps long : depuis le début du 21è siècle presque toutes les années ont connu des moyennes de température dépassant la normale. 2015, 2016 et 2018 ont même été les plus chaudes jamais enregistrées. Les projections des scientifiques depuis quelques décennies se confirment à chaque nouveau relevé. Et pourtant beaucoup continuent de nier, donc d’agir. Faudra-t-il vraiment attendre d’être submergés pour réaliser l’ampleur de la catastrophe ? Un petit digestif ?


Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Afin de perpétuer ce travail, soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé 😉

Mr Mondialisation