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News

Tue, 25 Sep 2018 14:32:13 +0200

Cameroun : les hommes (et la femme) de la campagne de Paul Biya

Le président camerounais Paul Biya, candidat à un septième mandat lors de la présidentielle du 7 octobre, a compté sur différents atouts pour former le cercle de sa campagne.

Paul Biya n’a toujours pas officiellement tranché : Samuel Mvondo Ayolo, ex-ambassadeur à Paris et actuel directeur du cabinet civil à la présidence, a les faveurs des pronostics pour prendre la tête de la campagne. Mais l’homme de 61 ans manque de repères au sein du parti comme de l’administration, qu’il a peu fréquentés.

Le candidat Biya pourrait donc lui préférer le Premier ministre Philémon Yang, déjà directeur de campagne en 2011 et qui apparaissait encore, il y a peu, comme le choix naturel pour le poste. D’autant qu’une mise à l’écart de Yang risquerait d’ouvrir une lutte prématurée pour la primature.


>>> À LIRE – Cameroun : Biya forever ?


Paul Biya ayant pris l’habitude de ne pas faire campagne lui-même, c’est Jacques Fame Ndongo, 67 ans, ministre de l’Enseignement supérieur et secrétaire à la communication du RDPC,

Mathieu Olivier

Tue, 25 Sep 2018 14:32:13 +0200

Côte d'Ivoire : à Daoukro, le PDCI esquive la bataille entre pro et anti-RHDP

Réuni lundi 24 septembre en bureau politique à Daoukro, le fief d'Henri Konan Bédié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a officiellement quitté le processus de création du parti unifié, RHDP, qu'il affrontera aux élections municipales et régionales du 13 octobre.

En jouant à domicile, dans son fief de Daoukro, Henri Konan Bédié (HKB) avait décidé de verrouiller le 8e bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). L’événement sentait le souffre, il s’est finalement déroulé sans encombre pour l’ancien président ivoirien.

À l’issue de plus de trois heures de débats filmés, sous les yeux d’un huissier de justice,  les quelques 500 participants rassemblés sous la coupole de l’hôtel de la Paix ont décidé de prolonger le mandat de Bédié et des instances du parti, qui devait s’achever le 6 octobre, jusqu’au prochain congrès, dont l’organisation a été reportée à après l’élection présidentielle de 2020.

Ces résolutions, déjà votées le 17 juin dernier, avaient été suspendues le 19 septembre par la justice ivoirienne. « Ceux qui souhaitaient affaiblir la direction de notre parti ont échoué », se réjouit un quadra du PDCI.

Comme le craignait Alassane Ouattara, qui avait fait porter la veille un message d’apaisement auprès de son aîné, le PDCI a entériné son retrait du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti unifié). L’accord politique signé le 12 avril par HKB est « dénoncé » par l’ancien parti unique, qui quitte dans le même temps le groupement politique RHDP et donne mandat à son président pour négocier « la mise en place d’une plateforme de collaboration avec les forces vives de la nation et les partis politiques ».  Scellée le 8 août lors d’un tête-à-tête entre Alassane Ouattara et Bédié, la rupture avec la coalition au pouvoir est ici entérinée.


>>> À LIRE – Élections locales en Côte d’Ivoire : la confusion règne au PDCI


Parmi le membres du PDCI partisans du RHDP, seuls le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani et le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, ont assumé publiquement leur position. Lors de son intervention, le premier s’est opposé au retrait du parti unifié, demandant que la décision soit prise lors d’un congrès extraordinaire. De son côté, Achi est resté plus mesuré, s’interrogeant sur la nécessité de dénoncer l’accord politique du 12 avril et préférant s’abstenir lors du vote.

S’il faut que je meure, ce sera un grand sacrifice pour la cohésion de la Côte d’Ivoire

Sous les huées

« Je suis bel et bien militant du PDCI. J’ai reçu mon badge et j’ai ma carte de militant. Le PDCI a pris des décisions importantes. Nous disons que, pour prendre de telles décisions, il faut nécessairement que nous allions au congrès. Il y a beaucoup de militants qui ne sont pas venus à ce bureau politique et qui observent. Quand nous serons sur le terrain, nous déciderons de la marche à suivre. Nous ne remettons pas en cause le choix du président Bédié, mais nous estimons que le PDCI a besoin de faire sa mue. Ce n’est pas les cris, les huées et autres qui vont nous faire taire. On a dit qu’Adjoumani ne pouvait pas venir, j’ai prouvé que je suis militant. S’il faut que je meure, ce sera un grand sacrifice pour la cohésion de la Côte d’Ivoire », a réagi Adjoumani, l’ancien porte-parole du PDCI, sous les huées de plusieurs dizaines de militants chauffés à blanc.

Les élections locales du 13 octobre étaient l’autre enjeux important de ce bureau politique. Alors que le chef de l’État a refusé de procéder à la réforme de la Commission électorale avant ce scrutin – une demande du PDCI et de l’opposition -, Bédié a finalement refuser de mener son parti vers un boycott des élections.


>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : quelle réforme pour la Commission électorale indépendante ?


Il était sans doute trop tard pour ne pas aller aux élections, nos candidats n’auraient pas respecté ce choix

L’ancien chef de l’État avait pourtant chargé plusieurs vice-présidents du PDCI, dont l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, de plancher sur la question. Cette commission avait plaidé pour une position ferme. D’autres cadres du parti, dont Jean-Louis Billon, auraient souhaité voir le PDCI conditionner sa participation au processus électoral à la réforme de la CEI.

« Le 19 septembre, lorsque Henri Konan Bédié a réuni son secrétariat exécutif, la question de la participation aux élections n’a pas fait l’unanimité. Il était sans doute trop tard pour ne pas aller aux élections, nos candidats n’auraient pas respecté ce choix. Nous ne pouvions pas risquer de mettre à mal notre unité », explique un baron du PDCI.

Ce lundi, Bédié a notamment justifié son choix d’aller aux élections en évoquant l’importance d’être présent dans les municipalités et les régions du pays pour pouvoir « avoir un œil sur l’état civil » dans la perspective de 2020.

Vincent Duhem

Tue, 25 Sep 2018 14:28:42 +0200

Argentine. Graves menaces de mort contre Nicolas Del Caño, député d'extrême-gauche

Le Parti des Travailleurs Socialistes anime LaIzquierdaDiario.com en Argentine, quotidien numérique appartenant au même réseau que Révolution Permanente.

Myriam Bregman, également élue du PTS à l’Assemblée Nationale argentine, a dénoncé lundi après-midi les menaces de mort reçues par son camarade Nicolas Del Caño sur son téléphone portable. Ce dernier est député pour la province de Buenos Aires.

« Mon camarade Nicolas Del Caño reçoit en continu depuis une heure des dizaines de menaces de mort, envoyées de manière coordonnée depuis différents points du pays »

Les menaces ont été envoyées sur le portable du député du PTS par différents numéros dans la journée du lundi 24 septembre. Sur les captures d’écran illustrant cet article, on peut voir que ces messages morbides contenaient des dessins et des photos de Videla, le général qui a dirigé l’Argentine sous la dictature après le coup d’État de 1976 et organisé la répression d’État ayant notamment conduit à la mort (ou la « disparition forcée ») de milliers de militants d’extrême-gauche. Ces images s’accompagnent de légendes faisant très clairement allusion aux actions des militaires génocidaires.

Au cours de la nuit, les messages envoyés par différents numéros téléphoniques ont continué, comprenant tous types de commentaires insultants et menaçants.

Des représentants du PTS et du FIT (Frente de Izquierda, coalition de plusieurs organisations trotskistes dont fait partie le PTS) ont indiqué qu’ils rassemblaient tous les documents nécessaires pour porter le dossier en justice.

Peu de temps après que Nicolas Del Caño a dénoncé publiquement ces menaces coordonnées, il a reçu d’innombrables démonstrations de solidarités. Dans l’après-midi, le hashtag #RepudioAmenazasADelCaño (« Je condamne les menaces envers Del Caño ») figurait en Top Tweet en Argentine.

Ces menaces constituent un fait extrêmement grave et s’ancrent dans un contexte politique répressif, alimenté par le gouvernement argentin et par les grands médias du pays. C’est ce même gouvernement Macri qui a lancé à plusieurs reprises des attaques contre la gauche et l’extrême-gauche et plus largement contre les différents secteurs de l’opposition – les dirigeants ouvriers et syndicaux, les figures du mouvement social, les peuples autochtones et les organisations de défense des droits de l’homme.

Ce discours menaçant et répressif porté par le gouvernement – une forme de harcèlement médiatique et politique permanent envers l’opposition – contribue grandement à créer un climat propice aux actions de groupes fascistes ou fascisants, à l’origine des menaces contre Del Caño et l’extrême-gauche en général.

Qui plus est, ces menaces interviennent à la veille de la grève nationale appelée ce mardi en Argentine. Comme le veut la tradition ouvrière, les organisations combatives de gauche, syndicales et politiques, ont prévu d’organiser des blocages de plusieurs axes routiers importants dans l’ensemble du pays. Et le ministre de la Sécurité, fidèle au discours gouvernemental, à d’ores et déjà évoqué la répression si ces blocages étaient mis en place.

Par ailleurs, les menaces reçues par Del Caño ont été envoyées tout juste deux semaines après l’enlèvement et les actes de torture perpétrés contre l’enseignante Corina de Bonis. Les tortionnaires lui avaient violemment enjoint de cesser de faire de la politique et de se rendre aux manifestations, en gravant notamment un message menaçant sur son ventre à l’aide d’un poinçon. Cette action brutale avait également été encouragée par le discours virulent du gouvernement contre les revendications des enseignants argentins.

Dans ce contexte, les menaces reçues par Del Caño constituent un fait extrêmement grave, qui doit être fermement et publiquement condamné par l’ensemble des organisations qui défendent – ou prétendent défendre – les libertés démocratiques.

Tue, 25 Sep 2018 14:11:55 +0200

Suède: le Premier ministre Stefan Löfven démis par le Parlement

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RFI

Tue, 25 Sep 2018 14:11:55 +0200

Des touristes chinois expulsés d’un hôtel suédois: la toile et Pékin s’embrasent

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Stéphane Lagarde