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Rouge Midi

Tue, 16 Oct 2018 19:36:12 +0000

Lutter contre la désinformation ou blanchir les crimes de l'armée israélienne ?

Une conférence intitulée « lutter contre la désinformation sur Israël avec la participation de Meyer Habib, député et Olivier Rafowicz, colonel de réserve de Tsahal » est annoncée le 15 octobre au Palais des Congrès de Marseille.
La désinformation, c’est l’apologie des crimes de guerre et la négation du peuple palestinien !

Meyer Habib, c’est le député des colons qui volent la terre palestinienne et pratiquent le nettoyage ethnique. C’est celui qui affirme qu’à Gaza « l’écrasante majorité des gens qui ont été tués étaient des terroristes et qu’Israël était en état de légitime défense ». La colonisation est illégale d’après le droit international. Est-il admissible que les colons aient un député en France ?

Olivier Rafowicz, c’est celui qui déclarait juste après le massacre de « Bordure Protectrice » à Gaza (2 400 morts pendant l’été 2014) : « Barrière protectrice » est une réaction au Hamas, organisation terroriste, qui a déclaré la guerre à Israël. Israël avait pourtant choisi d’attendre, de jouer la carte de l’apaisement ». Apaisement le quartier de Shujaïa pulvérisé ainsi que la centrale électrique, les ateliers fabriquant des yaourts, les champs ravagés, l’hôpital al Wafa transformé en montagne de décombres ? L’attaque contre une population en cage était délibérée.
On a effectivement affaire à un spécialiste de la désinformation !

À l’Union Juive Française pour la Paix, nous sommes héritiers des très nombreux Juifs qui ont considéré que leur émancipation comme minorité opprimée passait par celle de toute l’humanité.
Nous savons que le négationnisme est un mal absolu. Nier que deux millions de Gazaouis vivent dans une cage bouclée par terre, par mer et par air par l’armée israélienne, c’est du négationnisme. Nier que des tireurs d’élite de cette armée ont froidement abattu 180 personnes dont des femmes, des enfants, des journalistes, des secouristes, une infirmière … c’est du négationnisme. Traiter les Gazaouis de terroristes rappelle une sinistre période où l’occupant nazi disait (dans l’Affiche Rouge) des résistants du groupe Manouchian qu’ils prônaient « la libération par l’armée du crime ». Déshumaniser et diffamer a toujours rendu le crime plus facile.

Olivier Rafowicz explique tranquillement (8 novembre 2015) : « je ne crois pas à la coexistence pacifique avec les Arabes musulmans en Israël ». Autrefois l’OAS ne croyait pas non plus à la coexistence pacifique avec les Arabes musulmans en Algérie. Ils ont des milliers de morts sur la conscience et, au bout du compte, ils ont provoqué largement l’exode des Français d’Algérie.
Connaître la réalité de l’apartheid israélien n’est pas très compliqué. Il suffit d’aller passer quelques minutes à Hébron, là où des colons intégristes protégés par des soldats surarmés déversent leurs ordures dans la rue palestinienne et poussent leurs enfants à jeter des pierres sur les écoliers palestiniens.
Cette négation n’est pas seulement criminelle. Elle est suicidaire pour les Juifs.
Qui peut croire sérieusement que cette aventure coloniale sanglante sera éternelle ?

Nous disons aux Juifs de Marseille et d’ailleurs : nos ancêtres ont vécu très longuement dans différents pays et notamment dans ceux du monde arabe et musulman. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ». Ceux qui se font les propagandistes zélés d’une armée criminelle ne sont pas vos amis, ils vous mettent sciemment en danger. Quand Nétanyahou vient dire aux Français juifs que leur pays n’est pas la France et qu’ils doivent partir, il profère ce que les antisémites ont toujours dit. Quand les pires racistes, les Chrétiens sionistes américains, l’extrême droite xénophobe européenne ou le dirigeant hongrois Orban qui réhabilite l’ancien régime nazi de son pays, deviennent les meilleurs amis du gouvernement israélien, interrogez-vous. C’est une injure à l’histoire et à la mémoire des Juifs.

Quand les dirigeants communautaires qui prétendent parler au nom des Juifs de France, ceux du CRIF dont Meyer Habib est le porte-parole, sont issus d’un groupuscule violent d’extrême droite (le Bétar) et lancent quotidiennement les pires injures racistes (William-Gilles Goldnadel, 31 décembre 2016) : « des colonies de peuplement contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine-Saint-Denis. Un Juif est moins étranger en Judée », ils profanent votre identité.

Écoutez l’historien israélien Zeev Sternhell  : « en Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts » (18 février 2018). Écoutez les anticolonialistes israéliens qui, au côté des Palestiniens, se battent pour la reconnaissance et la réparation du crime fondateur de cette guerre : l’expulsion préméditée du peuple palestinien de son pays en 1948.

Nous posons la question aux autorités.

Qui paie pour cette soirée d’apologie du crime ? Qui propage le négationnisme ?
La municipalité ? Le département ? La région ? Les trois ? Directement ou sous forme de subventions ?
En tant que citoyens, nous avons le droit de savoir. Cette complicité est intolérable.

jeudi 27 septembre 2018
Union Juive Française pour la Paix
UJFP-PACA

Tue, 16 Oct 2018 19:36:12 +0000

Etre un homme

Sur le dernier tronçon du chemin qui conduit jusqu’à lui, si la saison le permet, les rosiers trouent de leur vivacité les haies de buis et de troène. Des hortensias étalent avec prodigalité des tonalités indécises, des camaïeux de rose pâle au bleu lavande enchantent le marcheur. Des tournesols, placés en bordure de jardins ouvriers, quand ils ne sont pas déjà dégarnis et réformés pour vigueur passée, pointent leur jaune insolent vers un ciel indolent. Leur or refuse de rouiller, déchire le silence de ce morceau de nature domestiquée qui va entrer en somnolence dans un nouvel automne.
Une très légère brise les fait se dodeliner et caresse les joues de celui qui hâte maintenant son pas.
Une frontière est nettement dessinée.
Le métal rutile sous des rayons encore drus.
Plusieurs haltes sont nécessaires pour franchir la multiplicité de la limitation entre le dehors et le dedans, comme autant de couches superposées qui figurent la membrane d’une cellule eucaryote. L’admission exige que soit déposé dès le filtre premier le morceau de plastique qui témoigne de l’identité, ce dont on s’acquitte avec bonhomie au terme d’un long voyage.

L’accès est obtenu.
Il débouche sur un espace divisé en petites unités, garnies chacune de chaises de jardin moulées dans une mauvaise résine blanche, deux ou trois autour d’une table minuscule.
Les salutations un peu embrouillées par des émotions diverses et intenses faites, l’entretien débute.
Les échanges sont rapides, les questions enveloppent le visiteur et développent les actualités, le temps est bien compté. Affable, délicat, enjoué avec une pointe d’humour qui déborde quand il dresse pour son usage le portrait de son visiteur par petites touches apportées par la substance du dialogue qui efface les murs et élargit la petite pièce aveugle. Il ne se défait à aucun moment de l’attention qu’il lui porte.
Une grande force spirituelle imprègne le moment.
L’atmosphère est imbibée d’une bienveillance tranquille, apaisée.
Un optimisme raisonnable est le germe de cette foi dans un avenir meilleur pour l’homme, dans un monde débarrassé de l’oppression, au sein de sociétés solidement construites sur la justice. Le délitement saugrenu de toutes les formes d’organisations sociales doit conduire à la concrétisation de cette idée si simple à réaliser. Les replâtrages et les mensonges faits pour verrouiller toute pensée et toute action sont d’une fragilité de plus en plus manifeste.

Parce qu’on aurait voulu qu’ils ne fussent pas, interrompant à l’emporte-pièce la discussion de plus en plus précise, les adieux sont maladroits et vite escamotés de la mémoire. Longtemps un apaisement indicible habite le visiteur après que le visité ne l’ait quitté, effet de l’énergie morale irradiée et emmagasinée précieusement comme viatique pour le chemin du retour.
Les larmes viennent après un certain temps, abondantes, nourries de l’impuissance individuelle et collective à libérer le plus vieux prisonnier politique de France.

Georges Ibrahim Abdallah, écrou numéro 2388/A221, centre pénitencier de Lannemezan, 6530, entamera sa trente cinquième année de prison en octobre 2018.
Il est l’un de ceux qui demeurent d’une fidélité inflexible à leurs motivations politiques d’indépendance de tous les pays assujettis à l’impérialisme et à l’idéal communiste de justice sociale et d’émancipation pour tous les hommes. Toutes ces années d’incarcération n’ont en rien atténué sa flamme et son désir que son idéal s’atteigne un jour. Au contraire, elles les ont concentrés, faisant de lui, détenu depuis des décennies, l’Homme, rare, le plus libre et le plus hautement moral qui soit. Toutes ces clôtures, fossés, barbelés, murailles laissent passer jusqu’à lui les informations d’un capitalisme devenu de plus en plus aberrant. Georges reste imperméable aux inévitables dégénérescences de jugement porté sur le devenir de ce mode de production et mode de vie aliénée. Il est certain que l’humanité en triomphera.

Badia Benjelloun
11 septembre 2018.

Dr Benjelloun

Tue, 16 Oct 2018 19:36:12 +0000

Demandez le programme !

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L’avenir du pays dépend de notre capacité à unir toutes les forces de progrès, nous comptons sur toi !
« Voyageur, le chemin ce sont les traces de tes pas, c’est tout. »Voyageur, il n’y a pas de chemin ; le chemin se fait en marchant.
« Et quand tu regardes derrière toi, tu vois le sentier que jamais tu ne dois à nouveau fouler. »

Antonio MACHADO.


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Rouge Midi

Tue, 16 Oct 2018 19:36:12 +0000

Une Italie souverainiste sans souveraineté

Le tourbillon politico-médiatique soulevé par l’affrontement entre “européistes” et “souverainistes” cache ce qu’est au contraire la réalité : un européisme sans Europe et un souverainisme sans souveraineté.

Celui qui brandit instrumentalement la bannière de l’européisme en ce moment est le président Macron, pour faire avancer la puissance française non seulement en Eu-rope mais en Afrique. La France, promotrice avec les USA de la guerre OTAN qui en 2011 a démoli l’État libyen (dans laquelle l’Italie joua un rôle de premier plan), essaie par tous les moyens de contrôler la Libye : ses riches ressources -d’énormes réserves de pétrole, gaz naturel et eau fossile- non moins que son territoire, de grande importance géostratégique.

À cet effet Macron appuie les milices qui combattent le “gouvernement” de Fayez al Serraj, soutenu par l’Italie qui avec l’Eni (Société nationale des hydrocarbures) conserve de gros intérêts dans le pays.
Ceci n’est qu’un des exemples de la façon dont l’Union Européenne, fondée sur les intérêts des oligarchies économiques et financières des plus grandes puissances, est en train de s’effriter dans des oppositions de nature économique et politique, dont la question des migrants n’est que la pointe de l’iceberg.

Face à la prédominance de France et Allemagne, le gouvernement italien 5 Stelle-Lega a fait un choix précis : accroître le poids de l’Italie en la liant encore plus étroitement aux États-Unis. D’où la rencontre du président du conseil Conte avec le président Trump, à laquelle les médias italiens n’ont donné que peu d’écho. Et pourtant dans cette rencontre ont été prises des décisions qui ont une influence notable sur la position internationale de l’Italie.

Avant tout il a été décidé de créer “une cabine de régie permanente Italie-USA en Méditerranée élargie”, c’est-à-dire dans l’aire qui, dans la stratégie USA/OTAN, s’étend de l’Atlantique à la Mer Noire et, au sud, jusqu’au Golfe Persique et à l’Océan Indien.
En réalité la régie est aux mains des USA, spécifiquement du Pentagone, alors qu’à l’Italie ne revient qu’un rôle secondaire d’assistant à la régie et de façon générale le rôle de comparse.
Selon Conte, au contraire, “c’est une coopération stratégique, presque un jumelage, en vertu de laquelle l’Italie devient point de référence en Europe et interlocuteur privilégié des États-Unis pour les principaux défis à affronter”. S’annonce ainsi un renforcement ultérieur de la “coopération stratégique” avec les États-Unis, c’est-à-dire du rôle “privilégié” de l’Italie comme pont de lancement des forces étasuniennes, y compris nucléaires, aussi bien vers le Sud que vers l’Est.
“À l’Italie l’administration américaine reconnaît un rôle de leadership comme pays promoteur de la stabilisation de la Libye”, déclare Conte, annonçant implicitement que l’Italie, et non pas la France (moins fiable aux yeux de Washington), a reçu de la Maison Blanche la mission de “stabiliser” la Libye.
Reste à voir comment.

Il ne suffira pas de la Conférence internationale sur la Libye, qui devrait se dérouler à l’automne en Italie, avant les “élections” libyennes sponsorisées par la France qui devraient se tenir en décembre. Il faudra du côté italien un engagement militaire directement sur le terrain, aux coûts humains et matériels et aux issues imprévisibles.
Le choix “souverainiste” du gouvernement Conte réduit donc ultérieurement la souveraineté nationale, en rendant l’Italie encore plus dépendante de ce qui se décide à Washington, non seulement à la Maison Blanche, mais au Pentagone et à la Communauté d’intelligence, composée de 17 agences fédérales spécialisées en espionnage et opérations secrètes.
Le véritable choix souverainiste est l’application réelle du principe constitutionnel selon lequel l’Italie répudie la guerre comme instrument d’offense à la liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des conflits internationaux.

Manlio Dinucci
Mardi 4 septembre 2018

Traduit de l’italien par M-A P.

Tue, 16 Oct 2018 19:36:12 +0000

Nos adieux à Samir Amin

Je prends la parole en tant qu’africaine et arabe pour dire nos adieux à Samir Amin, qu’il repose en paix, Nous avons perdu un grand homme, une immense bibliothèque et un militant infatigable.
Un théoricien majeur qui a exprimé avec limpidité le caractère d’emblée impérialiste du capitalisme. Le capitalisme clive toute société en classes aux intérêts antagonistes, il divise aussi le monde en une zone centrale dominante et en une périphérie insérée dans son système global de force par la Dette ou la Canonnière. Cet apport conceptuel fondamental n’a été pas été assez intégré ni par les marxologues ni par les praticiens du communisme dans les pays du Centre. Samir Amin parlait depuis cette périphérie, il était africain et arabe.

Samir Amine avait participé aux réformes du nassérisme deuxième période, celui d’après Bandung. Nasser avait compris après l’agression tripartite de 1956 et les conditions de financement inacceptables des Usa du projet du haut barrage que le développement de l’Egypte serait impossible si elle restait dans le giron de l’impérialisme. Samir Amine a été recruté dès sa thèse terminée dans l’Institution économique qui a eu pour tâche d’égyptianiser et nationaliser les banques, les assurances et les services d’imports, de donner les orientations de développement agricole et industriel et d’assurer une réforme agraire qui n’a pas abouti. Cette formidable avancée comportait en germe ses limites : l’ultime légitimité a été donnée à l’institution militaire et non au peuple avec toutes les dérives d’autoritarisme et de clientélisme qui en découlent. Il en a tiré de nombreuses leçons.

La courte parenthèse du nationalisme arabe anti-impérialiste ouverte par la victoire de 1956 a été refermée par la défaite militaire de 1967, agression impérialiste dans laquelle la participation insigne de la France tout comme celle des Usa est encore occultée.
Samir Amine a su rester un jeune homme à l’intelligence vive, toujours en alerte, avec cette grandeur qui lui permettait de réviser ses jugements s’ils s’avéraient erronés. Ce qu’il a fait quand il s’est agi du coup d’Etat de Sissi. Les manifestations qui l’ont favorisé ont été orchestrées par les pétrodollars dont disposaient les militaires et qui ont tant manqué au président élu. Nous avions encore à discuter de la plasticité de l’Islam. Instrumentalisé par les puissances impérialistes pour avancer leurs projets sous la forme d’un islam politique réactionnaire grâce aux escadrons de la mort d’Al Qaïda qui essaiment partout. Mais l’Islam peut aussi être une arme idéologique révolutionnaire comme le montrent la vie et l’œuvre du soudanais Mahmoud Mohamed Taha théologien pendu par Numeïri pour ses positions en faveur de la démocratie. Samir Amine a préfacé de manière lumineuse la traduction de son livre le deuxième message de l’Islam ou la vocation libératrice de l‘islam.

L’honorer c’est œuvrer à travailler inlassablement à trouver les solutions politiques qui mineront l’impérialisme sous sa forme actuelle- concentré tau point qu’Apple a une capitalisation boursière de 1000 milliards de dollars, financiarisé et militarisé à l’extrême- et qui a rejeté à la périphérie émergente le rôle d’usines du monde.
Le socialisme peut-il naître dans d’autres conditions qu’une guerre de libération nationale et simultanément révolution sociale comme ce fut le cas pour l’URSS, la Chine et Cuba alors que le colonialisme formel a été aboli aujourd’hui partout sauf par Israël ?
Quelles alliances de classes construire ? Quelles étapes s’assigner pour parvenir au socialisme ?
Quelle solidarité internationale concrète devrait entrer en action quand des insurrections et des changements de régime annoncent des révolutions ? Solidarité qui a fait tant défaut aux Tunisiens et aux Egyptiens par exemple ?
La construction de l’internationale des travailleurs et des peuples dont il a laissé le projet à l’état d’ébauche est une urgence réelle qu’il nous faut assurer car la dislocation en cours du système pétrodollar peut conduire à une régression barbare. L’hypothèse de sa fin par guerre mondialisée qui anéantirait l’humanité recule, la puissance militaire conjuguée de la Chine et de la Russie est désormais supérieure à celle du monde occidental.
Le glissement vers la barbarie oui, nous y assistons déjà, ce sont les destructions programmées des pays du MO et d’Afrique en cours. Ce sont les destructions d’économies et de sociétés entières au gré des activités spéculatives du centre.
Je prie le Très Haut qu’Il l’accueille dans sa Miséricorde.

Dr Benjelloun