Presse & blogs

Lecteur de flux musclé avec souvent des articles complets dedans.

❯ Flux Isérois
Le Monde.fr - Actualités et Infos en France et dans le monde

Wed, 26 Sep 2018 04:08:21 +0200

Le premier ministre japonais prêt à rencontrer Kim Jong-un

A la tribune des Nations unies, Shinzo Abe a expliqué qu’il souhaitait aborder avec le dirigeant nord-coréen le cas de Japonais enlevés par Pyongyang.

Shinzo Abe, le premier ministre japonais, aux Nations unies, le 25 septembre.

Lire aussi :   Le Japon dépassé par le rapprochement entre Donald Trump et Kim Jong-un

Lors de son intervention à la tribune lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, Shinzo Abe, qui a longtemps prôné une ligne dure envers le régime de Pyongyang, a assuré être prêt à « mettre fin à la méfiance mutuelle » et prendre « un nouveau départ ».

Mais une telle réunion porterait sur un sujet particulièrement sensible pour l’opinion publique nippone : l’enlèvement de citoyens japonais par la Corée du Nord dans les années 1970 et 1980. M. Abe a précisé que rien n’était encore en préparation.

Espions du régime

Pyongyang est accusée d’avoir kidnappé des dizaines de Japonais il y a une quarantaine d’années pour permettre aux espions du régime de se familiariser avec la culture et la langue nippones.

Lire aussi :   L’espoir des Nord-Coréens vivant au Japon

L’ancien premier ministre japonais Junichiro Koizumi s’était rendu deux fois en Corée du Nord pour rencontrer le père du dirigeant actuel, Kim Jong-il, à ce sujet.

En 2002, Pyongyang avait avoué l’enlèvement de 13 Japonais. Cinq d’entre eux avaient ensuite été autorisés à rentrer dans l’archipel, le régime nord-coréen affirmant que les huit autres étaient morts, mais sans fournir de preuves, ce qui n’avait pas convaincu Tokyo.

Wed, 26 Sep 2018 01:31:32 +0200

Mondial de basket : une défaite qui complique la mission des Bleues

Les tricolores se sont inclinées contre le Canada (71-60). Elles doivent désormais passer par un match de barrage contre la Turquie.

Lors de la rencontre entre le Canada et la France dans le cadre des Mondiaux de basket-ball à Tenerife en Espagne, le 25 septembre.

En s’inclinant mardi 25 septembre contre le Canada (71-60), les basketteuses françaises vont devoir passer par un barrage périlleux contre la Turquie, et se retrouvent dans la moitié de tableau des Américaines lors des Championnat du monde à Tenerife, en Espagne.

La France n’est plus montée sur un podium mondial depuis 1953 (du bronze pour la première édition), et les droits à l’erreur n’existent désormais plus vraiment pour rééditer pareil exploit. A commencer par le match de mercredi contre la Turquie, à 18 h 30 (17 h 30 locales).

En cas de succès, les Bleues affronteront vendredi la Belgique, troisième de l’Euro-2017, pour une place dans le dernier carré, où les Américaines sont attendues sur sa route.

« On va y aller par un autre chemin »

« C’est dommage pour nous parce que l’on n’assure pas la première place, mais la compétition n’est pas terminée. Si on veut aller au bout, il va falloir rebondir », a commenté la joueuse Sarah Michel après la rencontre. Les Françaises terminent deuxièmes de leur groupe et ne pourront pas bénéficier d’un jour de récupération en plus.

« On perd pas de vue notre objectif, on va seulement y aller par un autre chemin. C’est ce que je vais dire aux filles », a fait valoir la sélectionneuse de l’équipe de France Valérie Garnier.

De leur côté, les Américaines – invaincues depuis plus de douze ans en compétition internationale – ont facilement assuré leur place en quart, les trois autres sésames directs revenant à l’Australie, à la Belgique et au Canada.

Tue, 25 Sep 2018 22:47:36 +0200

A l’ONU, Macron contre « la voie de l’unilatéralisme »

Une heure après la déclaration de Donald Trump devant l’Assemblée générale, le dirigeant français lui a répondu quasiment point par point.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

Le président Emmanuel Macron devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre.

Un an plus tard, ils ont rejoué le match devant l’Assemblée générale des Nations unies. L’ordre protocolaire étant toujours le même, le président Emmanuel Macron est monté à la tribune moins d’une heure après son homologue américain, Donald Trump, pour un discours aux tons tour à tour lyriques et dramatiques, dénonçant la « loi du plus fort » et l’unilatéralisme qui conduisent directement, selon lui, « au repli et au conflit ».

Deux visions diamétralement opposées réaffirmées par les deux présidents avec encore plus de force qu’en 2017, lors de ce qui était leur première prestation devant les chefs d’Etat, les chefs de gouvernement ou les ministres des affaires étrangères des cent quatre-vingt-treize pays membres.

A la fin de son discours, le président français, surjouant un peu, a martelé le pupitre de bois clair, lançant d’une voix exaltée, près de se briser : « N’oubliez jamais que les génocides étaient nourris par les discours auxquels nous nous habituons, parce qu’ils ont été nourris par les succès d’estrade que nous applaudissons. »

« Nous sommes en train de voir aujourd’hui se déliter le droit international, toutes les formes de coopération, comme si de rien n’était, par peur, par complicité. Moi, je ne m’y résous pas », a-t-il conclu, salué par des applaudissements nourris. Un peu plus tard, lors de sa conférence de presse, le président français a reconnu « s’être un peu emporté ». Mais d’ajouter aussitôt : « Le risque, c’est le cynisme ou même simplement de s’habituer au cynisme. »

« Les responsables sont ici »

Ce discours sur la marche du monde, sur la montée des périls, sur la crise du multilatéralisme et leurs causes profondes, ainsi que sur les manières d’y faire face, Emmanuel Macron l’a travaillé et retravaillé jusqu’au dernier moment. Il le veut fondateur. « Nous vivons une crise profonde de l’ordre international libéral westphalien que nous avons connu, parce...

Tue, 25 Sep 2018 20:37:04 +0200

L’Elysée s’immisce dans le choix du futur procureur de Paris

Les rebonds dans la nomination du successeur de François Molins marquent un tournant dans la façon dont l’exécutif s’intéresse à la justice.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

Le procureur de Paris, François Molins, à Paris, le 19 septembre.

Les rebonds dans le processus de choix du successeur de François Molins au poste de procureur de Paris marquent un tournant dans la façon dont l’exécutif s’intéresse à la justice. Alors que Nicole Belloubet, garde des sceaux, comptait proposer au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le nom de Marc Cimamonti pour ce poste prestigieux, l’Elysée a fait part de ses réticences, comme Le Figaro l’a révélé, lundi 24 septembre.

Finalement, le procureur de Lyon, également président de la Conférence nationale des procureurs de la République, devrait se voir attribuer, à moins d’un peu probable avis défavorable du CSM, le poste de procureur général de la cour d’appel de Versailles. Mieux qu’un lot de consolation, c’est une belle promotion pour M. Cimamonti.

Cet incident surprise se double d’une remise à plat d’un processus qui semblait bien huilé. Parmi les neuf candidats qui s’étaient manifestés pour succéder à M. Molins, que les attentats terroristes ont rendu familier aux Français, la chancellerie en avait sélectionné trois. Nicole Belloubet avait ainsi auditionné, le 5 juillet, outre M. Cimamonti, Maryvonne Caillibotte, avocate générale à la cour d’appel de Paris, et Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale de Douai (Nord).

Légitimité du lien hiérarchique

Mais plutôt que de choisir entre ces deux candidates qui sortaient du lot il y a trois mois, la chancellerie a lancé un nouvel appel à candidatures. Le but est clairement de faire surgir d’autres profils des rangs de la magistrature.

Surtout, cette affaire illustre avec force la volonté du président de la République Emmanuel Macron et du premier ministre Edouard Philippe de s’impliquer directement dans le choix des postes de procureur de la République ou de procureurs généraux les plus importants.

Le chef de l’Etat n’avait pas caché sa vision en la matière en affirmant, en janvier devant la Cour de cassation, la légitimité du lien hiérarchique qui existe entre...

Tue, 25 Sep 2018 17:14:44 +0200

A Evry, la candidature de Manuel Valls à Barcelone fâche ou désole

Alors que l’ancien premier ministre s’apprête à briguer la municipalité de la capitale catalane, des habitants de son ancien fief de l’Essonne témoignent.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

Ce fut un simple échange de photos par rweet interposés. En réponse à un message posté par Manuel Valls le 21 septembre, montrant ses pieds sur les pavés ornés de la fleur aux quatre pétales, symbole de la capitale catalane, accompagné d’un laconique « Barcelona… », son ex-rivale (LFI) aux législatives de juin 2017, Farida Amrani, a aussitôt répondu par un cliché de ses souliers sur un parquet accompagné d’un… « Evry ! »

On aurait tort de prendre cet échange sur le mode potache. Dans la préfecture de l’Essonne, la candidature que l’ancien premier ministre a confirmé, mardi 25 septembre, pour les élections municipales espagnoles de mai 2019 désole ou fâche.

Lancée par La France insoumise (LFI) sur le site Change.org, une pétition demandant à l’ancien premier ministre de démissionner de son mandat de député a déjà recueilli 20 000 signatures. Les Tweet rageurs lui enjoignant de se démettre sont désormais légion sur les réseaux sociaux. Dans son fief, les avis d’électeurs, même les plus favorables, vont tous dans le même sens : candidat à une élection espagnole, trop souvent absent de l’Assemblée nationale et de sa circonscription, le député apparenté La République en marche doit céder la place. Ils sont nombreux à avoir remarqué et regretté son absence lors des récents événements locaux – fête nationale, Forum des associations ou rentrée scolaire – que l’élu essonnien, naguère, ne manquait jamais.

Le sort de celui qui fut élu député de justesse – par 297 voix d’avance et avec une forte abstention – laisse ici peu de monde indifférent. Entre ceux qui l’engagent à partir dans un langage fleuri et ceux qui le regrettent déjà, on sent encore la forte polarisation que l’ex-premier ministre de François Hollande a suscité dans cette ville dont il fut longtemps maire. Sur la dalle, à l’entrée de l’Agora, le centre commercial qui se vide de ses boutiques, le ton n’est guère amène. « Il sera très bien à Barcelone, on n’a pas besoin de lui ici », lance avec hargne Marceline, une petite retraitée aux cheveux courts.

« Il fuit la France parce qu’il a eu des propos et un comportement outranciers qui ont choqué les Français. Il se fiche de nous ! Mais pourquoi on vote, alors ? Pour que les hommes politiques prennent le mandat, les indemnités et qu’ils partent après ? », s’étrangle David D., 41 ans, fonctionnaire.

« Il doit tenir ses engagements »

Un peu plus loin, Franck, sexagénaire en invalidité, n’est pas plus tendre. « C’est un bon à rien, il doit se barrer et démissionner. Ici, il n’y a que Chouat [Francis Chouat, maire de la ville] qui agit », lance, rageur, cet abstentionniste revendiqué. Avec un ton moins belliqueux, Jean-Louis, lui aussi modeste retraité, assure qu’à ses yeux, « avec la façon dont il s’est comporté, Valls n’existe plus. La seule chose qui nous reste à nous, c’est la démocratie représentative. Or on a besoin d’un élu de l’Essonne à l’Assemblée, pas un fantôme qui fuit ».

Les plus jeunes semblent moins sévères, comme si partir à l’étranger faisait désormais partie d’un parcours de vie normal. « Il doit faire ce qu’il veut », estiment Alexandra et Maeva, toutes deux étudiantes. Mais elles ajoutent aussitôt : « Il faut d’abord qu’il finisse son mandat ici ou qu’il démissionne. Il doit tenir ses engagements. »

L’argument du mandat entamé, de la parole donnée aux électeurs – certains se souviennent du slogan de l’affiche électorale du député « Toujours avec vous » sur fond bleu marine – revient en boucle. Même ses partisans ont du mal à avaler ce qui apparaît comme une désertion. « Je suis choquée qu’il ait envie de partir, se dire que, pour lui, l’Espagne est mieux que la France », confie doucement Noreen, mère au foyer qui trouve que le député « avait de bonnes idées ». « Nous, on vote et puis… S’il n’est pas investi pour nous, il faut qu’il démissionne », ajoute-t-elle en souriant sous son grand voile noir.

De son côté, Sophie Ferment, secrétaire de 48 ans, n’était pas au courant du départ imminent de M. Valls et n’en revient pas. « C’était un de mes chouchous. Il était tellement attaché à sa ville, c’est vraiment dommage. Mais s’il a pris sa décision, il va démissionner, c’est sûr », veut-elle croire.

« Il a pris position contre le cumul des mandats »

Désormais, c’est ce qu’il adviendra après l’annonce de la candidature qui polarise l’attention de ses adversaires. Le député n’est pas légalement tenu de démissionner mais la question reste sensible pour un élu qui a toujours proclamé respecter les procédures. « Il a pris position contre le cumul des mandats. Il va peut-être se donner le temps pour se laisser une marge mais j’imagine qu’il va rester fidèle à lui-même », se rassure un proche.

Lire aussi :   Les ambitions catalanes de Manuel Valls diversement appréciées à l’Assemblée nationale

Le maire d’Evry, Francis Chouat, pas plus que celui de Courcouronnes, Stéphane Beaudet, qui a quitté Les Républicains en janvier, n’ont souhaité réagir, précisant qu’ils préféraient attendre que Manuel Valls s’exprime d’abord. « Il y a des angoisses et des incertitudes dans son ancienne équipe sur cette fin de cycle », souffle un ancien collaborateur.

Le départ programmé de Manuel Valls, homme fort du département depuis près de vingt ans, chamboule en effet l’équilibre construit localement avec la fusion des communes d’Evry et de Courcouronnes. Le schéma imaginé par les proches du député promettait la tête de la future ville fusionnée à M. Beaudet tandis que la présidence de l’agglomération devait revenir à M. Chouat. Mais qui présenter face à la candidate de LFI en cas de législative partielle ? Le PS est moribond et LRM en perte de vitesse.

L’« insoumise » Farida Amrani, elle, veut sa revanche : « Il faut un nouveau scrutin et siffler la fin de la récré pour Valls, assène la conseillère municipale d’Evry. On a besoin d’une parole forte pour porter notre territoire, parler de l’état déplorable du Centre hospitalier sud-francilien ou du RER D. »