❯ Presse & Blogs
Europe Direct Grenoble

Thu, 09 Aug 2018 09:41:22 +0200

Nombre de jours de congés et de jours fériés en Europe

De 38 jours non travaillés en Autriche à 29 en Allemagne ou aux Pays-Bas, les pays européens ne sont pas tous égaux sur le plan des jours de repos de leurs salariés. Quels sont les champions des congés payés et des jours fériés ? Toute l’Europe fait le point sur la question.

Sources : feiertagskalender, parlonsrh, Franceinfo. Des écarts minimes (1 jour) peuvent être constatés selon la source.

Source : ToutelEurope.eu 

Laure Boni

Tue, 07 Aug 2018 09:08:20 +0200

AOP, IGP, STG : à quoi servent les indications géographiques européennes ?

Certifications alimentaires garanties par l’UE, les indications géographiques permettent aux producteurs de défendre leurs produits contre les contrefaçons et de valoriser leur savoir-faire à travers l’Europe et même au-delà. La multitude des produits reconnus est à l’image de l’Union européenne : riche de diversité.

Plus de 1600 produits alimentaires identifiables par un label d’indication géographique : c’est ce que propose aujourd’hui l’Union européenne aux consommateurs, afin d’en garantir l’authenticité. Pour obtenir le label de reconnaissance, les producteurs doivent présenter un cahier des charges précis, qui doit être validé par la Commission. Si la demande est acceptée, le producteur devra alors le respecter scrupuleusement, au risque de perdre le label en cas de manquement.

Il existe plusieurs indications géographiques reconnues par l’UE :

  • L’appellation d’origine protégée (AOP) désigne des produits dont la production, la transformation et l’élaboration s’est faite au sein d’une aire géographique déterminée, en mettant en œuvre le savoir-faire des producteurs locaux et des ingrédients provenant de la région concernée.
  • L’indication géographique protégée (IGP) désigne des produits dont la qualité ou la réputation est liée au lieu de production, de transformation ou d’élaboration, mais dont les ingrédients ne proviennent pas nécessairement de cette aire géographique.
  • La spécialité traditionnelle garantie (STG) désigne des produits dont la composition ou les moyens de production présentent un caractère traditionnel sans avoir de lien particulier avec une aire géographique déterminée.

Etablir un droit des indications géographiques européennes permet de se prémunir contre la contrefaçon abusive : les producteurs peuvent au besoin compter sur un recours devant les institutions européennes pour protéger leur monopole. Au sein de l’Union européenne, les indications géographiques permettent d’avoir des conditions de concurrence égales entre les producteurs de biens portant ces mentions.

La reconnaissance des indications géographiques européennes est également un enjeu de commerce extérieur. Celles-ci représentent 15 % des exportations agricoles de l’UE. Dans les négociations commerciales bilatérales, la Commission inclut désormais des clauses de reconnaissance des indications géographiques afin de prémunir les producteurs européens contre la concurrence extérieure. Ainsi les accords avec le Canada (CETA) et le Japon (JEFTA) reconnaissent chacun plusieurs centaines d’indications géographiques européennes.

Afin de donner un aperçu de la diversité des produits, Toute l’Europe a sélectionné les plus anciennes indications géographiques européennes reconnues. Seuls trois pays (Estonie, Luxembourg et Malte) n’ont pas encore d’indications géographiques reconnues par l’UE.

Cliquez sur un pays pour découvrir ses plus anciennes indications géographiques.

Source : ToutelEurope.eu (Sophie Brocard et Wilfried Puisset)

Laure Boni

Thu, 02 Aug 2018 16:38:35 +0200

Italie : l’« Aquarius » reprend la mer et défie Salvini

Le navire a quitté Marseille mercredi. L’ONG SOS Méditerranée a prévenu qu’elle refuserait de ramener en Libye les migrants secourus.

L’Aquarius a quitté Marseille mercredi 1er août, un peu avant 18 heures, en direction du canal de Sicile. Après un mois d’arrêt, le bateau humanitaire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières repart en mer, malgré l’hostilité déclarée du ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini, qui a plusieurs fois assuré que les ports du pays resteraient fermés aux ONG, accusées de favoriser l’immigration clandestine et de faire le jeu des passeurs. Il devrait lui falloir cinq jours environ pour atteindre la zone des secours.

Depuis la décision du gouvernement italien, dimanche 10 juin, de refuser l’entrée de ses ports au navire, qui accueillait à son bord 629 migrants secourus par diverses unités – dont des navires de gardes-côtes italiens – au large des côtes africaines, point de départ d’une tempête diplomatique européenne, l’Aquarius est devenu un symbole en même temps qu’une cible privilégiée pour tous les opposants à l’action des organisations humanitaires.

Forcé de débarquer à Valence, en Espagne, les personnes secourues, après une semaine en mer dans des conditions parfois très difficiles, l’équipage a décidé d’adapter son équipement à cette nouvelle donne, notamment en augmentant son autonomie alimentaire afin de parer à la perspective de longs séjours en mer.

Mais SOS Méditerranée a surtout décidé de se donner les moyens de répondre en temps réel aux critiques dont l’ONG fait l’objet depuis des mois. Le principal instrument de cette riposte médiatique est la mise en place d’un journal de bord en ligne, qui sera actualisé en temps réel. « Nous voulons nous servir de cet outil pour diffuser au public les informations techniques pour comprendre comment nous travaillons, mais aussi pour fournir en temps réel toutes les précisions sur le cadre de notre action et les procédures que nous suivons », explique Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée.

Là, en effet, est le nerf de la guerre, car les organisations non gouvernementales ne sont désormais plus les bienvenues dans le canal de Sicile. Fin juin, la reconnaissance par l’Organisation maritime internationale d’un centre de coordination des secours basé en Libye, censé se substituer au centre de Rome, complique considérablement les choses. L’ONG, qui a toujours dit suivre les consignes des autorités maritimes, risque en effet d’être confrontée à des instructions qu’il lui sera impossible de suivre. « Nous avons prévenu que nous refuserons catégoriquement de ramener les migrants en Libye, ou de les confier à un navire qui les ramènerait en Libye », souligne Sophie Beau.

« Violation du droit »
Le droit de la mer, sur ce point, est catégorique : les personnes secourues doiventêtre débarquées dans les plus brefs délais dans le port sûr le plus proche. Cela exclut tout retour sur le sol d’un pays en plein chaos politique, où d’innombrables témoignages et rapports internationaux attestent les horreurs subies par les migrants.

Le risque d’être confronté à ce type d’ordre illégal est bien concret : lundi, un avitailleur italien, le Asso-Ventotto, a secouru les 108 occupants d’un canot parti d’Afrique, dans les eaux internationales – selon les données satellites, il se trouvait à 60 milles, soit 110 kilomètres, des côtes africaines –, puis les a reconduits à leur point de départ. « La Libye n’est pas un port sûr et cela peutconduire à une violation du droit international », a alerté le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, tandis que le député italien de gauche Nicola Fratoianni, actuellement à bord du navire espagnol Open-Arms, parlait de« refoulement collectif ».

L’Italie avait été condamnée en 2012 par la Cour européenne des droits de l’homme, parce qu’un de ses navires militaires avait ramené en Libye, en 2009, des migrants secourus dans les eaux internationales. Mais ce précédent ne semble pas préoccuper outre mesure le gouvernement italien, dont l’homme fort, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), a réaffirmé sur Twitter, mardi, les principes de sa politique : « Ports fermés, cœurs ouverts ».

Source : LeMonde.fr – Par Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

Laure Boni

Mon, 30 Jul 2018 13:37:38 +0200

Guerre commerciale entre l’UE et les Etats-Unis : Trump et Juncker désamorcent la crise

Revue de presse 26.07.2018

Alors que leur rencontre s’annonçait périlleuse, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président américain Donald Trump sont parvenus à un accord provisoire le 25 juillet à Washington. Une entente qui vient désamorcer des mois de conflit commercial entre Washington et Bruxelles, traduits par des hausses de droit de douanes.

L’inattendu armistice

« C’était la négociation de la dernière chance. Mais contre toute attente, elle a débouché sur un accord« , observent Les Echos ce matin. Si la visite de Jean-Claude Juncker à la Maison Blanche le 25 juillet était aussi capitale que risquée, le président de la Commission européenne joue désormais la carte de l’assurance déclarant, « j’avais l’intention de parvenir à un accord aujourd’hui. Et nous avons un accord aujourd’hui » [Le Monde].

En définitive, résume Le Point, les négociateurs européens sont parvenus à « désamorcer la crise née des tarifs douaniers imposés par Washington« . Les deux présidents ont également annoncé une série de décisions dans l’agriculture, l’industrie et l’énergie « dont la portée exacte reste cependant à confirmer« , commente le journal.

À l’annonce de la nouvelle « le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier« , cité par Le Point, « a immédiatement salué sur Twitter cette ‘percée’ qui ‘peut éviter une guerre commerciale et sauver des millions d’emplois’ « . En effet, selon une source européenne, « aucun nouveau tarif douanier ne sera pour le moment imposé sur les importations de voitures européennes aux États-Unis« . De quoi rassurer Berlin, puisque ce secteur clé de l’économie allemande emploie aujourd’hui « 800 000 personnes » [Le Figaro].

Commercialisation du soja et gaz liquéfié

Néanmoins si l’enthousiasme est palpable, Les Echos tempèrent. « En fait d’accord, il s’agit plutôt d’un cessez-le feu« , juge le journal, rappelant que les vraies négociations doivent commencer.

Pour l’instant, ce sont uniquement des mesures de court terme qui ont été annoncées. D’une part, l’Europe s’engage sur « l’achat de soja, dont le cours baisse et qui n’est pas soumis à droits à l’importation en Europe« , indique Le Monde. Cela pourra « offrir un débouché aux ‘farmers’ frappés par les contre-sanctions chinoises« , précise le journal. Il « s’agira de commercialisation puisque la culture de soja génétiquement modifié est interdite en Europe » [Le Figaro].

D’autre part, l’Europe s’est engagée sur l’acquisition de gaz naturel liquéfié américain. Une acquisition qui « plaira aux amis pétroliers du locataire de la Maison Blanche« , commente Le Monde, « et va dans le sens d’une moindre imbrication géostratégique entre l’UE […] et la Russie« .

Trump sous pression dans son propre camp

Comme le rappelle Le Point, ce revirement de stratégie opère alors qu’à « la veille de la rencontre, le locataire de la Maison-Blanche avait une nouvelle fois dénoncé l’attitude de l’Europe, à laquelle il réserve depuis plusieurs mois ses flèches les plus acérées« .

Si Le Monde évoque « les jeux d’influence sans cesse mouvants à la Maison Blanche« , le journal rapporte que Donald Trump semble désormais acculé par les critiques de nombreux acteurs politiques et économiques parmi ses propres amis. « Je ne pense pas que les tarifs douaniers soient la bonne réponse« , avait notamment lâché mardi le chef des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan [Le Point]. En effet, comme lui « nombre d’élus du Grand Old Party s’inquiètent de l’impact possible de la croisade présidentielle sur les élections de mi-mandat prévues en novembre« .

D’un point de vue économique, certains secteurs tirent la sonnette d’alarme. Notamment pour l’industrie, « le fabricant de motocycles Harley Davidson ou celui de lave-linge Whirlpool« . Les deux poids lourds ont en effet annoncé cette semaine de mauvais résultats « en raison de la guerre commerciale« , explique Le Monde. Côté secteur agricole même tendance, « Donald Trump a dû annoncer, mardi, 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) d’aides aux agriculteurs des terres agricoles du Midwest, frappées par les représailles chinoises et mexicaines qui taxent le soja et le porc« , indique également le journal.

Source : Toute l’Europe https://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/guerre-commerciale-entre-l-ue-et-les-etats-unis-trump-et-juncker-desamorcent-la-crise.html

Laure Boni

Thu, 26 Jul 2018 10:00:00 +0200

Bruxelles propose des centres contrôlés pour les migrants

La Commission espère inciter les États membres à héberger des « centres contrôlés » pour demandeurs d’asile, contre des aides financières. Aucun pays n’a pour l’heure manifesté son intérêt pour le dispositif.

La Commission a proposé le 24 juillet d’accélérer le contrôle des personnes qui arrivent dans l’UE en établissant des plateformes de débarquement dans les pays de première ligne et des centres contrôlés dans les autres États membres.

L’objectif de ces centres est de garantir un processus « rapide, sûr et efficace » pour différencier les migrants illégaux des demandeurs d’asile, a déclaré la Commission dans un document non officiel.

Mais aussi de pallier aux refus répétés de l’Italie d’accueillir les rescapés en Méditerranée, qui ont mis l’Europe face à ses contradiction en matière de gestion des frontières et des migrations.

Les personnes secourues en Méditerranée seront soumises à un examen dans les 72 heures pour déterminer si elles ont droit à une protection internationale ou non. Si un migrant ne cherche pas à obtenir l’asile ou s’il n’est pas éligible, Frontex mettra des agents d’escorte à disposition pour faciliter les retours à la fois forcés et volontaires.

Les demandeurs d’asile seront quant à eux transférés dans des « centres contrôlés » mis sur pied avec le soutien de l’UE dans des États membres volontaires, où ils resteront pendant que leur demande sera examinée. Mais jusqu’à présent, pas un seul pays européen n’a fait part de son intention d’accueillir ces centres.

Les autorités devront répondre à la demande d’asile dans un délai maximal de huit semaines. Si le processus se déroule dans un pays situé en première ligne, le réfugié pourra être relocalisé. Sinon, cette personne restera dans le pays où il ou elle a déposé sa demande.

La Commission aidera financièrement les États membres à mettre en place les centres et tout au long de la procédure. Frontex, le Bureau européen d’appui en matière d’asile et Europol fourniront aussi une assistance technique.

Par ailleurs, l’UE aidera les pays à relocaliser les personnes à partir des plateformes de débarquement à hauteur de 6 000 € par personne et couvrira le coût du transfert, pour encourager la solidarité entre les États membres, comme elle l’a fait en 2015.

Modèle australien

La Commission a aussi avancé dans l’idée de mettre en place des plateformes de débarquement en dehors de l’UE, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’HCR, le Haut-commissariat pour les réfugiés.

L’exécutif encourage les pays situés sur la côte à respecter pleinement le droit international dans la mer Méditerranée, à créer une zone de recherche et de sauvetage et accroître leur coopération pour sauver des vies.

L’Italie a annoncé le 23 juillet qu’elle accepterait des migrants, mais durant une durée limitée. L’UE a donc besoin d’une solution à long terme.

Les personnes secourues en mer Méditerranée par les navires européens ou non européens pourraient être débarquées dans des pays tiers, sur la base d’accords avec ces pays.

La Commission a insisté sur le fait que ces accords avec des pays tiers seraient basés sur « des partenariats existants en prenant en compte chaque situation du point de vue socio-économique, politique, juridique, et sécuritaire ».

Les migrants sauvés en mer seront donc débarqués et transférés dans des installations d’accueil, où ils seront enregistrés, examinés et recevront de l’aide en fonction de leurs besoins spécifiques.

Les personnes ayant besoin d’une protection internationale seront éligibles au programme de réinstallation, mais pas nécessairement en Europe et pas forcément toutes, a prévenu la Commission. Ceux qui ne sont pas éligibles seront renvoyés.

« Dans tous les cas, une solution doit être trouvée dans un délai raisonnable. Tout au long des différentes étapes, une coopération étroite entre l’HCR, l’OIM et les pays d’accueil sera primordiale », insiste l’exécutif européen.

L’UE doit maintenant essayer de convaincre les pays d’Afrique du Nord de mettre en place ces plateformes de débarquement sur leur territoire. Même si Dimitris Avramopoulos, commissaire en charge des migrations a annoncé il y a quelques semaines que des contacts avaient été établis avec plusieurs pays, des sources européennes ont quant à elle assuré le 24 juillet qu’aucun pays en particulier n’avait encore été contacté.

Tout comme pour les centres contrôlés, les pays tiers semblent réticents à accueillir ces plateformes. Les sources proches du dossier estiment toutefois qu’il sera plus facile de convaincre ces pays lorsqu’une offre plus concrète sera présentée.

Les ambassadeurs des États membres évalueront le 25 juillet la proposition de la Commission avant de se réunir avec l’OIM et l’HCR à Genève la semaine prochaine.

Laure Boni