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Courrier international - Actualités France et Monde, vidéos, infographies

Tue, 25 Sep 2018 12:19:12 +0200

Le président polonais “humilié” par Donald Trump ?

Attendue depuis trois ans, la visite du président polonais Andrzej Duda à la Maison-Blanche a finalement eu lieu le 18 septembre. Mais alors que le gouvernement espérait s’en servir pour invalider la thèse d’un isolement de la Pologne à l’international, l’attention des médias s’est concentrée sur une photo prise dans le bureau ovale. Publiée par Donald Trump sur Twitter, elle le montre assis en train de signer la nouvelle déclaration américano-polonaise, quand son invité, lui, est contraint de rester debout pour apposer sa signature.

“Je ne vais tout de même pas m’asseoir sur ses genoux”, fait dire au président polonais l’hebdomadaire satirique Angora, en référence à la promesse de l’exécutif ultraconservateur de “ne plus pratiquer la diplomatie à genoux”. Les tabloïds ont parlé d’“humiliation”.

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Fondée en 1990, la revue Angora est le plus grand hebdomadaire polonais en termes de tirage et de vente (hors magazines TV et féminins). Il se présente avant tout comme un condensé de la presse locale, nationale et étrangère, mais il contient

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Tue, 25 Sep 2018 11:56:03 +0200

Croatie. “Le roi Modric”, couronné par la Fifa

Le roi Luka : couronnement d’une grande carrière”, titre Jutarnji list le 25 septembre, au lendemain de la remise au joueur croate Luka Modric du prix du meilleur footballeur de l’année par la Fifa. 

Le quotidien croate retrace le parcours semé d’embûches du capitaine de l’équipe nationale, vice-champion du monde et milieu de terrain du Real Madrid :

Petit berger dans son enfance, réfugié pendant la guerre d’indépendance croate de 1991-1995, sportif au physique chétif, Modric a trouvé la force pour devenir le meilleur joueur du monde, de l’Europe et du Mondial, le tout en une année. Un exploit inégalé depuis 1994 !”

Au sujet de sa carrière, Luka Modric, répond au quotidien croate qu’il “n’a jamais douté de lui”.

Tout simplement, je n’ai jamais renoncé à mes rêves.”

Mais ses problèmes avec la justice, espagnole d’abord (le joueur a reconnu des infractions fiscales) et croate ensuite (il a été inculpé pour faux témoignage dans une affaire de corruption) risquent d’entacher le CV du sportif, note le journal de Zagreb.

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Créé après l’indépendance de la Croatie, le “Journal du matin”, d’orientation libérale, est le deuxième quotidien du pays. On y trouve des reportages et chroniques de qualité, le journal ayant ouvert ses colonnes à de nombreux écrivains

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Tue, 25 Sep 2018 11:41:22 +0200

Merkel regrette sa mauvaise gestion du sort de l’ex-chef des renseignements

Le tollé suscité par le vrai faux limogeage du chef du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, a obligé le gouvernement Merkel à revoir sa décision : la promotion de ce dernier est annulée. Mais l’opinion allemande apprécie de moins en moins ses dirigeants.

“Je le regrette profondément”, titre la Süddeutsche Zeitung, ce mardi 25 septembre, à l’instar de nombreux quotidiens allemands, sous le portrait, las et grave, de la chancelière. Le quotidien Die Welt transcrit en une et en toutes lettres la déclaration d’Angela Merkel : “[Nous avons] trop peu pensé à ce qui touche les gens, à juste titre, quand ils entendent parler de promotion. Que cela ait pu se produire, je le regrette profondément.”

Après les turbulences suscitées par le sort réservé au très contesté chef des services de renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen – un limogeage assorti d’une promotion au rang de secrétaire d’État dans le domaine de la sécurité intérieure avec un revenu supérieur au précédent –, la coalition gouvernementale s’est de nouveau réunie en urgence, le 23 septembre, pour trouver un nouveau compromis. Résultat : Hans-Georg Maassen ne sera pas secrétaire d’État, mais conseiller spécial auprès du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU), sans augmentation de revenu, détaille le quotidien de Munich.

Si la classe politique salue le courage d’Angela Merkel de reconnaître les erreurs de son gouvernement et y voit “une force”, relate Die Welt, les sondages témoignent de la désaffection de l’opinion envers la chancelière et les partis au pouvoir : la CDU-CSU recule à 27 % d’opinions positives, le SPD chute en troisième position (16 %) derrière l’extrême droite d’Alternative pour l’Allemagne (AfD, 18 %). Seuls les Verts semblent bénéficier d’un vent favorable, à 14,5 %, devant la gauche radicale (Die Linke, 11,5 %) et les libéraux (FDP, 10 %).

Danièle Renon

Tue, 25 Sep 2018 05:47:21 +0200

Pendant que vous dormiez. Kavanaugh, Navalny, patients paraplégiques : les informations de la nuit

Brett Kavanaugh lance sa contre-attaque médiatique. Accusé par deux femmes d’agression sexuelle dans sa jeunesse, Brett Kavanaugh a promis lundi 24 septembre de se battre pour défendre “son honneur”. Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême des États-Unis a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de se retirer. En parallèle, rapporte le Washington Post, les républicains ont lancé une campagne de grande envergure pour s’assurer que le choix de M. Kavanaugh soit confirmé, qualifiant de calomnies démocrates les nouvelles accusations contre lui. Le président Trump s’est juré de l’appuyer “jusqu’au bout”. Le républicain Mitch McConnell, leader de la majorité au Sénat, a garanti que Kavanaugh serait approuvé par un vote “dans un avenir proche”. Et le candidat a doublé sa lettre au Sénat – où il dénonce un “assassinat grotesque et évident” – d’une interview télévisée, “une étape inhabituelle” dans une procédure de nomination judiciaire, commente le journal américain. Dans cette interview accordée à Fox News avec sa femme, Ashley, à ses côtés, M. Kavanaugh a assuré qu’il n’avait “jamais agressé sexuellement qui que ce soit, au lycée ou ailleurs”.

En Russie, l’opposant Alexeï Navalny arrêté dès sa sortie de prison. Le principal opposant russe, Alexeï Navalny, a été condamné lundi à vingt jours de prison pour avoir appelé à manifester, “le jour même de sa libération, après avoir passé un mois derrière les barreaux”, explique le site Radio Free Europe. “Vingt jours”, a écrit sur Twitter la porte-parole de Navalny, Kira Yarmysh, en référence aux vingt jours supplémentaires qu’il passera derrière les barreaux pour avoir prétendument violé la législation restreignant les rassemblements publics. L’ONG Amnesty International a qualifié Navalny de “prisonnier d’opinion (qui) n’a commis aucun crime”.

Des patients paraplégiques parviennent à remarcher. Un implant “révolutionnaire” placé dans la moelle épinière aide les patients paralysés à remarcher, écrit The Guardian lundi. Le journal britannique explique que des chercheurs ont implanté des électrodes dans le bas du dos de cinq patients, qui ont tous retrouvé une certaine mobilité : “Deux équipes distinctes de scientifiques ont révélé pour la première fois que cette technique, associée à l’entraînement physique, a permis à trois des cinq personnes traitées de marcher à nouveau après avoir perdu toute capacité de mouvement volontaire des muscles innervés par les étages de la moelle situés sous la lésion.”

Tue, 25 Sep 2018 04:40:25 +0200

Syrie. Après la destruction par erreur d’un avion russe, Moscou renforce la défense antiaérienne de Damas

Une semaine après la destruction par erreur d’un Iliouchine-20 de l’armée russe par l’armée syrienne, répliquant à des frappes israéliennes, la Russie a annoncé lundi la livraison à Damas de missiles S-300. De quoi limiter la liberté de mouvement dont jouissait jusqu’ici l’aviation israélienne dans le ciel syrien.

Dans “ce qui semblait être un effort pour éviter une confrontation plus large avec Israël”, le président russe, Vladimir Poutine, avait d’abord adopté un ton conciliant après l’incident, le mettant sur le compte d’une “série de coïncidences tragiques”, rappelle le Wall Street Journal. Mais une semaine après la destruction par erreur au-dessus de la Méditerranée d’un Iliouchine Il-20 de l’armée russe – tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord – par la défense antiaérienne syrienne répliquant à des frappes israéliennes, la riposte a fini par arriver. Moscou a annoncé, lundi 24 septembre, la livraison de missiles S-300 sous deux semaines à son allié syrien.

Ces systèmes “sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 kilomètres et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs”, a indiqué le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou. Par ailleurs, “la navigation par satellite, les radars de bord et les systèmes de communication d’avions militaires attaquant des cibles sur le territoire syrien seront neutralisés par brouillage électronique dans les zones adjacentes à la Syrie en mer Méditerranée”. “Nous sommes convaincus que la mise en place de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats”, a-t-il prévenu.

“Israël a fait preuve d’une confiance excessive”

Lors d’un appel téléphonique lundi avec M. Poutine, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a pour sa part averti qu’“Israël continuera[it] à défendre sa sécurité et ses intérêts” dans la région. Et “tentant de maintenir sa libre circulation en Syrie”, comme l’écrit le Wall Street Journal, il a ajouté que le mécanisme de “déconfliction” – une ligne directe mise en place entre Israël et la Russie en 2015 afin d’éviter les accrochages entre leurs armées sur le territoire syrien – se poursuivrait.

Pour Ha’Aretz, les annonces russes “ne devraient surprendre personne” dans l’État hébreu. “Il semble que Poutine ait attendu qu’une erreur israélienne remette Jérusalem à sa place”, décrypte le journal. “Ces derniers mois, Israël a fait preuve d’une confiance excessive en Syrie”, notamment en évoquant ses quelque 200 raids dans le pays. Reste que, parce que son grand ennemi “l’Iran est déterminé à poursuivre ses livraisons d’armes au Hezbollah” libanais via le nord-ouest de la Syrie, le gouvernement israélien est désormais “face à un dilemme : doit-il à nouveau attaquer (ces convois) à proximité des Russes et risquer d’aggraver encore la crise ?” interroge le quotidien. Et de conclure : “Avec les S-300 russes, Israël devra y réfléchir à deux fois avant la prochaine frappe.”

“Besoin l’un de l’autre”

Le général à la retraite de l’armée libanaise Elias Farhat estime lui aussi que le déploiement russe est de nature à rebattre les cartes. “Le S-300 est un missile antiaérien très efficace… Israël en est conscient”, explique-t-il, interrogé par la chaîne qatarie Al-Jazira. “Cela changera la situation de façon spectaculaire, et il n’y aura plus de liberté de mouvement pour l’aviation israélienne dans l’espace aérien syrien.”

L’annonce faite lundi constitue, de fait, “un revers” pour “l’alliance improbable de la Russie avec Israël en Syrie”, analyse de son côté The Atlantic. “Cela dit, les deux pays ont besoin l’un de l’autre. Pour la Russie, Israël est un allié régional vital qui entretient des liens étroits avec les pays occidentaux. Pour Israël, la Russie représente peut-être le principal pays qui peut influencer les actions de l’Iran”. Aussi, croit savoir le mensuel américain, “il est peu probable qu’il y ait (entre eux) une rupture permanente”.

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