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SMOLNY...

Sat, 22 Sep 2018 20:36:39 +0200

JANOVER Louis : Le testament de Lénine et l'héritage de Rosa Luxemburg

Présentation de l’éditeur :

Il n’existe évidemment pas de testament de Lénine, et moins encore de testament de Rosa Luxemburg. Pourtant, les dernières notes d’un Lénine préoccupé de sa succession n’ont pas été réunies sous ce titre par hasard. Le sort de la révolution ne semble y dépendre que du choix d’un successeur. Rien de tel chez Rosa Luxemburg dont l’héritage ne nous parle que des combats de classes passés, présents et futurs. Il n’y a, dans ce domaine, aucune résonance entre la pensée des deux auteurs, et Louis Janover s’attache à le faire ressortir en soulignant l’incompatibilité de deux conceptions de l’émancipation humaine et du socialisme. Le testament de Lénine comporte la négation d’une éthique qui chez Rosa Luxemburg traverse toute son œuvre et nous sert aujourd’hui encore de principe de jugement.

Notes, articles et extraits de discours de Lénine, Max Eastman, Léon Trotski et du Comité Central du PCF (1923-1925) d’une part, et de Rosa Luxemburg (1918-1919), d’autre part, complètent cet essai.


L’auteur :

Louis Janover a collaboré avec Maximilien Rubel à l’édition de Karl Marx dans la Bibliothèque de la Pléiade et aux Études de marxologie jusqu’en 1994. Auteur de plusieurs essais, notamment La révolution surréaliste (Klincksieck, 2016) et La Tête contre le mur. Essai sur l’idée anticommuniste au XXe siècle (Sulliver, 2000), il est co-auteur avec Miguel Abensour de Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx (Sens & Tonka, 2008) et de la préface à l’ouvrage d’Alexander Berkman, Le mythe bolchevik (Klincksieck, 2017).


Table des matières :

-  Avant-propos (M.G., I.J. & E.S.)

-  Le testament de Lénine et l’héritage de Rosa Luxemburg (Louis Janover)

-  Textes

  • Dernier discours prononcé par Lénine devant l’Internationale Communiste (Lénine)
  • Le testament de Lénine
    • Lettre pour le prochain Congrès du Parti
    • Suite des notes — 24 décembre 1922
    • Suite des notes — 25 décembre 1922
    • Complément à la note du 24 décembre
    • Suite des notes — 26 décembre 1922
  • Depuis la mort de Lénine/ III. Le testament de Lénine (Max Eastman)
  • Au sujet du livre d’Eastman « Depuis la mort de Lénine » (Trotski)
  • Résolution du C. C. du P.C.F.
  • Un devoir d’honneur (Rosa Luxemburg)
  • L’ordre règne à Berlin (Rosa Luxemburg)
  • Notre programme et la situation politique (Rosa Luxemburg)
  • Que veut Spartacus ? (Rosa Luxemburg / Spartakusbund)

Éditions Smolny, parution le 27/09/2018

ISBN : 978-2-9528276-7-6

144 pages / 12 x 19 cm / 10 euros

collectif

Sat, 22 Sep 2018 20:01:32 +0200

MONATTE Pierre : Lettres d'un syndicaliste sous l'uniforme, 1915-1918

Présentation de l’éditeur :

Personnalité importante du syndicalisme révolutionnaire en France, fondateur des revues La Vie ouvrière (1909) et La Révolution prolétarienne (1925), Pierre Monatte (1881-1960) est un antimilitariste et internationaliste convaincu. En décembre 1914, écœuré par la guerre et le ralliement des organisations révolutionnaires à l’Union sacrée, il démissionne du Comité confédéral de la CGT et opte pour l’organisation et le regroupement des militants et militantes engagés contre la guerre.

Début 1915, il est contraint de rejoindre le 252e régiment d’infanterie à Montélimar. Il y reste un an avant de partir pour le front, où il sera aux premières lignes. Les lettres qu’il y écrit nous plongent au cœur de l’agitation syndicaliste et socialiste de l’époque. S’y lisent les incertitudes causées par le conflit mondial mais, également, la détermination d’une partie du mouvement ouvrier à organiser l’action révolutionnaire de l’après-guerre, en dépit de la censure et de la répression. Ces lettres manifestent à la fois l’horreur de la guerre et le combat à mener pour s’y opposer.


Extrait :

« Cher vieux, mes quatre jours de tranchées ne se sont pas trop mal passés. Je n’y ai récolté qu’un rhume. Dans tout notre bataillon, pas eu la moindre casse d’ailleurs. Nous sommes trop près des lignes allemandes ; les obus passent par dessus nos têtes et vont tomber beaucoup plus loin. Les crapouillots imbéciles sont plus à craindre [...], je me suis aperçu que j’avais les nerfs en bon état. »


Table des matières :

-  Préface
Julien Chuzeville

-  Lettres

  • Lettre à René Nicod : publiée dans L’Éclaireur de l’Ain, n°48, 29 novembre 1914
  • Lettre de démission du Comité confédéral de la CGT, 7 décembre 1914
  • Lettre à James Guillaume, 15 janvier 1915
  • Lettre à Léo Monatte, 9 février 1915
  • Lettre à Léo Monatte, 28 février 1915
  • Lettre à Marcel et Renée Martinet, 7 mars 1915
  • Lettre à Marcel et Renée Martinet, 8 mai 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 25 juin 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 8 juillet 1915
  • Lettre à Léo Monatte, 18 juillet 1915
  • Lettre à Léo Monatte, 22 juillet 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 23 juillet 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 1er août 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 29 août 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 21 décembre 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 27 décembre 1915
  • Lettre à Marcel Martinet, 24 janvier 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 31 janvier 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 4 février 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 11 février 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 12 février 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 16 février 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 17 avril 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 23 avril 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 30 avril 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 3 mai 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 15 mai 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 25 juin 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 27 juin 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 3 juillet 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 11 juillet 1916
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 2 août 1916
  • Lettre à Léo Monatte, 25 août 1916
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 12 septembre 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 2 novembre 1916
  • Lettre à Marcel Martinet, 7 janvier 1917
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 7 février 1917
  • Lettre à Marcel Martinet, 25 février 1917
  • Lettre à Marcel Martinet, 24 mars 1917
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 24 avril 1917
  • Lettre à Marcel Martinet, 8 mai 1917
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 7 juin 1917
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 11 septembre 1917
  • Lettre à Marcel Martinet, 22 octobre 1917
  • Lettre à Marcel Martinet, 24 janvier 1918
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 23 juin 1918
  • Lettre à Marcel Martinet, 9 octobre 1918
  • Lettre à Fritz Brupbacher, 19 octobre 1918
  • Lettre à Marcel Martinet, 1er novembre 1918
  • Lettre à Marcel Martinet, 15 novembre 1918
  • Extrait d’article publié dans La Vie ouvrière, n°80, 12 novembre 1920

Éditions Smolny, parution le 27/09/2018

ISBN : 978-2-9528276-9-0

112 pages / 12 x 19 cm / 10 euros

collectif

Fri, 14 Sep 2018 18:00:34 +0200

HORNA Kati ( 1912 - 2000 )

Née en Hongrie, la photographe Kati Deutsch, devenue Kati Horna, est une amie de jeunesse de Robert Capa (1913-1954). Ils ont appris le métier ensemble, fréquenté les mêmes groupes et se sont croisé tout au long de leur vie à Berlin, à Paris, en Espagne et au Mexique.

En Espagne, elle travaille pour les publications anarchistes comme Mujeres libres ou Umbral, crée ses propres photomontages, avec son futur mari, le dessinateur libertaire José Horna.

Après la guerre, elle prend le chemin de l’exil et s’installe définitivement au Mexique. Elle y enseigne la photographie à l’Université et travaille à ses expositions.


Sources :

— « Kati Horna, vanguardia y teatralización », entrevista con José Antonio Rodriguez - Adriana Cortés Koloffon sur le site La jornada semanal(consulté le 2 juin 2018) ;


Crédit iconographique :

© archives Horna- portrait de Kati Horna dans l’atelier de Pesci.

sam

Fri, 14 Sep 2018 17:47:08 +0200

LEFRANÇAIS Gustave : Étude sur le mouvement communaliste

Quatrième de couverture :

« La Révolution du 18 mars... avait pour mission de faire disparaître le pouvoir même ; de restituer à chaque membre du corps social sa souveraineté effective, en substituant le droit d’initiative directe des intéressés, ou gouvernés, à l’action délétère, corruptrice et désormais impuissante du gouvernement, qu’elle devait réduire au rôle de simple agence administrative. »

Gustave Lefrançais, élu à l’assemblée communale par le 4e arrondissement, n’entend pas, à proprement parler, écrire, dès décembre 1871, une histoire « immédiate » de la Commune. Communiste, ou plutôt collectiviste « antiautoritaire », proche (mais en aucun cas disciple) de Bakounine, il raconte l’événement tel qu’il l’a vécu, et interprète la révolution du 18 mars comme la première expérience « an-archiste » de gouvernement populaire, qui doit faire disparaître, au nom de la souveraineté du peuple, tout pouvoir d’État. Tel doit être désormais le programme de toute révolution socialiste à venir.

Jacques Rougerie


Table des matières :

-  Préface de Jacques Rougerie

Première Partie.
De la Réouverture des réunions publiques (Juin 1868) à la Révolution du 18 Mars 1871.

-  CHAPITRE Ier. De juin 1868 au 4 septembre 1870.
-  CHAPITRE II. Du 4 septembre au 31 octobre.
-  CHAPITRE III. Le 31 octobre.
-  CHAPITRE IV. Du 31 octobre à la capitulation de Paris.
-  CHAPITRE V. De la capitulation au 18 mars.

Seconde partie.
Le Comité central et la Commune.

-  CHAPITRE Ier. Le Comité central à l’Hôtel-de-Ville.
-  CHAPITRE II. Première séance de la Commune.
-  CHAPITRE III. Physionomie, organisation et premiers travaux de la Commune.
-  CHAPITRE IV. Situation générale de Paris. Action de la Commune jusqu’au 2 avril.
-  CHAPITRE V. Opérations militaires de la Commune.
-  CHAPITRE VI. La Commune perd du terrain.
-  CHAPITRE VII. Action de la Commune jusqu’à la Création du Comité de Salut public.
-  CHAPITRE VIII. Le Comité de Salut public.
-  CHAPITRE IX. Chute de la Commune.
-  CHAPITRE X. Vengeances et représailles.

-  CONCLUSION.

-  APPENDICE. Le 31 Octobre.

-  PIÈCES JUSTIFICATIVES.
Documents officiels et autres

-  LA COMMUNE ET LA RÉVOLUTION


Éditions Klincksieck, collection « Critique de la politique », parution le 09/03/2018

ISBN : 978-2-252-04121-5

XX + 424 pages / 14 x 22.5 cm / 29,50 euros

eric

Thu, 05 Apr 2018 13:08:02 +0200

REEVE Charles : Le Socialisme Sauvage

Essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours

Présentation de l’éditeur :

Désastre généralisé et crise de la représentation nous incitent à penser au présent le vieux principe de la démocratie directe, qui prit forme en 1789, traversa les époques révolutionnaires, pour se trouver à nouveau dans les mouvements de contestation. Le principe d’autogouvernement s’y est toujours heurté aux principes autoritaires de représentation permanente.

Les soviets des révolutions russes et les conseils de la révolution allemande des années 1920 ont été deux expressions puissantes de cette promesse pour l’avenir, et se trouvent au coeur des réflexions développées dans ce livre. Car si le dénouement de la révolution russe a glacé pour un siècle le mouvement ouvrier, liant l’idée de socialisme à celle du totalitarisme de parti unique, l’expérience, courte mais riche, de la révolution allemande s’est révélée proche des mouvements contemporains, de Mai 68 au mouvement assembléiste du 15M en Espagne, en passant par Occupy aux États-Unis et par les Printemps arabes. Les courants spontanés, autonomes et émancipateurs des mouvements sociaux ont toujours été rejetés par les chefs du socialisme avantgardiste et qualifiés de « sauvages », car leur échappant.

Même s’il n’est pas « stricto sensu » une histoire du mouvement socialiste, ce livre en revisite de grands moments. Il les étudie et les discute à travers le prisme de conceptions hérétiques et « sauvages », et garde à l’esprit la perspective de l’émancipation, encore et toujours.


L’auteur :

Né à Lisbonne en 1945, Charles Reeve vit à Paris depuis sa désertion de l’armée coloniale portugaise en 1967. Il est l’auteur de plusieurs essais, dont Le Tigre de papier, sur le développement du capitalisme en Chine, 1949-1971 (Spartacus, 1972) ; La Mémoire et le feu. Portugal, l’envers du décor de l’Euroland (L’Insomniaque, 2006) et China blues, voyage au pays de l’harmonie précaire (avec Hsi Hsuan-wou, Verticales/Gallimard, 2008). Il a préfacé les Notes sur l’Histoire de Karl Korsh (Smolny, 2011).


Table des matières :

INTRODUCTION
ARRIVÉS À CE QUI COMMENCE, OU L’ÉLOGE DE L’EXCÈS

CHAPITRE 1
LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1789-1795)
LA SOUVERAINETÉ CONTRE LA DÉLÉGATION

CHAPITRE 2
LA COMMUNE DE PARIS (1871)
LES LIMITES À L’EXERCICE DE « LA DÉMOCRATIE PURE »

CHAPITRE 3
LA PREMIÈRE INTERNATIONALE (1864-1877)
LE PRINCIPE D’AUTORITÉ ET L’ORGANISATION RÉVOLUTIONNAIRE

CHAPITRE 4
GRÈVE GÉNÉRALE OU DE MASSE :
LE SYNDICALISME RÉVOLUTIONNAIRE ET LE SOUHAIT DE L’AUTOGOUVERNEMENT

CHAPITRE 5
LA RÉVOLUTION EN RUSSI (1905-1917)
LA DÉMOCRATIE « NON FALSIFIÉE » DES SOVIETS

CHAPITRE 6
LA RECETTE LÉNINISTE : LE « CONTRÔLE OUVRIER » CONTRE L’« HUMEUR CHANGEANTE DE LA DÉMOCRATIE OUVRIÈRE »

CHAPITRE 7
LA RÉVOLUTION ALLEMANDE (1918-1921)
UN MOUVEMENT SPONTANÉ ET IMPRÉVU

CHAPITRE 8
RUSSIE ET ALLEMAGNE, LE TEMPS DES BLANS :
LE SOCIALISME SAUVAGE ET LES DERNIÈRES FRACTURES DU VIEUX CAMP SOCIALISTE

CHAPITRE 9
L’IDÉE DES CONSEILS ET LA SOCIÉTÉ FUTURE

CHAPITRE 10
LES CONSEILS, PRINCIPES ET DÉBATS

CHAPITRE 11
ESPAGNE 1936, UNE RÉVOLUTION INACHEVÉE

CHAPITRE 12
L’ÉTRANGE ET LE NEUF DU MOIS DE MAI 1968

CHAPITRE 13
UNE FORME APARTIDAIRE DU SOCIALISME SAUVAGE :
LA RÉVOLUTION PORTUGAISE (1974-1975)

CHAPITRE 14
OÙ LE NOUVEAU CHEVAUCHE L’ANCIEN
LES NOUVEAUX MOUVEMENTS

CHAPITRE 15
DU ZAPATISME AU ZADISME, AVANT-GARDISMES ET AUTO-ORGANISATION

CHAPITRE 16
LES COMMUNS ET LEURS IMPASSES

CONCLUSION
LA CRISE DE LA REPRÉSENTATION
ET L’INTERMITTENCE DE L’ÉMANCIPATION SOCIALE

-  Cinq livres suggérés par chapitre

-  Notes


Éditions L’Échappée, collection « Dans le feu de l’action », parution le 24/01/2018

ISBN : 978-2-37309-035-2

320 pages / 13 x 20 cm / 20 euros


Sur la toile :

— « Un livre sur l’auto-organisation dans l’histoire des luttes », revue Critique Sociale ;

eric