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Pièces et Main d'Œuvre

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2017-09-23T20:37:12Z

L'université de Grenoble invite les transhumanistes

Pour la Fête de la Science 2017, les facultés de Grenoble ouvrent leurs portes à l'Association française transhumaniste Technoprog. Laquelle est chargée d'organiser un forum "Transhumanisme, bonnes pratiques" le jeudi 12 octobre de 14h à 19h (à l'Aquarium, 1220 rue des Résidences, sur le campus de Saint-Martin d'Hères).

Présentation dans le programme édité par La Casemate, Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble :

"Venez découvrir, autour de tables rondes sur des sujets passionnants (interfaces hommes/cerveau... (sic)), les enjeux du transhumanisme, et de quelle façon celui-ci participerait à "améliorer" l'humain ? Notre souhait est de rassembler des chercheurs, des ingénieurs, des personnes à l'interface entre la science et l'industrie, ainsi que des personnes soucieuses de l'éthique, pour construire une vision respectueuse, durable et souhaitable de notre futur.

Les différentes tables rondes seront suivies d'une séance de questions, destinée à vous laisser l'occasion de vous aussi entrer dans le débat et exposer vos idées."

- Service compris

Pièces et main d'œuvre

2017-09-22T20:04:32Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/entretien_pierre_musso.pdf

Entretien avec Pierre Musso, philosophe

Le bruit court depuis le printemps, Pierre Musso a publié un livre passionnant d'un bout à l'autre de ses 800 pages, dont on aimerait gloser et discuter chacune : La Religion industrielle. Monastères, manufactures, usines. Généalogie de l'entreprise (Fayard).
Cette somme, qui se lit comme une autre histoire de France, retrace la filiation de l'industrie et du machinisme depuis les monastères du Ve siècle jusqu'à la cybernétique des années 1950. L'auteur démontrant la matrice religieuse de la société industrielle et du culte de la Mère Machine.
Une lecture nécessaire pour tous les radicaux, luddites, décroissants, écologistes, anti-industriels et Chimpanzés du futur.

Pierre Thiesset, éditeur (Le Pas de Côté) et journaliste (La Décroissance) a réalisé cet entretien avec Pierre Musso.

Ouvrir le document en PDF :

- Documents

Pierre Thiesset

2017-09-20T19:01:42Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/darwin.pdf

L'écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre

A Bordeaux, des récalcitrants à l'urbanisme et au capitalisme verts et connectés troublent le consensus techno-béat en dénonçant "l'écosystème Darwin". Une pustule architecturale hébergeant des start up, des boutiques et, naturellement, "le plus grand restaurant bio d'Europe".
Lire leur enquête :

- Faits divers

Pièces et main d'œuvre

2017-09-19T20:35:01Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/le_monde_festival.pdf

Le Monde Festival : les technocrates rêvent de moutons électroniques

Les Parisiens ont de la chance. Grâce à la quatrième édition du « festival » organisé par Le Monde du 22 au 25 septembre 2017 à l'opéra de Paris, ils verront disserter gratuitement moult célébrités : Juliette Binoche, Isabelle Autissier, Stéphane Guillon, Marjane Satrapi, Patrick Cohen, Philippe Torreton, Catherine Millet, David Pujadas, Kevin Mayer, Marc Dugain. En fait de gratin, ce sont des lasagnes que leur sert le journal : une couche de vedettes, une couche d'idéologie, une couche de pseudo-rêves (le thème de cette année), une couche de propagande.

L'idéologie dont Le Monde fait la propagande à longueur de numéro et dans son festival est celle de la classe dominante du techno-capitalisme : la technocratie. Ingénieurs, techniciens, cadres, décideurs formés aux exigences de la compétition économique et de l'emballement technologique. Entrepreneurs et créateurs de start up innovantes, salariés de la recherche disruptive, activistes de la révolution permanente des modes de vie et de consommation, traqueurs de déviances nostalgiques, électeurs d'Emmanuel Macron et lecteurs du Monde. Pour se faire une idée des bénéfices qu'ils tirent de leur position de techno-maîtres, voir les publicités conformes à leur standing (luxe, voyages, voitures, high tech) vendus par leur quotidien. Les riches détruisent la planète. Le Monde détruit le monde.

Animée par une volonté de puissance que la puissance de ses moyens technologiques enfle toujours plus, la technocratie affiche désormais son projet transhumaniste. Un projet de sécession de l'élite, « augmentée » par l'automachination et la manipulation génétique, d'avec l'humanité superflue, encombrante et inadaptée. C'est à ce projet que travaille Le Monde, en ouvrant notamment ses colonnes chaque mois à Laurent Alexandre. Cet ex-urologue devenu homme d'affaires du séquençage génétique prêche sans relâche l'augmentation de notre quotient intellectuel par tous les moyens pour rester compétitifs face à « l'intelligence artificielle », et presse nos élites de combler leur retard en matière technologique (vis-à-vis des Chinois, des Américains, des extraterrestres).

Naturellement, Laurent Alexandre participe à une table ronde du festival, sur le thème « L'homme a-t-il atteint ses limites ? » (23 septembre, 10 h, palais Garnier). Une nouvelle occasion pour ce VRP omniprésent du transhumanisme de beugler (il doit être sourd, où est son implant ?) : « Aux nouvelles générations il est préférable d'inculquer un goût du futur, sans cacher les difficultés qu'elles devront affronter. Il leur faudra apprendre à gérer le pouvoir démiurgique que les technologies NBIC vont nous donner : être des dieux technologiques, ce n'est pas rien ! »

Une couche de divertissement. Juliette Binoche - « Mon rêve, c'est de donner » - présente son dernier film en avant-première au Monde Festival.

Une couche de propagande : « Vive l'intelligence artificielle ! ». Telle est titrée la « conversation » avec l'ingénieur Yann LeCun, responsable de l'intelligence artificielle chez Facebook et spécialiste du deep learning (l'apprentissage profond) des machines. Pendant que certains réactionnaires s'échinent à développer l'intelligence humaine, LeCun, lui, se consacre à périmer nos cerveaux avec ses machines surpuissantes. C'est grâce à lui que vos smartphones et autres prothèses électroniques sont capables de reconnaître et de nommer des visages dans des images – c'est-à-dire de nous traquer partout. Les rêves des technocrates se réalisent pour notre cauchemar.

On ne voudrait pas t'étouffer, lecteur, mais note encore parmi ces trois jours de gavage : « Le futur du sexe » (devine), avec le bouffon transhumaniste autoproclamé artiste cyberpunk, Yann Minh ; « La voiture autonome, c'est déjà demain ! » avec les groupes Valeo, Peugeot et Transdev ; « Start up : miracle ou mirage ? » avec quatre créateurs de start up (le débat s'annonce vif) ou les ateliers « Vivre avec les algorithmes » (interagir avec l'intelligence artificielle et discuter avec des chatbots) et « Twittérature » (devenez écrivain en 140 signes).

S'il restait un doute sur cette opération, il suffit de consulter la liste de ses partenaires :
- La Poste, aspirateur et vendeur de données personnelles via sa filiale Mediaprism ;
- la MGEN, mutuelle de l'Éducation nationale qui invite les transhumanistes à débattre et qui, selon son vice-président Éric Chenut, veut « devenir un acteur incontournable du marché des nouvelles technologies en santé » ;
- Enedis, le distributeur d'électricité français qui impose ses compteurs communicants Linky pour piller nos données personnelles et devenir « un opérateur du big data » (« Nous gérons plus de 300 millions de données par jour et ce sera dix fois plus dans cinq ans », se vante son patron dans Le Monde ) ;
- Google, dont les patrons transhumanistes construisent l'homme-machine et le monde-machine.

Les prescripteurs d'opinion (médias, Medef, grandes écoles, forums et salons) répètent leurs invitations aux transhumanistes, afin de nous acculturer au monde-machine. Et nous ne pouvons que souligner à notre tour cette répétition, synonyme de propagande.

Glaciers et forêts disparaissent, mégapoles et smart cities prolifèrent, mais l'important est que vous continuiez à lire Le Monde, à fréquenter ses festivals et à consommer. Pendant trois jours, la bonne société s'imprègne d'idéologie anthropophobe entre deux bavardages avec artistes et sportifs. Vous ne voudriez tout-de-même pas rester hors de l'élite augmentée.

La bataille entre les humains d'origine animale et les inhumains d'avenir machinal est d'abord une bataille d'imaginaires.
Aux Chimpanzés du futur de saboter ces opérations. Sifflons les publicitaires et les ingénieurs du transhumanisme, dénonçons leur anthropophobie. Sus à la théologie de la toute-puissance !

Lisez et faites lire le Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Pièces et main d'œuvre, éditions Service Compris, 348 p., 20 €)

http://chimpanzesdufutur.wordpress.com/

Texte intégral en PDF :

- Nécrotechnologies

Pièces et main d'œuvre

2017-09-07T17:32:59Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/m._picq_fait_de_la_prospective.pdf

M. Picq fait de la prospective

Parution du Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme, début septembre 2017. Voir ici

Au cas, toujours possible, où vous auriez eu envie de lire le dernier livre de Pascal Picq (Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots. Odile Jacob, 2017), laissez tomber, on l'a fait pour vous, et franchement, ce qu'on a fait là, aucune bête ne l'aurait fait. Mais bien sûr, vous n'êtes pas obligés de vous fier à notre recension et vous pouvez juger par vous-mêmes (330 p et 22€90, tout de même. On vous aura prévenus).

Ethologue et paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France, Pascal Picq fait partie de ces vieux mâles plastronnant dans leur territoire académique, tel Michel Serres, Axel Kahn & Jean-Didier Vincent, que leur expertise réelle ou postiche dans leur mince champ de recherche, autorise à pérorer avec plus d'aplomb que le commun des penseurs et des plombiers sur les affaires du monde.

Sa première phrase, « Les grands singes auront disparu d'ici 2050 », d'un détachement et d'une factualité glaçante donne le ton. Pascal Picq n'est pas de ces chercheurs suspects d'une empathie déplacée avec l'objet de leurs recherches. Ni passéisme fixiste, ni nostalgie réactionnaire. M. Picq, paléochnoque, a tellement peur de ne pas être un bon postmoderne.

330 pages de propos de table où les citations de son auteur favori (Pascal Picq) reviennent 42 fois et, tout de même, une leçon, une obsession, une injonction : il faut s'adapter. Aux robots, à l'intelligence artificielle, au-monde-qui-bouge, avec in fine des accents transhumanistes. Seuls les aptes survivent.
Loin d'être le rebelle et le tartarin prométhéen qu'il s'imagine, Pascal Picq est un propagandiste de la soumission. On connaît le proverbe américain, « If you can't beat them, join them. » (« Si vous ne pouvez les battre, ralliez-vous à eux »). Version sarcastique, à propos du viol, « if you can't prevent it, try to enjoy it. » (« Si vous ne pouvez l'empêcher, tâchez d'en jouir. ») C'est bien ce que nous enjoint de faire ce grand singe de Pascal Picq. Où Darwin et le darwinisme servent de caution scientifique à un discours de reddition.

Pour lire notre recension, ouvrir le document ci-dessous.

- Nécrotechnologies

Pièces et main d'œuvre

2017-08-27T11:21:17Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/histoire_d_un_livre_bc_site.pdf

Histoire d'un livre : "Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme"

En octobre 2016, nous croisons un ami universitaire, de passage à Grenoble, avec qui nous avons au fil des années des échanges cordiaux quoique sporadiques. Déjeuner. Au dessert, nous lui proposons d'écrire, si cela lui dit, un papier sur le site de Pièces et main d'œuvre. Dérobade enjouée de l'ami. « - Ouhlala, non, j'ai pas autant de c… (NdA, de coquilles peut-être ?) que vous, moi !... Je ne peux pas dire ce que vous dîtes ! C'est mieux que je vous cite en revue ou dans des séminaires… Si je vous disais ! J'ai même entendu une épistémologue célèbre dire en réunion, "Ça, il faut reconnaître… sans Pièces et main d'œuvre, on n'aurait pas tant parlé des nanotechnologies." Mais pourquoi vous ne faites pas un livre sur le transhumanisme ? Vous en parlez depuis des années !... Je suis sûr que ça intéresserait Christophe Bonneuil. C'est lui qui dirige la collection Anthropocène au Seuil… etc. »

Sceptiques, réticents, mais pas bêcheurs, nous écrivons à l'éditeur pour lui demander confirmation de son intérêt. Certes, il a réédité, environ 90 ans plus tard, un recueil d'Ellul & Charbonneau (Nous sommes des révolutionnaires malgré nous, 2014), mais on sait qu'il est plus facile à un notaire de publier les testaments des radicaux morts ou lointains (américains par exemple) que les critiques sur le vif de leurs successeurs.
L'éditeur nous confirme son intérêt, nous confie son estime pour notre réflexion, et sa dette de pensée pour l'avoir « radicalisé et consolidé », se réjouit de nous rencontrer, se déclare « honoré » que nous l'ayons contacté, bref, l'habituel frou-frou entre auteurs et éditeurs potentiels.
La seule chose qui nous importe, c'est sa garantie réitérée de notre liberté d'expression. D'éventuelles suggestions, soit, mais nous, PMO, conservons le dernier mot sur nos écrits.
À vrai dire, nous n'avons jamais envisagé autre chose - qu'un éditeur, par exemple, puisse s'imaginer avoir notre signature au bas d'un autre discours que le nôtre.

On s'engage et on voit. Nous œuvrons d'arrache-pied pendant huit mois, en sus de nos activités, déplacements et publications. Nous recevons de vifs éloges et répétés de l'éditeur (« Super !... Excellent ! ») pour les divers états de l'ouvrage en cours. Nous sommes en train de faire « un livre de référence », nous allons être publiés en « Point Seuil », etc. Nous intégrons quelques suggestions utiles de l'éditeur, nous rejetons les autres, oiseuses ou nocives. Nous discutons des façons d'utiliser cette publication pour stimuler la critique du transhumanisme (réunions publiques, etc.).

Que croyez-vous qu'il arriva ?

Au moment ultime, après les corrections de ponctuation, notes en bas de page, etc., alors que le Manifeste des Chimpanzés du futur était prêt pour l'imprimerie et annoncé sur les sites des librairies, notre éditeur nous cribla soudain d'un feu croissant d'exigences - coupes, réécritures – plus ineptes et insolentes les unes que les autres.
Il ne fallait pas employer des mots comme « veulerie » ou « sainte-nitouche » par exemple. Pas plus sans doute qu'il ne faut parler de corde dans la maison du pendu.
Il ne fallait pas employer un langage « désuet », « à la Brassens », mais la novlangue de la police post-humaniste, afin de proscrire les crimes de pensée.
Il ne fallait pas évoquer les « traîtres à l'espèce », les « nuisibles », ni « les rats qui fuient le navire », il ne fallait pas employer de termes péjoratifs (!) ni « animaliser les gens », « parce qu'on sait où ça mène ». – Eh quoi ? Fallait-il donc les « végétaliser » ? (Patate ! Navet ! Grosse courge !), ou les « chosifier » ? (Robot ! Serpillière ! Manche à balai !) ? Et nous dire ça à nous ! Animaux politiques et chimpanzés revendiqués !
Il ne fallait pas froisser tel potentat universitaire, fort susceptible, et capable de rétorsions contre le directeur de collection. Ni tel auteur maison, supposément prestigieux et lucratif pour Le Seuil. Enfin, il ne fallait pas nommer les personnes qui nous attaquent, qui attaquent l'humain et les défenseurs de l'humain, mais seulement « leurs idées ».

Pour notre éditeur, voyez-vous (mais aussi pour ses pareils), les idées tombent du ciel et se promènent seules dans les rues sur leurs pattes, à l'affût des proies qu'elles assaillent.
L'écueil est qu'étant radicaux – et non pas extrémistes - nous argumentons souvent ad hominem. Marx en a donné la raison : « La théorie est capable de saisir les masses, dès qu'elle argumente ad hominem, et elle argumente ad hominem dès qu'elle devient radicale. Être radical, c'est saisir les choses à la racine, mais la racine, pour l'homme, c'est l'homme lui-même. » (cf. Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel. Karl Marx, dans Philosophie, Maximilien Rubel, Ed. Gallimard, coll. « Folio », 1982, p. 99)

Ça tombe bien, justement nous défendons l'homme contre les inhumains.

Ainsi fûmes-nous contraints, le 24 juillet dernier, d'envoyer à Olivier Bétourné, PDG du Seuil, la lettre suivante.

« Monsieur,

Votre collaborateur, Christophe Bonneuil, nous a fait part des alarmes et des oppositions que suscitait dans votre maison, la publication de notre Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme.
Nous avons consenti par esprit de conciliation à supprimer certaines pointes et à reformuler certaines phrases, tant que le sens de notre critique n'était ni émoussé ni dénaturé.
Notre projet n'est pas publicitaire. Il ne vise pas la promotion de l'enseigne Pièces et main d'œuvre, mais l'expression d'une résistance irréductible à l'avènement d'une espèce supérieure de cybernanthropes « augmentés », asservissant et/ou éliminant l'humanité commune considérée comme une sous-espèce de « chimpanzés du futur », selon le mot d'un scientifique « transhumaniste ».
Notre discours et notre signature sont connus. Il serait insensé de vouloir l'une sans l'autre. Après des garanties de liberté répétées, des éloges considérables de notre action et des divers états de l'ouvrage en cours ; après huit mois de dur labeur de notre part ; M. Bonneuil, se faisant, dit-il, le porte-parole de « sa chef », « du patron du Seuil », « du Seuil » (et aussi un peu de lui-même), nous soumet au dernier moment à un feu croissant de censures et d'exigences de modifications qui en disent parfois plus long sur leurs auteurs que sur notre discours. Que ces falsifications se parent d'excuses juridiques, rhétoriques ou mondaines. Elles peuvent se lire en marge des deux dernières versions électroniques de notre ouvrage que nous avons reçues.
Nous ne sommes pas des singes si stupides que nous ne sachions reconnaître un ultimatum, même voilé. Et nous ne sommes pas si éprouvés par ces mois et ces années d'activité critique qu'on puisse espérer nous faire céder de guerre lasse.
Dans ses messages du 21 et 23 juillet 2017, et dans notre dernière conversation téléphonique, M. Bonneuil ne nous a pas caché l'hostilité que rencontrait notre Manifeste chez certains de vos collaborateurs, ni l'ampleur de ses efforts pour éviter tout « blocage » ou « rupture » de la part du Seuil.
C'est-à-dire qu'il y a blocage et rupture, et tout d'abord du contrat moral que nous avions passé en novembre 2016 avec M. Bonneuil. De son propre aveu, il « n'avait pas véritablement anticipé, il y a quelques mois, qu'il se retrouverait effectivement à nous demander des modifications ». Disons qu'il a eu les yeux plus gros que le ventre et n'en parlons plus. (…) »

C'était il y a un mois.
Ce mois, nous l'avons employé à finir la fabrication de notre Manifeste et à lui trouver un imprimeur.
Nous le publions nous-mêmes.
Nous le diffusons nous-mêmes.
Nous le défendrons nous-mêmes.

Le transhumanisme est à la fois l'idéologie de la technocratie et le stade actuel du capitalisme, de la croissance, de l'industrialisme et de l'artificialisation.
Nombre d'amis nous ont demandé à maintes reprises « ce qu'ils pouvaient faire pour nous soutenir ». Que si vous voulez répandre la critique radicale du transhumanisme, lisez et faites lire le Manifeste des Chimpanzés du futur.
Achetez-le, vendez-le, offrez-le.
Organisez des débats, avec ou sans nous.
Formez partout des groupes de Chimpanzés du futur.
Surveillez les médias et les activités transhumanistes et alertez les humains.
Contestez partout et par tous les moyens de la critique (textes, films, dessins, actions, etc.), les manifestations ouvertes et occultes du transhumanisme, dans les médias, les universités, les milieux professionnels, politiques, associatifs, artistiques, culturels, etc.

Pour rester libres et humains, vidons les laboratoires !
Le temps perdu pour la recherche est du temps gagné pour l'humanité !

***

Toute l'actualité des Chimpanzés du futur, sur : http://chimpanzesdufutur.wordpress.com/

Si vous souhaitez organiser un débat avec Pièces et main d'œuvre, vous pouvez nous envoyer un mail à contact.pmo(at)free.fr

Si vous souhaitez acheter le Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Éditions Service compris,
348 pages ; 14x20 cm ; ISBN 979-10-94229-99-6) :

Envoyez un chèque de 20 € pour 1 exemplaire (port compris), à l'ordre de :

Service compris
BP. 27
38 172 Seyssinet-Pariset cedex

Si vous souhaitez vendre le Manifeste des Chimpanzés du futur, contactez-nous pour régler les conditions pratiques.

Merci de faire circuler,

Pièces et main d'œuvre
Grenoble, le 27 août 2017

- Documents

Pièces et main d'œuvre

2017-07-27T20:21:08Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/the_atlantic-2.pdf

L'armée repousse les limites de la performance humaine

Un article de The Atlantic sur l'augmentation des performances militaires par l'usage des nouvelles technologies.

Source : https://www.theatlantic.com/technology/archive/2017/07/tomorrow-solider/533703/

Traduction française : Annie Gouilleux.

On peut lire aussi le dossier d'Antonin Reigneaud sur "l'armement du futur" que nous avons publié en juin 2006 ici.

- Service compris

Patrick Tucker (The Atlantic )

2017-07-17T19:31:08Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/10_choses_a_savoir_sur_laurent_alexandre_gourou_de_l_intelligence_artificielle_-_11_fe_vrier_2017_-_l_obs.pdf

10 choses à savoir sur Laurent Alexandre, gourou transhumaniste

Parution du Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme, début septembre 2017. Voir ici

Un article de L'Obs (février 2017) sur l'urologue d'affaires Laurent Alexandre, propagandiste du transhumanisme en France.

- Service compris

L'Obs

2017-07-13T22:08:13Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/france_inter_soutient_les_inhumains.pdf

France Inter soutient les inhumains

Parution du Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme, début septembre 2017. Voir ici

Communiqué des Chimpanzés du futur

France Inter soutient les inhumains

Ce jeudi 13 juillet 2017, l'émission « Le débat de midi » sur France Inter s'intitulait : « Demain, tous transhumains ? » (cf ici). Dorothée Barba, l'animatrice qui passe son temps à promouvoir les nécrotechnologies dans son émission « Demain la veille », offrait une heure d'antenne aux idées inhumaines. Elle avait convié deux transhumanistes français - le médecin et homme d'affaires Laurent Alexandre et l'Artiste virtuel Yann Minh - ainsi qu'une auteur de science-fiction qui se dit « bio-fascinée », Catherine Dufour.

Sur France Inter, on ne conçoit le « débat » qu'entre techno-progressistes. Vous avez le choix entre la version Alpha Plus de l'énarque millionnaire Laurent Alexandre – morgue grossière, techno-prophéties tapageuses, mépris pour les inférieurs au QI limité et les « bioconservateurs » (les Chimpanzés du futur) ; le modèle cyber-clignotant du bouffon Yann Minh au QI supérieur – seul scoop de l'émission : le fait nous avait échappé ; et la version féministe de gauche de Catherine Dufour – pour une taxe robot et un revenu universel.

Cette complaisance envers les inhumains n'est pas nouvelle, d'une radio qui passe son temps à nous donner des leçons de bonne pensée. France Inter, comme Le Monde, L'Express ou La Tribune, offre à longueur d'année l'accès de nos cerveaux aux transhumanistes. C'est ainsi qu'ils propagent l'obligation de s'automachiner pour rester au niveau de la machine (et des Chinois) et pour acquérir les nouveaux moyens de la puissance (Alexandre : « On industrialise l'intelligence artificielle, si les cerveaux biologiques ne bougent pas, ça va très mal se passer ; nous abandonnons les ressorts de la puissance aux géants du numérique »). Ils répandent l'idée d'un monde-machine inéluctable donc « désirable » (Minh : « La solution aux milliards d'habitants sur Terre, c'est l'infini du cyberespace qui va nous sauver de cette concentration ») et celle de la colonisation spatiale comme seule issue à une surpopulation (d'immortels) sur une planète dévastée. Ils diffusent le mépris pour ceux qu'ils nomment les Chimpanzés du futur ou les « bioconservateurs » (Alexandre : « On a toujours eu des gens paniqués par le progrès technologique ; on va pas revenir éternellement sur les discours du passé, depuis 2000 ans on raconte qu'on va tous mourir à cause des technologies »).

Il faudrait des pages pour décortiquer le monceau de bêtises et de mensonges proférés en une émission. Mais il faut toujours des pages d'analyse pour répondre à une bêtise lapidaire. En une heure, nul n'a expliqué pourquoi il serait souhaitable de consacrer nos ressources et nos recherches à augmenter les machines, et à nous fabriquer un ennemi plus puissant que nous.

Beaucoup s'imaginent que le transhumanisme n'est qu'une lubie californienne. Il est en fait l'idéologie de la classe dominante du capitalisme technologique globalisé : la technocratie. D'où le rappel enthousiaste par Catherine Dufour des performances des « start up, des laboratoires et des pointures françaises » en intelligence artificielle, tels Jean-Gabriel Ganascia (président du comité d'éthique du CNRS, c'est dire) et Yann LeCun (responsable de l'intelligence artificielle chez Facebook, c'est tout dire). Les Français aussi, font progresser l'inhumain.

Imaginez la même émission avec des faucheurs d'OGM, des profs contre l'école numérique, des opposants au nanomonde, sur le thème : « Demain, tous humains : comment vaincre les technocrates, les transhumanistes, les machins et les machines ». Au lieu d'enseigner aux auditeurs l'invincibilité du « progrès » technologique, elle propagerait un message de résistance : restons libres et humains. Ah oui, mais là il faudrait une radio de service public.

À défaut, c'est à nous, humains, de servir cette résistance humaine. Faites circuler ce message, rejoignez vous aussi les Chimpanzés du futur, protestons contre les émissions et les médias qui font la propagande de l'inhumain.

Pièces et main d'œuvre
Grenoble, le 13 juillet 2017

À lire à la rentrée :
Le manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme, par Pièces et main d'œuvre
(en librairie)

Et en attendant :
Transhumanisme : du progrès de l'inhumanité, Pièces et main d'œuvre
Pièce détachée n°68 (voir ici)
(par la Poste, envoyer un chèque de 5 € à l'ordre de « Service compris » :
Service Compris – BP 27 – 38172 Seyssinet-Pariset cedex)

- Nécrotechnologies

Pièces et main d'œuvre

2017-07-11T20:36:23Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_tribune_07_17.pdf

Une tribune contre le transhumanisme

Guy Vallancien, notable de l'Académie de médecine, publie une timide critique du transhumanisme dans La Tribune du 10 juillet 2017.

- Service compris

Guy Vallancien