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Pièces et Main d'Œuvre

2018-05-21T19:24:10Z

Un tétraplégique pilote un exosquelette avec son cerveau

Le Monde du 21 mai 2018 nous donne des nouvelles de Clinatec et des progrès de l'homme-machine. Pour la première fois, un tétraplégique équipé d'un implant neuro-électronique pilote un exosquelette "par la pensée".
C'est ce genre de trouvailles qui a valu à Alim-Louis Benabid le Breakthrought Prize 2015, (3 millions de dollars) remis par les patrons transhumanistes de la Silicon Valley.

Un tétraplégique pilote un exosquelette avec son cerveau

A Grenoble, des chercheurs ont implanté une puce dans la tête d'une personne paralysée des quatre membres afin qu'elle commande une armure mécanique par la pensée.

Equipé de 14 moteurs électriques, l'exosquelette roule et déroule des câbles métalliques qui mettent les articulations en mouvement.
Prisonniers de leur tête, les tétraplégiques ont perdu toute prise sur le monde physique. Ils peuvent bien sûr le percevoir, mais sont condamnés à l'immobilité, hormis pour les quelques muscles de leur visage et de leur cou qui réagissent encore.

Pourtant, quand ils s'imaginent marcher, lever un bras ou plier les doigts, comme avant la rupture de leur moelle épinière, les mêmes signaux électriques enflamment leur cortex moteur. « Leur cerveau parle, mais personne n'écoute », remarque le neurochirurgien Alim-Louis Benabid.

Avec le projet BCI (pour Brain Computer Interface), l'équipe du professeur Benabid prend avantage de cette activité cérébrale qui n'arrive pas à quitter l'esprit des tétraplégiques. Les chercheurs ont développé un dispositif la traduisant en commandes pour un exosquelette, une sorte d'enveloppe mécanique dans laquelle la personne handicapée est embarquée. Ainsi, ses bras et ses jambes sortent de la torpeur, son système vasculaire s'active, et elle retrouve enfin un peu de liberté de mouvement. Le système est testé depuis un an avec un tétraplégique et l'équipe soumettra bientôt ses résultats à une revue scientifique.

Un dispositif « bras-jambes » inédit

Le professeur Benabid mène ce projet chez Clinatec, un centre de recherche biomédicale rattaché au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au CHU de Grenoble-Alpes, à l'Inserm et à l'université Grenoble-Alpes. Là-bas, au cœur du polygone scientifique du chef-lieu de l'Isère, on s'efforce de développer des technologies médicales qui aident les patients par d'autres voies que la médication.

Sur le marché, on trouve déjà des exosquelettes pour les paraplégiques contrôlés par l'inclinaison du buste ou grâce à une manette. D'ailleurs, la distribution du premier appareil du genre en France (ReWalk) vient tout juste de débuter. Toutefois, le projet d'un exosquelette « bras et jambes » dirigé par la pensée est d'une tout autre ampleur.

Contrairement aux casques d'électroencéphalographie utilisés par des chercheurs suisses et américains dans des projets semblables, les implants ne bougent pas et assurent une mesure fidèle de l'activité cérébrale.
Ouvrant les portes de son laboratoire, le professeur Benabid – qui est par ailleurs un pionnier de la stimulation cérébrale profonde, employée notamment contre la maladie de Parkinson – demeure toutefois avare de détails tant que les résultats ne seront pas publiés. S'il refuse notamment de présenter les prouesses du patient aux médias, il peine néanmoins à contenir son enthousiasme. « On a avancé beaucoup plus rapidement que je ne croyais, confie-t-il. Honnêtement, je pensais qu'il nous faudrait des années pour en arriver là. »

L'équipe française n'est pas la première à établir un pont entre le cerveau et l'exosquelette, mais aucun autre groupe de recherche n'avait encore tenté l'expérience avec un implant placé directement au contact de l'encéphale. Ce choix, très invasif, comporte en contrepartie d'importants avantages. Contrairement aux casques d'électroencéphalographie (EEG) utilisés par des chercheurs suisses et américains dans des projets semblables, les implants ne bougent absolument pas et assurent une mesure fidèle de l'activité cérébrale. De plus, le signal n'est pas atténué par le crâne, ce qui améliore la lecture.

Les ingénieurs, mathématiciens, médecins, informaticiens et roboticiens de Clinatec ont développé eux-mêmes un capteur EEG implantable directement sur la dure-mère, l'enveloppe fibreuse du cerveau. D'un diamètre de 5 cm et d'une épaisseur de 12 mm, la puce est insérée dans une ouverture ronde de même diamètre pratiquée dans le crâne. On replace ensuite la peau sur l'implant.

« Algorithme adaptatif »

Après l'opération, aucun câble ne traverse le cuir chevelu : la puce transmet les données qu'elle récolte grâce à une antenne et se recharge en électricité par induction magnétique à travers la peau. Un casque sur la tête du patient assure la connexion et l'alimentation de l'implant. En conservant l'intégrité de la peau, la méthode minimise aussi les risques d'infection pour le patient.

Tenant la puce au creux de sa main, Guillaume Charvet paraît fier du travail accompli. L'ingénieur explique comment l'information recueillie par les soixante-quatre électrodes ultrasensibles est analysée en moins de 350 millisecondes par un ordinateur intégré à l'exosquelette. « Nous utilisons un algorithme adaptatif. Lors d'une phase de calibration, le patient doit effectuer une série de tâches définies. Grâce à l'apprentissage profond, le programme associe l'activité cérébrale à chacun de ses mouvements. Par la suite, l'algorithme peut reconnaître n'importe quel mouvement. »

Au rez-de-chaussée de Clinatec, on retrouve le massif exosquelette. D'un blanc étincelant, ses quatre membres artificiels sont munis de courroies afin de maintenir le passager en place. L'armure de 60 kg supporte son propre poids en plus de celui de l'utilisateur. Les membres supérieurs de l'exosquelette pivotent selon quatre axes, tandis que les membres inférieurs disposent de trois degrés de liberté. La démarche de l'exosquelette, encore claudicante, devrait s'améliorer dans le futur, tout comme son équilibre. Pour l'instant, des câbles au plafond préviennent les chutes.

L'exosquelette est équipé de quatorze moteurs électriques qui roulent et déroulent des câbles métalliques afin de mettre les articulations en mouvement. Ce mécanisme, développé par le CEA, découle d'une expérience de plusieurs décennies dans la robotique, d'abord entreprise pour la manipulation de matériel radioactif. L'exosquelette de Clinatec est l'œuvre du CEA List, un laboratoire qui est consacré aux systèmes numériques intelligents et est basé à Saclay (Essonne).

Une implication cruciale du sujet

Le 21 juin 2017, le professeur Benabid implantait deux puces (une de chaque côté de la tête) chez un premier sujet. Peu de temps après, le tétraplégique faisait ses premiers pas. « Je me sens comme Armstrong la première fois qu'il a mis le pied sur la Lune », aurait-il déclaré. Depuis lors, ce premier cobaye s'entraîne avec zèle afin d'apprivoiser la machine. Il vient cinq jours par mois à la clinique et enfile l'exosquelette pendant deux heures.

Après la séance d'entraînement, il est exténué, explique Stéphane Pezzani, cadre de santé du secteur sujet-patient chez Clinatec. Ce dernier travaille de près avec le sujet et souligne son implication cruciale dans la recherche. « Il voit son rôle comme celui d'un partenaire ; c'est devenu son métier », note-t-il.

En plus de ses visites à Grenoble, le sujet s'entraîne aussi à la maison. Des informaticiens du centre ont conçu un jeu vidéo spécialement pour lui. Grâce à ses pensées, il dirige un avatar dans un environnement virtuel, exactement de la même manière qu'il pilote l'exosquelette à la clinique.

Clinatec dispose actuellement d'une autorisation pour implanter les puces chez cinq sujets afin de montrer que la procédure est sans danger. Jusqu'à maintenant, deux personnes ont subi l'opération. Cependant, l'implantation a connu des problèmes chez un patient, et ses puces ont été retirées. Trois autres tétraplégiques devraient passer sous le bistouri dans les prochains mois.

Dans le futur, l'équipe espère procéder à des tests chez un plus grand nombre de personnes. Toutefois, le professeur Benabid refuse catégoriquement de réduire le temps d'accès à la machine du premier sujet. Quand on redonne un espoir d'indépendance à quelqu'un, on ne le reprend pas, croit-il.

- Service compris

Le Monde

2018-05-19T20:30:24Z

Promotion de l'intégrité scientifique au CNRS et à Sorbonne Université : incompétence ou malhonnêteté scientifique ?

Nous avons reçu ce communiqué de "Sauvons l'Université !", à propos d'une affaire de fraude scientifique au CNRS.
Nous sommes d'accord pour sauver l'université s'il s'agit d'un retour au trivium et au quadrivium de la vieille Sorbonne.

Quant à la fraude scientifique, elle est juste un indice de l'appétit de lucre et de réussite sociale d'une corporation qui n'a pas besoin de frauder pour développer CRISPr-Cas9, le nucléaire ou la biologie de synthèse (pour faire court).
La fraude n'est que la partie émergée de la corruption, c'est à ce titre que nous reproduisons ce communiqué.

***

Lettre ouverte d'un groupe d'experts anonyme concernant le rapport de la commission anonyme ayant enquêté sur les publications dont Mme Jessus est co-auteur 18 avril 2018

mercredi 16 mai 2018, par Tournesol, Pr.

« Les atteintes à l'intégrité scientifique décrédibilisent les travaux de recherche, nuisent à l'image des institutions et contribuent à altérer la confiance que le public accorde aux chercheurs et à la science en général », peut dont lire dans le guide « pratiquer une recherche intègre et responsable » édité par le CNRS en 2017 (1).
Pour faire face de façon appropriée et prévenir les manquements à l'intégrité scientifique, qui peuvent aller de l'erreur de bonne foi jusqu'à la fraude caractérisée, les universités et les organismes de recherche français ont édité, en 2014, une charte de déontologie des métiers de la recherche (2).

Conformément à cette charte, l'Université Pierre et Marie Curie, devenue Sorbonne Université en janvier 2018, a nommé un délégué à l'intégrité scientifique chargé de recueillir les signalements de manquement à l'intégrité scientifique. Elle a aussi organisé un cycle de conférences sur l'éthique de la recherche destinées aux chercheurs et aux doctorants (3). Le CNRS également cosignataire de cette charte, a mis en place depuis 1994, une instance consultative et indépendante, le comité d'éthique du CNRS (COMETS) constitué d'un président et de 12 membres nommés par le conseil d'administration du CNRS, représentant toutes les disciplines de l'institution. Le COMETS est l'auteur du guide « pratiquer une recherche intègre et responsable » cité plus haut (1)

Les réseaux sociaux se sont aussi emparés de la promotion à l'intégrité scientifique. Le site PubPeer par exemple, a été conçu comme une plateforme de signalement de fraudes post publication qui ont échappé aux relecteurs traditionnels des revues scientifiques à comité de lecture. Les allégations de fraudes sont suivies de débats ouverts à toute la communauté des chercheurs. Grâce à l'anonymat garanti par la plateforme, les lanceurs d'alertes peuvent signaler d'éventuels manquements à l'intégrité scientifique tout en étant protégés contre des représailles certaines de leur hiérarchie.

Le COMETS encourage les institutions à « considérer positivement les initiatives innovantes des réseaux sociaux scientifiques et prendre en compte les ressources qu'ils fournissent, ne serait-ce que pour suivre les débats scientifiques qui s'y développent, et aussi pour réagir à d'éventuels lancements d'alerte dans des domaines où la tricherie serait sinon passée inaperçue » (1).

En septembre 2017, ces deux institutions ont dû faire face à plusieurs allégations de fraude publiées sur le site PubPeer concernant des manipulations d'images sur 21 figures publiées dans 11 articles dont Madame Catherine Jessus (directrice de recherche au CNRS, ancienne directrice de l'UMR SU-CNRS 7622, ancienne directrice de l'Institut de Biologie Paris Seine (IBPS) et actuelle directrice de l'institut national des science biologique du CNRS (INSB)) est coauteur.

Fort de leur rôle pionnier dans la promotion de l'intégrité scientifique, les deux institutions ont assez rapidement nommé une commission d'enquête chargée de déterminer la véracité de ces allégations. Après un travail d'enquête de 4 mois, le rapport de cette commission, que le CNRS a choisi de ne pas garder confidentiel, a été rendu public le 21 février 2018 et peut être consulté sur la page Web de l'institution :
http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/rapport_conclusions.pdf
http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/rapport_analyse_detaillee.pdf
http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/annexe1.pdf

Nous, généticiennes, généticiens, biochimistes, biologistes cellulaires et moléculaires, avons lu ce rapport, l'avons analysé, critiqué point par point et pouvons conclure que tous les arguments de la commission d'enquête vont à l'encontre de toutes les règles communes de bonnes pratiques scientifiques et d'interprétation des résultats qui constituent le fondement de l'intégrité en recherche. Pire encore, et c'est la raison qui nous a poussé à réagir (voir notre lettre ouverte), il encourage les manipulations d'images qui sont pourtant reconnues comme des fabrications et des falsifications de résultats .

Nous sommes ici face à un paradoxe : bien que tout soit mis en place pour lutter contre la fraude scientifique au CNRS et à SU, il semblerait que la dissimulation de la fraude, grâce à un rapport trompeur, mensonger, ait été néanmoins la solution choisie et assumée (puisque rendue publique) par les deux institutions.

L'imposture vient-elle des institutions qui mettent l'accent sur la communication sur l'intégrité scientifique sans en assurer les moyens effectifs en nommant une commission incompétente ? Des membres de la commission qui auraient un quelconque intérêt à être indulgents avec la fraude de leurs collègues ? pour dissimuler la leur ?

Cette dernière hypothèse fait écho à une autre affaire de fraude concernant le même type de modification d'image révélé par PubPeer et concernant le laboratoire de la biologiste Anne Peyroche. Anne Peyroche était en effet membre du COMETS, avant sa nomination le 24 octobre 2017 à la présidence du CNRS par intérim puis son remplacement anticipé par Antoine Petit le 18 janvier suite aux soupçons de fraude révélés par PubPeer. Aurait-elle contribué à dissimuler, en tant que membre du COMETS puis présidente du CNRS, les fraudes réalisées dans le laboratoire de Catherine Jessus pour minimiser celles réalisées dans le sien ? La fraude est elle si largement répandue pour que deux personnes à la tête du CNRS soient incriminées ? Ou bien la fraude est elle le moyen d'accéder aux postes de responsabilité au CNRS ?

Les soupçons qui entachent les auteurs dépassent les suspicions de fraude puisqu'ils engagent maintenant les deux institutions commanditaires du rapport d'enquête. Le CNRS et SU ne peuvent pas clore cette affaire sans passer par un traitement intègre, objectif et transparent de la fraude scientifique comme ils se sont engagés à le faire en signant la charte de déontologie des métiers de la recherche (2).

Références citées :
(1)http://www.cnrs.fr/comets/IMG/pdf/guide_promouvoir_une_recherche_inte_gre_et_responsable_8septembre2014.pdf
(2) http://www.cnrs.fr/comets/IMG/pdf/charte_nationale__deontologie_signe_e_janvier2015.pdf
(3) : http://www.ifd.upmc.fr/fr/le-deroulement/formation/conference-sur-l-ethique-de-la-recherche.html

- Service compris

Sauvons l'université !

2018-05-12T19:30:39Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_vie_dans_les_restes.pdf

La vie dans les restes

Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

Un ami nous écrit : « Face aux désastres en cours, vous évoquez à la fin de votre Manifeste des chimpanzés du futur, l'audience accrue des mouvements écologistes qui "n'est pas forcément bon signe. Il n'y a pas de fumée sans feu". Celle-ci, "toujours plus épaisse depuis 1972, émane de la terre brûlée par les industriels, elle signale l'incendie mais en aucun cas ne l'éteint. Elle n'est pas le déluge salvateur".
Quel serait, selon vous, ce déluge qui sauve ? Comment mieux enquêter, révéler les objectifs, dénoncer les collusions ? Comment encourager l'esprit et les perspectives critiques ? Quelles actions mener ? »

Tout d'abord, que reste-t-il à sauver ? (...)

Pour lire le texte intégral, ouvrir le document ci-dessous.

Lire aussi :
- De la popullulation
- Les scientifiques le disent : la dénatalité ou la mort
- Une étude de "Nature" sur la probabilité d'une crise irréversible de la biosphère
- Un article de "Science" sur l'extermination des mammifères depuis 125 000 ans

- Documents

Pièces et main d'œuvre

2018-05-11T19:28:17Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/science_20_avril_18.pdf

Un article de "Science" sur l'extermination des mammifères depuis 125 000 ans

La revue Science publie dans son numéro du 20 avril 2018 une étude de quatre chercheurs américains démontrant le massacre des grands mammifères par les chasseurs-cueilleurs de l'"Age d'Abondance" depuis 125 000 ans.
Il semble qu'il n'y a jamais eu de "bons sauvages". La philanthropie va devenir de plus en plus difficile à défendre.

A lire en anglais dans le document ci-dessous.

- Service compris

Science

2018-04-29T19:53:33Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/entretien_avec_le_comptoir_2018.pdf

Entretien avec Le Comptoir (2018)

Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

Nous avons publié à l'automne 2017 un Manifeste des Chimpanzés du futur, contre le transhumanisme (Editions Service compris), suivi de multiples réunions-débats à travers la France, et d'échanges comme celui-ci avec le site du Comptoir (http://comptoir.org/)

Le transhumanisme n'est pas une idéologie parmi d'autres, mais l'idéologie dominante de la mécanocratie, la classe dirigeante qui détient les mékhané, les moyens/machines – c'est le même mot en grec - de la puissance. Avoir, savoir, pouvoir.

Le transhumanisme a une histoire. Il ne s'est pas toujours nommé ainsi et il changera encore de nom, dès que celui-ci sera devenu infâme, comme il s'est déjà débarrassé du nom d'« eugénisme », trop compromis par les nazis.
Le transhumanisme a une réalité. L'activité concrète des laboratoires scientifiques, notamment dans les « technologies convergentes » (Nano-Bio-Info-Cogno), lui donne les moyens de ses ambitions.
Le transhumanisme a pour objectif d'accroître et d'accaparer les moyens de la puissance. Tous les moyens. Les moyens de tout. De la toute-puissance. Le projet affiché des détenteurs de ces moyens est d'aboutir, grâce à l'automachination, à l'avènement d'une espèce supérieure de cyborgs génétiquement modifiés et de ravaler le reste de l'humanité au rang de « chimpanzés du futur ».
Ce projet est réaliste. Le transhumanisme est à la fois l'idéologie de la technocratie et le stade actuel du capitalisme, de la croissance, de l'industrialisme et de l'artificialisation.
Si voulez en savoir plus, lisez cet entretien.
Si vous voulez en savoir beaucoup plus, lisez le Manifeste des Chimpanzés du futur.

Pour lire l'entretien, ouvrir le document ci-dessous.

Lire aussi :
- Ecrasons l'infâme : le culte de la Mère Machine et la matrice religieuse du transhumanisme

- Documents

Pièces et main d'œuvre

2018-04-23T19:12:08Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/aux_salaries.pdf

Albi : action contre le puçage des ovins et caprins

Le 3 avril 2018, 70 personnes ont investi les locaux de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations d'Albi pour soutenir des éleveurs locaux menacés de sanction pour refus de puçage électronique de leurs bêtes.
L'occasion d'un débat avec les fonctionnaires présents, sur le sens de leur travail, sur l'informatisation de l'agriculture et sa mise aux normes.

Voici le tract diffusé à cette occasion (à ouvrir ci-dessous).

Lire aussi :
- Occupation du Pôle Traçabilité de Valence
- RFID : la police totale. Puces intelligentes et mouchardage électronique. Un livre et un film.

- Nécrotechnologies

Faut pas pucer

2018-04-08T17:12:00Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_collines_bleues.pdf

L'école des Collines bleues

Bien des gens nous demandent souvent "ce qu'il faudrait faire". Sans prétendre répondre complètement à cette grave question, nous proposons tout aussi souvent d'ouvrir partout où c'est possible des écoles pour restaurer la transmission et l'apprentissage de la pensée.

En voici un exemple avec l'école des Collines bleues.
Si vous avez étourdiment commis des enfants, et que vous reculiez soudain d'effroi devant l'usine scolaire à laquelle vous êtes sommés de livrer la chair de votre chair, dès l'âge de trois ans, sachez qu'une merveilleuse échappatoire vient de s'ouvrir. On ne va pas résumer en moins bien cette remarquable déclaration d'intention d'une école coopérative, laïque - sans lien contractuel avec l'Etat - et qui vise à donner à ses élèves ce que l'Education Nationale ne leur donne plus depuis des décennies : la maîtrise des savoir-faire fondamentaux (lire, écrire, compter, calculer). C'est-à-dire les moyens d'apprendre et d'apprendre à apprendre, dans une ambiance heureuse, attentive et ouverte aux divers apprentissages (musique, dessin, travaux manuels, etc).

Cette école existe déjà, à Saint-Alban-Les-Eaux près de Roanne, dans la Loire. Dans son équipe figurent Florent Gouget, auteur de Ecole, la servitude au programme (éditions La Lenteur) et Clarie Théron, tous deux signataires de l'Appel de Beauchastel, contre l'invasion numérique de l'école (ici). Tous deux d'aplomb, résolus et réfléchis.

Bref, vous savez où déménager si vous souhaitez donner à vos enfants les meilleures chances dans la vie.
Si un regrettable cas de force majeure vous empêche de le faire, il existe encore une issue : ouvrir à votre tour une école similaire à celle des Collines bleues. En attendant bien sûr les collèges, lycées et facultés destinés à prolonger cet enseignement primaire, et à initier leurs élèves "à la culture humaniste".
Les autres peuvent envoyer un chèque ou leurs encouragements. Voir l'appel à soutien et la déclaration d'intention ci-dessous.

Ouvrir le document :

- Faits divers

L'équipe des Collines bleues

2018-03-21T20:59:46Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/appel_vercors.pdf

Une chaîne humaine contre Linky et les capteurs communicants

Tous à Autrans-Méaudre-en-Vercors samedi 5 mai 2018 de 11h à 18h

Depuis fin 2015, Enedis remplace de gré ou de force nos compteurs électriques par le capteur communicant Linky. Les compteurs de gaz et d'eau deviennent eux aussi des mouchards électroniques. L'Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data. Avec ce projet inutile et gaspilleur, il nous impose des objets connectés à domicile, au mépris de notre vie privée, de notre santé physique et psychique et de notre liberté.

Citoyens et élus locaux, nous refusons les capteurs communicants, la société connectée et ses nuisances sanitaires, environnementales, sociales et humaines. Nous refusons ce monde « sans contact » où les objets sont supposés « intelligents » et les humains asservis.

Le samedi 5 mai 2018, nous, collectifs anti-Linky et anti-capteurs communicants de la région Rhône-Alpes-Auvergne, invitons la population à manifester son refus et sa détermination sur le plateau du Vercors.

  • Chaîne humaine à 13 h ;
  • Atelier discussion à 15h : marché de l'électricité (concurrence, renou-velables, voiture électrique), « transition énergétique » et gaspillage ;
  • Réunion publique à 16h, en présence des collectifs régionaux, de personnalités, d'élus opposés aux capteurs ;
  • Stands, informations juridiques et pratiques toute la journée ;
  • Pique-nique, buvette et restauration sur place.

Nous ne voulons pas fonctionner dans des mégapoles automatisées, mais vivre dans des villes et des villages humains.

Nous n'avons pas besoin de gadgets inutiles, infantilisants et polluants, mais d'une société frugale et décente.

Nous voulons préserver ce qu'il reste de vivant sur cette planète, ce qui reste d'humain en nous et de libre dans nos vies.

Contre le monde sans contact, restons maîtres de notre vie : boycottons les marchands de faux besoins, refusons les capteurs communicants.

Fréquences Vercors, Grenoble-Anti-Linky, Info Linky Sud-ouest lyonnais, Stop Linky Chambéry, Stop Linky 74, Stop Linky Lyon, CLACC Léman, Info Linky Soucieu en Jarrest, et les collectifs anti-Linky de Rhône-Alpes Auvergne…

***

Une chaîne humaine sur le Vercors pour affirmer notre volonté d'un monde avec contact

Informations pratiques :

Rendez vous à 11 h sur le parking des pistes de ski alpin à Méaudre (D106K)

• Gilets fluos conseillés ;
• Enfants sous la responsabilité de leurs parents ;
• Prévoyez pour votre confort dans la chaîne humaine (chaise, eau, tenue selon météo) - durée environ 2h00 ;
• Manifestation pacifique, respect de l'environnement et des autres ;
• Chaque participant est responsable de lui-même ;
• Ni banderoles ni propagande politicienne, religieuse et syndicaliste, merci ;
• Banderoles, pancartes « non au Linky », etc. ;
• Instruments de musique et bonne humeur sont les bienvenus.

Inscription souhaitée pour faciliter l'organisation de la chaîne : https://sites.google.com/view/chainehumainenonlinkyvercors

Téléphone : 06.07.16.23.88

Informations sur :
http://frequencevercors.canalblog.com/
http://grenoble-anti-linky.eklablog.com

- Nécrotechnologies

Collectifs anti-Linky de Rhône-Alpes-Auvergne

2018-03-03T22:13:00Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/catalogue_pie_ces_de_tache_es_pmo_6.pdf

Pièces détachées

Voici le catalogue de nos pièces détachées pour la période 2000-2017, à destination des lecteurs qui préfèrent lire les versions papier de textes toujours trop longs à l'écran.

Ce catalogue s'est accru d'une dizaine de pièces par rapport à l'an dernier. Il recense désormais 83 recueils (format A5, couverture cartonnée 250 g.) – enquêtes et analyses sur la technologie, la technocratie et le transhumanisme, produites à partir de la technopole, alias « Laboratoire grenoblois ».

Pour mémoire, personne ne nous paye. Nous ne sollicitons pas de subventions de pouvoirs publics ni de mécènes privés, fussent-ils alternatifs. Nous ne percevons pas de cotisations d'adhérents. Nous ne harcelons pas nos lecteurs d'incessants appels à dons et souscriptions. Nous n'existons pas pour exprimer leurs opinions mais les nôtres, fondées sur notre activité critique. Nous acceptons les dons sans contrepartie, comme celui d'un ami chercheur, lauréat d'un prix littéraire, qui nous a remis cette année 1000 € de sa récompense. Ainsi, même si des lecteurs ne sont pas toujours d'accord avec nous, ils peuvent toujours avoir foi dans notre liberté et notre intégrité.

Nos pièces détachées valent, frais de port compris (pour la France) :
- 5 € l'unité,
- 7 € les 2,
- 10 € les 3,
- 3 € pièce à partir de 4 unités.
La collection complète vaut 200 €, frais de port compris (pour la France).

Pour commander, merci d'envoyer un chèque à l'ordre de :

Service compris
BP 27
38172 Seyssinet-Pariset cedex

En dehors de la librairie (livres, films, cartes postales, brochures), quatre rubriques composent le fonds d'où nous tirons ces pièces détachées :
- Service compris recueille des articles d'autres sites et de la presse commerciale, que nous reproduisons à peu près sans commentaires. C'est de la matière brute livrée à la connaissance et à la réflexion de nos lecteurs.
- Documents rassemble des enquêtes d'histoire, des textes de critique sociale et tout d'abord de critique des technosciences, puisque celles-ci sont aujourd'hui la poursuite de la politique par d'autres moyens. De la stérilisation à la reproduction artificielle de l'humain. Du contrôle à la contrainte.
- Nécrotechnologies archive nos interventions contre tel produit, telle activité, telle conséquence de l'emballement technologique, du nucléaire aux NBIC, de la biométrie aux implants cérébraux, des RFID à Linky et au téléphone portable, du puçage des brebis à l'école numérique. Du cas de figure au système cybernétique.
- Faits divers chronique l'actualité, les événements du jour et le ravage du territoire, la destruction de la ville, de la vallée, des massifs, des forêts, etc., dans la gueule du capitalisme technologique. On ne peut pas défendre une « zone » naturelle sans attaquer le complexe scientifico-industriel qui, sans relâche, change la vie et transforme le monde, à coups d'innovations techno-marchandes.

Nous sommes conscients de la défaite qu'il y a à se servir d'un site Internet pour appeler à la déconnexion générale, mais nous n'avons le choix qu'entre deux façons de perdre : en utilisant ou en refusant les armes de l'ennemi. C'est notre défaite qui constitue l'objet d'ensemble de notre enquête, et la recherche incessable d'une issue de secours. Nous avons toujours diffusé nos textes sur papier, et recommandé à nos lecteurs de les imprimer. Ils peuvent donc également commander ces pièces détachées, pour les conserver ou les faire circuler.

Pour ouvrir le catalogue, cliquer sur l'icône ci-dessous.

- Librairie - Pièces détachées

Pièces et main d'œuvre

2018-02-27T21:21:37Z

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/egb.pdf

« Etats généraux de bioéthique » : Quel monde voulons-nous pour demain… et quel débat pour aujourd'hui ?

Les États généraux de la bioéthique viennent de s'ouvrir avec cette question : « Quel monde voulons-nous pour demain ? »
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) qui les préside est un « indépendant » composé d'un président nommé par le chef de l'État, lequel nomme également 5 des 39 autres membres, 19 étant choisis par les ministres et les présidents d'assemblée et de grands corps d'État, les 15 derniers par leurs pairs dans le secteur de la recherche. Une large majorité est donc redevable au pouvoir en place, et nombre d'entre eux sont déjà acquis à la cause des lobbys. La consultation en cours n'est donc qu'un vaste trompe-l'oeil et ce CCNE n'a rien d'éthique : fortement politisé (on a vu comment fin 2013 il fut remanié de fond en comble par François Hollande pour sa politique de diversion sociétale), il n'obéit à aucune charte éthique claire. Sa constitution laisse déjà présager des conclusions de ses travaux. (...)

Pour lire le texte intégral, ouvrir le document ci-dessous.

- Nécrotechnologies

Chimpanzés gascons