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Wed, 28 Jun 2017 11:23:23 +0200

Pour Mélenchon, Trump n'est «pas le bienvenu» au défilé du 14-Juillet

VIDÉO - L'invitation du président de la République irrite la France insoumise. Le socialiste Stéphane Le Foll s'interroge.

Pour commémorer le centenaire de l'entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des troupes françaises pendant la première guerre, Emmanuel Macron a convié mardi Donald Trump et son épouse à assister au défilé du 14 juillet, à Paris. Une invitation qui irrite le président du groupe France insoumise à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon. «Je le déplore. Monsieur Trump n'est pas du tout le bienvenu à la fête du 14 juillet. La fête du 14 juillet est celle de la liberté des Français», s'est-il offusqué mercredi sur Europe 1. Ajoutant: «Monsieur Trump est un violent, il n'a rien à faire là. Mais enfin, bon, il sera quand il sera là, on l'accueillera dignement puisqu'il est le président des Etats-Unis d'Amérique». Mais «non, il n'est pas le bienvenu, c'est clair. Autant le dire». Pour Jean-Luc Mélenchon, le président américain «représente l'Otan et l'asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle». Quant au député (FI) Eric Coquerel, il s'étonne sur Twitter de la concomitance de l'invitation avec la décision de Donald Trump de se retirer des accords de Paris sur le climat: «Furieux, Macron prend une décision historique: il l'invite au defilé du 14 juillet».

L'ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll est plus modéré: «C'est une invitation qui a un sens (...) mais en même temps c'est assez paradoxal puisqu'elle (intervient) au moment où Trump prend des positions protectionnistes, et, sur la question de la COP21, il a claqué la porte», a-t-il souligne sur Franceinfo. «Ça peut être bienvenu à condition que derrière, il y ait une confrontation sur les grands enjeux du monde. On ne va pas nier l'Histoire, notre amitié avec les Etats-Unis mais on doit rappeler le présent», a appuyé le député.

À l'inverse, l'enthousiasme est de mise pour l'ancien ministre LR Dominique Bussereau. «Si tout se passe bien c'est plutôt sympathique et c'est plutôt à l'honneur de la France. Je préfère ça à, lorque j'étais ministre du gouvernement de Monsieur Sarkozy, (devoir) assister au 14 juillet avec le président syrien (Bachar el-Assad, NDLR). Je préfère le président américain, quels que soient ses défauts personnels», a-t-il sur Public Sénat et Sud radio. «Tout ce qui peut renforcer l'alliance Atlantique, la réponse commune aux menaces de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne va dans le bon sens», a estimé l'ancien député. Et d'ironiser: «Donald Trump à la tribune, regardant passer la légion et tweetant sur leur képi, ça ne manquera pas de sel. Ce qu'il faut, c'est qu'il ne veuille pas monter sur un cheval de la garde républicaine avec un chapeau et un pistolet».

Wed, 28 Jun 2017 11:12:00 +0200

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Wed, 28 Jun 2017 11:07:17 +0200

Affaire Grégory : Murielle Bolle interpellée à son domicile

Murielle Bolle, 48 ans, témoin clé dans l'enquête sur la mort de Grégory Villemin, 4 ans, en 1984, a été interpellée aujourd'hui à son domicile de Granges-sur-Vologne, dans les Vosges.

Les gendarmes sont arrivés à son domicile à 11h00 à bord de sept véhicules, ont constaté sur place des journalistes de l'AFP. Elle a été aussitôt placée en garde à vue, selon une source proche du dossier. Les véhicules ont quitté la maison dix-huit minutes plus tard.

» Lire aussi - Affaire Grégory : de nouvelles recherches sur l'ADN de Murielle Bolle

À l'époque âgée de 15 ans, Murielle Bolle avait affirmé avoir vu son beau-frère, Bernard Laroche, emmener l'enfant dans sa voiture. Mais elle s'était rétractée après quelques jours passés au sein de sa famille, accusant les gendarmes d'avoir recueilli son témoignage sous la pression.

En juin, après un spectaculaire rebondissement dans cette enquête de plus de trente ans, deux nouvelles personnes ont été mises en examen: Marcel et Jacqueline Jacob, 72 ans, grand-oncle et grand-tante de Grégory. Placés quatre jours en détention, ils résident depuis une semaine dans des endroits séparés, tenus au plus strict secret, placés sous contrôle judiciaire.

Peu avant de les interpeller, les gendarmes avaient recueilli l'ADN de Murielle Bolle, car ils l'avaient perdu, avait indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Plus d'informations à suivre.

LIRE AUSSI :

» Affaire Grégory : une infographie pour tenter d'y voir plus clair

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» Meurtre du petit Grégory: «Si l'affaire n'aboutit pas, ce sera terrible pour le village»

Tue, 27 Jun 2017 19:43:54 +0200

Rwanda : la France soupçonnée d'avoir réarmé les auteurs du génocide

Selon une enquête fouillée de la revue XXI , Paris aurait livré illégalement des armes aux Hutus au cours de l'opération «Turquoise» de 1994.

Le dossier sur l'implication de la France dans le génocide rwandais s'alourdit encore. La revue XXI publie mercredi une longue enquête où elle affirme que Paris a sciemment réarmé les miliciens et les militaires responsables des massacres. Une faute morale doublée d'une décision illégale, l'ONU ayant décrété un embargo sur les armes au Rwanda le 17 mai 1994.

Dans «Réarmez-les», Patrick de Saint-Exupéry, cofondateur deXXI, s'appuie sur le témoignage d'un haut ...

Fri, 23 Jun 2017 20:45:26 +0200

Affaire Grégory : ce que révèlent les 591 pages de l'enquête des gendarmes

INFO LE FIGARO - Le Figaro a consulté la synthèse qui a relancé l'affaire. Elle dessine un oppressant huis clos familial où demeurent de larges zones de mystère.

Pendant ses 48 heures de garde à vue, Jacqueline Jacob, 73 ans, jamais condamnée, a fait valoir son droit au silence: elle n'a répondu à aucune des quelque 300 questions que lui ont posées les enquêteurs.

Quant à son mari, Marcel, il a opposé un alibi apparemment sérieux: au moment où son petit-neveu Grégory Villemin, 4 ans, était enlevé, cet ancien délégué CGT animait une réunion syndicale à son usine, un procès-verbal en atteste. Certes, la réunion s'est achevée vers 16h45, soit quinze ou vingt minutes avant le rapt, mais Marcel Jacob aurait dû se hâter et quitter son poste, qu'il était censé occuper jusqu'à 21 heures, pour rejoindre à temps d'éventuels complices.

Les Jacob ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort, crime passible de la perpétuité. Après quatre jours d'incarcération, ils ont été relâchés mardi dernier et placés sous contrôle judiciaire. «De toute façon on ne les aurait pas gardés bien longtemps», soupire une source bien placée, ...