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Le Figaro - International : Actualité internationale en direct

Mon, 23 Jul 2018 08:55:15 +0200

«Ne menacez plus jamais les États-Unis» : la mise en garde de Trump à l'Iran

Donald Trump a violemment répliqué, sur Twitter, aux avertissements du président iranien Hassan Rohani vis-à-vis d'un conflit avec l'Iran. En cas de nouvelles «menaces» du genre, le président des États-Unis promet «des conséquences telles que peu au cours de l'histoire en ont connues».

La réplique n'a pas traîné. Le temps d'un tweet, le président américain Donald Trump a répondu à son homologue iranien, Hassan Rohani, dans le style agressif qui est le sien. «Ne menacez plus jamais les États-Unis», a écrit Donald Trump, dimanche, dans un message presque entièrement rédigé en majuscules. À défaut, l'Iran s'exposerait à des «conséquences telles que peu au cours de l'Histoire en ont connues».

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Au début de son message, Donald Trump précise qu'il s'adresse spécifiquement au président iranien. Sans s'étendre sur ces conséquences, le président a renchéri: «Nous ne sommes plus un pays qui supporte vos paroles démentes de violence et de mort.» Et de conclure: «Faites attention!»

Trump à l'Iran: "Ne menacez jamais plus les Etats-Unis" - Regarder sur Figaro Live

Ce message répondait à une première mise en garde d'Hassan Rohani, qui lui a demandé, le même jour, de cesser ses politiques hostiles à l'encontre de Téhéran. «Nous sommes le garant de la sécurité de ce détroit depuis toujours, ne jouez pas avec la queue du lion, vous le regretterez», a affirmé le président iranien au cours d'un discours télévisé relayé par les médias iraniens.

Le chef de l'État iranien a accusé Donald Trump de déclarer la «guerre» à l'encontre de l'Iran en même temps qu'il affirme son soutien au peuple iranien. «La paix avec l'Iran serait la mère des paix et la guerre avec l'Iran représenterait la mère des guerres», a-t-il mis en garde.

«Chaque fois que l'Europe a cherché un accord avec nous, la Maison-Blanche a semé la discorde», a déploré Hassan Rohani. Et d'ajoute r: «Nous ne devons pas penser que la Maison-Blanche restera à jamais à ce niveau d'opposition au droit international, contre le monde musulman.»

Hassan Rohani s'exprimait quelques heures avant un discours attendu du secrétaire d'État américain Mike Pompeo sur l'Iran, alors que les États-Unis cherchent à accroître la pression sur la République islamique après s'être retirés de l'accord historique de 2015 sur le nucléaire iranien.

Cet affrontement par messages interposés n'est pas sans rappeler l'épisode d'escalade verbale entre Donald Trump, coutumier des propos agressifs, et le président de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Survenu en début d'année, cet affrontement a finalement été suivi d'un sommet historique entre les deux hommes le 12 juin. Depuis ce rapprochement inattendu, Donald Trump a fait de l'Iran son principal cheval de bataille.

Sun, 22 Jul 2018 18:06:58 +0200

Israël évacue des Casques blancs syriens vers la Jordanie

INFOGRAPHIE - Plusieurs centaines de secouristes opérant en zone rebelle, dont la vie était menacée par le régime Assad, ont été sauvés.

À Jérusalem

D'accord pour une opération de secours ponctuelle, mais pas question d'ouvrir la frontière à des milliers de réfugiés syriens. Israël applique à la lettre ces préceptes. Dans la nuit de samedi à dimanche, 800 Casques blancs syriens et leurs familles menacés de mort par le régime de Bachar al-Assad ont transité par le territoire israélien pour se réfugier en Jordanie.

Ces secouristes bénévoles ont sauvé des milliers de victimes de bombardements de l'armée syrienne et de l'aviation russe. Plus de 250 d'entre eux ont été tués en cinq ans. Ils ont acquis une notoriété internationale grâce à des vidéos où on les voit extraire, au péril de leur vie, des décombres de maisons bombardées par l'armée syrienne et l'aviation russe des survivants et de surtout de nombreux enfants.

Ce sacerdoce n'est pas du goût du président syrien et de Moscou, qui accusent ces témoins gênants d'avoir partie liée avec al-Qaida.

Encerclés par l'avancée de l'armée de Bachar el-Assad dans le sud de la Syrie, leur sécurité ou même leur vie ne tenait plus qu'à un fil. À la demande pressante des Américains et des Européens, Benyamin Nétanyahou a consenti à ce qu'ils transitent par la partie du plateau du Golan contrôlée par Israël.

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L'opération a été menée de nuit dans le plus grand secret. Les Casques blancs, dont les identités ont été soigneusement vérifiées de crainte d'infiltrations d'islamistes, ont été embarqués à bord d'autobus qui les ont transportés vers la frontière de la Jordanie, où ils sont désormais en transit avant leur départ pour les États-Unis, le Canada et l'Allemagne.

Mais histoire de bien mettre les points sur les «i», l'armée israélienne a souligné le caractère tout à fait «exceptionnel» de cette opération «humanitaire». Une manière de bien faire comprendre qu'il ne s'agit en aucun cas d'un précédent susceptible de donner le moindre espoir aux milliers de Syriens fuyant l'armée syrienne installés depuis quelques semaines dans des campements de fortune à proximité des lignes israéliennes.

Au début du mois, 200 d'entre eux ont tenté de s'approcher de la ligne de démarcation en agitant des drapeaux blancs pour demander à pouvoir passer en Israël. Un officier leur a ordonné à l'aide d'un mégaphone de rebrousser chemin immédiatement.

Sur le plan diplomatique, le premier ministre entend maintenir fermement le cap sur la politique officielle de « non-intervention » dans la guerre civile syrienne

Benyamin Nétanyahou ne manque jamais une occasion de vanter l'assistance médicale fournie par son pays depuis juin 2016 à des milliers de blessés syriens soignés dans des hôpitaux israéliens. L'armée israélienne a également fourni des milliers de tonnes de nourriture, de fuel, de médicaments, de couvertures.

Mais cette opération baptisée «Bon Voisinage» a été organisée à la condition expresse que les réfugiés restent dans leur pays. Objectif: empêcher qu'Israël ne soit submergé par un afflux de Syriens, comme cela a été le cas pour la Jordanie où leur nombre dépasserait le million.

Sur le plan diplomatique, le premier ministre entend maintenir fermement le cap sur la politique officielle de «non-intervention» dans la guerre civile syrienne, histoire de ne pas mécontenter Vladimir Poutine, l'homme fort de la région. Israël s'est résigné à voir Bachar el-Assad, allié de Moscou, reprendre le contrôle de son pays et ne souhaite pas créer un motif de tension jugé superflu avec le président syrien, quelles que soient les exactions que son régime ait pu commettre.

La priorité est de le convaincre, ainsi que le président russe, d'empêcher l'Iran, l'ennemi numéro un, de s'implanter militairement en Syrie et de menacer ainsi la sécurité d'Israël. Les réfugiés font peu de poids face à ce scénario catastrophe.

Sun, 22 Jul 2018 18:03:52 +0200

Antonio Tajani : «Il faut un plan Marshall pour l'Afrique»

INTERVIEW - Dans un entretien au Figaro, le président du Parlement européen détaille ses pistes pour endiguer l'afflux de migrants en Europe.

Le FIGARO. - Vous rentrez d'une mission de trois jours au Niger. Quelle situation avez-vous trouvé?

Antonio TAJANI. - Le Niger est un pays clé et un pays modèle au Sahel. C'est aussi l'une des nations les plus pauvres au monde. Des dizaines de milliers de migrants le traversent chaque année pour rejoindre la Libye. Grâce à l'Union européenne qui a débloqué un milliard d'euros entre 2014 et 2020 et en collaboration avec les Nations unies, nous avons réduit les passages de 300.000 en 2016 à moins de 10.000. Le Conseil européen de la fin juin a attribué 500 millions d'euros pour la Libye et le Sahel. C'est loin d'être suffisant. Dans l'immédiat, j'estime que ces pays devraient recevoir 6 milliards d'euros, le même montant que celui attribué à la Turquie par l'Union européenne. Les flux migratoires ne se tariront pas simplement en érigeant des barrages de police et en tenant des gens en otages dans des camps. Il faut mettre en œuvre une véritable stratégie de ...

Sun, 22 Jul 2018 17:15:16 +0200

La Grèce s'organise face à un nouvel afflux de réfugiés

Plusieurs ONG ont mis en place des programmes de formation visant à faciliter l'intégration des migrants.

À Athènes

Le compte à rebours a commencé. Dans une semaine, la Grèce va recevoir 1500 demandeurs d'asile d'Allemagne. Un rapatriement programmé, en juin dernier, et basé sur les accords européens dits «de Dublin II». Ils définissent la règle centrale du système européen de répartition des demandeurs d'asile, à savoir leur renvoi dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe, la Grèce en l'occurrence. Suspendue en 2012, parce que la justice européenne ne considérait pas la Grèce comme sûre pour les réfugiés, cette mesure est à nouveau mise en vigueur. Alors que des milliers de migrants et réfugiés sont toujours bloqués dans le pays, depuis la fermeture de la route des Balkans en 2015, ces renvois de réfugiés ne rassurent pas les autorités helléniques.

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Le manque de moyens et d'infrastructures est une réalité, notamment, dans les îles situées face à la Turquie voisine, où les centres de rétention sont débordés. «Il faut dire que ...

Sun, 22 Jul 2018 11:51:25 +0200

Les médias étrangers s'emparent de l'affaire Benalla

REVUE DE PRESSE - Plusieurs titres de presse à travers le monde soulignent le potentiel danger que ce scandale constitue pour le président français.

Les images montrant Alexandre Benalla, collaborateur d'Emmanuel Macron, aux prises avec un manifestant lors de la dernière fête du travail ont fait le tour du monde. «La séquence est choquante», reconnaît depuis les États-Unis le Washington Post . «Les images ne laissent aucun doute, estime de l'autre côté des Alpes le quotidien La Repubblica . Nous voyons un collaborateur de confiance d'Emmanuel Macron, qui a assuré sa sécurité pendant la campagne électorale et qui a aujourd'hui un bureau à l'Élysée, donnant un coup de pied à un garçon lors d'une manifestation.»

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Depuis l'étranger, tous les médias s'accordent sur le potentiel danger que constitue cette affaire pour le président de la République français. D'autant que, rappelle le New York Times , «c'est la dernière d'une série de controverses venues alimenter les accusations selon lesquelles Emmanuel Macron est un monarchique “président des riches”, déconnecté du peuple français.» Et, en Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle: «Macron lui-même avait annoncé après les violentes émeutes en marge de la manifestation que tous les délinquants violents seraient identifiés et tenus responsables.» «Le scandale Benalla est potentiellement dommageable car il remet en cause le fonctionnement de l'État et la promesse de Macron d'une république “exemplaire”», analyse aussi le Guardian . «Macron a jusqu'ici évité d'aborder le problème, mais pourrait devoir changer de stratégie. Parce qu'il n'y a aucun signe que la tempête va se calmer dans les prochains jours», estime El Pais .

«Pourquoi n'a-t-elle acquis une importance médiatique, puis politique, qu'après la découverte du fait que l'auteur des coups est un proche du président Macron ?»

Le quotidien belge «Le Soir»

Depuis la Belgique, Le Soir s'interroge de son côté sur le délai entre la publication des images et l'identification d'Alexandre Benalla: «Étrangement, la vidéo d'Alexandre Benalla avait été diffusée le 1er mai et largement partagée. Il aura fallu deux mois pour qu'elle prenne de l'ampleur. Pourquoi n'a-t-elle acquis une importance médiatique, puis politique, qu'après la découverte du fait que l'auteur des coups est un proche du président Macron? Hypothèse peu réjouissante: la France s'est habituée à la violence de la part des forces de l'ordre.»