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Mon, 25 Sep 2017 22:14:38 +0200

Un site de rencontres belge accusé de recruter des étudiantes pour «hommes riches»

La plateforme promet aux jeunes filles d'«améliorer» leur niveau de vie en rencontrant des hommes fortunés. Après une campagne publicitaire près des universités de la capitale, une plainte a été déposée pour incitation à la débauche et la prostitution.

«Améliorez votre style de vie, sortez avec un “sugardaddy”». Un site de rencontres fait polémique en Belgique. Lancé il y a quelques semaines, la plateforme RichMeetBeautiful a pour objectif de mettre en relation des «sugardaddies» (des hommes âgés et riches, qui se prétendent beaux et intelligents) avec des «sugarbabies», dont la principale caractéristique semble être qu'elles sont jeunes, jolies et de préférence étudiantes.

Vendredi, l'entreprise a lancé une campagne publicitaire dans Bruxelles avec deux camions surmontés d'énormes panneaux apostrophant leur cible par un «Hey les étudiantes!». Ces camions ont été repérés lundi matin aux abords du campus de la célèbre Université libre de Bruxelles (ULB), au moment où la rentrée universitaire battait son plein. Selon le PDG du site, le Norvégien Sigurd Vedal, dix autres camions doivent sillonner le pays dans les semaines à venir, «surtout à proximité des établissements universitaires».

L'université a déposé plainte auprès du Jury d'éthique publicitaire de Belgique, un organe d'«autodiscipline» du secteur dont les avis négatifs sont généralement suivis par les annonceurs. Plusieurs autres plaintes sont à l'étude, a précisé à l'AFP Sandrine Sepul, directrice de ce jury, qui statuera le 3 octobre prochain. De son côté, la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont dépend l'enseignement supérieur dans la capitale belge, a annoncé qu'elle déposerait plainte pour incitation à la débauche et la prostitution.

Un syndicat étudiant, l'Union des étudiants de la Communauté française (Unecof), a pour sa part dénoncé une campagne «complètement immorale». «De plus en plus d'étudiants ont des difficultés sociales ou économiques. On sait que le phénomène de la prostitution étudiante gagne du terrain, et voilà une entreprise qui exploite la détresse de ces jeunes femmes pour faire des profits!», a expliqué sa présidente, Opaline Meunier, à l'AFP. «Si ce n'est pas de l'incitation à la prostitution, c'est au moins comparable à l'utilisation des services d'une escort girl. Or ces étudiantes-là, qui ont du mal à payer leurs études, ont besoin d'une bourse, pas d'un “sugardaddy”», a-t-elle insisté.

«C'est un malentendu classique», a rétorqué Sigurd Vedal, qui a également prévu une campagne publicitaire à la télévision, à la radio et sur l'internet. «Nos “sugarbabies” doivent avoir au moins 18 ans et la prostitution n'est pas autorisée», a-t-il assuré à l'AFP. «Nous sommes comme un site de rencontres classique, sauf que l'aspect financier fait partie des critères». Sur 150.000 jeunes filles déjà inscrites dans les pays scandinaves et au Benelux, 21.000 environ sont belges, selon le site, qui a fait de la Belgique l'une de ses priorités commerciales.

Mon, 25 Sep 2017 20:29:47 +0200

Affaiblie, Merkel doit rassembler une Allemagne sonnée

VIDÉO - La chancelière est en difficulté au lendemain d'un scrutin, qui a révélé un paysage électoral éparpillé, affaibli et choqué par l'irruption en force de la droite radicale au Bundestag.

De notre correspondant à Berlin

La question du journaliste étranger a fait sourire Angela Merkel. Après son amère victoire de dimanche soir, dans un paysage électoral allemand éparpillé, affaibli et choqué par l'irruption en force de la droite radicale au Bundestag, le mythe Merkel s'est fissuré et elle est tenue pour première responsable du tremblement de terre politique qui secoue le pays. Alors se voit-elle encore comme le «pilier de stabilité» qu'on décrivait en Europe? «Certains ont dit cela de moi. Mais ce n'est pas moi qui ai écrit les articles!», répond-elle en se déridant. «Je ne m'étais pas fait d'illusions et dit que ce serait facile. Mais je me réjouis pour ces quatre prochaines années.» Angela Merkel est souriante et confiante. L'Allemagne a pourtant la gueule de bois et le pouvoir d'Angela Merkel est écorné. Bild a titré lundi matin sur la victoire «cauchemardesque» de la chancelière, confrontée au choc de l'AfD. Le résultat des populistes ne passe pas dans un pays traumatisé ad vitam aeternam par son histoire. Quant aux conservateurs, ils ont enregistré leur plus mauvais résultat depuis 1949 avec 33 %. C'est un recul de plus de 8,5 points par rapport à 2013 mais à peu près ce qu'ils avaient recueilli en 2009, 33,8 %, comme l'a rappelé Angela Merkel. Elle n'avait pas été empêchée de gouverner.

«Personne ne peut former un gouvernement contre nous»

Réélue pour un quatrième mandat, la chancelière n'a pas de regrets sur sa campagne: «Je ne vois pas ce que nous aurions dû faire différemment.» Il en faut plus pour la déstabiliser. Elle est pourtant affaiblie, sans option claire de gouvernement, confrontée à la radicalisation de la société et à l'usure de son pouvoir. «Il y a eu une polarisation qui est liée à ma personne», admet-elle. «Mais je considère justes les décisions que j'ai prises.» Parmi celles-ci, l'accueil de plus d'un million de migrants a nourri le vote AfD qui avec 12,6 % a réalisé une percée. Avec précision, Angela Merkel a noté qu'un million d'électeurs de la CDU s'était porté sur l'AfD. Pour les «reconquérir, il faut trouver des solutions» à leurs problèmes. Angela Merkel est toujours au centre du jeu et les conservateurs ont la main. «Personne ne peut former un gouvernement contre nous», a-t-elle martelé: aucune majorité alternative n'existe contre la CDU. La gauche est laminée. À ses détracteurs, Angela Merkel rappelle la règle: elle a un mandat pour former un gouvernement. Et qu'on ne lui parle pas de nouvelles élections ou d'échec des négociations qu'elle va entamer. «Il faut prendre le mandat des électeurs comme il est», prévient-elle en ajoutant «ceux qui spéculent sur un nouveau vote méprisent les électeurs».

«Nous n'entrerons pas dans une grande coalition»

Martin Schulz

Les libéraux du FDP, les Verts et même le SPD sont avertis. Angela Merkel veut ouvrir des discussions avec ces trois partis, même si les sociaux-démocrates refusent pour l'heure une nouvelle grande coalition. Celle-ci a été clairement rejetée par les électeurs, disent-ils. Mais Angela Merkel a pris la fin de non-recevoir de son ex-challenger Martin Schulz dimanche comme l'expression d'une humeur de mauvais perdant. «Nous en reparlerons» et «il faut garder le contact», a-t-elle dit tandis que Schulz, confronté au pire résultat de son parti, 20,5 %, éructait. «Vous avez fait une campagne scandaleuse», a-t-il lancé en accusant son adversaire d'avoir fui les débats. Il s'est «schröderisé», ont commenté les médias en rappelant le débat post-électoral de 2005, quand Gerhard Schröder avait contesté la victoire d'Angela Merkel.

Lundi, la mauvaise humeur n'était pas retombée. «Nous n'entrerons pas dans une grande coalition», tempête Martin Schulz au siège du SPD. «Elle peut m'appeler si elle veut mais elle devrait utiliser son temps pour en appeler d'autres». Avec sa politique «au somnifère», «je la tiens pour responsable de l'état de la démocratie allemande», accuse-t-il. Le ton, combatif, a peut-être à voir avec les élections régionales anticipées en Basse-Saxe le 15 octobre. C'est un bastion gouverné par le SPD avec les Verts. Mais les Verts veulent maintenant gouverner avec la CDU au niveau fédéral… Angela Merkel va commencer à sonder dans les prochains jours les écologistes et les libéraux pour former une coalition dite «Jamaïque». La formule est inédite au niveau fédéral et pourrait obliger chaque parti à transgresser ses propres lignes politiques. Le succès n'est pas garanti. Si les négociations, qui vont durer longtemps, échouent, le SPD pourra-t-il continuer à refuser de gouverner?

«Reconquérir notre pays»

Les coups de menton de Martin Schulz cachent mal la crise historique que traverse le SPD. Il veut en demeurer le président après le congrès prévu en décembre malgré l'échec de sa campagne. Mais dès la fin de journée, les premiers rappels à la réalité apparaissaient. «Cette année, le SPD a perdu trois élections régionales et les élections fédérales. Cela ne peut pas rester sans conséquences pour la direction du parti», a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur Otto Schilly.

«Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées»

Horst Seehofer, leader de la CSU

Le SPD est en crise mais les autres petits partis ne vont pas mieux. En Bavière, la CSU, le parti frère de la CDU a encaissé un recul de dix points par rapport à 2013 et tout cela à un an des prochaines élections régionales. Horst Seehofer est fou furieux et lundi il n'était pas évident de savoir si Angela Merkel et lui s'étaient parlé. «On ne peut pas dire: “on continue ainsi”», lance-t-il dans la journée en direction de sa chancelière. «Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées», assène-t-il. À droite, l'AfD s'est installée. Dimanche soir, son leader Alexander Gauland avait lancé triomphal: «Nous allons reconquérir notre pays et notre peuple.»

L'entrée au Bundestag des populistes est une tache dans le mandat et l'héritage d'Angela Merkel. Même si elle a promis qu'ils «n'auront aucune influence» sur sa politique, ils vont bouleverser le climat des débats allemands, marqués jusqu'à présent par un certain sens de la mesure. Au siège de la CDU, on tente de relativiser: «L'Allemagne s'est seulement normalisée.» Toutes les démocraties sont confrontées au défi de l'extrême droite.

Mon, 25 Sep 2017 20:23:49 +0200

Les divergences franco-allemandes sur l'euro mises à nu

VIDÉO - La France sait qu'elle n'est pas la mieux placée pour donner des leçons, elle qui n'est toujours pas parvenue à ramener son déficit en deçà de la barre des 3 % du PIB. Mais cela n'enlève rien à l'argument selon lequel la zone euro doit avoir une stratégie plus dynamique.

La leçon quasi professorale sur la nécessité d'approfondir la construction européenne qu'Emmanuel Macron compte délivrer ce mardi à la Sorbonne sera écoutée attentivement à Berlin. Mais peut-elle être réellement entendue?

Pour le président de la République le moment est le bon. Alors qu'il a multiplié ces dernières semaines les déclarations publiques, dans son interview fleuve au Point de la ...

Mon, 25 Sep 2017 20:06:34 +0200

Ces gestes de protestation qui ont marqué l'histoire des États-Unis

Genou à terre, poing levé... les joueurs de football américain se sont élevés, ce week-end, contre Donald Trump. Des actes qui rappellent ceux de personnages célèbres comme Martin Luther King, Rosa Parks ou encore Jesse Owens.

Dans un quinquennat on ne peut plus tumultueux, Donald Trump s'est engagé dans un bras de fer dans lequel il pourrait laisser des plumes. Après avoir suggéré aux fans de NFL (la ligue de football américain) de boycotter les équipes dont les joueurs ne respectent pas l'hymne national, le président a été confronté ce week-end à une vague de protestations sans précédent. Dans les 14 matches de NFL, plus de 150 joueurs ont posé un genou à terre et nombre d'entre eux se sont tenus par les bras durant l'hymne national. D'autres ont préféré lever le poing en signe d'opposition au chef d'État républicain. De son côté, le chanteur Stevie Wonder s'est agenouillé samedi soir à New York, lors d'un concert réunissant stars et politiques. Si leur impact est pour l'heure difficilement quantifiable, ces gestes, symboliques et pacifiques, rappellent ceux qui ont marqué l'histoire des États-Unis.

» Lire aussi - Donald Trump en guerre ouverte avec la Ligue de football américain

• 11 août 1936: le camouflet de Jesse Owens à Adolf Hitler

En 1933, Adolf Hitler impose le nazisme et les premières discriminations dans son pays. Deux en plus tard, la nationalité allemande est retirée aux Juifs. Les premiers à prendre conscience du danger sont les Américains qui proposent de boycotter des Jeux olympiques de Berlin. Mais ces derniers sont maintenus en 1936, après les assurances d‘Hitler qu'aucune discrimination n'aurait lieu durant la quinzaine. Le dictateur pense avoir tout prévu pour servir sa propagande. Mais il n'a pas imaginé qu'un Américain de couleur, Jesse Owens, lui ravirait la vedette en s'adjugeant quatre médailles d'or. L'athlète s'impose sur 100 mètres, puis au saut en longueur. Furieux, Hitler quitte l'immense stade de la capitale allemande (100.000 places), refusant de serrer la main au champion. Durant les Jeux, Owens remporte aussi le 200 mètres et le relais 4x100 mètres. La performance de l'Américain sera suivie par près de trois millions de spectateurs.

• 1955: Rosa Parks refuse de céder sa place dans un bus

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, couturière noire de 42 ans, s'apprête à rentrer dans un bus de Montgomery (Alabama), lorsque le chauffeur lui demande de laisser sa place à un homme blanc. Comme le veut la loi dans cet État du sud, les places du centre sont réservées aux Blancs, celles du fond aux Noirs. Mais, lassée de la ségrégation subie par les Afro-Américains au quotidien, Rosa Parks refuse de céder son siège. Elle est arrêtée par la police, et reçoit une amende de 15 dollars. La jeune femme fait appel et le jour de son procès, le mouvement de boycott des bus de Montgomery prend forme pour réclamer la justice sociale. Martin Luther King, jeune pasteur de 26 ans, prend la tête de ce collectif. Pendant plus d'un an, des milliers de personnes refusent d'entrer dans les bus, se rendant au travail à pied, en partageant leurs voitures ou en taxi. Moins d'un an après les faits, la ségrégation dans les bus est interdite.

• 1963: Le rêve de Martin Luther King

Le 28 août 1963, près de 250.000 personnes se réunissent sur le National Mall, à Washington, pour une marche organisée par le mouvement pour les droits civiques. De nombreuses stars participent, de Paul Newman à Marlon Brando en passant par Bob Dylan. Martin Luther King, baptiste de l'État de Georgie, prend la parole devant la foule. Il tient dans ses mains un texte qu'il a finalisé avec ses proches la nuit précédente. La partie la plus marquante de son discours est improvisée: «Je fais un rêve, celui qu'un jour cette nation se lèvera et vivra la vraie signification de sa croyance: “Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux”», clame-t-il. Ce discours est vu comme un moment clé de l'histoire des droits civiques américains. En 1964, moins d'un an après l'allocution de Martin Luther King, les lois Jim Crow, autorisant la ségrégation raciale, sont abrogées. Le pasteur sera abattu quatre ans plus tard par un ségrégationniste blanc.

» Lire aussi - Il y a cinquante ans, Martin Luther King faisait un rêve

• 1968: le poing levé de Tommie Smith et John Carlos

La carrière sportive du Noir américain Tommie Smith se fige, le 16 octobre 1968 au soir, sur la photo du podium du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico. Alors que résonnent les notes de l'hymne américain, le Texan brandit son poing, aux côtés de John Carlos. Ce geste intervient dans un contexte brûlant, puisque Martin Luther King a été assassiné quelques mois auparavant. Carlos, né à Harlem d'un père cordonnier, a le poing gauche levé et ganté de noir. Autour de son cou, un collier de petites pierres, en hommage aux Noirs lynchés. Le troisième athlète, l'Australien Peter Norman, n'a pas le poing levé. Mais il porte le badge d'un mouvement pour les droits civiques. Les trois hommes paieront cher leur geste. Les deux Américains seront suspendus de l'équipe nationale et exclus à vie des JO. Norman, lui, sera considéré comme un paria dans son pays jusqu'en 2012, lorsque le Parlement australien lui présenta des excuses publiques. Quoi qu'il en soit, quarante-neuf ans après, cette photo reste une des plus célèbres de l'histoire du sport.

» Lire aussi - Quinze clichés qui ont fait l'Histoire des Jeux olympiques

Mon, 25 Sep 2017 19:54:00 +0200

Allemagne : la coalition «Jamaïque» ou l'alliance des contraires

Avec le retour annoncé des sociaux-démocrates du SPD dans l'opposition, la chancelière allemande, Angela Merkel, n'a d'autre solution que de convaincre les libéraux du FDP et les écologistes de s'associer à son parti dans la future coalition.

Trouver le plus petit dénominateur commun va relever de l'exploit. Mais Angela Merkel veut y croire. Malgré sa victoire en demi-teinte dimanche soir, la présidente de la CDU a placé ses partenaires potentiels devant leurs responsabilités pour doter l'Allemagne «d'un gouvernement stable».

Compte tenu du refus du SPD de former une nouvelle grande coalition, Angela Merkel s'orienterait donc a priori vers une inédite alliance «Jamaïque», en référence aux couleurs associées aux trois partis, CDU-CSU, FDP et Verts. Mais il va falloir la patience et l'art du ...