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La Tribune

Mon, 18 Jun 2018 06:56:00 +0200

Loi de programmation militaire : les armées veulent la LPM, rien que la LPM, toute la LPM

En plein dans le mille ! Les armées valident sans état d'âme la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui couvre la période 2019-2025. Pragmatiques mais lucides, les états-majors se réjouissent d'une LPM de rattrapage après plusieurs années de vaches maigres et de renoncements. "Pour la première fois depuis de nombreuses années, je ne participe pas à la construction d'une loi de programmation militaire de déflation", avait d'ailleurs relevé en février dernier à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général André Lanata. L'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue. C'est donc aussi le cas pour les militaires.

"Nous assistons à une inversion de tendance historique, s'était réjoui le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser lors de son audition à l'Assemblée nationale en février dernier. Et de préciser que la France est "désormais sur une trajectoire de remontée en puissance". Cette LPM prévoit sur une période de sept ans des crédits budgétaires à hauteur de 295 milliards d'euros, couverts de manière ferme jusqu'en 2023 (198 milliards d'euros de crédits budgétaires). Ce qui portera l'effort de défense de la France à 1,91% du PIB en 2023, puis à 2% en 2025, contre 1,78% en 2017. "Cette LPM est bien née", avait pour sa part assuré à l'Assemblée nationale en février le chef d'état-major des armées, François Lecointre.

Une exécution à l'euro près ?

La LPM va être adoptée par le Parlement le 27 juin à l'issue de la commission mixte paritaire (CMP), dont la première réunion est programmée ce mardi. Mais le plus dur restera à faire : son exécution à l'euro près. Ce qui est loin, très loin d'être gagnée car il faudra que la LPM échappe aux sécateurs de Bercy. C'est donc à l'issue de cette guérilla budgétaire permanente que résidera la réussite ou non de cette LPM... comme d'ailleurs de tous les budgets votés par le Parlement. Le succès de la future LPM passe déjà par la bonne exécution du budget 2018, qui doit permettre de rentrer sans boulet budgétaire - reports de charges notamment -, dans la LPM dès 2019.

Et après ? "Que puis-je souhaiter pour la loi de finances pour 2019 ? Tout simplement, qu'elle soit conforme à la LPM : la LPM, rien que la LPM, toute la LPM !", avait souligné l'amiral Christophe Prazuck aux députés en février. La ministre des Armées en a évidemment bien conscience après un exercice budgétaire 2017 compliqué. Cette LPM "s'inscrit pleinement dans le cadre tracé par la loi de programmation des finances publiques, qui prévoit 1,7 milliard d'euros supplémentaires par an pour la période 2019-2022", avait-elle rappelé en février à l'Assemblée nationale pour rassurer les armées.

Cette LPM "donne une excellente visibilité à l'ensemble des acteurs de la communauté de défense et comme toute loi de programmation elle devra s'évaluer à l'aune des engagements qui seront confirmés loi de finance après loi de finance", avait expliqué début avril Florence Parly dans une interview accordée à La Tribune. Entre l'Hôtel de Brienne et Bercy, le match est lancé et durera jusqu'en 2025, entrecoupé d'une mi-temps en 2021 où un rendez-vous permettra de réactualiser la LPM après 2023 avec des données macroéconomiques plus fiables qu'aujourd'hui.

Résorber les ruptures capacitaire

Pour l'heure, les armées ont tracé des perspectives pour accompagner la remontée en puissance de l'outil militaire. Pour le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Christophe Prazuck, cette LPM va en partie permettre "de parer les ruptures capacitaires" dans la Marine, dont certaines courent depuis 2010. Que ce soit au niveau des patrouilleurs dans les départements d'outre-mer, des pétroliers ravitailleurs ou encore des hélicoptères. "Il s'agit d'un grand motif de satisfaction", avait-il expliqué. Quant au général André Lanata, il avait estimé "atteignable l'objectif d'une recapitalisation de l'ensemble des savoir-faire critiques à l'horizon de 2023" au sein de l'armée de l'air (aviation de chasse, avion de transport et hélicoptères).

Pour le chef d'état-major de l'armée de Terre, qui connait lui aussi des ruptures capacitaire (équipements de commandement), "le modèle économique retenu ne fait donc pas débat. Nos soldats méritent d'être mieux protégés et d'avoir des armes plus performantes pour remplir leurs missions". "Nos soldats le méritent d'autant que les conflits dans lesquels ils sont engagés deviennent de plus en plus durs, à mesure que le nivellement technologique rend nos adversaires actuels et potentiels de plus en plus dangereux", a confirmé en mai à l'Assemblée nationale le général Charles Beaudouin, sous-chef d'état-major chargé des plans et des programmes de l'état-major de l'armée de Terre.

Un modèle d'armée complet

La satisfaction des armées vient surtout du maintien d'un "modèle d'armée complet et équilibré" sur lequel "repose notre autonomie stratégique", comme l'avait rappelé le général François Lecointre. Ce modèle doit être "capable d'agir dans la durée sur l'ensemble du spectre des missions, dissuasion, protection, connaissance et anticipation, prévention et intervention, avait précisé quant à lui le chef d'état-major de l'armée de l'air. Cette ambition suppose une remontée en puissance franche, complétée par des coopérations internationales. Elle se fixe 2030 comme horizon". Pour l'aviation de combat, le modèle d'aviation de combat repose "sur la pleine exploitation de la polyvalence du Rafale, qui permettra à terme de rejoindre le format cible de 185 avions de chasse", avait souligné le général André Lanata. Selon le général Jean-Pierre Bosser, "nous aurons ainsi la capacité d'assurer, dans la durée, un socle fondamental de capacités de défense autour des cinq fonctions stratégiques".

Le débat sur le nombre des théâtres d'opération extérieure (OPEX) sur lesquels les armées peuvent s'engager simultanément a été l'une des sources de conflits entre les armées et le gouvernement lors de la préparation de la LPM. Durant le quinquennat de François Hollande, la multiplication des OPEX a été à l'origine de la surchauffe des armées. Ce débat a été clos par le ministère des Armées. Ce sera trois au maximum (contre deux à trois dans le Livre blanc de 2013). Or l'armée française intervient déjà au Sahel (Barkhane), au Levant (Chammal) et au Liban (FINUL). Pour le chef d'état-major de l'armée de l'air, "il convient aujourd'hui de restaurer la soutenabilité de nos engagements opérationnels tout en accélérant la modernisation de nos équipements". Mais il y a un principe de réalité : s'il faut aller se battre sur un nouveau théâtre d'opérations, les armées répondront bien sûr présentes.

Mon, 18 Jun 2018 06:30:00 +0200

Élisons le/la maire du Grand Paris au suffrage universel direct

Bonne nouvelle ! Le cabinet EY vient de faire passer Paris devant Londres (ou Londres derrière Paris...), dans son classement des métropoles européennes les plus attractives. « Le Royaume-Uni semble subir un effet Brexit qui se traduit par une plus grande prudence des investisseurs étrangers », relève-t-il. Après la « cool Britannia », la « relax Francia » est à la mode...

Paris attire aussi parce qu'une stratégie d'attractivité globale est mise en oeuvre par la Ville qui a investi un milliard d'euros depuis dix ans dans le soutien à l'innovation, mais aussi au plus haut sommet de l'État. Emmanuel Macron a appuyé sur l'accélérateur en vantant ses réformes économiques et fiscales devant les patrons des plus grands groupes internationaux, à Versailles, en janvier avant le Forum de Davos, ou plus récemment à l'Élysée avec les géants de la tech.

La France est redevenue attractive, c'est bien, mais pour que cette dynamique se poursuive, il est urgent de ne pas s'arrêter à ces premiers résultats encourageants. Et donc de lever les nombreux obstacles qui limitent encore le potentiel de la première région économique d'Europe. Ceux-ci sont connus : transports publics et routiers congestionnés, avec un allongement dramatique des temps de trajets, logements insuffisants, avec des prix sous tension, enfermement du « petit » Paris hyperdense (105,4 k pour 2,2 millions d'habitants) dans la frontière du périphérique, empêchant l'émergence du « grand » Paris (12 millions d'habitants pour Paris région).

Le Grand Paris est pour la France une urgence économique

Dès avant son élection, Emmanuel Macron a saisi l'enjeu économique et l'opportunité politique du Grand Paris. Lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy, l'idée de créer une véritable métropole monde entre dans son troisième « quinquennat » et tarde à prendre forme faute de cohérence. En juillet 2017, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de « simplifier les structures » afin de clarifier une gouvernance institutionnelle rendue inefficace par la superposition des niveaux de décision : l'État, la Région, la Métropole, les départements, les intercommunalités et les communes, soit six strates administratives, des intérêts divergents, des visions politiques opposées... On imagine le désarroi de l'investisseur demandant à l'image de la boutade de Kissinger : « Le Grand Paris, quel numéro de téléphone ? »

Depuis ? Rien ! Promise pour l'automne, puis l'hiver, puis le printemps, la conférence territoriale du Grand Paris a été repoussée sans cesse, tandis que le gouvernement d'Édouard Philippe a reporté pour des raisons budgétaires le calendrier du super-métro, principale incarnation « physique » du Grand Paris, suscitant la colère des élus et jetant le doute sur sa concrétisation. Ces retards sont gravissimes, car le Grand Paris est pour la France une urgence économique. Le coût de l'inaction est considérable : ce sont autant de projets d'aménagement et d'investissement rendus incertains, de logements non construits, alors que dix ans déjà ont été perdus. Alain Juppé rappelle souvent qu'il lui a fallu quinze ans pour inaugurer le pont Chaban-Delmas. Quinze ans pour un pont quand, dans le même temps, la Chine a construit 15 mégalopoles !

Le Grand Paris, un projet qui peine à s'incarner

Notre sondage réalisé par l'institut Elabe le montre : le Grand Paris bénéficie d'un capital de notoriété auprès des Franciliens, qui font des transports la priorité absolue. Mais moins de la moitié savent au fond de quoi il est question, signe d'une connaissance partielle et floue du projet qui peine à s'incarner. Il est donc plus que temps de choisir : Métropole-Région ? Région-Métropole ? Ville-Métropole ? Maintien ou suppression des départements de petite couronne ? Tout est sur la table, et c'est au chef de l'État qu'il revient de trancher. Emmanuel Macron a eu tout le temps de prendre la mesure de la complexité politique du dossier. Dans ce grand bazar, il y a au moins deux échelons de trop et trop de compétences superposées.

Un an après, le constat est toujours le même : la Métropole peine à exister ; la Ville de Paris et la Région Île-de-France ne se parlent pas ! Pendant ce temps, tous les Franciliens sont les victimes d'une opposition de plus en plus anachronique entre « Parisiens » et « banlieusards », comme l'a montré l'épisode de la fermeture des voies sur berges.

Risquons une hypothèse : si l'on admet l'idée que le Grand Paris, c'est la zone dense correspondant en gros aux frontières actuelles de la métropole, pourquoi ne pas aller au bout de la loi Maptam et élire au suffrage universel direct les conseillers métropolitains, dont serait issu un ou une maire du Grand Paris ? Doté-e de la légitimité démocratique nécessaire pour piloter dans une gouvernance partagée ce territoire, le ou la président-e élu-e de ce « directoire » d'intercommunalités pourrait alors enfin donner une cohérence d'ensemble à la politique de transports, à la politique du logement et d'aménagement urbain, imposer une péréquation financière pour rééquilibrer les territoires.

Faire des élections municipales de 2020 les premières à l'échelle du Grand Paris, voilà une vraie réforme à la hauteur des enjeux. Et puis on ne sait jamais : La République en Marche pourrait même sortir victorieuse du scrutin ! Une arrière-pensée qui n'a sans doute jamais effleuré Emmanuel Macron, bien sûr...

Mon, 18 Jun 2018 06:05:00 +0200

Pourquoi Macron tarde à réformer la gouvernance du Grand Paris

« L'idée du Grand Paris mérite mieux que ce que nous en avons collectivement fait - il faut bien le dire - de part et d'autre, pour des raisons politiques et pour des équilibres incertains. Mais si nous voulons que le Grand Paris réussisse à l'échelle de ce qu'est la compétition internationale, si nous voulons produire la richesse pour ensuite pouvoir la répartir harmonieusement sur le territoire, nous avons besoin de simplifier drastiquement les structures. »

Le 17 juillet 2017 au Sénat - il y a presque un an ! -, lors de la première Conférence nationale des territoires. Emmanuel Macron promet pour l'automne une conférence territoriale du Grand Paris pour « aboutir à une organisation institutionnelle stabilisée et efficace ».

La rumeur annonce ensuite la tenue de cet événement en décembre à l'occasion de la deuxième Conférence nationale à Cahors. Là encore, il n'en est rien.

Entre Noël et le jour de l'an, un rapport du préfet de Paris et de l'Île-de-France, Michel Cadot, à l'adresse du chef de l'État, dévoilé par Le Monde, évoque une suppression des départements de la petite couronne parallèlement à une montée en puissance des 11 établissements publics territoriaux (EPT). L'hypothèse reviendra mi-mars à Cannes dans les couloirs du Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim) 2018, où plusieurs acteurs privés et publics évoqueront, en off, « une alliance des territoires » prenant possession des compétences des départements et de la métropole.

En parallèle, les sept présidents de conseil départemental, soutenus par la présidente de région Valérie Pécresse, et le président du Sénat Gérard Larcher, s'insurgent contre cette possible dévitalisation et plaident, au-delà des clivages partisans, pour une métropole régionale qui maintiendrait leurs compétences. Ils s'opposent également à toute montée en puissance des 11 EPT, inconnus du grand public et asphyxiés budgétairement, qui pourraient récupérer leur raison d'être, à savoir les politiques sociales.

"Digérer" les décalages du Grand Paris Express

Début janvier 2018, à l'issue d'un séminaire gouvernemental, le Premier ministre assure que le président s'exprimera avant fin février. Entre-temps, le gouvernement - Édouard Philippe et sa ministre des Transports Élisabeth Borne, en tête - annonce, le 22 février, la réalisation des lignes du Grand Paris Express dans leur intégralité certes, mais à des échéances décalées, parfois inacceptables pour les élus locaux.

« Il faut leur laisser le temps de digérer avant de décider quelque chose », avance un représentant grandparisien.

Et en même temps, une proposition de loi sénatoriale visant à élire les conseillers métropolitains au suffrage universel direct par fléchage est adoptée le 5 avril dernier. Le texte ayant été signé par Mireille Jouve, sénatrice des Bouches-du-Rhône (RDSE), groupe parlementaire dont le ministre de la Cohésion des territoires et donc du Grand Paris, Jacques Mézard, était le président avant d'être nommé, et rapporté par Agnès Canayer, sénatrice (LR) de Seine-Maritime, département du locataire de Matignon, beaucoup y vont vu un soutien de l'exécutif aux desiderata du président de la métropole (MGP), Patrick Ollier.

Ce dernier ne ménage pas sa peine pour faire exister sa métropole. Il a lancé le "bus du SCoT", un van qui va aller à la rencontre de la population métropolitaine et co-construire avec elle le schéma de cohérence territoriale (SCoT). Rien dans la loi ne l'oblige pourtant à consulter ses concitoyens. Le lendemain, il implique la MGP dans la consultation internationale du Forum métropolitain sur le devenir des autoroutes, du « périph » et des voies rapides. Une semaine plus tard, il accueille sur le stand de la MGP au salon VivaTech Emmanuel Macron qui y enregistre un message vidéo - « Je compte sur vous » -, repris depuis en boucle sur les réseaux sociaux de la métropole du Grand Paris.

De son côté, Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Île-de-France, ne rêve que d'une chose : la suppression de la Métropole et la récupération de son budget pour créer un fonds régional d'aide aux maires bâtisseurs, furieuse que la compétence logement soit revenue à la MGP et non à son entité. Arbitre du match, la maire de Paris Anne Hidalgo, ne cesse, elle, de défendre la Métropole, dont elle est première vice-présidente. Dans nos colonnes, à l'occasion de la pose de la première pierre du campus Condorcet mi-avril, la première magistrate de la capitale a défendu la Métropole comme « autorité de second rang après la région » en matière de transport, appelant clairement l'Élysée à la suivre :

« Dans les évolutions institutionnelles possibles, cela pourrait faire partie d'une gouvernance plus efficace. »

Et si c'était pour 2020 ?

Dans ces conditions, que va faire le chef de l'État ? Se lancer dans un big bang institutionnel alors que son parti, La République en marche (LRM), n'a presque aucun élu local dans le Grand Paris ? Il pourrait bien se reposer sur les parlementaires de sa majorité, mais il ne devrait pas procéder à un chamboule-tout dans l'immédiat alors que la révision constitutionnelle doit être adoptée à l'automne, voire début 2019.

Et si en fait Emmanuel Macron ne voulait pas réformer dans l'immédiat ? L'hypothèse commence à agiter le microcosme grandparisien.

« Son annonce de juillet 2017 au Sénat ne s'inscrivait-elle pas dans la campagne des élections sénatoriales ? Il les a perdues et donc il n'applique pas encore son programme », dit l'un d'entre eux.

L'avenir de la métropole pourrait devenir un enjeu majeur des élections municipales parisiennes de 2020. Le président n'y a-t-il pas réalisé 35% des voix dès le premier tour de la présidentielle, contre 20% pour Jean-Luc Mélenchon et 10% pour Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste, formation de la maire Anne Hidalgo ? Reste à savoir qui incarnerait le Grand Paris pour LRM. Plusieurs noms circulent, dont celui de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et député de la 5e circonscription de Paris.

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+ Voir les résultats du sondage exclusif d'Elabe pour La Tribune : "Quel Grand Paris voulez-vous ?"

Sun, 17 Jun 2018 23:32:00 +0200

LR: Wauquiez limoge Calmels pour ses critiques

La vice-présidente déléguée de LR, Virginie Calmels, qui reproche à Laurent Wauquiez de vouloir imposer sa seule ligne à la tête de la formation et de ne pas être assez rassembleur, a été limogée dimanche soir, selon un communiqué du parti. "Après consultation de l'équipe dirigeante, Laurent Wauquiez, président des Républicains, nomme Jean Leonetti, maire d'Antibes et président du Conseil national, vice-président délégué des Républicains", dit le communiqué publié sur Twitter.

Le soutien d'Alain Juppé

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a salué le "courage" et les "convictions" de son adjointe à la mairie. "Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer", écrit-il sur Twitter.

Dans une interview au Parisien Dimanche, la numéro deux du parti réitère ses critiques sur "l'absence de débat" sur le contenu d'un tract LR empruntant aux slogans du Front national , ce qui lui a valu des attaques de la part de la garde rapprochée du président Laurent Wauquiez.

Demande de clarification sur la ligne européenne

Priée de dire quelle leçon elle tirait de cet épisode, celle qui se revendique d'une droite libérale répond : "Que Laurent Wauquiez veut d'abord défendre ses propres idées, même si elles ne sont pas adoptées par tous". "J'ai cru avec sincérité à sa volonté de rassemblement et j'ai soutenu ses propositions car je suis pour un régalien fort (...) et depuis son élection, il démontre au fur et à mesure qu'il semble être uniquement pour défendre sa propre ligne", poursuit Virginie Calmels, qui a réclamé au début du mois une clarification de la ligne européenne de LR.

Dans ce contexte, elle déclare qu'elle n'est "absolument pas candidate" aux européennes de 2019 "ni comme tête de liste, ni pour figurer sur la liste" LR.

"La cohérence entre la ligne, la tête de liste, et les colistiers est une nécessité si l'on veut être audible. Il faudrait aussi une ligne européenne non ambiguë, proeuropéenne sans être fédéraliste (...) je n'ai pas l'impression que cela en prenne le chemin."

A la question de savoir qui devra diriger la liste LR, elle répond : "Pour moi, c'est Laurent Wauquiez qui, en tant que chef de parti, devrait être tête de liste. Avec une ligne qui soit celle du rassemblement de notre famille. Sinon, c'est voué à l'échec".

La porte-parole de LR, Laurence Saillet, a réagi dimanche soir au limogeage de Virginie Calmels. "Le débat, ce n'est pas des invectives permanentes par voie de presse", a-t-elle dit au micro de BFMTV. "Nous ne sommes pas en crise, nous avons échappé à une mini-crise qui a été occasionnée par ces prises de positions totalement isolées de Virginie Calmels. Aujourd'hui, par la décision qui a été prise, nous en sortons".

Sun, 17 Jun 2018 14:42:00 +0200

Emploi: Pénicaud prête à imposer des pénalités à General Electric

Le géant américain General Electric devra payer les pénalités qu'entraîne sa décision de ne pas tenir son engagement en terme de création d'emplois en France, a affirmé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche sur RMC et BFM TV

"General Electric avait pris quatre engagements, sur le territoire, le développement économique, sur des activités. Ils ont tenu les trois autres, ils ne tiennent pas celui de l'emploi. Le contrat avait prévu qu'il y ait une pénalité de 50.000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer", a déclaré la ministre.

"En l'occurrence, ils ont perdu des marchés", a-t-elle ajouté, reconnaissant que "les marchés ne sont pas tous prévisibles".

"Ca aurait de l'allure qu'ils disent: ça, on ne peut pas faire, mais voilà ce qu'on va faire pour aider l'emploi dans notre environnement, on va aider les jeunes, on va aider les PME autour de nous...", a-t-elle suggéré.

Les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018. Le PDG de GE, John Flannery, s'était rendu mardi au ministère de l'Economie et des Finances pour annoncer que l'engagement était "hors d'atteinte" en matière de créations d'emplois. Il a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", avait expliqué le ministère des Finances dans un communiqué.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires" pour se "conformer au mieux" à ses engagements. Le ministre a également rappelé que "le gouvernement (...) se doit de veiller à leur concrétisation".

Plusieurs responsables socialistes ont immédiatement réclamé des "sanctions", de la part du gouvernement. Vendredi, le député LREM Gilles Le Gendre a estimé que l'ancien ministre socialiste de l'Economie, Arnaud Montebourg, allait "un peu vite en besogne" en demandant l'application des amendes prévues pour le non-respect par General Electric de ses engagements sur l'emploi, et qu'il fallait d'abord voir "comment ils pourront l'être".