Presse & blogs Un lecteur de flux musclé avec des articles complets dedans :)

❯ Flux Isérois
La Tribune

Sun, 17 Jun 2018 23:32:00 +0200

LR: Wauquiez limoge Calmels pour ses critiques

La vice-présidente déléguée de LR, Virginie Calmels, qui reproche à Laurent Wauquiez de vouloir imposer sa seule ligne à la tête de la formation et de ne pas être assez rassembleur, a été limogée dimanche soir, selon un communiqué du parti. "Après consultation de l'équipe dirigeante, Laurent Wauquiez, président des Républicains, nomme Jean Leonetti, maire d'Antibes et président du Conseil national, vice-président délégué des Républicains", dit le communiqué publié sur Twitter.

Le soutien d'Alain Juppé

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a salué le "courage" et les "convictions" de son adjointe à la mairie. "Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer", écrit-il sur Twitter.

Dans une interview au Parisien Dimanche, la numéro deux du parti réitère ses critiques sur "l'absence de débat" sur le contenu d'un tract LR empruntant aux slogans du Front national , ce qui lui a valu des attaques de la part de la garde rapprochée du président Laurent Wauquiez.

Demande de clarification sur la ligne européenne

Priée de dire quelle leçon elle tirait de cet épisode, celle qui se revendique d'une droite libérale répond : "Que Laurent Wauquiez veut d'abord défendre ses propres idées, même si elles ne sont pas adoptées par tous". "J'ai cru avec sincérité à sa volonté de rassemblement et j'ai soutenu ses propositions car je suis pour un régalien fort (...) et depuis son élection, il démontre au fur et à mesure qu'il semble être uniquement pour défendre sa propre ligne", poursuit Virginie Calmels, qui a réclamé au début du mois une clarification de la ligne européenne de LR.

Dans ce contexte, elle déclare qu'elle n'est "absolument pas candidate" aux européennes de 2019 "ni comme tête de liste, ni pour figurer sur la liste" LR.

"La cohérence entre la ligne, la tête de liste, et les colistiers est une nécessité si l'on veut être audible. Il faudrait aussi une ligne européenne non ambiguë, proeuropéenne sans être fédéraliste (...) je n'ai pas l'impression que cela en prenne le chemin."

A la question de savoir qui devra diriger la liste LR, elle répond : "Pour moi, c'est Laurent Wauquiez qui, en tant que chef de parti, devrait être tête de liste. Avec une ligne qui soit celle du rassemblement de notre famille. Sinon, c'est voué à l'échec".

La porte-parole de LR, Laurence Saillet, a réagi dimanche soir au limogeage de Virginie Calmels. "Le débat, ce n'est pas des invectives permanentes par voie de presse", a-t-elle dit au micro de BFMTV. "Nous ne sommes pas en crise, nous avons échappé à une mini-crise qui a été occasionnée par ces prises de positions totalement isolées de Virginie Calmels. Aujourd'hui, par la décision qui a été prise, nous en sortons".

Sun, 17 Jun 2018 14:42:00 +0200

Emploi: Pénicaud prête à imposer des pénalités à General Electric

Le géant américain General Electric devra payer les pénalités qu'entraîne sa décision de ne pas tenir son engagement en terme de création d'emplois en France, a affirmé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche sur RMC et BFM TV

"General Electric avait pris quatre engagements, sur le territoire, le développement économique, sur des activités. Ils ont tenu les trois autres, ils ne tiennent pas celui de l'emploi. Le contrat avait prévu qu'il y ait une pénalité de 50.000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer", a déclaré la ministre.

"En l'occurrence, ils ont perdu des marchés", a-t-elle ajouté, reconnaissant que "les marchés ne sont pas tous prévisibles".

"Ca aurait de l'allure qu'ils disent: ça, on ne peut pas faire, mais voilà ce qu'on va faire pour aider l'emploi dans notre environnement, on va aider les jeunes, on va aider les PME autour de nous...", a-t-elle suggéré.

Les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018. Le PDG de GE, John Flannery, s'était rendu mardi au ministère de l'Economie et des Finances pour annoncer que l'engagement était "hors d'atteinte" en matière de créations d'emplois. Il a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", avait expliqué le ministère des Finances dans un communiqué.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires" pour se "conformer au mieux" à ses engagements. Le ministre a également rappelé que "le gouvernement (...) se doit de veiller à leur concrétisation".

Plusieurs responsables socialistes ont immédiatement réclamé des "sanctions", de la part du gouvernement. Vendredi, le député LREM Gilles Le Gendre a estimé que l'ancien ministre socialiste de l'Economie, Arnaud Montebourg, allait "un peu vite en besogne" en demandant l'application des amendes prévues pour le non-respect par General Electric de ses engagements sur l'emploi, et qu'il fallait d'abord voir "comment ils pourront l'être".

Sun, 17 Jun 2018 11:12:00 +0200

Corée du Nord: futur Eldorado pour les investisseurs ? Pas si sûr

Donald Trump a agité la carotte des investissements étrangers devant Kim Jong Un lors de leur sommet nucléaire mais rares seront les investisseurs à s'aventurer en Corée du Nord, environnement économique à haut risque, estiment les analystes. A Singapour, le président américain a montré au dirigeant nord-coréen un film où les trains à grande vitesse le disputaient aux gratte-ciel étincelants, illustration d'un avenir radieux si seulement Pyongyang renonçait à son arsenal atomique.

La richesse des sous-sols

Les optimistes expliquent que la Corée du Nord a des atouts à faire valoir, la richesse de ses sous-sols, sa main d'oeuvre bon marché et sa géographie. Mais les entreprises qui ont tenté de faire des affaires dans le pays pauvre et reclus s'y sont brûlé les ailes, entre des règles qui peuvent changer en un instant, des factures qui ne sont jamais réglées et les menaces d'expropriation.

Des dizaines de restrictions découlant des diverses sanctions infligées au Nord pour ses programmes nucléaire et balistique sont à l'oeuvre. Les co-entreprises sont interdites par l'Onu, l'Union européenne (UE) prohibe les transferts de plus de 5.000 euros et, en raison de la réglementation américaine, les banques internationales sont réticentes à permettre les transactions. Même les organisations humanitaires peinent à financer leurs activités. Même si les sanctions étaient levées un jour, il serait difficile de travailler au Nord.

Corruption généralisée

Les infrastructures sont déficientes et d'après les analystes, la corruption est généralisée. "Les garanties juridiques pour les sociétés sont très faibles", souligne une source diplomatique à Pyongyang. Pendant l'ère de "la politique du soleil", autre période de rapprochement, le conglomérat sud-coréen Hyundai avait injecté des centaines de millions de dollars pour attirer les touristes sud-coréens dans une station de montagne du Mont Kumgang. Mais l'aventure avait abruptement pris fin quand un soldat nord-coréen avait abattu une Sud-Coréenne qui s'était égarée.

De nombreuses entreprises sud-coréennes avaient investi dans la Zone industrielle intercoréenne de Kaesong où elles employaient des Nord-Coréens à bon prix mais Séoul avait fermé le site en 2016 à cause des programmes d'armements nord-coréens. L'entreprise égyptienne de télécommunications Orascom avait dépensé des centaines de millions de dollars pour développer le premier réseau mobile du Nord, Koryolink. Las, le Nord a créé un opérateur concurrent et l'égyptien n'a pu faire sortir son argent. "Je prends tous les coups", avait raconté le mois dernier à Bloomberg Naguib Sawiris, patron milliardaire d'Orascom. "Je suis payé en devises qui ne s'échangent pas très facilement, j'ai investi beaucoup d'argent, j'ai construit un hôtel, j'ai fait beaucoup de bonnes choses là-bas".

LafargeHolcim a jeté l'éponge

Le géant des matériaux de construction LafargeHolcim s'est débarrassé en 2017 de sa participation dans une cimenterie nord-coréenne pour un montant non révélé, y perdant des plumes. "La gouvernance est faible, les informations font défaut et il y a un énorme fossé culturel avec les partenaires locaux", souligne Geoffrey See, fondateur de Choson Exchange, qui forme entrepreneurs et décideurs économiques en Corée du Nord. Les entreprises qui réussissent le mieux, ajoute-t-il, sont celles qui font du commerce et évitent de détenir des actifs vulnérables à la saisie.

D'après les statistiques disponibles à Séoul, le revenu moyen en Corée du Nord équivalait en 2016 à moins d'un vingtième de celui du Sud. Kim Jong Un veut sans nul doute améliorer l'économie. En 2017, il avait expliqué que l'arsenal nucléaire étant au point, "la construction économique socialiste" était désormais la priorité. Le journal du parti unique au pouvoir, Rodong Sinmun, a largement couvert le sommet américano-nord-coréen de Singapour, publiant des photos de la cité-Etat ultramoderne, et même du convoi de Kim Jong Un passant devant une affiche publicitaire pour Cartier, ce qui aurait été inimaginable par le passé. Cela témoigne d'une "aspiration autorisée", relève un diplomate établi en Asie.

Des réformes menées dans la discrétion

Le régime impénétrable mène depuis quelques années des réformes dans la discrétion. Des vendeurs privés sont autorisés sur des marchés informels, les entreprises publiques sont plus libres et les autorités ferment les yeux sur les opérations des entreprises privées. Toutes choses qui rappellent la politique de "réforme" et "d'ouverture" de l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui propulsa le géant asiatique au rang de deuxième économie mondiale.

Les sociétés étrangères commencent en réaction à se renseigner, témoigne Michael Spavor, du cabinet Paektu Consulting, qui travaille en Corée du Nord depuis 20 ans. "Notre organisation suscite beaucoup d'intérêt de la part d'investisseurs qui veulent des études de marché et des face-à-face avec des ministères et partenaires nord-coréens potentiels", dit-il à l'AFP. Mais Pyongyang n'a pas officiellement reconnu l'économie de marché, ni créé un cadre juridique pour l'accompagner. Lors du dernier congrès du parti, Kim Jong Un avait dénoncé "le vent immonde de la liberté bourgeoise, de la "réforme" et de "l'ouverture" qui souffle dans notre voisinage".

Plutôt l'exemple du Vietnam que celui de la Chine

La Chine a embarqué des cadres nord-coréens dans des tournées d'études à Pékin, Shanghai et ses mines de charbon afin de tenter d'encourager le Nord à suivre son exemple, proposant des feuilles de route précises pour le développement, expliquent des diplomates. Mais, ajoutent-ils, Pyongyang hésite à trop dépendre de Pékin, et préfère regarder vers le Vietnam, petit pays communisme qui s'est mis au capitalisme sans affaiblir le pouvoir.

Pour Gareth Leather, économiste chez Capital Economics, le Nord a bel et bien des atouts. Il cite ses ressources naturelles -- zinc, magnésite, cuivre, fer--, sa main d'oeuvre à bas coût et sa situation, au carrefour entre la Chine, la Russie et la Corée du Sud, le Japon n'étant pas très loin.

Même si les sanctions étaient levées, souligne-t-il toutefois, "cela reste un Etat policier et on a un long chemin à parcourir avant qu'elle ne devienne une économie normale. L'investisseur qui s'y risquera à nouveau devra être très courageux".

(avec AFP)

Sun, 17 Jun 2018 10:40:00 +0200

Paris et Berlin proches d'un accord sur la réforme de la zone euro

Après des mois de divisions sur le sujet, Paris et Berlin sont désormais très proches d'un accord sur la réforme de la zone euro, a annoncé samedi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire. "Un accord est désormais à portée de main", a-t-il indiqué sur son compte twitter, à l'issue d'une dernière réunion de négociation sur le sujet avec son homologue allemand Olaf Scholz à Hambourg en Allemagne.

Le ministre a ajouté avoir bon espoir qu'un accord puisse être finalisé au plus haut niveau à l'occasion d'un conseil franco-allemand prévu mardi près de Berlin, qui sera présidé par la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de l'Etat français Emmanuel Macron.

"Il reste deux ou trois points  importants" à régler "mais ils sont bien cernés et limités. Maintenant aux chefs d'états de voir si le dernier pas peut être franchi lors du séminaire ministériel mardi", a indiqué à l'AFP une source européenne proche des négociations.

La crainte de devoir payer pour les autres pays

Emmanuel Macron avait initié l'an dernier le débat sur une refonte de la zone euro. Mais pendant des mois l'Allemagne a traîné des pieds sur le sujet, de crainte de devoir payer pour les autres pays.

Le ministre français de l'Economie et des Finances n'a pas donné de détails sur les points de convergence. Mais au vu des plus récentes prises de position des deux gouvernements, un accord se dessine sur la création d'un budget d'investissement de la zone euro. "De vrais progrès ont été faits sur les points sensibles qui restaient à trancher, en particulier sur le budget de la zone euro", a confirmé la source européenne à l'AFP.

Une taxe sur les transactions financières

L'Allemagne entend toutefois le limiter à seulement quelques dizaines de milliards d'euros, là où Emmanuel Macron souhaitait au départ plusieurs centaines de milliards d'euros. Ce budget d'investissement pourrait être financé par une taxe sur les transactions financières, une proposition française d'utiliser une taxe sur les géants du numérique ayant été rejetée par Berlin, selon les médias allemands.

Le Fonds de secours de la zone euro pour les pays très endettés, le Mécanisme européen de stabilité (MES) devrait voir ses compétences élargies. Il pourrait notamment accorder des prêts aux pays confrontés à des crises d'origine exogène (par exemple, l'Irlande en cas de problèmes suite au Brexit). Il ne devrait pas prendre néanmoins le nom de Fonds monétaire européen, contrairement à ce que souhaitait l'Allemagne, la France ayant refusé pour ne pas faire d'ombre au FMI, selon la presse allemande.

Pas de ministre des Finances européen

A l'inverse, Berlin a refusé l'idée d'une ministre des Finances ou d'un Parlement de la zone euro. De même, les deux pays divergent encore sur l'achèvement de l'union bancaire, pour mieux protéger la zone euro de crises financières. La France aurait aimé sans tarder créer une garantie de dépôt commune pour les tous les clients des banques de la zone euro. Mais Berlin exige que les banques, au niveau national, assainissent d'abord leurs comptes.

Sun, 17 Jun 2018 10:20:00 +0200

Pétrole: Russie et Arabie Saoudite veulent augmenter la production

La Russie et l'Arabie saoudite proposent aux pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'augmenter leur production de 1,5 million de barils par jour (mbj) pendant le troisième trimestre 2018, a déclaré samedi le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak. "Nous le proposons seulement pour le troisième trimestre. En septembre, on regarde la situation sur le marché et on décide de la suite", a-t-il précisé.

Le président russe Vladimir Poutine et Alexandre Novak ont rencontré jeudi le prince héritier Mohammed ben Salmane et le ministre de l'Energie saoudien, avant le match d'ouverture de la Coupe du monde disputé par leurs deux pays à Moscou.

Depuis début 2017, un accord de limitation de la production de l'Opep et de ses partenaires a permis aux prix de remonter, mais certains acteurs du marché craignent désormais de voir le marché manquer d'offre en raison de la baisse de la production vénézuélienne et des sanctions américaines contre l'Iran.

L'Arabie saoudite et la Russie souhaitent tous deux augmenter les seuils de production de l'accord, et discutent actuellement de l'ampleur de cette hausse.