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Le site du journal L'age de faire

Sun, 22 Jul 2018 12:28:15 +0200

Terre crue, l’autonomie sous nos pieds

La construction en terre crue a été mise au placard dans la période d’Après-guerre. Pourtant, le « tout-béton » pourrait n’être qu’une parenthèse de courte durée : les préjugés sont encore tenaces, mais les « terreux » reviennent en force !

Elle est là, sous nos pieds, en permanence : la terre. Pas besoin de la cuire : la terre crue fait la plupart du temps un excellent matériau de construction. Encore faut-il la connaître, et adapter son savoir-faire à sa composition, très diverse. C’est ce qu’a fait l’humanité en développant, depuis dix millénaires, des techniques de construction variées, parfois simples, parfois sophistiquées. De la grande muraille de Chine au palais de l’Alhambra en Espagne en passant par les cités incas du littoral andin, les constructeurs se sont adaptés aux ressources de proximité, à savoir la terre, mélangée ou non au végétal, en structure porteuse ou en remplissage. En France par exemple, les Alsaciens ont développé le torchis-colombage, les Rhône-alpins le pisé, les Bretons la bauge, les Occitans la brique de terre crue (1)… Pourquoi telle technique plutôt qu’une autre ?

« La terre a ce défaut qu’elle ne vaut rien »

Composition de la terre, mais aussi disponibilité et qualité du bois et de la pierre, influences culturelles, pragmatisme : « C’est un tout ! Les savoir-faire étaient détenus très localement par ceux qui construisaient, à commencer par les paysans. Par leur travail quotidien, ils connaissaient le comportement de la terre, sa stabilité, sa pesanteur. Ils étaient polytechniciens ! » Alain Leclerc, architecte-urbaniste retraité, se souvient de ce temps pas si lointain des chantiers collectifs, dans les faubourgs de Lyon où, enfant, il accompagnait son père. Ces maisons « que l’on ne peut pas faire seul » étaient auto-construites par la communauté, à partir des savoirs paysans, en pisé de terre, ou de mâchefer. Bref, « avec ce qui tombait sous la main ».
Et puis, après la seconde guerre mondiale, « il a fallu reconstruire beaucoup et pas cher. Pourquoi pas en terre crue ? En Rhône-Alpes, nous avions tous les atouts pour ça. Mais il y avait aussi de puissantes aciéries à Saint-Étienne, et les cimenteries Vicat à Grenoble. La terre a ce défaut qu’elle ne vaut rien… » Pour l’urbaniste, c’est surtout « l’alliance entre les ferrailleurs et les cimentiers » qui a porté un rude coup à la construction terre en France. Perte des savoir-faire chez les paysans et les artisans, ringardisation du matériau, urbanisme des « grands ensembles » dicté par le béton armé, industrialisation et concentration à outrance du secteur : en l’espace d’une génération, le béton-ciment a mis au placard la terre crue et, avec elle, une forme d’autonomie. « On ne peut pas produire du ciment ou de l’acier à la forge du village ! », illustre Alain Leclerc.

Avant, on utilisait la terre avec son ciment naturel, l’argile. Aujourd’hui, les entreprises nettoient la terre de cette colle naturelle pour la remplacer par leur ciment artificiel afin de pouvoir nous la vendre !Alain Leclerc
Cette période particulière de la reconstruction a bétonné les paysages, mais aussi les procédures administratives, et l’état d’esprit de toute une filière. Quand, parmi la génération des soixante-huitards, à la fin des années 70, certains tentent de remettre au goût du jour le matériau terre, ils ne se heurtent pas seulement à la perte des savoir-faire. Pour convaincre les décideurs du bien-fondé d’un projet de ville nouvelle en terre crue, Alain Leclerc doit demander à des ingénieurs suisses de faire le déplacement pour rassurer les techniciens français. « Quant au responsable du bureau de contrôle, on lui a tout simplement appris que Bourgoin-Jallieu, la ville où il habitait, était constituée pour moitié d’habitations en terre ! » Finalement, la ville nouvelle de Villefontaine, en Isère, a été érigée en 1985, prouvant par l’exemple que l’on peut construire du logement social écologique et confortable au même prix que des tours en béton armé. Trente ans plus tard, aucun des 70 logements HLM, pas même la tour de 15 mètres de hauteur qui surplombe le « domaine de la terre », ne s’est effondré…

Explosion de la commande publique

Les projets d’envergure en terre crue ne se sont pas développés pour autant. Dans son mémoire de fin d’études consacré à la construction contemporaine en terre crue (2) présenté en 2016, l’architecte Anne-Lyse Antoine explique que le matériau renvoie encore souvent, dans les imaginaires, au patrimoine, ou a des architectures vernaculaires lointaines, à la pauvreté, ainsi qu’à la fragilité : « Pour 18 % des enquêtés, les bâtiments en terre crue « ne résistent peu ou pas aux intempéries » ». Anne-Lyse Antoine précise que ce préjugé est nourri par les articles de la presse locale qui rapportent régulièrement des cas d’écroulement d’anciens bâtiments en terre crue. « Or, ces écroulements sont le plus souvent causés par un mauvais entretien, des erreurs de réhabilitation ou des abandons », souligne-t-elle.
La presse entretient les préjugés, mais fait beaucoup moins écho à l’engouement actuel pour la terre crue. La dynamique est difficilement quantifiable, mais toute la filière, des auto-constructeurs aux urbanistes, en passant par les centres de formation, le constate. Les motivations des « terreux » n’ont pas changé, au contraire, le contexte actuel les a renforcées : préoccupations environnementales, désir d’autonomie face au système industrialiste, réappropriation de savoir-faire concrets face à la dématérialisation globale, désir de « bien habiter », dans un lieu sain, plaisir de façonner un matériau « premier ». Un seul chiffre pour illustrer cette dynamique : en deux ans, on estime que les appels d’offre pour des bâtiments publics en terre crue (écoles, maisons de santé…) ont été multipliés par… trente ! Preuve que la terre crue fait son chemin, et que même les esprits les plus « bétonnés » commencent à s’assouplir !

Fabien Ginisty
………………………………………………
1 – Sur les différentes techniques de construction en terre crue, voir p. 12-13 du numéro 132 (infographie).
2 – Mémoire de DSA co-écrit avec Elisabetta Carnevale, Architectures contemporaines en terre crue en France de 1976 à 2015. Remerciements à Anne-Lyse Antoine pour son aide précieuse sur ce dossier !

Ce papier est l’introduction au dossier de 6  pages »Terre crue : la fin du tout béton ? » du numéro de l’été de L’âge de faire. En vente au prix de 2 euros. Soutenez notre indépendance ! Abonnez vous ! Faîtes nous connaître.

admin

Fri, 06 Jul 2018 16:21:33 +0200

Avec gThumb, gérez vos photos en dehors des systèmes propriétaires !

Lorsque l’on quitte Windows pour utiliser une distribution GNU/Linux (voir nos deux chroniques des mois d’octobre et de novembre), une des premières fonctionnalités que l’on recherche sur ce nouveau système est celle concernant la gestion de ses photos. Sous Linux, le logiciel libre gThumb répond agréablement à cette attente grâce à une interface graphique simple.

En effet ce logiciel vous permet d’importer aisément vos photos à partir d’un appareil photo numérique, de naviguer dans l’ensemble des photos sauvées sur votre disque dur, et de les réorganiser à votre guise dans différents catalogues.

Il vous permet également de créer des diaporamas, des albums Web au format HTML, de publier vos photos sur des sites tels que Facebook, Flickr, et même de graver directement des CD ou DVD. Les amateurs et amatrices de Picasa ou de iPhoto retrouveront avec cet outil les fonctionnalités auxquelles ils sont habitués.

Interface de gThumb 3.4.4

Interface de gThumb 3.4.4

Un certain nombre de fonctionnalités d’édition d’image, basiques ou semi-évoluées, sont aussi incluses, comme par exemple l’ajustement des couleurs, la correction des yeux rouges, le recadrage ou le redimensionnement des photos -pour les « alléger » afin de les envoyer par mail par exemple. A noter qu’il est possible de faire des traitements par lot, ce qui permet de redimensionner d’un seul coup toutes les photos d’un même catalogue par exemple. Pour cela avec gThumb se placer dans le répertoire concerné. Sélectionner les différentes images à redimensionner en utilisant la combinaison Ctrl+Clic_droit, ou bien directement Ctrl+A pour sélectionner toutes les images du répertoire. Puis cliquer sur l’icône des outils en haut à droite, et sur « Redimensionner les images ». Enfin, dans la sous-fenêtre qui s’ouvre renseignez les différents paramètres, tels que le % de réduction, le format et le dossier de destination. Cliquer enfin sur « Exécuter » et laisser l’ordinateur faire le reste.

Interface de Shotwell 0.24.5

Interface de Shotwell 0.24.5

Au cas où vous trouveriez gThumb un peu trop complexe pour vos propres besoins, le logiciel Shotwell peut s’avérer plus simple d’emploi, mais avec un éventail de fonctionnalités un peu moins riche. Le redimensionnement des photos y est beaucoup plus laborieux par exemple.

Pour prolonger votre lecture sur le logiciel gThumb, vous pouvez lire le manuel, ou voir les vidéos :

Le mois prochain, donc :« Les logiciels libres partout… sauf chez vous ? ».
Collectif EmmabuntüsGPL V3

admin

Tue, 03 Jul 2018 12:49:50 +0200

Migrants dans les Alpes, une marche contre les frontières

A Melezet, petit village italien situé au pied du col de l’Échelle, tout le monde se prépare à passer la nuit. Dans les prés, les tentes poussent comme des champignons. Il fait beau et des rires éclatent sans discontinuer. Alors que des policiers en civil surveillent l’attroupement à distance, les militants discutent, boivent un verre. Ils ont fait ce pari fou de lutter dans la convivialité.
Plusieurs débats sont organisés pour informer les participants sur la réalité de la situation. Depuis plusieurs années, des milliers de personnes empruntent la voie des Alpes pour tenter de gagner la France. Le problème, c’est que notre pays ne veut pas d’eux. Pour les personnes en situation irrégulière, franchir la frontière est un délit. Et ce n’est pas près de s’arrêter avec la nouvelle loi asile-immigration mitonnée par notre ministre Gérard Collomb.


En mai dernier, trois personnes sont mortes. Après Blessing, retrouvée noyée dans la Durance et Mamadou, mort au col de Montgenèvre, une troisième personne non identifiée a été retrouvée. La faute à qui ? La faute à quoi ? Pas au froid ou à la neige. Mais plutôt à la chasse à l’homme qui sévit en altitude. Avec leurs mitraillettes, leurs lunettes de vision nocturne, leurs motoneiges, les policiers traquent sans relâche les migrants.

Les chasseurs alpins s’entraînent avec des armes dans la montagne, ils jouent littéralement à la guerre.  explique au micro une militante.
Les sans-papiers sont alors obligés de se cacher et de courir dans des endroits dangereux. Lucien (1), un habitant de la commune voisine de Névache, vit au quotidien l’arrivée des migrants. Avec des gens de son village, il accueille les réfugiés, les nourrit, les loge. « Leur première préoccupation est de dormir, car ils sont épuisés des longues heures de marche qu’ils effectuent dans le froid. Pour nous, les migrants ne sont pas un problème, mais une question ». Entre solidarité et repli sur soi, la population de la vallée de la Clarée est partagée.
Le premier soir, le collectif Confrontière a présenté un exposé théâtralisé sur le thème : « Guerre aux frontières, une bataille coloniale ». L’un des animateurs met l’accent sur les barrières qui séparent les pays dans la monde :
En tout, il y a soixante-cinq murs autour du globe. Mis bout à bout, ces séparations de pierres et de barbelés rasoirs mesurent 40 000 km de long, soit l’équivalent de la circonférence de la Terre.
La frontière n’est pas seulement une ligne imaginaire, tracée sur les cartes du monde entier. C’est aussi et surtout un dispositif militaire, contrôlé par les États. En Europe, c’est l’agence Frontex qui s’occupe de cadenasser l’espace Schengen. « En y réfléchissant bien, on se rend compte que tous les conflits sont dus aux frontières, qui gèrent et contrôlent les populations » confie Noé (1), un jeune militant venu de Grenoble. Mais où allons-nous mettre tous ces morts et toutes ces guerres le jour où nous détruirons les frontières ?

Provocation policière

Après une nuit venteuse et froide, le cortège « Passamontagna » prend enfin la route du col de l’Échelle. Dès les premiers pas, un hélicoptère de la police aux frontières virevolte au-dessus de nos têtes. Les militaires prennent des photos, ils ne perdent pas une miette des visages des militants et surtout des personnes qui pourraient se trouver en situation irrégulière. Tout le monde se cache le visage pour éviter d’être dans les petits dossiers de la police. La foule commence à chantonner des slogans comme « À bas l’État, les flics et les frontières ! » ou « Tout le monde déteste la police ». Durant la montée, Lucien raconte que « deux personnes se sont fait courser entre les deux tunnels du col de l’Échelle. Elles ont fait une chute de 40 mètres. Un migrant est toujours en neurochirurgie à l’heure qu’il est ».
La frontière passée, nous redescendons versant français, en direction de Plampinet. C’est là-bas que nous devons camper pour la seconde nuit. Alors que les mollets commencent à chauffer et que tout le monde baisse la garde, une camionnette de gendarmes débarque en douce et tente d’attraper une personne de couleur noire, qui s’était éloignée du défilé. La réaction ne se fait pas attendre. Des dizaines de militants courent à fond de train pour éviter l’interpellation. Les forces de l’ordre sont prises en flagrant délit de provocation.

« Siamo tutti antifascisti ! »

Au fil de la route, certains redoutent une action des « fafs », c’est-à-dire des néofascistes qui patrouillent régulièrement dans la région du Briançonnais. Les 21 et 22 avril dernier, les militants de Génération identitaire ont décidé d’investir le col de l’Échelle enneigé et d’installer un « filet anti-migrants ». Un joli coup de com relayé par tous les médias nationaux. Gérard Collomb a balayé le problème en déclarant : « Tomber dans le panneau de ces gesticulations, c’est faire une publicité à une force qui n’en est pas une ». Et pourtant, les militants d’extrême-droite ont fait de cet endroit un lieu symbolique de leur combat contre l’immigration. Ils se placent en « libérateurs » d’une vallée envahie par les gauchistes et les migrants.
Plusieurs heures de marche plus loin, nous descendons vers Briançon par les chemins de traverse. Un gendarme nous canarde avec son appareil photo depuis la route de Montgenèvre. En contrebas, les manifestants le saluent. Gentiment, le motard nous répond par un petit coucou de la main. Tout le monde adore la police. Pourtant, quelques membres du cortège viennent de se faire interpeller – elles seront relâchées quelques heures plus tard. Beaucoup ont en tête les trois personnes accusées en avril d’aide à l’immigration clandestine en bande organisée.

On doit rester groupés pour éviter que certains d’entre nous se fassent attraper par la police. Personne ne doit se faire arrêter ! Y’a pas moyen !tempête un grand barbu.
Aux cris de « Siamo tutti antifascisti », nous arrivons à rejoindre sans encombre Le Refuge, premier lieu d’accueil à Briançon. Des hommes, des femmes se serrent dans les bras. Nous assistons à des retrouvailles émouvantes. Les marcheurs tapent dans leurs mains pour fêter trois jours de marche et de bonne humeur. Le Refuge solidaire, situé à côté de la MJC, est l’ancienne maison des CRS. Il offre pour quelques jours du repos, de la nourriture, des soins et une écoute aux migrants. Malgré les coups de soleil et les ampoules aux pieds, chacun sourit de ce qu’il vient d’accomplir : un nouveau délit de solidarité.

Clément Villaume
…………………………………………….
1 – Les prénoms ont été modifiés.

admin

Tue, 03 Jul 2018 12:31:07 +0200

Habiter dans un four micro-ondes

Pour communiquer, les objets connectés utilisent les mêmes bandes de fréquences que les fours micro-ondes. Et comme il s’en annonce des milliards, il serait temps de songer à leur dangerosité.

Le 31 mai à l’Assemblée nationale, l’Opecst (office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques) organisait une audition sur le thème de l’hypersensibilité électromagnétique. Il s’y est dit plein de choses intéressantes sur lesquelles nous reviendrons dans les mois à venir. Mais pour que chacun puisse partir en vacances avec les idées au clair, nous avons choisi de revenir sur la très pédagogique intervention de Suat Topsu, professeur de physique atomique à l’université Paris-Saclay. Ainsi, il a d’abord tenu à dissiper toute confusion entre les termes de puissance et d’énergie.

L’énergie, c’est la puissance intégrée sur un temps. Donc, quand vous avez une puissance faible mais un temps d’exposition long, vous avez une certaine quantité d’énergie qui est emmagasinée. Quand vous avez une puissance élevée et un temps court, vous avez la même quantité d’énergie. […] Vous pouvez vous brûler au troisième degré avec une simple bougie en [mettant votre main au dessus] quelques secondes. Mais vous pouvez vous brûler au troisième degré avec un radiateur à 25 °C en laissant votre main dessus toute la nuit. Pourquoi ? Parce que la quantité d’énergie absorbée, dans les deux cas, est la même. Suat Topsu, professeur de physique atomique à l’université Paris-Saclay.

Nos enfants seront les cobayes

Selon ce professeur, la question n’est pas de savoir si les ondes radio sont dangereuses : « il suffit de regarder le micro-ondes, qui chauffe nos plats, c’est du 2,4 Ghz. Et nous, on est composés à 70 % d’eau. Donc la question n’est pas de savoir si les ondes radio sont dangereuses – elles le sont –, mais quel est le seuil auquel on peut exposer les gens. » Bien que les cas d’électro-hypersensibilité se multiplient, les adultes d’aujourd’hui ne constitueraient encore qu’une population de transition, puisqu’ils sont nés avant l’avènement du téléphone portable. Et, surtout, avant le déploiement de l’internet des objets, qui constitue « la préoccupation majeure » de Suat Topsu. La planète pourrait compter 60 à 80 milliards d’objets connectés d’ici moins de dix ans. Comment fonctionnent ces objets ? Avec du 2,4 Ghz (puis grâce au réseau téléphonique, qui compte sur la 5G pour s’occuper de tout ça…). De quoi changer votre appartement en un grand four micro-ondes. « Quand vous avez un téléphone portable que vous utilisez pendant 5 heures dans la journée [ce qu’on vous déconseille déjà fortement de faire !, Ndlr], vous avez une énergie emmagasinée qui est la puissance du téléphone multipliée par 5 heures. Mais quand vous êtes sur un marché de l’internet des objets, avec des objets connectés partout, votre temps d’exposition explose, et donc l’énergie emmagasinée par votre corps aussi. » Conclusion de Suat Topsu : « la génération cobaye, malheureusement, ce ne sera pas nous, ce sera la génération de nos enfants ou petits-enfants ». Conclusion de L’âge de faire : les générations futures devront déjà s’adapter au changement climatique, alors si on pouvait leur foutre la paix avec les ondes radio des objets connectés, ce serait vraiment la moindre des politesses…

Nicolas Bérard

Chronique parue dans le journal numéro 132 et sur le site https://refuser-compteur-linky.fr/habiter-un-four-micro-ondes/

admin

Thu, 28 Jun 2018 15:37:17 +0200

Terre crue : la fin du tout béton ?

Elle est sous nos pieds, n’appartient pas aux industriels, et l’humanité s’en sert depuis des millénaires pour se loger : la terre crue. Mise au placard en France après la seconde guerre mondiale, elle revient en force dans la construction. Ce matériau pourrait permettre de réduire massivement l’empreinte carbone du bâtiment, qui représente 40 % des émissions de CO2. Rencontre avec des « terreux » passionnés.

Au sommaire du numéro 132 : été 2018

1 / éDITO : grande campagne d’abonnements
/ Théâtre au collège : « On rit à leurs blagues, on rêve avec eux »
3 /Morbihan : le poète ferrailleur
4 / Islande : paradoxes du renouvelable
Syrie : le féminisme du ROJAVA
5 / Spectacle : il chante, elle signe
6 / 7 / Reportage : La Poste a algorithmé mon facteur
12 / 13 / Le guide de la construction en terre crue
14 / Actu répression à Bure
15 / Grrr ondes : habiter un micro-ondes
16 / Alpes : une marche contre les frontières
17 / Longwy : histoire d’une « République populaire » de sidérurgistes
20 / 21 / fiches pratiques : Tester une terre pour construire / Le frigo du désert

DOSSIER 6 pages : 

Terre crue  : la fin du tout béton ?

Elle est sous nos pieds, n’appartient pas aux industriels, et l’humanité s’en sert depuis des millénaires pour se loger : la terre crue. Mise au placard en France après la seconde guerre mondiale, elle revient en force dans la construction. Ce matériau pourrait permettre de réduire massivement l’empreinte carbone du bâtiment, qui représente 40 % des émissions de CO2. Rencontre avec des « terreux » passionnés.

Grande campagne d’abonnement L’âge de faire

Quatre ans après sa première campagne d’abonnements qui avait rencontré un franc succès, L’âge de faire remet ça : les abonnements, qui étaient passés de 8 000 à 12 500, se sont à nouveau érodés. Les abonnés oublient de se réabonner, les abonnements cadeaux ne sont pas tous renouvelés… rien de plus normal pour un titre de presse. Pour assurer l’avenir du journal, mais aussi pour diffuser plus largement les idées et les initiatives qu’il soutient, nous nous sommes fixé cette fois un objectif ambitieux : doubler notre nombre d’abonnés, en passant de 7 500 à 15 000. Chiche ?

admin