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Les actualités d'Inria

Mon, 23 Jul 2018 03:48:53 +0000

Bruno Sportisse élu à la présidence de l’Allistene

Allistene

20/07/2018

Bruno Sportisse, Président-directeur général d’Inria, est élu à la présidence de l’Alliance nationale de recherche Allistene. Claude Labit poursuit son mandat de délégué général de l’Alliance à ses cotés.

Bruno Sportisse, Président-directeur général d’Inria, a été élu par le comité de coordination de l’Alliance à la présidence d’Allistene (Alliance des sciences et technologies du numérique) le 19 juillet 2018. Il succède à cette présidence, confiée depuis décembre 2017 et pour deux ans à Inria, à Antoine Petit nommé Président du CNRS depuis et à François Sillion, président d’Allistene depuis janvier 2018.

Allistene a également confirmé le mandat de Claude Labit, directeur de recherche Inria, comme délégué général de l’Alliance afin d’impulser et de coordonner les actions de l’alliance à ses côtés. Depuis 2009, Allistene assure la coordination des différents acteurs de la recherche dans ces domaines, afin d’élaborer un programme scientifique cohérent et ambitieux. L’alliance permet d’identifier des priorités scientifiques et technologiques communes et de renforcer les partenariats entre les opérateurs publics (universités, écoles, instituts), tout en créant de nouvelles synergies avec les entreprises, accompagnant par là-même les mutations économiques et sociales liées à la diffusion des technologies numériques.

Allistene regroupe en tant que membres fondateurs la CDEFI, le CEA, le CNRS, la CPU, Inria et l’Institut Mines-Télécom. L'Alliance a plusieurs objectifs stratégiques :

  • coordonner les acteurs de la recherche autour de priorités scientifiques et technologiques
  • élaborer des programmes nationaux répondant à ces priorités et de concevoir des modalités pour la mise en œuvre de ces programmes
  • renforcer les partenariats et les synergies entre l’ensemble des opérateurs de la recherche du domaine, universités, écoles, instituts, en lien avec les entreprises
  • prolonger les priorités et programmes nationaux dans les différentes initiatives européennes et internationales.

Dans la continuité de l’action menée depuis près de 10 ans par Allistène, il est essentiel que l’ensemble des acteurs académiques travaille en commun pour faire face aux nouveaux enjeux du numérique. Nourrir une stratégie nationale de recherche dans le numérique, participer à la conception des infrastructures scientifiques associées, construire des propositions, fondées sur la recherche, pour les nouveaux sujets posés par le numérique, de l’éthique à la souveraineté numérique, font partie des priorités de l’alliance.

                                               Bruno Sportisse, Président-directeur général d'Inria

Mots-clés : Partenariats académiques Allistène Partenariats stratégiques Transfert Equipe de direction

Thu, 19 Jul 2018 17:30:21 +0200

Retour sur l’évènement « Réussir son industrialisation logicielle : Enjeux et bonnes pratiques »

Transfert technologique

Pauline Tardy-Galliard - 19/07/2018

Introduction journée industrialisation logicielle Introduction - Journée industrialisation logicielle - 28 juin 2018 - Service Communication et Médiation

Jeudi 28 juin dernier, 140 personnes ont pu échanger sur les bonnes pratiques de l’industrialisation logicielle. 

Organisée par Tarmac by Inovallée et Inria, avec la collaboration de F52 Technologies, cette journée a rassemblé 25 speakers , startuppers , experts autour de sujets tels que la scalabilité, l’automatisation, les langages et outils, les modèles de revenus, les choix open source ou propriétaire, les pratiques agiles, et bien d’autres …

Cette journée est la suite d’un cycle d’évènements dédié aux start-up du numérique. Le précédent évènement de ce cycle intitulé « start-up du numérique, de l’idée au marché » co-organisé par Inria Grenoble, le Tarmac et Gate 1 en janvier dernier avait rencontré un franc succès, réunissant 125 participants autour des étapes clés de la vie d’une start-up numérique : financement (aides publiques, levée de fonds, crowdfunding, …), accès au marché (construire un business model dans le digital, les approches lean, le time to market), équipe (trouver un associé, attirer des talents et recruter, gérer efficacement sa croissance… ).

Retrouvez tout l’événement du 28 juin en vidéo :

 Introduction  et contexte

 Table ronde 1  : les défis de l’industrialisation software 
avec les témoignages de Wizbii, the Mathworks, Situ8ted, Neovision et Dahub

 Table ronde 2  : notions clés et bonnes pratiques 
avec les témoignages de Actoll, Rwigo, Enlaps, Bag-era et SortieSport

 Table ronde 3  : les nouveaux modèles d’agilité 
avec les témoignages de F52 technologies, Stimergy, Doc Process et Collibris

 Workshop 1  : natif / multiplateforme ou webapp 
avec les témoignages Rwigo, Collibris, SortieSport, Situ8ted, Enlaps

 Workshop 2  : modèles de revenus 
avec les témoignages de Collibris, Dahub, Smile, SortieSport, My DSO Manager

 Workshop 3  : quels outils cloud et sur quelles plate-formes 
avec les témoignages de F52 technologies, Enlaps, ATN Group, Sogilis, Rwigo

 Workshop 4  : modèles opensource, propriétaires ou mixtes, protéger ou s’ouvrir 
avec les témoignages de Smile, SortieSport, RYax, INPI

 Workshop 5  : modèle distribué et révolution blockchain 
avec les témoignages de Stimergy, IeXEC, Sogilis, Imag et RYax

Workshop 6  : une équipe performante pour son industrialisation
avec les témoignages de Rwigo, Doc Process, TiHive, Tenevia

Liens des vidéos

Retrouvez également le podcast de l’évènement du 23 janvier 2018

Mots-clés : Industrialisation Start-up

Tue, 17 Jul 2018 16:44:36 +0200

Inria et la National University of Singapore signent un MoU

Partenariat

17/07/2018

Inria IA Singapore

Le 13 juillet 2018, Bruno Sportisse, Président-directeur général d'Inria, a signé, aux côtés du CNRS et de l'Inserm, un MoU (Memorandum of Understanding) pour une durée de deux ans avec la National University of Singapore (AI Singapore) : les signataires se sont notamment engagées à développer les échanges scientifiques et académiques, et à construire des projets de recherche communs en intelligence artificielle.

Mots-clés : Partenariats internationaux Partenariats académiques

Tue, 17 Jul 2018 14:19:41 +0200

UT4H, une start-up issue du projet DomAssist de l'équipe-projet Phoenix

Start-up

17/07/2018

C’est une nouvelle start-up issue des équipes-projet d’Inria Bordeaux - Sud-Ouest qui s’apprête à prendre son envol. UT4H : Ubiquitous Technology 4 Humans, bénéficie de la licence d’exploitation de Home-Assist, projet emblématique de l’équipe Phoenix. Dédiée au maintien à domicile des personnes âgées, cette nouvelle entreprise vient confirmer le dynamisme de la silver technologie dans la région.

Des valeurs et un cadre éthique partagés

L’objectif de la solution Home-Assist : garantir le maintien à domicile des personnes âgées dans les meilleures conditions en leur apportant des services d’aide à la réalisation de leurs activités quotidiennes, un dispositif d’alerte pour garantir leur sécurité et des outils et applications pour préserver leurs interactions sociales et leurs loisirs. Le dispositif se veut léger et discret, afin de préserver l’intimité des personnes : pas de caméras, mais une dizaine de capteurs, qui enregistrent les mouvements, les ouvertures de portes ou de placards ainsi que la consommation électrique de certains appareils électroménagers. Ces informations sont collectées par un boîtier domotique et traitées grâce à des algorithmes développés avec des spécialistes du vieillissement.

Le consentement du bénéficiaire est au cœur du projet : il maîtrise de bout en bout les informations qui sont transmises à ses proches ou aux professionnels du maintien à domicile. C’est ce cadre éthique et les valeurs portées par le projet qui m’ont poussé à y prendre part. 

explique Pierre-Yves Chauché. Ainsi, l’interface pourra alerter les services concernés si la personne âgée a manqué plusieurs repas de suite ou si le temps passé à la réalisation de certaines activités a augmenté de manière inquiétante.

Home-Assist offre la possibilité inédite de recueillir en amont tous les indices et signaux faibles qui indiquent un début de perte d’autonomie ; cela pourrait permettre d’éviter un grand nombre d’incidents et d’hospitalisations, mais aussi de prolonger l’autonomie des personnes en leur offrant des services sur-mesure tout en préservant leur intimité.

explique Julien Durand. Au domicile de la personne âgée, une tablette numérique propose des outils de rappel des rendez-vous ou de prises de médicaments, des jeux et des applications pour communiquer avec ses proches. 

Une méthode : la co-construction

Depuis le démarrage du projet, par l’équipe-projet Phoenix*, Home-Assist a fait intervenir des équipes pluridisciplinaires : chercheurs et chercheuses en informatiques, spécialistes de l’ergonomie mais aussi psychologues spécialistes du vieillissement, afin de proposer une solution à la fois innovante, éthique, pertinente et facilement acceptée. Ils ont synthétisé leurs travaux dans cet article paru sur Interstice.fr. Un recueil des besoins a permis de mieux comprendre les enjeux essentiels du maintien à domicile des personnes âgées en faisant intervenir des spécialistes issus des conseils régionaux, SPASAD et sociétés privées. DomAssist 500, l’expérimentation à grande échelle dans 140 domiciles, a confirmé le bien-fondé du concept pour les professionnels de la silver économie. Julien Durand et Pierre-Yves Chauché souhaitent poursuivre cette approche de co-construction avec leurs partenaires. Ainsi, dès le mois de septembre, ils lanceront une offre commerciale pilote implantée dans une soixantaine de domiciles, afin de valider leur proposition de valeur. “Entre zones urbaines et rurales par exemple, les besoins diffèrent, nous allons nous heurter régulièrement à ce type de problématiques, c’est la raison pour laquelle il est essentiel pour nous de nous appuyer sur les professionnels.” Côté technologique, Julien Durand se charge quant à lui du développement d’une application à destination des aidants, co-construite avec eux pour leur délivrer un niveau d’information pertinent avec un outil centré utilisateur. “Notre objectif d’ici à début 2019 est de faire passer Home Assist d’un projet de laboratoire à une solution innovante adaptée au marché de la silver économie”. 

Signature de transfert de technologie / de gauche à droite : Marie-Laure de Bruc Mazoyer, Unitec - Pierre-Yves Chauché, UT4H - Nicolas Roussel, Inria - Julien Durand, UT4H

Un réseau de partenaires en soutien

Les deux entrepreneurs ont été soutenus par l’équipe du service Transfert, Innovation et Partenariat du centre Inria Bordeaux - Sud-Ouest, avec laquelle ils ont contractualisé le transfert de technologie. Julien Durand a d’abord été accompagné par InriaHub pour une première étape de maturation du projet, avant, avec son associé Pierre-Yves Chauché, d’intégrer un programme d’incubation et de coaching chez Unitec de Bordeaux ainsi que des conseils des experts du fonds d’investissement IT-Translation. Enfin, dans le cadre du programme national d’Inria, Digital Start-up, les deux entrepreneurs ont pu affiner leur projet, formés par des experts de l’EMLyon business school. Ils espèrent désormais finaliser un premier tour de table afin de lancer la commercialisation du produit, qui devrait être proposé en BtoB pour étoffer l’offre de services des sociétés d’aide au maintien à domicile. “Nous allons proposer aux professionnels un transfert de compétences afin qu’ils deviennent eux-mêmes des experts Home assist.” Le marché potentiel actuel de UT4H est de 1,5 million de personnes, mais le chiffre pourrait tripler d’ici à 30 ans avec l’accélération du vieillissement de la population. La création de cette nouvelle start-up confirme la polarisation des projets de recherche autour des thématiques liées à la santé et au vieillissement dans la région de Bordeaux. 

Interview de Marie-Laure de Bruc Mazoyer, Start-up manager au pôle numérique d'Unitec :

"Avec l’équipe de UT4H nous avons travaillé sur les axes de travail suivants : le marché, l’équipe, la stratégie, le business model, la PI et le financement. Notre accompagnement est personnalisé à chaque projet et créateur d’entreprise. UT4H a bénéficié aussi d’ateliers (PI, Crowdfunding, tableaux de bord, Assurance, etc…) et de formations (sur le développement commercial par exemple) que nous organisons.
Sur l’axe du financement nous accompagnons UT4H sur la recherche de fonds publics auprès de la BPI et de la Région.
En 2017 Unitec a accompagné 99 entreprises et obtenu plus de 9M€ de financements pour les start ups (hors investisseurs privés). "

* Phoenix est une équipe projet commune à Inria, Bordeaux INP, Université de Bordeaux et CNRS au sein de l’UMR 5800 LABRI

Mots-clés : Silver economie Transfert de technologie Silver technologie UT4H

Mon, 16 Jul 2018 18:16:19 +0200

IA : une identité scientifique régionale incontestable

IA

17/07/2018

Adobe Stock

Le CNRS, le centre de recherche Inria Lille – Nord Europe, l’Université d’Artois, l’Université de Lille et l’Université de Picardie Jules Verne font converger leurs forces et celles de tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche en région, avec l’objectif de fédérer et stimuler une recherche d’excellence en intelligence artificielle dans les Hauts-de-France

Des forces exceptionnelles en IA présentes en région Hauts-de-France

La région Hauts-de-France héberge des chercheurs à visibilité internationale dans les deux grandes thématiques de la recherche en intelligence artificielle : IA numérique et IA symbolique.

Des  scientifiques de renom conduisent ainsi leurs activités de recherche en intelligence artificielle au Centre de Recherche en Informatique de Lens (CNRS / université d'Artois), dans les équipes communes Inria / CNRS / Ecole Centrale de Lille / Université de Lille au sein du Centre de recherche en informatique, signal et automatique de Lille (CNRS / Ecole Centrale de Lille / Université de Lille) et du laboratoire Painlevé (CNRS / Université de Lille), au laboratoire Modélisation, Information et Systèmes de l’Université de Picardie Jules Verne et dans le Laboratoire Amiénois de Mathématique Fondamentale et Appliquée (CNRS / Université de Picardie Jules Verne).

L’IA numérique part des données, et un de ses champs d’études est le machine Learning ou apprentissage automatique. Un doctorant de l’équipe-projet Sequel* – Inria / CNRS / Université de Lille -, Daniele Calandriello, a remporté en 2018 le prix de la meilleure thèse IA de France*. Des conférences internationales sur l’IA se déroulent régulièrement dans les Hauts-de-France du fait de la présence de ces scientifiques reconnus internationalement. Par exemple, la conférence EWRL (European Workshop on Reinforcement Learning), où interviendront des invités de prestige (Rémi Munos, futur Directeur Deepmind Paris et Richard Sutton, fondateur de l’apprentissage par renforcement…) se tiendra en octobre 2018 à Lille. Elle sera sponsorisée par des entreprises comme Criteo, Deepmind, Facebook.

L’IA symbolique exploite quant à elle les connaissances et les raisonnements humains. Cette thématique scientifique suscite aujourd’hui un engouement renouvelé car elle permet d’expliquer les décisions prises par l’intelligence artificielle, de générer de nouvelles connaissances intelligibles par l’humain, au-delà des données elles-mêmes.

Le CRIL, laboratoire de l’Université d’Artois et du CNRS, est le seul laboratoire de France entièrement dédié à ce sujet. Le prix 2017 de la meilleure thèse IA avait été remporté par un doctorant du CRIL, Eric Piette*. On peut également citer l’organisation de CP 2018 (International Conference on Principles and Practice of Constraint Programming), conférence internationale majeure du domaine ayant lieu à Lille.  

Le projet scientifique des acteurs régionaux vise à allier ces deux thématiques de recherche en IA au service des avancées de l’intelligence artificielle et de son déploiement au sein de la société.

Intelligence artificielle : comment la comprendre ? 

Les recherches en IA ne cessent de progresser et le sujet occupe une place croissante. Il suscite interrogations et attentes, mais aussi des craintes voire des rejets. Deux besoins se font de plus en plus pressants : expliquer les décisions prises par les systèmes dits d’IA et accompagner la dissémination des progrès de l'IA au sein de la société. C’est pourquoi l’identité scientifique régionale émerge autour d’une thématique centrale : le lien entre l’intelligence artificielle et l’humain, via la notion d’explicabilité. A l’heure où l’IA s’étend à de nombreux usages et a des impacts directs sur tout un chacun – santé, véhicules autonomes, sécurité, analyse financière, e-commerce –, il est indispensable de fournir des explications et des justifications sur les recommandations faites ou les décisions prises par les systèmes d’intelligence artificielle, afin d’en assurer l’acceptabilité.

L’explicabilité de l’IA constitue un véritable défi scientifique, qui mobilisera les chercheurs pour plusieurs années, mais le relever permettra d’accompagner le déploiement de l’IA au sein de la société. Ce défi est l’objectif phare des laboratoires régionaux en intelligence artificielle.

Collectivités, entreprises, centres de recherche, universités, écoles… : l’écosystème se structure pour faire émerger une IA "human-friendly "

La communauté scientifique régionale en IA se structure autour du CNRS, d’Inria, de l’Université d’Artois, de l’Université de Lille et de l’Université de Picardie Jules Verne, en partenariat avec l’Ecole Centrale de Lille, l'université de Technologie de Compiègne, l’IMT Lille-Douai, l’Université Polytechnique Hauts-De-France et l’Université du Littoral Côte d'Opale. Ces forces scientifiques d’excellence bénéficient d’un appui important des acteurs publics – Région Hauts-de-France, Etat, I-Site Université Lille Nord-Europe, Métropole Européenne de Lille, Amiens Métropole et des acteurs économiques tels que Amiens Cluster, Entreprises et Cités, EuraTechnologies. De plus, des entreprises comme OVH et IBM ont aussi manifesté leur intérêt à cette démarche de structuration, tout comme d’autres acteurs, tout aussi essentiels, autour d’usages tels que la santé, l’énergie et la mobilité. Il s’agit d’accompagner le déploiement de l’IA dans toutes ses dimensions, de la recherche aux usages.


Parole aux acteurs

État 

Michel LALANDE, Préfet de la région Hauts-de-France

« Les Hauts-de-France sont une terre privilégiée de mise en œuvre de la stratégie nationale définie par le président de la République, lors de son discours au Collège de France, le 29 mars dernier. Son ambition : faire de la France et de l’Europe des leaders de l’intelligence artificielle. Il s’agit de conforter en France et en Europe l’écosystème de l’intelligence artificielle et d’engager une politique résolue d’ouverture des données, de disposer de financements massifs tout en pensant les termes d’un débat politique et éthique, permettant de garantir la confiance dans les innovations qu’elle apporte. L’excellence reconnue internationalement de notre recherche publique et de nos acteurs économiques, le dynamisme de leurs collaborations sont des atouts majeurs pour le développement et l’expérimentation de nouvelles applications ouvertes sur l’Europe et le monde, en particulier dans les domaines de l’économie de la santé, l’énergie, la mobilité et la formation. »

Région Hauts-de-France 

Nicolas LEBAS, Vice-Président de la Région Hauts-de-France en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de l’Europe et de la Planification territoriale

 « L’Intelligence Artificielle représente un véritable défi autant sociétal que technologique et économique, et la Région Hauts-de-France, terreau fertile dans ce domaine, entend y prendre toute sa part. Les Hauts-de-France disposent effectivement d’atouts incontestables pour accueillir un institut en intelligence artificielle, notamment de nombreux laboratoires de recherche dont la Région soutient les travaux, mais également des entreprises qui proposent déjà des solutions opérationnelles en matière d’IA. L’institut IA en Hauts-de-France renforcera une communauté régionale structurée et forte, contribuant au développement de notre territoire en plaçant la personne au cœur son action. »

I-Site Université Lille Nord

Europe - Gilberte CHAMBAUD, Présidente d’I-Site Université Lille Nord – Europe

« Portant l’ambition collective de répondre aux grands enjeux de société actuels et de donner accès aux acteurs du monde socio-économique à l’expertise des chercheurs, les fondateurs et partenaires de l'I-SITE ULNE ont défini une stratégie scientifique autour de trois « hubs » -santé, planète, monde numérique-  avec une forte volonté d’interdisciplinarité. Si l’IA est au cœur du hub « monde numérique », elle est aussi essentielle dans les deux autres hubs, également secteurs prioritaires identifiés dans le rapport Villani. Avec une place importante donnée aux sciences humaines et sociales, la démarche IA s’inscrit au cœur de la dynamique de l’I-SITE, tout en renforçant les liens des membres fondateurs avec les partenaires. »

CNRS

Pascal AUSCHER, Directeur de l'Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions

Michel BIDOIT, Directeur de l'Institut des sciences de l'information et de leurs interactions

« Les succès récents, qui participent à la large médiatisation actuelle de l'IA, ont été obtenus grâce à la conjonction de plusieurs facteurs (disponibilité de grandes masses de données, mise au point d'architectures de calculs spécialisées, développement d'outils logiciels) mais résultent aussi des avancées scientifiques majeures sur les modèles et méthodes avec l'hybridation de techniques venant de sous-domaines différents des mathématiques et de l'informatique. A travers ses laboratoires des Hauts de France, au premier rang desquels le CRIL, CRIStAL et LPP, le CNRS a œuvré depuis plusieurs décennies au développement de ces méthodes qui font aujourd'hui le succès de l'IA. Pour être acceptables par la société, encore faut-il cependant qu'on puisse expliquer et certifier les résultats obtenus par les systèmes d'IA. C'est ce défi que le projet va relever. »

Inria

Isabelle HERLIN, Directrice du centre de recherche Inria Lille – Nord Europe

 « Nous structurer est très vite devenue une évidence après avoir visualisé nos forces scientifiques reconnues internationalement dans le domaine de l'intelligence artificielle. Grâce à une approche résolument partenariale, nous avons regroupé les laboratoires de la région afin de pouvoir aborder la question cruciale de l'explicabilité de l'IA. Comprendre et expliquer comment un algorithme prend des décisions nous paraîtaujourd'hui indispensable, et nous sommes armés pour relever ce challenge. »

Université d’Artois

Pasquale MAMMONE, Président de l'université d'Artois

 « L'université d'Artois possède un laboratoire d'excellence, spécialisé en intelligence artificielle, le CRIL. La visibilité internationale de ce laboratoire a conduit l'université d'Artois à définir cette année un domaine d'intérêt majeur supplémentaire de l'établissement, centré sur l'intelligence artificielle et dont le CRIL constitue l'épine dorsale. C'est donc en toute logique que nous avons pris part à la démarche partenariale autour de l’IA. Inscrite dans le territoire des Hauts-de-France, cette démarche est portée par des équipes de recherche reconnues internationalement et des acteurs importants du monde économique. Elle a pour ambition de rendre compréhensibles pour l'homme les décisions prises par la machine. La complémentarité des approches scientifiques autour de l'intelligence artificielle adoptées dans notre territoire et les synergies qui en résultent sont des atouts majeurs pour mener à bien ce travail nécessaire et ambitieux, qui permettra d'ancrer l'usage de l'IA dans notre vie quotidienne. »

Université de Lille

Jean-Christophe CAMART, Président de l’Université de Lille

« Il n'a pas fallu attendre le rapport Villani pour que l'intelligence artificielle ait une place importante au sein de l'Université de Lille. Avec le développement du numérique, plusieurs formations et laboratoires de recherche de différents domaines (mathématiques, informatique, mais aussi éthique, droit...) ont déjà intégré les questions importantes de développement de méthodes d'IA et de leurs usages.

Nous avons donc de solides bases, et nous devons maintenant nous regrouper avec les autres forces présentes en région pour réfléchir collectivement à la question de l'explicabilité de l'IA, ou comment rendre les décisions prises par les méthodes d'IA compréhensibles par les humains. C'est notre objectif commun. »

Université de Picardie Jules Verne

Mohammed BENLAHSEN, Président de l'Université de Picardie Jules Verne

« Notre démarche sur l’IA est une illustration, par sa dimension collaborative, de la volonté de l’UPJV de contribuer au maillage territorial de l’enseignement supérieur en Hauts-de-France. Ainsi, l’UPJV, avec l’appui de ses Unités de Recherche en Mathématiques et STIC/SPI, respectivement LAMFA et MIS, ambitionne de contribuer à l’essor de la révolution numérique tant académiquement, par la conduite de Recherches fondamentales dont le cœur réside dans l’explicabilité des IA, qu’économiquement et socialement par le développement et l’accompagnement de cette « intelligence » au service du développement des entreprises et par extension de l’emploi. A ce titre, l’UPJV, en partenariat avec le MiPiH, Amiens Cluster, le CHU Amiens-Picardie, l’AFRC, Orange Bank... positionnera plus spécifiquement ses efforts sur l’analyse et l’hébergement des données de santé, ainsi que sur la relation client. »

Amiens Cluster

François-Xavier LEVEL, Directeur général d’Amiens Cluster

« Amiens Cluster, c’est trois domaines de spécialisation : la e-santé et le parcours de soin individualisé avec le cluster Le Bloc, l’autonomie énergétique avec le cluster Energeia, les nouveaux usages numériques et la relation client avec le cluster ADN.  C’est également une stratégie commune : agréger ces spécificités territoriales autour de l’Intelligence Artificielle, avec notamment le projet de structuration autour de l’IA des Hauts-de-France et son offre de compétence de niveau international. »

Entreprises et Cités

Pascal BOULANGER, Président d’Entreprises et Cités

 « Avec les questions de l’interface homme/machine, l’un des grands défis de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos entreprises est la manipulation et l’exploitation des données.

L’avantage compétitif que nos grandes entreprises internationales apporte à notre territoire doit être relayé par un développement robuste de la recherche en général et dans les technologies de l’information en particulier. Nos équipes ont besoin de pouvoir s’appuyer sur une offre de classe mondiale et nous soutiendrons à chaque fois que l’occasion nous sera donnée les opportunités de nous associer aux programmes de coopération public/privé. Tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. »

EuraTechnologies

Raouti CHEHIH, Directeur général d’EuraTechnologies

« Rejoindre une telle aventure est une évidence pour EuraTechnologies. Depuis la création en 2009, nous n’avons eu de cesse de chercher à anticiper les grandes tendances technologiques et leurs impacts sur la transformation de notre société. Ainsi, EuraTechnologies a fixé l’IA comme un axe stratégique fort de ses 5 prochaines années d’activités notamment dans le soutien à l’émergence de talents (étudiants, professionnels...), le sourcing et l’accompagnement de start-ups dans le secteur de l’IA et enfin la construction d’un écosystème solide capable de se projeter sur ces enjeux (Labs, grands groupes, investisseurs...). Il était donc naturel que nous nous engagions dans cette démarche auprès de tous ces partenaires incontournables. »

OVH

Octave KLABA, Founder & CEO, OVH

« Le métier d’OVH est d’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale, en leur fournissant des infrastructures cloud adaptées à leurs besoins, grâce à 28 datacenters sur 12 sites et 4 continents et notre propre réseau mondial de fibre. La volonté de fournir au monde des technologies qui lui permettent de se transformer fait partie de la raison d’être d’OVH, depuis la création de l’entreprise en 1999. Voilà pourquoi nous soutenons aujourd’hui la démarche de structuration des acteurs régionaux autour de l’IA, en y apportant notre savoir-faire en conception d’architectures cloud. Notre rôle y est de fournir des infrastructures optimisées pour le traitement de l’information liée au domaine de l’Intelligence Artificielle, qui puissent répondre aux besoins de tous les projets développés grâce aux travaux de recherches issus de cette initiative. » 

xBrain

Gregory RENARD, Cofondateur et Chief AI Officer xBrain

« L’IA a le potentiel de transformer la société. Notre région possède des forces scientifiques et économiques en IA remarquables qui peuvent lui apporter un renouveau et la mettre à la pointe technologique internationale. Ayant un pied dans la Silicon Valley et l'autre dans notre région, j'apporte mon soutien complet avec enthousiasme et passion à cette initiative et serai heureux de pouvoir y participer. J'apprécie beaucoup l'accent mis sur la dimension profondément humaine de ce projet. »

Amiens Métropole

Alain GEST, Président d’Amiens Métropole

« Notre territoire est riche de nombreuses compétences, de niveau international, principalement dans les domaines de la e-santé, du stockage de l’énergie et de la relation client. Pour chacun de ces secteurs, Amiens Cluster dont les membres fondateurs sont Amiens Métropole, la ville d‘Amiens, l’UPJV, la CCI, le CHU, a pour mission de fédérer les compétences et renforcer les synergies. Pour ce faire, l’intelligence artificielle est un levier de développement considérable. Notre université, l’UPJV et ses laboratoires sont des partenaires essentiels pour mener cette stratégie. Que nous puissions unir nos forces au niveau de la Région Hauts-de-France avec un projet commun autour de l’IA est, sans conteste, un atout majeur. »

Métropole Européenne de Lille

Damien CASTELAIN, Président de la Métropole Européenne de Lille

« Santé, transports, télécoms, distribution, sécurité… l’intelligence artificielle impacte de nombreux secteurs d’activités et donc nos concitoyens. Pour déployer l’IA dans nos sociétés, les défis sont nombreux. Il faut pouvoir rendre le sujet et ses enjeux compréhensibles. Notre territoire est prêt à relever le challenge. Avec l’ensemble des acteurs régionaux et la communauté scientifique, la MEL s’engage pour faire de cette démarche une réussite ! »

* SequeL est une équipe-projet Inria commune avec le CNRS, l'Université de Lille au sein du Centre de recherche en informatique, signal et automatique de Lille (CNRS / Centrale Lille / Université de Lille)

*Ce prix décerné par l’AFIA lui a été remis ex-aequo avec Nawal Benabbou de Sorbonne Université / LIP6.

*Ce prix décerné par l’AFIA lui a été remis ex-aequo avec Michaël Perror, Université de Saint-Etienne