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Le blog de Gérard Filoche

Tue, 16 Jan 2018 14:52:46 +0100

Lettre sur les modifications illégales et injustes des statuts du PS

Michel DEBOUT

Président du CESEC

Anne-Juliette TILLAY

Membre du CN

A   Rachid TEMAL

Coordinateur National

Parti Socialiste

10, rue de Solferino

75007 Paris

Paris le 3 Janvier 2018

Cher camarade,

Cher Rachid,

A la suite du Conseil National du 9 décembre et du Bureau National du 19, nous voulons t’exprimer notre vive préoccupation concernant la préparation du « Congrès de la Refondation » et surtout  la réforme statutaire que la direction nationale souhaite mettre en œuvre à cette occasion.

L’ensemble des adhérents va être appelé à voter sur des modifications statutaires qui représentent  pour nous une régression sans précédent de notre démocratie interne. Et ce au moment  où le Parti a besoin de propositions venant de tous ses adhérents pour pouvoir définir ensemble, ses nouveaux fondements après la débâcle électorale du printemps dernier.

Les modifications statutaires que vous présentez vont supprimer la phase des contributions générales qui permettent à tous les adhérents de s’exprimer sur l’ensemble des problèmes politiques et de présenter une orientation cohérente. Il n’a été donné, comme seule explication à cette suppression, que le trop grand nombre de textes, souvent ignorés des militants;  Dans la dernière période, le Parti n’a pas été victime d’un trop plein d’idées  mais il a plutôt manqué d’une pluralité d’analyses et de propositions.

En supprimant cette première phase du débat, les adhérents seront d’emblée saisis des différentes motions rebaptisées «  Texte d’Orientation Générale ». Il faudra au moins 5% des membres du Conseil National sortant ( 16 camarades ) pour valider le texte. Ainsi le débat du Congrès futur ( celui d’Aubervilliers en  Avril 2018 ) va dépendre directement des choix politiques du Congrès passé ( celui de Poitiers en  Juin 2015 ) alors qu’entre ces deux congrès, la situation politique nationale et celle de  notre Parti auront subi un véritable séisme. Le débat sera ainsi confisqué entre ceux qui ont soutenu l’action de François HOLLANDE et de son gouvernement et ceux qui l’ont contestée, qualifiés de frondeurs; Or, pendant cette période, beaucoup d’adhérents n’étaient totalement d’accord, ni avec les uns ni avec les autres, et ce sont justement ces militants qui seront privés de parole !

Si votre proposition est retenue, elle créera deux catégories d’adhérents dans le Parti  :

-        celle des membres du Conseil National sortant, qui, dès lors qu’ils seront au nombre de 16, pourront présenter un texte d’orientation générale

-        celle de tous les autres adhérents qui, quel que soit leur nombre, en seront empêchés

Le caractère inégalitaire de cette disposition est inacceptable pour un Parti qui s’est toujours présenté comme un exemple de fonctionnement démocratique. D’autant que, tous les citoyens de notre pays veulent désormais participer, à travers les réseaux sociaux et les pétitions citoyennes, à l’ensemble des décisions politiques .

Pourtant, dans les statuts actuels, il n’y a aucune condition restrictive qui empêche les adhérents qui le souhaitent d’écrire ou de présenter une motion .

C’est pourquoi, pour éviter une éventuelle inflation des textes, nous proposons que l’amendement suivant soit soumis au vote de tous les adhérents lors de la consultation nationale du 18 Janvier : « Tout texte d’orientation générale soumis au vote des adhérents, à l’occasion de chaque Congrès, doit être signé par au moins 100 adhérents répartis entre 3 régions différentes ».

Un large débat militant sur ce point devra être organisé avant le vote du 18 Janvier, conformément à l’article 3-1-2 de nos statuts, qui dispose que : « chaque vote doit être précédé d’un débat assurant l’égalité des partis en présence ».

Nous saisissons sur ce différend la Haute Autorité Ethique en ce qu’elle doit,  par son Article 6 -3, donner son avis « sur la régularité des procédures suivies par les instances du Parti Socialiste ». Cette Autorité est chargée dans son Article 6-1, de faire respecter « les règles d’éthique et de droit commun aux sociétés démocratiques qui s’imposent au Parti Socialiste et à ses adhérents».

Il s’agit pour nous d’un enjeu décisif qui va déterminer l’avenir de notre Parti car, comme les statuts le déterminent, c’est le vote sur les textes d’orientation générale qui, lui seul, permet de désigner les futurs dirigeants du Parti Socialiste au niveau national comme à celui de chaque fédération .

Nous te prions de croire, cher camarade, cher Rachid, à notre amitié socialiste.

Michel DEBOUT                                                        Anne Juliette TILLAY

PS : Merci de bien vouloir transmettre ce courrier aux membres de la direction nationale

Gérard Filoche

Tue, 16 Jan 2018 14:17:11 +0100

Un flot de démissions contre le congrès truqué par la direction du PS

La dette indigne
10 questions, 10 réponses
Par Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche.

Éditions Jean-Claude Gawsewitch, 240 p., 14,90 euros

En 10 questions, 10 réponses, les deux auteurs avancent leurs propositions après un passage en revue détaillé de toutes les solutions présentées : de la restructuration des dettes publiques aux plans d’austérité en passant par la « règle d’or », la sortie de la zone euro, les euro-obligations ou la monétisation des dettes publiques.

Gérard Filoche

Mon, 15 Jan 2018 19:04:20 +0100

Nantes : trente militants claquent la porte du Parti socialiste

Publié le 15/01/2018 à 18:35

Arnaud WAJDZIK

Juste avant le prochain congrès, ces élus ou militants de Loire-Atlantique ont annoncé ce soir qu’ils ne feront plus partie du PS.

« C’est Francois Hollande qui a produit Emmanuel Macron ! Ce n’est plus le PS auquel on a adhéré. » , témoigne Eric Thouzeau, militant depuis 24 ans. Une trentaine de militants du Parti socialiste en Loire-Atlantique, dont beaucoup vivent dans la métropole de Nantes, ont décidé de quitter le parti. Ils ont rendu leur carte ou vont le faire.

« Nous aurions pu partir sur la pointe des pieds. C’est pourtant collectivement que nous faisons le choix de revenir sur la faillite du PS. »

La fédération de Loire-Atlantique reconnaît 500 départs depuis les élections présidentielles et législatives.

« Le PS n’est plus un cadre pour entraîner. Et puis la gauche ne gagnera pas sans être réunie » , estime la conseillère départementale Catherine Touchefeu.

Les militants disent « ne plus se retrouver dans les valeurs du PS » et ne comprennent pas « pourquoi le parti n’a pas fait le bilan du quinquennat passé » .

Gérard Filoche

Mon, 15 Jan 2018 10:32:11 +0100

Les grandes entreprises doivent être contrôlées par le public, par les salariés et par les usagers

L’affaire Lactalis est grave et scandaleuse mais elle n’est qu’une affaire parmi tant d’autres.

Laisser ces grands trusts et multinationales (en France, mais aussi les célèbres Samsung, Monsanto, Lafarge ou les fameux « GAFA ») sans contrôle public, c’est laisser  leurs grands patrons faire ce qu’ils veulent sous la pression de leurs actionnaires, de leurs banquiers, et de leurs egos. Ca les place hors de la démocratie, de la citoyenneté, de la collectivité. Elles dictent leurs propres lois à la place des lois.

C’est ainsi que le scandale Lactalis doit être perçu et compris.  Les dirigeants se sont fait une réputation d’opacité et de mépris. Ils ont mis en danger des centaines de milliers d’enfants, par arrogance avec les règlements et les contrôles.

Mais cela s’inscrit dans une longue liste de scandales comme celui, énorme,  de Volkswagen (et Fiat Chrysler ? et Renault ?) organisant pour des dizaines de millions de ses véhicules, la triche délibérée face aux contrôles de ses pots d’échappement, producteurs de pollution mortelle (48 000 morts) à travers les particules fines.

Mille entreprises produisent près de 50 % du PIB, et font travailler 3,5 millions de salariés. Elles sont donneuses d’ordre pour des centaines de milliers de sous traitantes.

Veolia, a elle seule, dispose de 10 000 sous-traitantes selon son PDG, Antoine Frérot.

Au lieu de déréglementer sans bornes de façon laxiste, l’état devrait se donner les moyens de contrôler les géants économiques qui nous gouvernent et s’imposent à la république, a nous, ses citoyens.

Que le contrôle soit fiscal (et les empêche autant d’optimiser que de frauder)  qu’il soit en santé hygiène sécurité (et la liste est longue, de Total à Servier) qu’il soit en droit des salariés (et PSA qui engrange 3 milliards de plus de bénéfices et supprime 2200 emplois) et des usagers (victimes de la mal bouffe agro alimentaire ou des accidents et pollutions), il est nécessaire.

Comme du temps des mines de Courrières on ne peut laisser les patrons décider, car leurs intérêts vont contre l’intérêt général et commun.

Renforcer le contrôle public, l’emprise des lois de protection et de sauvegarde publique des salariés et des usagers, doit être au cœur du programme anti Macron.

Gérard Filoche

Sun, 14 Jan 2018 05:40:54 +0100

25 ans d’avancées, de hauts et de bas… et un gros recul de 2012 à 2017 …

Il y a 25 ans, nous avons rejoint le Parti socialiste parce qu’il était la première force à gauche. Nous le disions ainsi : « nous voulions être au cœur de la gauche, pas à ses marges »

A ce jour, ce n’est plus le cas.

Il y a 25 ans nous avons rejoint le Parti socialiste parce qu’il était un parti de gauche pluraliste, acceptant le débat démocratique sur la base de texte de motions  et représentant ses sensibilités à la proportionnelle.

A ce jour, ce n’est plus le cas.

Il y a 25 ans nous avons joint le Parti socialiste parce qu’il se battait pour l’unité de la gauche, et un gouvernement rose, rouge, vert.

A ce jour, ce n’est plus le cas.

Il y a 25 ans nous avons rejoint le Parti socialiste parce qu’il défendait les 35 h hebdomadaires sans perte de salaire, le contrôle sur les licenciements, la retraite à 60 ans à taux plein.

Ce n’est plus le cas.

Il y a 25 ans,  nous avons rejoint le Parti socialiste, qui venait de connaître la déroute de 1993,  alors que son Premier secrétaire de l’époque Henri Emmanuelli signait avec nous, dans la rue, en pleine manifestation, notre pétition « pour les 35 h hebdo sans perte de salaire » et nous avons aidé ensuite à faire gagner et agir le gouvernement de la gauche plurielle de Lionel Jospin.

Avec le Parti socialiste, nous avons débattu et combattu  pendant 25 ans pour la redistribution des richesses, la hausse des salaires, le recul du chômage de masse, le droit du travail, la sécurité sociale, la démocratie sociale.

En 2003, en 2008, en 2010 nous avons mobilisé avec le parti socialiste et toute la gauche pour la défense de la retraite à 60 ans.

Ce n’est plus le cas.

En 1994, comme en 2006 nous avons mobilisé avec succès, les socialistes, la gauche et toute la jeunesse et tout le salariat contre un « smic jeune », contre le CIP puis le CPE c’est à dire la précarité, pour de vrais CDI pour toutes et tous.

En décembre 2010 avec François Hollande, nous célébrions ensemble glorieusement  le centenaire du code du travail.

Nous avons engagé tous nos efforts de 2002 à 2012 pour que la gauche revienne au pouvoir et fasse du bien aux salariés, aux exploités, aux discriminés, et réduise la misère, les inégalités, le chômage.

En 2012 nous défendions le succès et au delà du programme victorieux qui avait donné une majorité sans précédent à la gauche (2 villes sur 3, 20 régions sur 22, 61 départements sur 100, l’Assemblée nationale, le Sénat – à gauche pour la 1° fois depuis 200 ans – la présidence).

Ce n’est plus le cas.

Et nous ne voyons plus de chances que cela redevienne le cas dans un proche avenir.

Nous avons été actifs, loyaux, créatifs,  dévoués, animés de la volonté de faire gagner les socialistes, toute la gauche et la transformation sociale. Les idées socialistes que nous défendions (exprimées chaque mois dans l’excellente revue D&S sur nos sites, blogs, mels, articles videos, livres…) ont été parfois minoritaires, (entre 13 et 40 % des voix selon ) parfois majoritaires, mais toujours loyalement, publiquement, sincèrement exprimées, contribuant a  nos débats et a nos avancées collectives.

Nous avons aimé agir de toutes nos forces avec les militants socialistes, soucieux de progrès social, des 40 h, des 39 h, des 35 h, de la 5° semaine de congés payés, des droits des millions et millions de travailleurs salariés.

Tout cela est progressivement devenu impossible de 2012 à 2017 sous l’impact de la politique pro droite des gouvernements Hollande-Valls-Macron. Ce quinquennat a été le plus terrible de l’histoire de la gauche : il a défait les 40 h de Blum, les 39 h de Mitterrand, les 35 h de Jospin, il a cassé un siècle de droit du travail, depuis la loi El Khomri jusqu’aux ordonnances Macron. Lionel Jospin avait refusé la « troisième voie » Blair-Schroder, Hollande a recherché des accords avec la droite, tout comme le SPD le faisait avec Merkel.

pour ce faire, Hollande et son premier ministre Valls, et son conseiller Macron se sont battus entre eux à qui allait le mieux servir le Medef et ils ont tout gâché : d’un « Pacte » avec Gattaz en CICE,  de l’ANI et la loi Sapin aux lois Macron et El Khomri, des budgets austéritaires à la loi « Notre », ils ont violenté, déçu, rendu hostiles au PS des millions d’électeurs de gauche. Hollande avait dénoncé « son ennemi la finance », et il a servi la finance de a à z et n’a même pas séparé les activités bancaires de dépôt et les activités spéculatives dites  de marché. Il a même stoppé les votes parlementaires en faveur de l’amnistie des syndicalistes et s’est enlisé dans le choix d’une déchéance de la nationalité, vieille revendication du Front national.

Pendant les cinq dernières années, de 2012 à 2017, nous avons milité patiemment, respectueusement, pédagogiquement, pour essayer d’endiguer, d’empêcher ce désastre. Ils n’ont rien voulu entendre.

Le bilan a été catastrophique au point que Hollande, comme nous étions nombreux à le lui demander, a été obligé de renoncer en décembre 2016, incapable d’oser se représenter devant ceux qui l’avaient élu, que le Premier ministre Valls a été totalement balayé dans une primaire, et que le conseiller Macron a été obligé de sur-jouer sa rupture avec Hollande pour essayer de faire figure d’homme « neuf ».

Qui est l’œuf, qui est la poule entre Hollande et Macron ? En tous cas, nous l’avons vécu, subi, chacun l’a vu, on ne peut pas être à la fois pour socialisme et pour le Macronisme, c’est impossible, c’est incompatible.

Nous avons réussi entre le 29 janvier 2017 et le 23 avril 2017 à faire gagner et à soutenir un candidat de la gauche socialiste, tentant de corriger, de sauver ce qui pouvait être possible des idées socialistes, des idéaux de Jaurès, du meilleur du parti socialiste. Il y avait une chance, une issue possible, c’était de réaliser l’unité de la gauche derrière un candidat unique Melenchon Hamon. Nous avons tout fait en ce sans : sans aboutir.

Des centaines, puis des milliers parmi les principaux dirigeants soutenant Hollande (Le Drian, Urvoas, Le Foll, Valls, etc..) ont savonné la planche a la campagne Hamon, puis l’ont trahi passant avec armes et bagages du coté de Macron dont ils ont « souhaité la réussite ».

Evidemment cela a ajouté du désastre au désastre et le PS en sort, avec un pronostic vital incertain, il y perdu ses électeurs, ses adhérents, son local, ses permanents.

Apres le désastre électoral d’avril-juin 2017, restait il une possibilité pour le Parti socialiste de survivre ?

Oui, bien sur, il y avait encore une faible chance, mais réelle de sauver le PS, à condition de se dégager du lourd bilan du quinquennat et d’en revenir à des bases saines de gauche, à la tradition de Jaurès, à la recherche de l’unité de la gauche et du programme qui la permettait.

Mais ce n’est pas entre Valaud et le Foll, co auteurs de la loi El Khomri que cela pouvait se faire et se jouer. Il n’y a pas eu l’once d’une velléité d’essayer cette voie, cette chance, dans le noyau dirigeant issu du « hollandisme ». Nous avons fait des offres de débat sincère, elles ont été refusées. De Jean-Christophe Cambadelis à Stéphane le Foll,  d’Henri Weber à Alain Bergounoux, de Rachid Temal à Guillaume Bachelay, d’Olivier Faure à Didier Guillaume ou Nadjat Valaud-Belkacem, il n’y a eu que précipitation pour s’enchrister dans le cours suivi les cinq années précédentes. JC Cambadelis s’en alla du poste de premier secrétaire, en publiant un livre dont le caractère délibérément creux laissait ses lecteurs ébahis.

Arqueboutés sur les restes de l’appareil défait, ils n’ont eu de cesse de repousser dés juin juillet 2017 nos efforts de la gauche socialiste, pourtant tâtonnants, hésitants, mais sincères. Les « hollandais » ont même essayé de faire reporter leur défaite non sur leur politique faillie mais sur ceux, les « frondeurs », qui avaient  essayé de l’influer à gauche, de la redresser, avant de la combattre – tardivement.

Les dirigeants socialistes hollandais Le Drian, Urvoas, Ferrand, Castaner, Valls, et d’autres, partout, avaient appelé à voter Macron dés le premier tour et le rejoignirent au gouvernement d’Edouard Philippe, tandis que, resté à l’intérieur, Le Foll, Cambadelis et autres se mirent à souhaiter publiquement « la réussite d’Emmanuel Macron » !

On pouvait espérer beaucoup des derniers militants, mais le haut de l’appareil faisait tout pour qu’ils ne puissent rien dire : ceux-ci se disaient « déboussolés » ou « sur le départ » entre « Hamon dehors », Mélenchon et la « France insoumise » et la gauche socialiste, désertée ou passive ou divisée.

Nous avons tenté de défendre, mais de plus en plus difficilement, que nous devions « tenir jusqu’au congrès » et rassembler toutes les forces restantes encore socialistes, de gauche et unitaires.

Encore fallait il que le congrès du PS resta un minimum démocratique.

La gauche socialiste avait obtenu 13,5 % des voix au congrès de Toulouse (sur 85 000 votants, octobre-novembre 2012), puis près de 30 % des voix au Congrès de Poitiers (sur 71 000 votants en juin 2015). Mais elle avait un mal fou à « faire bloc » et à agir de façon efficace, entre ses différentes personnalités et sensibilités : Christian Paul, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel, et moi.

Christian Paul, premier signataire de la motion « B » de la gauche socialiste à Poitiers, eut une position claire : en substance, « c’était foutu, il ne croyait pas à un nouveau congrès, la page PS était tournée, il fallait reconstruire, ailleurs et autrement ». Cela n’aida pas à ce que la gauche du PS se réunisse, se regroupe et agisse.

Benoit Hamon, le 1er juillet annonça qu’il quittait le Parti socialiste, et fondait un mouvement le « M1717 ».

Arnaud Montebourg fit savoir qu’il se mettrait à nouveau en retrait et créait des entreprises « made in France ».

Le 8 juillet, le premier geste des « hollandais » c’est à dire de l’aile droite du PS,  fut de tenir un Conseil national très fermé, repousser le congrès (qui statutairement devait se tenir avant fin 2017) de mettre en place une « direction collégiale provisoire « et de lancer une « consultation militante » sur « une feuille de route » qui se proposait de changer les statuts avant de tenir un congrès politique en « février mars » 2018.

La « direction collégiale » n’avait aucun rôle statutaire, et pour la première fois elle n’était pas proportionnelle aux sensibilités du parti : elle atteint 28 membres, dont seulement trois de la gauche socialiste (Régis Juanico, François Kalfon, Emmanuel Maurel) dont on se demandait ce qu’ils y faisaient dans pareilles conditions.  Nous avons demandé à cette direction provisoire qu’elle soit infléchie à gauche, ou, pour le moins, reste proportionnelle, ils ne répondirent même pas, nous écartèrent et le refus eut valeur de verrouillage pour toute la séquence qui suivit.

Nous argumentions qu’il fallait s’orienter sur une voie unitaire comme au Portugal, ou sur le chemin nouveau du Labour party de Jérémy Corbyn. Cela nous valut encore plus d’hostilité et de méfiance.

En fait cette direction provisoire collégiale, « DPC » était là précisément pour empêcher l’issue que nous proposions, elle n’eut qu’un rôle néfaste : après un séminaire discret et verrouillé fin août, elle ne rédigea qu’une « feuille de route », une sorte de « quizz, agenda »,  qu’elle se proposa de faire voter le 28 septembre. Ce fut un échec terrible, moins de 10 % d’adhérents participèrent. Dans la plus grosse fédération, celle de Paris, il y eut 908 votants sur 6578 dont 10 % de « non » et 10 % de « nuls ». Pas de surprise, cela ne concernait pas les militants et il n’y avait pas un mot de politique, ni bilan ni futur, ni passé ni avenir, seulement un recroquevillement bureaucratique.

Le groupe parlementaire à l’Assemblée nationale PS renonça à s’appeler « socialiste » et se nomma « nouvelle gauche ».

Sur les 31 députés,  5 votèrent la confiance à Macron, 5 s’y opposèrent, et 21 s’abstinrent, ce qui reflétait la division profonde du parti et son manque d’enthousiasme à l’idée de s’opposer à Macron.

Lors du vote sur la loi d’habilitation des ordonnances anti travail, en juillet, le groupe vota à 31 voix contre, mais le président du groupe Olivier Faure, précisa que ce n’était pas une opposition aux ordonnances en général mais à « certaines lignes rouges » que celles-ci franchissaient. En fait, il défendait encore la loi El Khomri (que Benoit Hamon avait pourtant proposé d’abroger dans sa campagne présidentielle au nom du parti) et essayait de distinguer soigneusement ce qui séparait les ordonnances Macron des lois Hollande-Valls ! Avec cela il n’était pas question de changement ni de redressement : le PS hésita à appeler à la première grande manifestation syndicale du 12 septembre. Il appela à celle, plus unitaire, de la Fonction publique du 10 octobre, mais en défendant dans un tract, un « contre-budget » à celui de Macron : celui-ci était en fait le budget prévu par Hollande, avec 2,7 % de déficit, et il rendait impossible la hausse des salaires de la Fonction publique que le PS faisait mine de défendre par sa présence dans le cortège ce jour-là.

Le seul geste positif qu’on peut enregistrer dans cette période fut une saisine commune des trois groupes parlementaires PCF, FI, PS du Conseil constitutionnel contre le contenu des ordonnances.

Peu après, le même groupe ex-PS, appelé « nouvelle gauche »  vota à l’unanimité l’intégration des principales mesures de « l’état d’urgence » dans le droit commun, contre l’avis majoritaire du Bureau national.

Il n’y avait plus de direction de facto : la « DPC » se réunissait à 6 à 10 membres sur 28 membres théoriques, le « BN » entre 10 et 15 membres  sur 58. Les groupes parlementaires n’obéissaient plus au parti. Seule une poignée s’accrochait au pouvoir avec la volonté de « purger » le parti plutôt que le renforcer : partout il y eut la chasse aux sorcières, des militants écartés, exclus, sans le moindre respect des statuts nulle part. Aurélie Filipetti fut ainsi exclue sans autre forme de procès. En Côte d’Or, ou en Bretagne, des groupes de militants furent chassés. Et dans le Nord aussi, autour de Leers Wattrelos ou les responsables devenus « macroniens », détruisaient tout ce qui restait des vieux cercles militants. Les « hamonistes » partaient un par un : Guillaume Balas, Isabelle Thomas, Pascal Cherki, c’était la décomposition.

Il était devenu obligatoire de vendre le siège rue de Solferino, de faire un plan social de deux tiers des salariés permanents du Parti, de grouper des sections et fédérations désertées. Chaque jour le désastre empirait et la direction ne réagissait plus à rien de décisif dans les débats et batailles sociales et politiques du pays. Un budget prévisionnel du PS fut rebâti et adopté pour les 5 années 2018-2022, mais il n’envisageait même pas de recruter 20 % d’adhérents en 5 ans, faisant l’impasse sur les élections territoriales de 2019 ou 2021, tout en fixant à nouveau l’objectif d’une dépense phénoménale lors de la présidentielle en 2022. Aucun plan militant, aucune ambition de renouveau ! (Alors qu’en Grande-Bretagne, le Labour party était repassé des 60 000 membres sous Tony Blair à 600 000 membres sous Jérémy Corbyn, et au Portugal, le PSP unitaire et allié à gauche avec le PCP et le bloc de gauche, enregistrait  un énorme succès avec 38 % des voix aux élections municipales intermédiaires).

Le groupe « socialiste » du Sénat, atteint 82 sièges, après les sénatoriales partielles de septembre 2017. C’est là qu’il existerait un « trésor de guerre » financier le plus important. La moitié des sénateurs était favorable à Macron dont le président Didier Guillaume qui fut pourtant… ré élu président. Lequel s’empressa de saluer Olivier Dussopt lorsque celui-ci le 24 novembre 2017 se rallia au gouvernement de Macron comme « secrétaire d’état chargé de la Fonction publique » pour défendre le budget qu’il critiquait pourtant une semaine avant.

C’est alors qu’ils se lancèrent dans une préparation de congrès totalement anti statutaire, visant plus à écarter ce qui restait de la gauche socialiste combative qu’à reconstruire quoi que ce soit. Rachid Temal réclama un niveau de 40 signatures (au lieu d’une seule prévue par les statuts) pour avoir le droit de déposer une motion. Ems en exonèrent 16 finalement. Nous étions, de ce seul fait, avec « Démocratie et socialisme » plusieurs milliers de militants restants dans plus 70 départements, écartés du droit de déposer une motion et donc d’être, conformément aux statuts, représentés aux instances de direction d’après congrès.

Les dés étaient pipés. Ils nous ont retiré nos cartes. A quoi bon continuer à jouer un jeu truqué ?

Ils ont changé le périmètre électoral de ceux qui allaient voter : ils gracièrent les « macroniens », du premier ou du second tour, de payer leurs cotisations de 2014 à 2017. Pas besoin de rattrapage, de mise à jour pour voter les 15 ou 22 mars 2018 : il suffisait de payer 20 euros pour 2018 avant le 31 décembre et la participation au congrès de début avril 2018 devenait permise. (Les statuts officiels prévoyaient une mise à jour, et une limite d’adhésion 6 mois avant le vote). Ils supprimaient les « contributions générales » c’est à dire toute discussion avant les motions et le congrès lui même. Puis ils soumettaient les motions à une règle drastique : elles devaient être divisées en cinq questions et on ne savait comment ces « fenêtres imposées » seraient représentées par des délégués au congrès. Il n’y avait même plus de « convention statutaire » (comme l’avait prévu la « feuille de route ») pour ratifier cette violation flagrante et brutale des statuts, les militants seraient « consultés ».

Cela nous amena à nous interroger encore sur notre participation à ce dernier congrès.

Aller jusqu’au bout ou non ?

Notre attachement au combat pour l’unité de toute la gauche, et pour la reconstruire majoritairement nous fit quand même fit espérer et essayer jusqu’au bout

Nous avions tout fait pour garder unie la gauche socialiste. Mais les uns et les autres n’avaient pas voulu. Christian Paul parti, Hamon et Montebourg partis, Lienemann n’ayant plus rien dit, gardant sa place de sénatrice, Maurel happé sans résistance dans la direction collégiale, que faire ? Nos propositions pour élire un Jérémy Corbyn sur un cours nouveau à gauche « le social au coeur », étaient très populaires à la base et autour du parti et ses sympathisants mais totalement bloquées, étouffées par l’appareil.

C’est à ce moment-là qu’ils en ont rajouté et ils ont inventé de toutes pièces calomnie et procès. Par bévue et non par un délit, j’ai retweeté un photomontage visant Macron sans voir la nocivité cachée derrière. Je n’avais perçu ni sa provenance, ni le « code » au double fond, très sombre, dont toutes les pièces, quand on les observait ensemble, avait un caractère antisémite. J’étais insouciant ce soir là, le 17 novembre à 22 h 30, après une longue journée de travail, mais dés qu’on m’alerta, à peine quarante minutes plus tard,  je pris conscience de tout son contenu, je le retirais et m’excusais.

La bévue était non intentionnelle et circonscrite, ça pouvait et devait en rester là. Il eut été judicieux, de me défendre, non de m’accabler. Nul en 50 ans de militantisme n’était en mesure de me reprocher une quelconque trace d’antisémitisme : je hais le racisme et suis l’un des nombreux co-fondateurs de SOS-Racisme. Je suis juif de cœur dès qu’il y a menace d’oppression antisémite. Ma vie personnelle, intime, tout en témoigne. Je n’ai raté en 50 ans aucune manifestation anti raciste, ni aucune forme de lutte, tracts, meetings, mobilisations, concerts, contre l’antisémitisme.

Hé bien, ça n’y fit rien, ils s’emparèrent cyniquement de ce prétexte, se moquèrent de la vérité, ils ont osé – les mêmes qui voulaient une semaine plus tôt nous exclure, mes amis et moi, du débat de congrès – voter pour me suspendre de façon « conservatoire » (ce qui n’a aucun sens car on est antisémite ou ne l’est pas) du BN et du PS, après 25 ans de parti, et 50 ans de militantisme à gauche, le 22 novembre. Ils ont fait cela anti-statutairement,  en mon absence, sans lire les explications que je leur avais envoyées…

J’étais excusé car j’étais à Angers à un grand congrès Cgt-Fnat ce jour là. Je leur avais écris une lettre qu’ils n’ont pas communiquée. Il paraît que le BN aurait eu une discussion pour savoir s’ils m’accusaient ou non d’antisémitisme, certains disant que c’était quand même un peu énorme, mais non, ce fut inouï, ils ont fait un « procès de Moscou » à Solferino, exécuté de façon expéditive et infâme.

En fait, ils n’ont même pas été capables d’aller au bout de leur procédure. Malgré des demandes répétées,  je n’ai jamais reçu ni motion écrite, ni message, autre que par voie de presse, le sénateur Assouline s’étant empressé de tweeter sa version de la nouvelle. La suspension « à titre conservatoire » … par le BN n’avait aucune valeur juridique, nulle part les statuts ne le permettent. Comme s’en moqua fraternellement Daniel Mermet, « Filoche était sans doute aussi pédophile, dealer, violeur, et socialiste »… pour devoir être traité ainsi ! Et il ne fut pas donné suite à mes multiples tentatives de recours « statutaire ».

La vérité est que, comme ils étaient en train de faire un putsch en guise de congrès 2018 faussé, ils trouvèrent commode d’assumer du même coup cet acte dégoûtant. Quand un appareil, et tous ses chefs, sont aux abois et n’ont plus d’autre choix, ils se montrent ainsi sous leur vrai jour.

Cet épisode entre t il dans l’inversion de l’histoire de ce parti, dans sa déchéance, dans sa faillite ? Participe t il à son changement de nature de classe ?  Les critères qui nous ont fait dire que ce parti était un « parti de gauche », un « parti ouvrier bourgeois », salarié à sa base,  bourgeois en sa direction, ne sont ils pas en train de changer à toute vitesse ?  Il n’y a plus de plan, plus d’idées, plus de base sociale, et ils tuent tout ce qui fait le dernier lien avec des millions de salariés. Naturellement le congrès des 7 et 8 avril 2017 à Aubervilliers 2018 n’a plus de sens avec pareilles méthodes. Quelques jours plus tard, le même Rachid Temal exclut brutalement d’une seule phrase à Europe 1 tous les « hamonistes » qui étaient allés au rassemblement du Mans du 1er décembre. Politique de la terre brulée. Tandis que Jean-Yves Le Drian se disait toujours membre du PS en étant un haut ministre régalien du gouvernement Macron. Politique de Gribouille sans foi ni loi.

Les textes dits de « refondation » qui annoncent le congrès d’avril 2018 sont creux, sans bilan, ni vision,

Ils continuent défendre la loi El Khomri, un budget « en équilibre ». On sait ainsi d’avance qu’ils ne veulent pas de « social au coeur ».

Ils ne vont pas défendre le Smic à 1800 euros, la retraite à 60 ans, la semaine de 32 h, ni un plafond de 5 % de précaires par entreprises.

Que reste t il en guise de « gauche socialiste » pour les y pousser ? Rien.

Pour les derniers qui tentaient de s’en prévaloir, avoir accepté de piétiner les statuts et voté dans ces conditions ne laisse aucune place à l’honneur. Surtout, une « gauche socialiste » cantonnée à 5 ou 10 ou 15 % des voix et militants « après Hollande » ce n’est plus du tout la même chose qu’une gauche socialiste essayant de changer les choses « avant et pendant Hollande » ! Il y a des cycles irréversibles, des sauts qualitatifs. Le texte Maurel est redevenu « républicain, antilibéral et écologique » abandonnant la priorite au « social au cœur » qui nous semblait absolument déterminante pour des millions de cos concitoyens, il a accepté le coup de force des changements de statut, ce qui nous a écarté de la possibilité de déposer le notre. Le prix est payé pour rester dans cette course truquée.

Il restait entre 2,4 millions (23 avril 2017) et 6 millions de voix socialistes (aux régionales du 5 décembre 2015). Il reste 1000 maires de plus de 10 000 habitants, 30 départements, et 2 régions. Mais tout ça est éclaté. Macron a la majorité dans les faits. Les voix de gauche n’iront pas vers un parti qui s’entêterait à aller vers Macron ou le suivre sans s’opposer. Elles n’iront pas vers un parti qui défendrait le retour à une ligne politique similaire à celle de Hollande.

Le PS deviendra t il une sorte de « parti radical » bis, de notables coupés de base sociale ? Disparaitra t il dans quelques derniers actes honteux en piétinant sa propre, longue et belle  histoire ?  Sera t il assez fort pour être un frein centriste à l’union du reste de la gauche ? D’ultimes secteurs s’en dégageront-ils  pour rejoindre une grande coalition de gauche unie ?

A Paris toujours, le 7 décembre 2017, point culminant des travaux dits de « Refondation », il y eut un maximum de 416 votants dont 221 « oui » et 121 « non », et 32 abstentions, (sur 6578 adhérents théoriques) pour consacrer l’enterrement de toute démocratie, par la « suppression intégrale des motions, remplacées par un court texte d’orientation général présenté par la direction ». Le CN du 9 décembre, n’osa pas aller jusque là, mais arrêta des dispositions tout aussi anti-statutaires puisque seul un congrès disposait du pouvoir de changer les statuts.

Le CN du 9 décembre supprime les contributions générales :

* maintient des contributions thématiques avec vérification par la commission de préparation du Congrès qu’elles portent bien sur un seul thème (réduction du format à 15 000 signes). Possibilité de laisser des sympathisants signer.

* impose des textes d’orientations réduits à 50 000 signes organisés autour de cinq thématiques obligatoires. Introduction et conclusion libres.

* fixe un nombre de membres du Conseil national pour déposer un texte d’orientations à 5 % du CN au lieu de un membre du CN

* fixe l’élection des 1ers fédéraux en même temps que celle du 1er Secrétaire national sur la base d’un plan d’action fédérale.

* fixe la date limite d’adhésion au 31 décembre 2017 au lieu du 15 septembre.

* restreint la mise à jour de la seule cotisation 2018 le jour du vote pour les adhérents actuels et les anciens adhérents membres du Parti (à partir de 2015) sauf pour les élus qui doivent être à jour de toutes leurs cotisations.

* et précise que les anciens adhérents exclus de fait ou par les instances du Parti ne peuvent bénéficier de ces dispositions.

Exit !

Il est impossible dans ces conditions de poursuivre le combat engagé il y a 25 ans. Nous l’avons fait pendant 25 ans.
Ca ne peut plus être le cas

Nous en prenons acte.

S’ils n’ont pas été capables de formaliser ma « suspension provisoire », je formalise ma démission. Pas à cause du procès de seconde zone, mais pour  reprendre le combat pour un grand parti démocratique, pluraliste, unitaire, socialiste dans la tradition de Jaurès. Notre combat de 25 ans dans et avec le PS ne peut plus se poursuivre sous les mêmes formes, dans le même cadre, cela ne peut plus être le cas.

Chaque jour amène, en écho de la direction restante du PS, son lot de désert politique, de soumission au macronisme et de querelles médiocres de personnes.

C’est contraire à notre volonté de construire une alternative à Macron, pas une béquille à sa politique.

L’important devient alors de « reconstruire la gauche » comme 1111 socialistes de 101 départements le proposent le 20 janvier 2018. L’important est de reconstruire une gauche, un parti à la fois réellement socialiste pluraliste et unitaire ou le « social au cœur » et où les statuts démocratiques soient respectés.

Nous voulons nous redonner les moyens, d’affronter et de vaincre Macron et sa politique de destruction sociale.

L’important est, pour cela, de rassembler toute la gauche politique et syndicale ; la seule issue réaliste, et nous nous y engageons, est dans une forme organisée permanente de gauche anti Macron ! Benoit Hamon et « Génération.s » ont réuni leurs militants au Mans une seconde fois le 1er décembre 2017, Jean-Luc Mélenchon et « France insoumise » ont tenu une convention nationale à Clermont-Ferrand le 18 novembre 2017. Pierre Laurent, au nom du PCF,  a appelé les deux à s’unir, il a raison : travailler à cette unité, à une fédération permanente de la gauche est vital.

Gérard Filoche