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ADES – Rouge et Vert

Fri, 13 Apr 2018 10:40:20 +0200

Agenda

Publié le 13 avril 2018

En raison des vacances, « Le Rouge et le Vert » ne paraîtra pas vendredi 20 avril.


Samedi 14 avril 14 h 30 – Place Félix Poulat à Grenoble, rassemblement contre le projet de loi liberticide et gravement attentatoire aux droits fondamentaux des migrant-e-s. Suivi d’une marche jusqu’à la Préfecture. A l’appel de la CISEM (Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants).


Samedi 21 avril à 10 h 30, rassemblement devant le bureau de poste de Championnet (1 Rue de Turenne à Grenoble) pour protester contre la fermeture des bureaux de poste de Grand Place et Championnet.


Jusqu’au 27 avril 2018, dans le hall d’honneur de l’Hôtel de Ville : prolongation de l’exposition « Hier Malville, aujourd’hui la France », autour de l’œuvre de Jean-Marc Rochette : regards sur le danger nucléaire.

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Fri, 13 Apr 2018 10:34:35 +0200

Le Chauffage urbain grenoblois, un service public en évolution positive

Après le Conseil d’administration de la CCIAG autorisant le directeur à signer le nouveau contrat de DSP, c’est le Conseil de métropole qui a autorisé le 6 avril, le président de la Métro à signer ce contrat qui va être effectif au 1er juillet 2018 pour 15 ans.

Il ne s’agit pas d’un simple contrat d’exploitation d’un service public, mais une contractualisation d’une politique publique audacieuse pour agir efficacement pour la transition énergétique et la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Il y a aussi un engagement fort en direction des usagers pour les associer aux réflexions sur l’avenir de ce service public et un contrôle très accru de la puissance publique sur la gestion de ce service. Des représentants des usagers seront nommés comme censeurs au conseil d’administration de la CCIAG. La concurrence a été sévère entre les propositions de la CCIAG et celles du groupement mené par le grand groupe Engie qui a tenté d’emporter la DSP en présentant une offre avec des tarifs en diminution mais qui investissait moins dans le réseau en garantissant moins l’avenir de la qualité de service public ; ce qui est assez classique chez ces grands groupes. Conformément au règlement de l’appel d’offre, la CCIAG l’emporte nettement avec une note de 16,5/20 contre 15,1/20 pour son concurrent.

Les principales caractéristiques de ce contrat sont les suivantes :

  • La CCIAG va investir plus de 200 millions d’euros tout en conservant un tarif abordable aux usagers.
  • Le taux des énergies renouvelables et récupérables dépasse actuellement 60%, il est prévu que ce taux atteigne 85 % dès 2022, avec la mise en route de Biomax sur la Presqu’île et 100 % à la fin du contrat, avec l’abandon à court ou moyen terme du charbon.
  • Le raccordement du réseau de chaleur à la plateforme chimique de Pont de Claix pour récupérer de la chaleur non utilisée
  • Environ 120 000 tonnes de CO2 évitées par an (équivalent de la circulation de 65 000 voitures)
  • Une production d’électricité produite par cogénération en forte augmentation quand Biomax démarrera
  • Des émissions de rejets atmosphériques très contrôlées notamment pour les poussières.
  • Des efforts de Recherche et Développement sur la valorisation du bois énergie et l’étude du potentiel de géothermie profonde.
  • La CCIAG développera aussi des solutions des solutions à basse pression.

Pour l’approvisionnement en bois, la CCIAG cherchera à privilégier une filière locale, sera attentive à l’application des bonnes pratiques dans l’exploitation et cherchera à fidéliser ses fournisseurs et utilisera des déchets de bois purifiés ce qui élargira sa palette de biomasse (utilisation à la centrale de la Villeneuve en 2019).

En ce qui concerne les tarifs aux abonnés, à conditions météorologiques identiques, ils ne seront pas augmentés par rapport aux tarifs actuels jusqu’en 2020 (environ 71 €/MWh HT), puis une augmentation de 2% en 2021 et une augmentation de 3% en 2024 pour payer Biomax et l’ensemble des lourds investissements prévus sur le réseau et les centrales. A noter une augmentation sensible du prix d’achat de la chaleur à la Métro issue d’Athanor ce qui pèse sur le tarif. Cette maitrise des tarifs exigera une gestion rigoureuse de la CCIAG avec le développement d’une comptabilité analytique précise qui permettra de vérifier que le tarif correspond exactement au service rendu. Mais compte tenu de la baisse des consommations prévues dans le schéma directeur des énergies de la Métro, le coût du chauffage urbain devrait diminuer pour les ménages.

Le compte d’exploitation prévisionnel prévoit une limitation de la marge du service public qui lui permettra de minimiser les impôts sur les sociétés (en moyenne seulement de 38 k€/an durant les 15 ans de contrat).

Tous ces progrès seront permis et facilités par la décision de la métropole de classer le réseau de chauffage urbain, ce qui lui donnera un quasi-monopole pour chauffer les immeubles en chauffage collectif, à condition de démontrer pour le futur abonné qui ne serait pas d’accord qu’il y a une autre solution économiquement plus intéressante. Le périmètre de la zone de classement est défini par une distance inférieure ou égale à 150 m du réseau existant, afin que les investissements liés à cette extension ne coûtent pas trop cher (la limitation à 150 m est peut-être un peu restrictive, il faudra voir à l’usage). Ceci pourrait entrainer sur les 15 ans du contrat, une augmentation d’environ 50 % du nombre d’abonnés.

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Fri, 13 Apr 2018 10:32:59 +0200

Politique politicienne

Publié le 13 avril 2018

Lors de la réunion du conseil de la Métro du 6 avril, des élus communistes et des élus des petites communes se sont élevés contre une subvention à une association qui contribue à la vie démocratique de l’agglomération : LAHGGLO qui fédère les associations de quartier de l’ensemble des communes de l’agglomération. Ces élus protestaient contre le fait d’avoir reçu sur leurs adresses électroniques des courriers qui exposaient les arguments de l’association qui l’a amené à donner un avis négatif à l’enquête publique sur le projet Neyrpic à Saint Martin d’Hères. LAHGGLO a demandé qu’il y ait « une nouvelle saisine de la CDAC ; un avis des communes et territoires voisins ; un avis politique de la métropole. » Donc rien de répréhensible.

C’est grave que des élus conçoivent que les associations doivent rester en dehors du débat politique citoyen sinon elles ne seront pas subventionnées !!! C’est vraiment la pire des politiques politiciennes ; heureusement la majorité des élus de la Métro ont voté la subvention de 10 000 € à LAHGGLO.

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Fri, 13 Apr 2018 10:31:44 +0200

Projet du centre commercial Neyrpic à Saint Martin d’Hères

Publié le 13 avril 2018

Suite à l’enquête publique et aux conclusions du commissaire enquêteur, un certain nombre de réserves devaient être levées pour que l’avis favorable ne se transforme pas en un avis défavorable et fragilise le dossier de permis de construire que le maire de Saint Martin d’Hères (SMH) a l’intention de délivrer rapidement.

Pour l’instant un certain nombre de réserves ont été levées par ceux qui en avaient la compétence, ainsi que certaines recommandations :

  • La société « Les Halles Neyrpic » (filiale d’Absys) a levé les réserves qui la concernent dans un courrier du 15 mars 2018 adressé au maire de SMH : réserves concernant la voirie, l’incendie, la sécurité intérieure, les personnes handicapées. Sur la diversité des enseignes l’engagement est très soft.
  • Le Conseil municipal de SMH du 27 mars a délibéré pour lever les réserves qui ne posaient pas de problème concernant les voiries, la défense extérieure contre l’incendie, la sécurité intérieure et la boucle à induction destinée aux personnes malentendantes. En ce qui concerne deux recommandations le conseil prend la précaution d’essayer de les prendre en compte : « la commune s’engage avec la SARL « Les Halles Neyrpic » à travailler en partenariat avec la Métropole dans le cadre d’un comité d’enseignes qui prendra en compte les équilibres commerciaux à respecter en particulier avec le centre-ville de Grenoble dont la Caserne de Bonne, et la mutation de l’avenue Gabriel Péri en boulevard urbain. Un des critères prioritaires sera l’implantation majoritaire d’enseignes non présentes dans la Métropole. »
  • Le Conseil de la métropole du 6 avril a lui aussi tenté de répondre à certaines recommandations liées à certaines incompatibilités avec le SCOT en adoptant un protocole d’accord entre le promoteur, la ville de Saint Martin d’Hères et la Métro. La réserve sur le déclassement de la rue Galilée est levée. Ces deux questions n’ont pas fait l’unanimité de nombreux élus métropolitains s’interrogeant notamment sur leur légalité. En effet le protocole d’accord contreviendrait avec la liberté de commerce et la vente du foncier de la rue Galilée est très discutable.

Maintenant, il faut attendre l’arrêté du permis de construire pour éventuellement le contester. Il y a de nombreuses possibilités pour nourrir des recours, notamment la faible qualité de l’enquête publique, la non comptabilité du permis avec le SCOT, des réserves ou recommandations assimilées à des réserves non correctement levées, l’insuffisance de l’étude d’impact…

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Fri, 13 Apr 2018 10:30:03 +0200

Social : la prévention spécialisée est entrée à la métropole !

Publié le 13 avril 2018

Au 1er Janvier 2017, en application des dispositions de la loi Notre le département avait transféré à la Métropole la prévention spécialisée (en même temps que le bitume des routes départementales). Cela a permis de sauver, en les pérennisant, les financements de cette compétence. On se souvient que le nouvel exécutif du Département avait engagé en 2016, de large coupe budgétaire (- 11%) en la matière ce qui, à brève échéance, aurait fait disparaitre cette politique publique pourtant essentielle pour nos jeunes métropolitains !  Après une année de travail, de concertations et de diagnostic avec les acteurs de terrains, les 3 structures associatives (l’AP, l’APASE et le Codase) des habitants et avec la participation des communes concernées, la métropole a adopté en septembre 2017 sa stratégie territoriale de prévention spécialisée 2017-2020. Elle a précisé le 6 avril dernier, les territoires sur lesquels les éducateurs de la prévention spécialisés pourront accompagner les jeunes métropolitains. Les modifications majeures concernent l’âge des jeunes pouvant bénéficier de ce dispositif : il est aujourd’hui de 11 à 21 ans (avant le département l’avait limité aux 12 – 18 ans) avec une attention particulière envers les jeunes en rupture scolaire et sociale. Il s’agira d’accompagner aussi des jeunes qui, s’ils n’habitent pas expressément dans un des Quartiers Politique de la Ville (QPV), agissent dans ces bassins de vie.

Une innovation dans cette action sociale avec la mise en place d’une équipe d’éducateurs spécialisés qui sera dédiée au suivi des jeunes en errance, qui, s’ils sont majoritairement visibles sur le centre de Grenoble, vivent et se déplacent sur toute l’agglomération. Une équipe d’éducateurs, et en partenariat avec la CNAF (la caisse nationale d’allocation familiale) suit les jeunes sur les réseaux sociaux, qui sont « invisibles » dans l’espace public…

Il s’agit d’un accompagnement envers nos jeunes en difficultés, nos futurs adultes de demain !

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