Flux Isérois

L'éléfàn

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Thu, 26 Oct 2017 13:54:29 +0200

Oups, on est en retard…

Un petit mot pour nous excuser de publier cette newsletter si tard dans le mois. Nous avions reporté sa parution pour ne pas arriver dans les boîtes au même moment que la lettre aux adhérents. À cela s’est ajouté l’emploi du temps chargé des membres de la commission Newsletter.

À ce propos, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés prêtes à se joindre à notre équipe afin de mieux répartir la charge. 🙂 Envoyez-nous un petit email à…

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Loic Chauvin

Thu, 26 Oct 2017 13:13:23 +0200

Mon premier créneau de bénévolat à l’épicerie de l’éléfan

L’épicerie de l’éléfan fonctionne sur un mode coopératif, ce qui signifie que chaque membre de l’association doit participer, à hauteur de 3 heures par mois, aux différentes tâches permettant d’assurer le bon fonctionnement du magasin. Samedi 7 octobre, j’ai réalisé mon premier créneau en tant que bénévole à l’épicerie, une chouette expérience que j’avais envie de partager avec vous, et plus particulièrement avec les adhérents qui ne se sont pas encore lancés dans l’aventure !

13:15

J’arrive à l’épicerie avec un petit quart d’heure d’avance pour prendre mon poste. Je suis impatiente et à la fois un peu inquiète car je n’ai jamais travaillé dans le domaine du commerce de détail. Je suis accueillie par la « bénévole ressources » de l’équipe précédente qui me rassure aussitôt. Non, nous ne serons pas livrés à nous-mêmes dans la jungle des rayonnages de l’épicerie ! Chaque équipe est encadrée par l’un de ces bénévoles rodés au fonctionnement de l’épicerie et peut également compter sur l’aide de Julie, la salariée du magasin.

13:30

Tous les bénévoles sont réunis à l’heure précise et l’équipe précédente peut rendre son tablier, au sens propre comme au figuré. Nous enfilons donc notre signe de reconnaissance, le magnifique tablier estampillé du logo de l’éléfan ! Ainsi parés pour l’aventure, notre bénévole ressources commence à nous présenter l’organisation du magasin et les différents postes à occuper : l’accueil, l’approvisionnement des rayons et la mise en place des produits, le vrac et enfin la caisse. L’idée est que chacun puisse tourner sur les différents postes pour se familiariser avec le fonctionnement du magasin. Bien évidemment, les postes peuvent aussi se répartir en fonction des envies de chacun, toujours en concertation avec l’ensemble de l’équipe.

13:45

N’étant pas d’un naturel timide, je commence par me positionner sur le poste d’accueil. Il s’agit d’aller à la rencontre des clients à l’entrée du magasin et de s’assurer qu’ils sont bien adhérents de l’association, ceci afin d’éviter que des personnes extérieures fassent leurs courses mais se voient refuser le paiement en caisse parce qu’ils ne sont pas adhérents. Inutile pour autant de leur demander leur carte, notre épicerie fonctionne sur la confiance !

Lorsque des personnes qui ne sont pas encore adhérentes se présentent, je leur explique rapidement le fonctionnement de l’association. En général, un membre du bureau est présent pour délivrer de plus amples informations et recevoir les éventuelles nouvelles adhésions.

Pendant les périodes calmes, je participe à l’approvisionnement des rayons et à la mise en place des produits qui constituent un enjeu de taille pour l’attractivité de l’épicerie. Les produits frais demandent une attention toute particulière en raison des dates de péremption. De la même manière, il est indispensable de trier régulièrement les fruits et les légumes afin de mettre de côté les produits qui ne sont plus de toute première fraicheur. Sur décision concertée de l’équipe de bénévoles, ceux-ci peuvent être vendus à prix promotionnel afin d’éviter les pertes.

15:00

Je passe en caisse en binôme avec une autre bénévole, autant pour tenter d’être efficaces que pour éviter les erreurs potentielles. Notre bénévole ressources nous a expliqué en détail le fonctionnement de la bête en début d’après-midi. C’est le moment de mettre son cours en application. Heureusement, il n’y a pas trop d’affluence et les clients sont indulgents. Normal, ils savent qu’un jour ou l’autre ils seront à notre place ! Même lorsque nous faisons une erreur qui nous oblige à recommencer complètement l’encaissement d’une cliente, tout se passe avec le sourire.

16:15

C’est bientôt la fin de mon créneau et moi aussi j’ai quelques courses à faire. Je profite d’une accalmie pour aller me servir moi-même au vrac, à défaut d’avoir pu occuper ce poste dans l’après-midi. L’important ici est de bien respecter les mesures d’hygiène : on se lave les mains avant de prendre le poste et on porte toujours des gants ! Les clients ne sont pas autorisés à se servir directement dans les produits en vrac. Le bénévole pèse les contenants afin que le poids soit déduit en caisse et les remplit avec les produits choisis par le client. Pâtes, riz, légumineuses, farines, fruits secs… il y en a pour tous les goûts ! On trouve également toute une variété de pains frais.

16:30

Les trois heures se sont déjà écoulées et une nouvelle équipe a pris le relai avec une grande ponctualité. Ce fut un moment très sympathique basé sur la coopération et les échanges entre bénévoles. J’ai hâte de recommencer le mois prochain !

Et vous ? Etes-vous prêts à tenter l’expérience ?

L’éléfan a encore besoin de bénévoles pour le mois prochain !

Inscrivez-vous : lelefan.org/creneaux_novembre/

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Séverine Ferraro

Thu, 26 Oct 2017 13:11:19 +0200

Fruits et légumes d’octobre et recette de courge butternut

Une liste des fruits et légumes pour le mois d’octobre, accompagnée d’une recette fondante de courge doubeurre (plus connue sous le nom de courge butternut).

Fruits et légumes de saison – octobre

Légumes : bette, betterave rouge, brocoli, carotte, céleris (branche, rave), chou (blanc, de bruxelles, frisé, rouge, chinois, kale), chou-fleur, chou-rave, citrouille, courge, cresson, épinard, fenouil, laitue romaine, maïs, oignon (petit oignon blanc), panais, poireau, poivron, pomme de terre, potimarron, potiron, salsifis, topinambour.
Fruits : châtaigne, citron, coing, datte, figue fraîche, kaki, litchi, mandarine, marron, noisette, noix, papaye, poire, pomme, prune, quetsche, raisin.

Fruits et légumes d'automne

Légumes d’automne ©  Claire-Sophie Pissenlit

Recette de courge butternut au lait de coco

  • 1 kg de courge butternut
    Gratin de courge butternut

    © DoctorCosmos

  • 2 oignons
  • 100 g de fromage râpé
  • 20 cl de lait de coco
  • curry
  • muscade
  • poivre
  • sel

– Préchauffer le four à 250° (thermostat 8/9).
– Émincer les oignons. Les mettre à dorer dans une sauteuse avec un peu d’huile.
– Éplucher la courge et la couper en dés. La faire revenir avec les oignons (environ 10 min).
– Verser la courge et les oignons dans un plat à gratin. Rajouter le lait de coco préalablement mélangé avec les épices. Recouvrir de fromage râpé (on peut ajouter quelques pincées de parmesan).
– Placer au four (environ 30 min).

À déguster avec une céréale : riz, boulgour, millet, quinoa…

© photo de tête : Lawrence OP (CC BY-NC 2.0)

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Loic Chauvin

Thu, 26 Oct 2017 13:10:20 +0200

L’éléfàn ouvre grand ses portes

Dans le courant de l’été, l’éléfàn a effectué sa transhumance depuis la presqu’île de Grenoble pour s’installer dans son nouveau biotope. En ce mois d’octobre, il accueillait curieuses et curieux, voisins et voisines sur son nouveau terrain de jeu, chemin de la Capuche.

Pour tisser des liens et faire connaissance avec son nouveau voisinage, l’éléfàn a organisé samedi 14 octobre une journée Portes ouvertes. Petits et grands s’y sont bousculés. Qui pour manger une crêpe ou pour les ateliers ludiques, qui pour s’informer ou adhérer, qui, enfin, pour tout simplement faire ces courses.

La journée est à marquer d’une pierre blanche. Nous avons allègrement franchi le cap des 1 000 adhérent·e·s. La carte 1022 a été délivrée samedi en fin d’après-midi. Et les déjà adhérent·e·s confirment chaque semaine un peu plus leur intérêt pour le projet. Le chiffre d’affaires est chaque semaine un peu plus élevé que celui de la semaine précédente. Pour la seule journée de samedi, 131 adhérent·e·s sont venu·e·s faire leurs emplettes.

Un atelier origami accueillait les plus jeunes pour nous aider à faire grossir notre troupeau d’éléphant·e·s grâce au talent de Stéphanie. Des bleus, des roses, des multicolores afin de compléter notre collection de statuettes et de théières en forme d’éléphante.

D’autres, ont préféré se faire peinturlurer le visage. On a vu repartir de l’atelier maquillage quelques chats et quelques oiseaux exotiques qui ont semblé faire bon ménage. On a même pu apercevoir un pacifique pachyderme déambuler d’un stand à l’autre.

Le bar à sirops, gratuit, s’est chargé d’apaiser les soifs des enfants autant que des adultes. Ces derniers, préférant parfois, thé ou café. Le stand crêpes, malgré un matériel pas optimum, a calmé petites faims ou gourmandises avec, au choix, soit une grande crêpe soit, pour le même prix d’un euro, trois petites, histoire de varier les plaisirs et de ne pas avoir à hésiter entre sucre, chocolat ou confiture ! Et, pour la petite histoire, monsieur le maire a même payé sa crêpe avec un Cairn tout beau tout neuf.

En effet, l’éléfàn est devenu, à l’occasion du lancement de cette première monnaie locale de la région grenobloise, comptoir de change de cairns, et bureau d’information pour ceux et celles qui souhaitaient en savoir plus sur les tenants et les aboutissants de ce système de paiement qui vise à “favoriser les échanges économiques locaux et responsables sur notre territoire”. Pour l’association le Cairn, notre comptoir de change a enregistré 72 adhésions et un peu plus de 3 000 cairns échangés (environ un quart des adhésions et plus d’un tiers des échanges de l’ensemble de la zone grenobloise). Et 24 adhérent·e·s de l’éléfàn ont dépensé 446 cairns pour régler leurs courses.

Une expo photo placardée sur les vitrines de l’épicerie retraçait en images la jeune histoire de l’éléfàn. Depuis les premières réunions d’information à Cap Berriat à l’ouverture de l’épicerie, en passant par la première assemblée générale de février dernier ou les achats groupés à Canopéa. Un beau succès d’estime qui nous encourage à habiller les murs de l’épicerie de ces photos-là et, peut-être, accueillir des expositions photographiques temporaires (les artistes intéressés peuvent se manifester auprès de la commission Communication <presse@lelefan.org>).

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Loic Chauvin

Tue, 24 Oct 2017 00:16:59 +0200

Mangez-bio Isère : un outil bio, local et équitable

Mangez bio Isère est l’un des principaux fournisseurs de l’épicerie de l’éléfàn. Nous sommes allés à leur rencontre pour en savoir plus sur cette structure qui approvisionne en produits bio magasins, restaurants et cantines sur Grenoble et son agglomération.

Vincent Rozé et Kévin Kermen m’accueillent chaleureusement pour me faire découvrir l’aventure Mangez bio Isère. Vincent Rozé, 45 ans est président de Mangez bio Isère mais aussi paysan à la Ferme de Sainte Luce dans le Beaumont (fromages, pains, viandes et charcuterie). Kévin Kermen est chargé du développement commercial de Mangez-bio pour Il était une fois …

Créé il y a 12 ans pour faciliter les échanges entre la restauration collective et les producteurs bio, Mangez bio Isère est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Elle compte aujourd’hui plus d’une centaine de fournisseurs locaux différents et environ 140 clients répartis sur tout le département. À sa création en 2005, elle approvisionnait exclusivement les cantines scolaires. Celles-ci représentent encore aujourd’hui les deux tiers de l’activité. Mais depuis deux ans, un emplacement au MIN (marché d’intérêt national) leur permet de livrer de plus petites structures, comme des crèches, des restaurants, des magasins bio ou encore l’éléfàn.

La SCIC est pilotée par quatre collèges (salariés, fournisseurs, acteurs du développement de la  filière bio et sympathisants de la structure).  Aujourd’hui la coopérative compte 10 salariés aux métiers et compétences variés : approvisionnement, qualité, logistique (ramassage, livraison, entrepôt), tâches administratives et communication.

L’éléfàn – Comment est organisée la coopérative ?

La société coopérative est organisée en filières : légumes, fruits, fromages… Au sein de chacune des rencontres bisannuelles permettent de définir les prix et les volumes. Mais l’entreprise souhaite que les paysans gardent un pied dans le commerce et ne distribuent qu’une petite partie de leur production. Pour Vincent il est très important que les producteurs restent conscients de ce qu’est un marché et des attentes des consommateurs.

Explications (2:57)

Comment sont sélectionnés les produits distribués par Mangez bio Isère ?

Les trois piliers qui définissent le choix des produits distribués sont :

  • bio : les produits doivent être labellisés agriculture biologique,
  • local : les produits  au plus près (Isère et départements limitrophes),
  • équitable : les producteurs doivent être justement rémunérés. Chez Mangez bio, ce sont eux qui fixent leurs prix (ils doivent s’accorder entre eux sur un prix commun pour un même produit).

Et pour tout ce qui ne pousse pas en Isère, comme le sucre et le riz, Mangez bio travaille main dans la main avec Biocoop Restauration.

Explications (0:54)

Comment sont sélectionnés les producteurs chez Mangez bio, quels critères ?

Tous les producteurs bio du territoire sont les bienvenus chez Mangez bio. En dehors de l’exigence de production labélisée bio, il n’y a pas de critères particuliers à respecter. Mais quand on dit équitable, il faut aussi respecter le cadre du commerce équitable Nord-Nord.  On s’intéresse de plus en plus aux critères qui définissent ce mot équitable.Ce n’est que le début mais cela permet de faire évoluer nos pratiques. »

Mais le label bio est-il suffisant ? Est-ce que le label bio, devenu européen n’a pas perdu en exigence ?

Contrairement à ce qui se dit le cahier des charges européen il s’applique à tous les pays européens. Mais c’est vrai on a perdu sur certains critères.

Explications (1:11)

Donc pour une cantine qui souhaite passer au 100% bio, vous pouvez être son seul interlocuteur ?

Oui mais dans les faits cela ne se passe pas comme ça. 100% bio tout le temps on en est loin. Et 100% bio de temps en temps ça désorganise complètement. Tout d’un coup le client va demander 3.000 yaourts à un producteur qui en fait 500 par semaine.
Chez Mangez bio, ça fait très longtemps que ce qui nous intéresse c’est la régularité. Il vaut mieux y aller petit à petit pour mettre des choses en place. Par exemple, passer toutes les pommes d’une cantine en bio local permet d’organiser la production et la distribution.
Juste un aperçu sur le 100% bio : les cantines du Conseil départemental de l’Isère mettent 25% de bio local dans leurs menus. C’est certainement le seul département de France avec un tel taux. Et pour un coût matière inférieur à 2€ par repas. C’est déjà vraiment bien. On parle souvent de l’expérience de Mouans-Sartoux.  Mais ça reste un petit nombre de repas, 1000 en l’occurence. Il y a peu d’exemples comparables. Alors que des cantines qui font de 5.000 à 20.000 repas par jour, il y’en a beaucoup en Isère.

Explications (0:36)

Quelles sont vos pratiques pour la gestion des déchets ?

On a, par exemple, beaucoup développé le fromage blanc en pot de 5 kilos. L’étape suivante sera de les récupérer, les laver et les mettre dans le circuit. Il faut aussi s’inspirer du concept de bio mimétisme. Tu regardes comment est faite la nature. Et la nature, elle ne génère pas de déchets.

Explications (1:44)

Qu’est-ce que vous souhaitez améliorer dans le fonctionnement de Mangez bio Isère ?

Vincent – Je souhaite un meilleur écosystème humain au sein de la structure. La gouvernance partagée doit trouver toute sa place.

Kévin –  C’est la prise de conscience citoyenne qui manque pour faciliter le développement d’une agriculture d’avenir. Les mentalités évoluent mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Et quand on voit que le gouvernement stoppe les aides au maintien de l’agriculture biologique, ça n’aide pas au développement de la filière !

Pour vous, quel est le coût d’une alimentation saine ?

Vincent – Baisser le prix du bio local au niveau du conventionnel n’est pas réaliste. Quand tu vois que des producteurs de lait en conventionnel sont payés 4 € de l’heure, soit la moitié du Smic horaire, et que les yaourts sont faits dans de grosses usines, c’est vachement dur.
Kévin – La bio locale n’est pas chère dans l’absolu. C’est d’abord un prix juste. Et c’est aux citoyens d’en prendre conscience et de se donner les moyens pour y accéder.
Vincent –  C’est bien plus profond qu’un simple rapport au portefeuille. Le citoyen doit se réapproprier sa nourriture.
Et cette réappropriation passe par des actions concrètes.

Explications (3:56)

Est-ce que Mangez bio Isère est capable de répondre à la demande croissante de produits bio locaux ?

On est l’outil structurant de la profession agricole qui peut permettre de répondre à la demande pour une alimentation bio. Avec un développement d’environ 35% par an, Mangez bio doit  faire face aux nombreux nouveaux savoir-faire à mobiliser pour adapter sa logistique et optimiser son fonctionnement.
Mangez bio est une réussite, particulièrement parce que l’aventure a pu rapprocher, par exemple, le paysan dans ses bottes vertes, qui produit les aliments, et le cuisinier dans ses bottes blanches, qui les transforment.

Explications (1:08)

Pour en savoir plus :
www.mangezbioisere.fr

Propos recueillis le 10 octobre 2017 par Gaëtan Janssens

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Gaëtan Janssens