Flux Isérois

Le Fil Rouge 38

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Tue, 04 Jul 2017 13:43:08 +0200

VIDEO - Pierrot chez les soviets - 1ère partie

Approchez mesdames, approchez messieurs, venez tous voir et admirer…

Le cirque électoral a donné à plein cette année :
primaires, présidentielles, législatives…

Admirez, admirez la belle représentation populaire !
Avec 24% des votants, 12% des inscrits, on a un beau président tout neuf, tout beau tout dynamique !
Avec 56% d'abstention !

Alors y a-t-il des alternatives à la représentation parlementaire ?

Ce jeudi 29 juin 2017, Pierrot est parti en Russie, vers 1905.
Là-bas ça chauffe, même en janvier, voilà les premiers soviets !

Il n'y a pas une minute à perdre !

Le Fil Rouge38

Tue, 04 Jul 2017 13:38:05 +0200

VIDEO - Pierrot chez les soviets - 2ème partie

2ème partie : 1905, des soviets partout !
 

On n'avait jamais vu ça !
 

Mais 1906 : des flics partout, les soviets effacés, les chefs exilés.
Les "singes jaunes" font tomber Nicolas (le grand, pas le petit , ni le petit )
Fin de la guerre, on bouffe mieux, ça se calme jusqu'en 1912.
1912, ça repart, grèves, barricades

Revoilou les soviets.

Le Fil Rouge38

Tue, 04 Jul 2017 13:31:11 +0200

VIDEO - Pierrot chez les soviets - 3ème partie

Un drame absolu !

ça commençait bien pourtant : les soviets arrêtent Kornilov !

Les  bolcheviks prennent le palais d'Hiver et donnent le pouvoir aux soviets.

On vire la Constituante...

La terre aux paysans, la paix de Brest-Litovsk, fin de la guerre.

Mais ça se gâte à l'intérieur : grèves, famine, tout est bloqué.

Les soviets prennent tout en main.

Les armées blanches attaquent : guerre civile.

Militarisation, bureaucratisation…

En 1921, les soviets sont morts.

Il n'y a pas une minute à perdre ???

Le Fil Rouge38

Fri, 23 Jun 2017 09:28:13 +0200

L'avenir de la France insoumise -3-

Quelques éléments de réflexions dans cette période compliquée...
Texte bien incomplet et sommaire....

1) D'abord penser à définir la période. Définir en fonction des rapports de classes et non de présupposés idéologiques.

Déjà, employer le terme de droite et de gauche me parait assez imprécis. Cela cache la contradiction fondamentale entre exploitants et exploités, entre ceux qui prospèrent sur l'exploitation de la force de travail de l'immense majorité de la population : 80% au moins de salariés, de producteurs de richesse, de ceux qui sont contraints de vendre leur force de travail.
Il faudrait aussi définir les classes intermédiaires, petite et moyenne bourgeoisie dont les intérêts oscillent entre possédants et possédés. 3 à 4 % de la population profitent du système et vivent de l'exploitation des autres.
Sans parler de ce que Lénine définissait comme "l'aristocratie ouvrière", ceux qui sont "achetés" par les financiers et le grand patronat grâce aux bénéfices de l'exploitation des autres et surtout des échanges inégaux entre les pays "riches" et les pays "pauvres" et à économie dépendante....

2) Cette minorité de possédants et de financiers a pu prospérer pour plusieurs raisons :

             a) Le "compromis historique" entre de Gaulle et l'appareil stalinien en 1944 a permis certes des avancées sociales (il fallait bien acheter les appareils du PC et de la SFIO), mais surtout a permis de sauvegarder l'essentiel du système d'exploitation et de remettre en selle la grande bourgeoisie largement compromise dans la collaboration avec l'occupant nazi et le régime de Vichy.

               b) l'intégration des syndicats de plus en plus forte dans l'appareil d'état, combiné avec la division syndicale.C'est ainsi que le mot d'ordre de Maurice THOREZ : produire d'abord organise une mobilisation extraordinaire de la classe ouvrière pour reconstruire l'appareil productif français....Pour le plus grand intérêt des capitalistes...

                c) l'acceptation par les appareils réformistes du plan Marshal, c'est à dire l'intégration de l'économie française et européenne dans le système de domination du capital financier américain : programmation de la fin de la paysannerie française, intégration de l'industrie et de la finance à l'ordre américain...

Dans ces conditions, la IVème république, coincée entre les aspirations des travailleurs qui ont supporté le gros des destructions et de la reconstruction (voir les résultats électoraux avec la montée du PC à 25% des voix), le rôle de de Gaulle qui met la pression pour un "régime fort", les guerres coloniales qui pèsent durement sur l'économie, est en crise permanente. Instabilité ministérielle, grèves (1948,1953) voire mème insurrections de la jeunesse en 1956 contre la conscription due à la guerre d'Algérie....Appuyé sur les factieux d'Algérie, de Gaulle mène son coup d'Etat de 1958, prend le pouvoir et impose la constitution bonapartiste de 1958 : la grande bourgeoisie applaudit des deux mains et l'appareil socialiste capitule devant le coups de force.
La Veme République représente le début de la contre offensive bourgeoise contre les acquis de 1936 et 1946 : de Gaulle sort la France de l'ornière coloniale, entreprend la "modernisation" de l'économie, lance les premières attaques contre la sécurité sociale : les ordonnances de 1967, les premières atteintes à la parité de la gestion des œuvres sociales etc...
La crise de 1968 qui voit plus de dix millions de travailleurs en grève générale, grève trahie par les appareils syndicaux, de Gaulle n'a plus la confiance du capital financier, il démissionne et deux tentatives de redresser l'appareil mafio-gauliste avec Pompidou en 1969 et Giscard en 1974 ne suffisent pas à enrayer la crise de la direction bourgeoise. Dans ces cas la, faute d'une alternative fasciste, on tente la gestion de la crise par la "gauche" : c'est l'expérience Mitterrand. S'en suivent les diverses variantes de l'alternance gaullistes/ socialistes....

3) Force est de constater que les deux dernières expériences : Sarkozy et Hollande aboutissent à une impasse. Les masses refusent les réformes anti travailleurs qui passent au compte goutte, ni les "républicains" ni les "socialistes" n'arrivent à endiguer le chômage, la crise, le mécontentement général de la population.

C'est là que se pose l'épisode Macron. La bourgeoisie n'est pas prête à une expérience fasciste : trop risquée. Macron est là, avec des mots d'ordre "populaires" : ni droite ni gauche, appel aux "spécialistes", en finir avec les partis compromis dans la gestion de la crise....En sous main il s'agit de lancer une politique de "modernisation" de soumission à l'"Europe financière" : réformer la loi travail, atteinte la sécurité sociale, réformer dans le sens "Blair" et Obama"...

4) On se trouve dans une situation nouvelle : le "dégagisme", assez populaire auprès d'une partie de la population, mais force est de constater qu'avec des abstentions record, la montée du Front National, les résultats de la France insoumise, une grande majorité de la population et surtout les milieux populaires n'adhèrent pas à ce projet.

Mais c'est vrai que les résultats de la FI aux élections législatives ne sont pas à la hauteur des attentes. Cela demande réflexion.

- le cadre bonapartiste et pourri des élections présidentielles ont contraint Mélenchon à une politique "personnelle", a mettre en veilleuse le Parti de Gauche, à faire cavalier seul, donc à ne pas chercher une dynamique unitaire qui aurait été plus mobilisatrice....

- le programme de la FI : au point de vue économique, rien de très précis et recours aux solutions dites "Keynesiennes". Or cela avait été tenté en 1981 avec Mitterrand : nationalisation des banques et de la grande industrie, politique de relance par les hausses de salaire...Manque de pot cette politique a échouée parce que en grande partie le cadre de la nouvelle économie mondiale et de l'Union européenne ne permettent plus ces solutions. L'économie française est tellement imbriquée dans l'Europe et la finance internationale que le déficit commercial a fait un bond et que la monnaie s'est dépréciée....

- en fait il faudrait se mettre vraiment à l'écoute des attentes et aspirations des travailleurs.
Il faudrait une vaste campagne pour regonfler les espoirs qui buttent sur les mêmes arguments : l'échec de l'Union Soviétique, de la bureaucratisation, l'échec de la décolonisation qui s'est traduite par des dictatures sanglantes et la montée de l'islamisme, la division caricaturale du mouvement ouvrier français....

Réfléchir sur la Commune de Paris, sur la révolution russe et le "pouvoir aux soviets", sur les expériences de la révolution espagnole, sur le Chiappas ou le Kurdistan pour chercher à expliquer et à convaincre qu'il existe d'autres possibilités de prise en charge par les travailleurs (et les chômeurs) de leurs intérêts sans faire confiance ni aux bourgeois ni aux technocrates....

Vaste programme....

Pierrot

Le Fil Rouge38

Wed, 21 Jun 2017 00:23:55 +0200

L'avenir de la France insoumise -2-

" La période électorale se termine et avec elle de nombreux sentiments qui se mélangent, voire se noient! 

Sur la base de la réflexion de mon ami Jean je m'essaie à l'essai. 

Quoi dire quoi faire?

Je fais partie de ceux qui ont rejoins la FI parce qu'elle cassait les codes, laissait la place à ceux qui ne souhaitaient pas s'attacher à un parti. J'ai été, et le suis encore, convaincu par le programme de L'avenir en commun. Pourquoi? Parce que depuis bien longtemps il n'y avait pas eu de programme en capacité de rassembler les français. Pourtant il existe un paradoxe dans la FI : nous plébiscitons le programme mais la campagne s'est organisée autour d'un homme Jean Luc Mélenchon et de la présidentielle. C'est peut être là que se situe l'origine de notre défaite dans les urnes aux législatives. Quoiqu'on en dise les citoyens et les électeurs votent pour un député local, qu'ils connaissent. Il aurait donc fallu désigner plus rapidement nos candidats (en septembre pourquoi pas) afin qu'ils portent eux même le programme et qu'ils fassent de l'andragogie politique auprès des citoyens pour expliquer toute l'utilité des législatives.

La seconde raison de la défaite aux législatives se situe dans l'incapacité de la FI a rassembler les autres partis. Je rejoins Jean sur son analyse : la FI n'a pas vocation a manger les autres partis, à les faire disparaître. Pourtant je crois qu'elle a vocation à rassembler. La différence non négligeable entre la FI, LO et le NPA c'est que la FI souhaite gouverner. Pour avoir été au NPA je crois que c'est la problématique des mouvements d'extrême gauche. Ils sont nécessaires, ils portent la voix de nombreuses personnes, des salariés, des ouvriers, des précaires et pourtant jamais leurs discours n'a fait si peu d'écho dans ces classes sociales. Pourquoi? Il me semble que la raison est l'isolement et donc l'incapacité de ces mouvements à se montrer légitimes aux yeux des autres.
La question de l'appareil et de ce que rapportent les voix aux partis lors des élections législatives est aussi un élément non négligeable de la multiplication des candidatures et de l'éparpillement des voix. Ce qui est triste dans cette histoire c'est que l'intérêt du parti prime sur l'intérêt commun. C'est pourquoi le rassemblement doit se faire comme avec les hamonistes et les écologistes car le peuple, les citoyens méritent d'avoir un mouvement fort mais pluriel. Intégrer la FI ce n'est pas s'oublier mais faire émerger encore plus d'idées fortes au plus grand nombre. 

J'espère que cette idée pourra faire son chemin et que nos députés soutiendront l'idée tout comme le bureau de la FI. Dans la logique d'un mouvement citoyen au fonctionnement horizontal cette démarche devrait faire écho. Nous devons être en capacité de nous questionner sur toute sorte de sujets tout en ne reniant pas les engagements pris par nos députés.Toujours tendre vers le mieux disant.Nous avons vu que François Ruffin et Clémentine Autain par exemple sont issus d'un rassemblement de la gauche.

Nous nous devons de rompre avec les vieilles organisations. Nous nous devons de continuer le combat, la lutte pour laquelle 20 % de français ont voté à la présidentielle tout en comprenant que dans ces 20% il n'y avait pas que des convaincus. Comprendre cela et travailler dans ce sens c'est réconcilier les gens avec leur pays, leurs institutions et leurs élus. Etre insoumis c'est aussi ne pas se soumettre au dogme partisan. 

Amicalement insoumis,

Kévin

Le Fil Rouge38