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Planning Familial: les actualités

Thu, 21 Jun 2018 13:52:51 +0200

Les Etats Unis ont décidé de quitter le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

C 'est avec  regret que le Planning Familial et l'IPPF* apprennent l'annonce du retrait des Etats-Unis du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies (CDH), organe dédié au renforcement, à la protection et au respect des droits humains et des libertés fondamentales pour toutes les personnes.

Le Planning Familial et l'IPPF reconnaissent le rôle important joué par le CDH dans la sauvegarde des droits humains et en particulier, des droits sexuels et reproductifs des femmes, des filles et des communautés LGBTQI +, surtout lorsqu’elles sont victimes de violence, de marginalisation, de discrimination ou qu'elles font fassent à une situation de crise humanitaire. 
 
Le Conseil des droits de l'homme a consacré des procédures spéciales, des panels et des résolutions  qui ont conduit à des avancées majeures en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, spécifiquement dans les domaines des droits des femmes, des violences sexuelles et sexistes ou concernant l'orientation sexuelle et l'identité de genre, le mariage précoce et forcé, la violence et la discrimination à l'égard des femmes, la lutte contre le VIH / SIDA et les mutilations sexuelles féminines etc.
 
Anamaria Bejar, Directrice du plaidoyer de l'IPPF a déclaré:
 "Le Conseil des droits de l'homme est un pilier central de la responsabilité internationale concernant les violations des droits humains dans le monde entier. L'Examen Périodique Universel (EPU) en est un bon exemple. Le bilan des droits humains de tous les États a fait l'objet d'une évaluation entre pairs. C'est un moment clé pour que les Etats membres et la société civile s'engagent dans la protection et la réalisation de tous les droits humains au niveau de chaque pays. "

Pour le Planning, ce désengagement des Etats Unis constitue une nouvelle alerte pour les droits sexuels et reproductifs. Il montre la nécessité d'un engagement fort de la France  au niveau international.

Contact : 
Véronique SEHIER 06 86 65 25 19 /veronique.sehier@planning-familial.org

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Thu, 21 Jun 2018 13:39:54 +0200

Mise en concurrence des associations de lutte contre les violences faites aux femmes

L’Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail (AVFT) tirait en début d’année la sonnette d’alarme : face à l’augmentation des appels téléphoniques suscités par #MeToo et #BalanceTonPorc, elle était obligée de fermer son accueil téléphonique, faute de moyens supplémentaires pour y faire face.*
La réponse de l’État, via la Secrétaire d’État à l’Égalité Femmes Hommes fut sans nuance : puisque l’AVFT ne pouvait plus « assumer ses fonctions », déclarait-elle en « oubliant » que son activité de soutien aux victimes va bien au-delà de la réponse téléphonique, elle annonçait que l’État devait « reprendre la main » par le biais d’une nouvelle ligne téléphonique, en faisant fi de l’expertise accumulée par l’AVFT depuis 1985.

Sous réserve de sérieuses compétences, répondre à des appels téléphoniques c’est bien. Accompagner les victimes tout au long de leurs procédures judiciaires, faire évoluer la législation, assumer la formation, la recherche, c’est beaucoup mieux et c’est indispensable.

Mais, oubliant déjà le service public, un appel à projet d’un million d’euros était lancé pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail par Marlène Schiappa.
Cet appel est problématique pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, la lutte contre les violences contre les femmes nécessite un maillage territorial et un véritable travail en réseau des acteurs institutionnels et associatifs.
Alors que la logique et le souci d’efficacité devraient amener à associer, renforcer voire développer une association experte sur les violences au travail depuis 33 ans, l’appel à projet « vise à soutenir l’émergence d’actions nouvelles »… tout en reprenant dans ses critères les missions de l’AVFT (prise en charge et accompagnement judiciaire des victimes, sensibilisation, formation) ! Un tel discrédit porté aux associations est stupéfiant.

De plus, selon l’appel à projets, non seulement le même montant sera versé indistinctement à chaque région, sans prise en compte du nombre de départements ni des spécificités territoriales, mais l’aide ne sera pas pérenne, les projets devant se réaliser avant la fin 2019 sans assurance de renouvellement pour 2020. Une fois de plus, tout est fait dans la précipitation et sans garantie sur le long terme.

Enfin, alors qu’un soutien efficace aux victimes ne peut jaillir que de la coopération entre associations agissant chacune dans un domaine de compétence spécialisé, un tel modèle de financement les met au contraire en concurrence, précarise les salariées et limite leur montée en compétences sur le long terme. L’appel à projet est donc directement préjudiciable aux victimes de violences masculines, qui ont besoin d’un accompagnement stable et durable pour faire face à des procédures longues et éprouvantes.

Ces attaques gouvernementales contre les associations spécialisées telles que l’AVFT entrent en contradiction avec la Charte d’engagement réciproque entre l’État, les collectivités territoriales et le mouvement associatif du 14 février 2014. L’État s’était alors engagé à favoriser dans la durée des soutiens publics aux associations et à privilégier la conduite de projets sur le long terme par des conventions pluriannuelles. Force est de constater que les récentes décisions mettent en échec les engagements pris.

De tels agissements doivent nous interroger et nous pousser à (re)définir ce que serait un véritable service public pour la protection des droits des femmes.
Sans concertation, échange, dialogue préalables, impossible de construire ensemble un Service public de qualité, cohérent et adapté pour la protection et la défense des femmes. Sans subventions conséquentes pour les structures associatives existantes engagées aux côtés des femmes avec un renforcement des services publics (hôpitaux, justice, force de l’ordre, éducation nationale, etc.), impossible de répondre aux besoins des victimes, impossible de développer la prévention pour lutter durablement contre les violences masculines.

Enfin, dans un contexte de démantèlement de la fonction publique (120 000 postes supprimés, y compris à l’inspection du travail !), comment l’État peut-il prétendre reprendre en main aussi rapidement des missions qu’il n’a jamais assumé et qui ont été conçues et réalisées par les seules associations…?

Nous, militant.e.s féministes, associations, organisations, prenons acte du choix gouvernemental de fragiliser le tissu associatif, d’amoindrir le Service public en général et de favoriser une approche concurrentielle de la lutte contre les violences faites aux femmes, au détriment de l’expertise féministe.

Pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, nous sommes tou.te.s solidaires, et nous le resterons !

*L’AVFT a depuis début juin rétabli cette ligne téléphonique.

Signataires : Réseau Féministe “Ruptures”, Archives Recherches Cultures Lesbiennes, Osez le Féminisme !, Collectif National pour les Droits des Femmes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement du Nid Paris, Collectif 13 Droits des femmes, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Attac, Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil, Ligue des femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Le Planning Familial, Collectif “Tout.e.s contre les Violences Obstétricales et Gynécologiques”, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes libres (Radio libertaire), Ensemble, Femmes Egalité, Collectif Féministe Contre le Viol, Voix de Femmes, Ligue des Droits de l’Homme, Initiative Féministe Euromed IFE-EFI, Union syndicale Solidaires, Réseau International des Mères en Lutte, Association nationale des études féministes (ANEF), SOS les Mamans et les Enfants, Femmes Migrantes Debout.

Contact presse :Véronique SEHIER # 06 86 65 25 19

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Mon, 04 Jun 2018 17:03:52 +0200

Consultations gynéco à nouveau dispo à la MDH Anatole France sur Grenoble!

Ouverture d'une permanence gynécologique tous les mardis matins, de 9h à 11h30, à la MDH Anatole France, 68 BIS Rue Anatole France à Grenoble (secteur 3)

L'antenne du Planning Familial de la MDH Anatole France, dispose désormais, en plus de la conseillère conjugale et familiale, d'une Médecin pratiquant la gynécologie tous les mardis matins, de 9h à 11h30.
Pour rappel, les missions du Planning Familial sont les suivantes:
-Accompagner les personnes victimes de violences conjugales
-Accompagner les personnes dans leurs questionnements, leurs difficultés dans le couple
-Informer et dépister les IST-SIDA
-Parler et permettre l'accès à la contraception et à l'IVG
-Permettre à chacune et chacun d'être informé sur les sexualités
 
Les permanences sont ouvertes à toutes et tous, à tout âge, seul-e ou accompagné-e.
Chaque entretien est confidentiel et gratuit.
Chaque consultation gynécologique est prise en charge par la sécurité sociale ou gratuite si les personnes n'ont pas de droits ouverts.
 
N'hésitez pas à orienter des personnes vers notre service.
Pour prendre RDV:
- tel: 04 76 20 53 90
- Email : mdh.anatole-france@grenoble.fr

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Mon, 04 Jun 2018 16:55:21 +0200

Pour la PMA, le Planning marchera en mai, juin et juillet 2018

En mai, juin et juillet 2018, le Planning familial marchera pour l’accès de tou.te.s à la PMA – On luttera tant qu’il le faudra !
 
Le Planning Familial s’est toujours battu et il continue à se battre au quotidien, aux côtés des femmes, pour qu’elles aient le droit de choisir d’avoir ou non des enfants et de vivre une sexualité épanouie, dissociée de la question de la reproduction. Il se mobilise avec la même conviction pour que toutes celles qui souhaitent avoir des enfants puissent le faire si elles le souhaitent, avec qui elles le désirent et au gré de leur propre agenda, sans aucune entrave extérieure – qu’elle soit politique, religieuse ou juridique.
L’ouverture de la PMA à tou.te.s, femmes seules, lesbiennes fait partie des revendications centrales que portent le Planning familial, comme la lutte contre toutes les formes de discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre et la prévention de toutes les LGBTphobies.
Dans le contexte des Etats généraux de la bioéthique qui ont commencé le 18 janvier dernier et devraient se terminer le 7 juillet pour aboutir à un projet de loi à l’automne, le Planning familial, à travers ses 77 associations départementales, soutient le mot d’ordre de l’accès à la PMA pour tou.te.s, thème majeur des marches des fiertés, marches pour l’égalité, marche des visibilités qui vont se tenir de mi-mai à début juillet 2018.
 
Le Planning se mobilise pour :
 
•    l'ouverture de la PMA à toutes les femmes quelle que soit leur situation (célibataire, en couple hétéro, en couple lesbien)
•    le remboursement intégral par la Sécurité sociale
•    l’instauration d'une filiation fondée sur l'engagement parental et non sur la biologie
•    le choix du degré de médicalisation : le Planning défend la place des personnes dans la détermination des méthodes employées
•    l’autoconservation des gamètes
 
Aujourd’hui, la PMA n’est pas une question d’éthique, mais bien d’égalité et de justice ! Attaché au libre choix, le Planning défend la diversité des modèles familiaux, ainsi que la diversité des aspirations. Le mouvement sera présent auprès des associations LGBTQI lors des événements organisés autour d’une part du 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies et d’autre part des marches des fiertés.
 
Contacts Presse : Lydie Porée # 06 87 16 36 68  /  Veronica Noseda # 06 79 37 93 73

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Mon, 04 Jun 2018 16:47:42 +0200

Projet de loi renforçant la protection des mineur.es contre les violences sexuelles

Après la question du seuil d’âge pour la reconnaissance du consentement sexuel chez les jeunes, le Planning familial s’inquiète aujourd'hui du projet de loi déposé relatif à la protection des mineur.es contre les violences sexuelles.
En effet, outre que le projet en entier est contestable, le problème central est que le viol pourrait être requalifié en correctionnel. Non, le viol reste un crime.
La création d’un nouveau délit   « d’atteinte sexuelle sur mineur.es par pénétration » va, contrairement au but recherché, alléger la peine de l’agresseur et mettre encore une fois un focus sur l’enfant victime. Les magistrats auront à définir l’abus d’ignorance, la maturité, le discernement, le consentement.
Nous proposons toujours d’adopter une inversion de la charge de la preuve, quand la victime est mineure - Dire que c’est contraire à la présomption d’innocence est ici irrecevable dès lors que ce système existe déjà en droit français.
 
C'est pourquoi le Planning Familial insiste pour que les notions de consentement et de plaisir soient intégrées dès le plus jeune âge, dans les séances  d'éducation à la vie affective et sexuelle.
Plus on en parlera et plus les jeunes pourront faire leurs propres choix en matière sexualité, repérer les comportements violents et oser en parler!
Les jeunes sont libres de leurs choix. Protégeons-les par un projet de loi digne de ce nom !
 
Contact presse : Danièle Lanssade # 06 83 31 09 64 - Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

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