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Solidaires Étudiant-e-s Grenoble

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Tue, 24 Oct 2017 13:37:51 +0200

[Mise au point] Oui, c’est bien 19 bibliothèques d’UFR qui sont fermées par la direction de l’UGA (Témoignages des enseignants de Stendhal + Communiqué Intersyndicale étudiante)

Madame Isabelle Cogitore enseignante de latin dans l’UFR de lettres et de langue et chargée de mission pour mettre en place la fermeture et la reconversion de bu en ENT (« Espace numérique de travail » : lisez espace vide dans lequel on a des ordis, des outils numériques, et des « usuels » [dictionnaires, encyclopédie etc]) semble trouver plaisant d’accuser les étudiant.e.s mobilisé.e.s sur l’ARSH de charlatanisme, de divulguer des informations mensongères.

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Etant donné, que nous à Solidaires Etudiant.e.s nous ne sommes pas les habitué.e.s de la démagogie et de la langue de bois version 3.0 administration de l’UGA qui « innove » toujours plus dans ce domaine là, voici la lettre de cadrage (cliquez ici ou sur l’image pour avoir le pdf) que nous avons reçu en tant qu’élu représentant étudiant de la part de la présidence et qui littéralement ordonne (« cadre » c’est plus « soft » pour la novlangue globish de l’université « explore explore more » vous comprenez) la fermeture de 19 bibliothèques avec argument fallacieux du recouvrement – nombre de bouquins en double à la bu d’ufr avec la bu droits-lettres – à l’appui (si nous avions que des « usuels » le taux de recouvrement serait de 100%). Pour info le taux de recouvrement à l’ARSH est de 25%, taux relativement peu élevé qui permet de mettre à disposition au plus près des étudiant.e.s les classiques de leur formation en complétant avec des ouvrages de pointes.

Nous faisons suivre cette lettre de cadrage par le témoignage d’enseignant.e.s de Stendhal opposé.e.s à cette politique ainsi que le communiqué qui vient d’être envoyé par l’intersyndicale étudiante.Sans nom 2

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Communiqué intersyndical étudiante Solidaires Etudiant.e.s, UNEF, CNT, sur la fermeture des bibliothèques de composantes.

Objectifs pédagogiques ou économiques ?

Il y a quelques semaines, la présidence de l’Université Grenoble Alpes a envoyé une lettre de « cadrage » aux divers.es président.es d’UFR, annonçant la fermeture de 19 bibliothèques de composantes ( c’est-à-dire rattachées à un UFR) dans un rayon de 500 mètres autour de la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres. Un collectif d’étudiant.es de l’ARSH, s’est formé en réponse à cette attaque contre nos conditions d’études et de vie sur l’université. Ce collectif a vocation à devenir plus large et à fédérer les étudiant.es des autres UFR touchées par la fermeture des bibliothèques.

Nous affirmons que si le but de l’Université Grenoble Alpes est d’être un lieu de savoir , de culture et de science ouvert au plus grand-nombre, alors une telle mesure ne peut être que contre-productive. La décision de fermer les bibliothèques de composantes est le fruit d’une politique gestionnaire de l’université qui laisse de côté tout soucis pédagogique, préférant privilégier des mesures économiques au risque d’affecter irrémédiablement nos conditions d’études . La politique de l’UGA contribue ainsi à faire de l’université, non pas un espace ouvert à tou.te.s, mais plutôt une structure élitiste reproductrice et reconductrice des inégalités socio-économiques propres au capitalisme. Au point que la connaissance ne semble plus valoir comme moyen d’ouverture sur le monde et aux autres, mais simplement en vue de satisfaire des demandes industrielles, commerciales ou gestionnaires de gros groupes privés du bassin grenoblois.

La fermeture des bibliothèques de composantes entraînera une indéniable rupture dans le rythme de travail des étudiant.es, nous forçant à faire des aller-retours entre nos UFR respectives et la Bibliothèque centrale pour y chercher des livres qui ne figureront plus forcément dans les rayons ou dans les collections, nous contraignant donc à nous rabattre sur des ressources numériques pas toujours adaptées à nos besoins. Car bien que jouissant d’une image plus « modernes » que les supports imprimés les ressources numériques restent néanmoins très coûteuses, pas toujours nombreuses selon les filières, et bien souvent moins pratiques à consulter que les manuels et ouvrages spécialisés. En compliquant l’accès aux ressources dont nous avons quotidiennement besoin afin de réviser nos cours, préparer nos exposés, nos mémoires ou nos concours, mais aussi en transformant nos UFR en de simples lieux de passages, cette rupture sera la source de l’échec de bon nombre d’entre nous. Les bibliothèques de composantes jouent en effet un rôle évident dans la vie sociale de nos UFR, favorisant les rencontres et la transdisciplinarité, les fermer ne fera que renforcer l’isolement propre au milieu étudiant et ainsi que le cloisonnement disciplinaire. Cette mesure participe de la sorte à l’établissement d’un cadre pédagogique toujours plus impersonnel, anonyme et distant. Cela ne peut avoir d’autres effets que de conduire nombre d’entre-nous à l’exclusion sociale, la solitude, et l’anonymat.

Nous tenons à préciser que notre but n’est pas de nous opposer à l’informatisation des ressources culturelles, mais plutôt de conserver des espaces de travail fonctionnels répondant aux besoins concrets des étudiant.e.s (environ 10 000 livres sont empruntés chaque années à la bibliothèque de l’ARSH par exemple).

En tant qu’organisations syndicales, nous avons donc décidé de mener cette lutte de façon unitaire et déterminée. Et c’est aussi en tant qu’étudiant.es, touché.es par ces mesures d’une rare violence, que nous nous opposons catégoriquement à cette décision, et réclamons le maintien de ces bibliothèques, qui offrent à l’ensemble d’entre-nous un cadre de travail confortable, fonctionnel, et chaleureux, garantissant à la fois la qualité des enseignements et la réussite de nos études.


Nous appelons unanimement à une assemblée générale le Mercredi 25 octobre à 12h
Les syndicats étudiants : UNEF, CNT et Solidaires Etudiant.e.s.


Témoignage des enseignants Filippo Fonio, MCF en études italiennes, Thierry Soubrié, MCF en sciences du langage, Bertrand Vibert, PR en littérature française.

Avec la fin annoncée des bibliothèques de composantes, la désertification du bâtiment Stendhal est en marche

Cela fait maintenant plusieurs années que les bibliothèques de composantes de l’ex-université Stendhal sont sur la sellette. Les raisons invoquées dans les différentes réunions auxquelles nous avons pu participer depuis quatre ans sont le plus souvent d’ordre budgétaire, aspect qui s’est d’autant plus renforcé depuis la mise en place du plan de retour à l’équilibre, et « bâtimentaires », puisqu’il s’agit de trouver des espaces pour aménager de nouveaux bureaux.
Depuis près de trois ans maintenant, différents projets de restructuration se sont succédé, allant du  simple « réaménagement et de l’exploitation optimale du rez-de-chaussée du bâtiment C » (comme le précise la lettre de cadrage initiale en 2014), à la construction d’une extension au bâtiment Stendhal qui aurait fait passer la surface dédiée à la documentation de 1194 m2 à 1420 m2 (selon l’étude de programmation de Initial Consultants). Ces différentes options, après plusieurs mois de réunions et de consultations, ont toutefois été une à une rejetées en raison de leur coût.
Le projet actuel de l’UGA est de fusionner les trois bibliothèques lettres et arts du spectacle, sciences du langage et langues (à noter que les bibliothèques de langues et d’anglais ont déjà fusionné en 2013) en une seule, dans les locaux actuellement occupés par la nouvelle bibliothèque Bulles qui, rappelons-le, est le résultat de la fusion des bibliothèques de lettres et arts du spectacle et de sciences du langage qui a eu lieu juste avant les vacances d’été. L’espace alloué à la documentation dans le bâtiment Stendhal serait considérablement réduit. Quant au nombre de documents, qui est actuellement, sur les trois bibliothèques, de 100 000, il passerait à 25 000 (tel est en tout cas le chiffre annoncé lors de la dernière réunion du groupe de travail « bibliothèque » pour le projet Smart Campus qui a eu lieu le 24 mai dernier).
Derrière cette réduction drastique des surfaces et du nombre de documents, se cache la volonté de remplacer à court terme les bibliothèques par un « Learning Center », sans que l’organisation et les fonctions de cette espace n’aient jamais été précisées (cf. article du 14 juillet dernier paru dans Place Gre’Net : “Débat au sein de l’UGA : “l’avenir incertain des bibliothèques de composantes inquiète les syndicats”). Tout juste peut-on lire dans la lettre de cadrage dont il a déjà été question (2014) que ce nouveau lieu devrait permettre de « soutenir les étudiants dans leur processus d’acquisition des connaissances dans un espace d’apprentissage ouvert et numérique, mêlant travail et échanges sociaux ».
C’est sans aucun doute le terme « numérique » qui doit retenir ici notre attention, tant il a pu être présent ces derniers temps dans les échanges que nous avons pu avoir avec l’équipe présidentielle. Exit l’imprimé, sans doute démodé, bienvenue au numérique, présenté comme une solution à tous les problèmes, notamment en termes de stockage et d’accès aux ressources. N’est-ce pas un choix étonnant à l’heure où les universités, dans plusieurs pays, protestent et s’unissent parfois, contre l’augmentation du montant exponentiel des abonnements aux revues électroniques ? Sans compter que, contrairement aux documents imprimés, les documents numériques ne sont pas pérennes. Lorsqu’un abonnement à une revue n’est pas renouvelé par exemple, tous les numéros acquis précédemment ne sont plus disponibles. Le numérique ne doit pas être conçu comme une offre concurrente de l’imprimé, mais comme une offre complémentaire, à laquelle il convient de réfléchir.
L’avenir des bibliothèques de composantes est menacé. Lise Dumasy le reconnaissait elle-même lors du dernier conseil de la documentation : « nous n’avons pas les moyens nécessaires pour conserver les bibliothèques de composantes ».
Ce ne sont pas seulement des espaces de consultation que nous sommes sur le point de perdre, mais également :
  • un service personnalisé d’accompagnement à la recherche d’informations ;
  • une expertise fine dans nos domaines d’enseignement et de recherche ;
  • une bibliothèque de l’apprenant, constituée de ressources à destination des apprenants de français langue étrangère, classée par niveaux de langue ;
  • des ateliers d’écriture ;
  • des ateliers de conversation ;
  • des séances de cinéma accompagnées de discussions critiques ;
  • des projets pédagogiques et culturels personnalisés ;
  • etc.
Les bibliothèques de composantes jouent un rôle important dans la socialisation des étudiants et le développement d’un sentiment d’appartenance à l’université. C’est ici que se créent également des relations différentes entre étudiants et enseignants, proches de l’entraide et du compagnonnage, des formes de socialisation propres à faire évoluer la forme scolaire qui corsète encore bien souvent la relation pédagogique à l’université.
Il est à craindre que la désertification du bâtiment Stendhal soit en marche.

Filippo Fonio, Thierry Soubrié, Bertrand Vibert
 
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Solidaires-Étudiant-e-s Grenoble

Wed, 14 Jun 2017 19:32:14 +0200

JUSTICE POUR MAMADOU BARRY !

En tant que syndicat étudiant, nous souhaiterions signaler la situation de M. Barry. En effet, en France depuis trois ans, Mamadou Barry doit être expulsé en Guinée sous peu, étant présentement détenu en centre de rétention administratif à Lyon, après une arrestation basée sur un contrôle d’identité arbitraire.

Lire le communiqué

 

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Solidaires-Étudiant-e-s Grenoble

Fri, 10 Mar 2017 00:48:38 +0100

Biennale des villes en transition de Grenoble : une transition ? Certes, mais avec qui et vers quoi ? [Solidaires Isère]

Réflexion portée par l’Union Locale Solidaires Isère

Biennale des villes en transition de Grenoble : une transition ? Certes, mais avec qui et vers quoi ?

Du 9 au 12 Mars 2017 se tiendra à Grenoble la biennale des « villes en transitions », nouvelle mouture des événements précédents centrés sur l’habitat durable. Le mouvement des « villes en transition » entend relever le double défi du Pic pétrolier et du dérèglement climatique. Ce mouvement voit la crise environnemental comme une opportunité pour rénover notre «modèle démocratique, poser les bases d’un modèle de « développement économique durable » et repenser le « lien social »….
pignon ernest
Jusque-là, dans les mots et les termes, cette démarche pourrait intéresser favorablement l’union syndicale Solidaires Isère : avec, au niveau national, officiellement 4 millions de chômeurs, 10 millions de personnes subissant la pauvreté, ou encore avec la destruction massive de notre environnement nous pensons aussi qu’une « transition » à toutes les échelles vers un modèle économique et social plus juste est urgente. Cet événement pourrait être l’occasion de donner la parole aux premiers concerné.e.s par la crise sociale et environnementale, de mettre en avant des acteurs politiques et économiques cherchant à rompre avec les modèles qui nous ont menés dans l’impasse. Mais…

Une biennale qui ploie sous le poids des acteurs privés.

Mais les choses se compliquent et les premières contradictions apparaissent clairement dès le départ quand on regarde la liste des partenaires de cette biennale ou encore les choix autours de la première journée du programme.
Des partenaires privés fréquentables ? : On y trouve entre autre le groupe Eiffage, qui use abondamment des paradis fiscaux, Aréa qui engraisse ses actionnaires avec des bénéfices réalisés sur des infrastructures autoroutières payées par le contribuable (privatisation des bénéfices/socialisation des pertes, la formule miracle du capitalisme libéral). Il y a également le groupe La Poste qui s’attache à supprimer massivement les bureaux de poste et a une sinistre notoriété en matière de souffrance de ses salariés. Dans toutes ces entreprises, nos syndicats alertent toute l’année contre les abus, des syndicalistes mènent des luttes, et subissent régulièrement la répression.
Une école de management privée pour des enjeux collectifs et publics ? : Grenoble école de management (GEM) est organisatrice du « festival de géopolitique sur le pouvoir des villes », un événement conjugué à la biennale. La place d’acteur de premier ordre d’une entreprise privée d’enseignement supérieure, incubatrice de l’idéologie patronale et des pratiques managériales, est choquante. De plus, on ne peut que rester circonspect à propos de la place du commissariat à l’énergie atomique (CEA) dans un événement où seront discutés les enjeux de la transition énergétique…
Journée « pro » …Pro-patronale ? : La biennale débute le jeudi 9 mars par une journée « des professionnels » qui se déroule à la chambre de commerce et d’industrie (CCI), le lieu exemplaire des intérêts patronaux dans la ville. Au fil de tables-rondes comme par exemple sur « les métiers du futurs », beaucoup d’experts, mais jamais bien évidemment de syndicalistes ou de travailleur.se.s parmi les intervenant.e.s. L’ « ubérisation » ou encore l’emploi « greenwashé » ne mériteraient-ils pas d’être présentés de façon concrète par celles et ceux qui vivent les conditions de travail produites et vécues ? Au risque de la critique, certes. et aussi au risque de propositions subversives.

Une transition vers quoi ?

Dans le texte de bienvenue du maire tout comme dans les descriptifs des différentes initiatives composant la biennale, le constat actuel à propos de la situation sociale nous semble euphémisé. Poser la question de la transition, et définir donc les « solutions » adéquates, à cette échelle comme à une autre, engage à un effort de lucidité :
Une société inégale, des villes gentrifiées : Notre société et nos « territoires » sont confrontés à la machine à inégalités qu’est le capitalisme. Les habitants sont confrontés à la gentrification comme la population mondiale est confrontée aux inégalités Nord-Sud. La prédation écologique et sociale, qui mène à l’accroissement du réchauffement climatique et de la misère, est factuellement le produit de ce système. De ce fait, il convient de définir et de dire clairement en préalable si la transition escomptée souhaite en finir ou non avec ce système. Cela implique de poser au cœur de la question de la transition la question du régime de propriété, de la production des richesses et de leur répartition.
Les enjeux communs confrontés aux solutions individuelles : il y a un risque de dilution des enjeux collectifs globaux au fil des seules « bonnes pratiques » et des « solutions individuelles » ou en groupe restreint. Il est également à craindre une mise en avant de profils de « citoyens exemplaires » parce qu’ils en ont les moyens en laissant de côté (voire en discriminant par contraste) la majorité de la population n’ayant pas les ressources adéquates du fait de leur position sociale et des contraintes vécues et subies.
–    La question démocratique, la question du pouvoir : Subsidiaire aux deux premières remarques, la dilution des responsabilités concrètes des décideurs actuels doit être questionnée.  Le poids des acteurs privés dans la vie démocratique (lobbying, etc.) est écrasant. une « entreprise » n’est pas un « membre de la cité » et n’a pas à être mis au même rang « ontologique » que les habitants. Cela implique de poser clairement la question du pouvoir et des contre-pouvoirs.
En effet, si ces éléments ne sont pas directement énoncés comme préalables, de quelle transition parle-t-on ? De « faire avec » ou « faire comme-ci » ? « Croire qu’on change pour ne rien changer » ? Ou alors définir une transition collective comme projet de transformation sociale et sociétale pour demain où les habitant.e.s serraient les acteurs principaux et redéfiniraient aussi les outils démocratiques ?

La démocratie sans le débat contradictoire ?

Nul ne niera qu’il y aura aussi quelques tables rondes intéressantes, des intervenants sincères et engagés, des ateliers, des animations et des projections de qualité. Mais le grand absent reste le mouvement social, et du même coup la contradiction et les revendications qu’il est capable de porter. Sa représentation sera bien faible et servira d’alibi à une prétendue initiative « citoyenne », dans le ton du temps.
Deux exemples particuliers pour mieux illustrer le propos :
Pic de pollution chroniques et urgence sanitaire : Pourquoi ne pas avoir organisé un débat entre les partisans et les détracteurs de la gratuité des transports en commun ? Son impact sur la pollution, le bien-vivre et le partage des richesses ?
Plan d’austérité municipal et fermeture d’équipements publics : Pourquoi ne pas avoir proposé un forum contradictoire sur le numérique et les bibliothèques publiques ? Ou encore sur le service public d’aujourd’hui et de demain à l’échelle des villes et des métropoles ?
De ce fait, la seule chance pour que s’expriment ces contradictions viendra probablement du public, sans garanties de débats aux risques du question-réponses ou de la dilution des prises de positions dans une vague tournée de micro. On ne peut que souligner que les choix qui composeraient une transition prendront toujours place dans un monde d’antagonismes sociaux. De ce fait le débat contradictoire est nécessaire pour une approche concrète et transparente de ces questions.

Le « off » de la biennale, foyer de bouillonnements et de luttes indispensables.

Mais justement, d’autres initiatives, en parallèle à la biennale sont proposées par des acteurs du mouvement social. Leurs initiatives et le bouillonnement des luttes sont indispensables :
– Une « semaine de la transition » à la Villeneuve,
Une rencontre de Géopolitique critique, alternative aux rencontres de l’école de management,
– Diverses initiatives de l’assemblée des locataires, mal logé.e.s et sans logement, dont une Marche pour le droit au logement, le samedi 11 mars, à 13h30, arrêt grand place (Tram A), à laquelle Solidaires Isère participera avec enthousiasme.
L’union départementale Solidaires Isère salue ces initiatives, qui incarnent à elles seules des réponses en actes aux critiques et aux limites que nous formulons vis-à-vis de la biennale des villes en transitions dans ce texte.
Union départementale Solidaires Isère
Le 9 Mars 2017 (premier anniversaire du mouvement contre la loi travail et son monde)
solidaires.isere@orange.fr
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Solidaires-Étudiant-e-s Grenoble

Sun, 26 Feb 2017 20:51:33 +0100

Incendie à Condillac : De l’amiante dans les décombres ! ( et pas que … )

Vendredi 16 février, le bloc 3 de la résidence universitaire Condillac « Vieux » a pris feu et a laissé 106 étudiant-e-s sans accès à leur affaires, même non touchées par l’incendie, jusqu’à nouvel ordre. Certain-e-s des résident-e-s sont rentré-e-s dans leur famille pour les vacances, d’autres majoritairement étrangers ont été temporairement relogé-e-s dans les résidences universitaires Village Olympique et Le Rabot.Les étudiant-e-s avaient bon espoir de récupérer leurs effets personnels intacts dans la semaine. Le CROUS les a en effet convoqué à différents créneaux jeudi 23 et vendredi 24 pendant lesquels une entreprise spécialisée empaquetait leurs affaires pour les leur remettre ensuite.Jeudi soir, une partie des résident-e-s a donc rapporté ses vêtements et appareils électroniques avec eux. Cependant, vendredi matin, le reste des résident-e-s s’est vu refuser la remise de leurs effets pour cause de contamination à l’amiante. Ce matériau n’étant pas réputé pour rester confiné à quelques mètres carrés, il est logique que la totalité du bâtiment, des affaires et des personnes y résidant soit contaminée également (bloc 1 et bloc 2 inclus). À moins que le « nuage d’amiante », comme un certain nuage de produits radioactifs en 1986, n’ait contourné certaines chambres, nous revendiquons :

– L’avertissement immédiat par des experts sur les dangers de l’amiante de la totalité des résident-e-s de Condillac « Vieux », et notamment ceux qui ont pu partir avec leurs effets sans information.

– La prise en charge et le suivi médical de la totalité des résident-e-s de Condillac « Vieux », et en particulier des sinistré-e-s du bloc 3, aux frais du CROUS ou de la Préfecture.

– L’évacuation par précaution des blocs 1 et 2 du bâtiment non touchés par le feu, ainsi que le relogement de tou-te-s les étudiant-e-s concerné-e-s.

– Le remboursement par l’assurance du CROUS des affaires intactes mais contaminées donc inutilisables.

Un tel incident sanitaire soulève des interrogations préoccupantes sur le respect des normes en vigueur dans les résidences universitaires. De plus, il nous a été rapporté que Condillac « Vieux » ne disposait pas de portes « coupe feu » pourtant obligatoires. Nous exigeons donc :

– La vérification des normes de sécurité dans la totalité des résidences du CROUS, à Grenoble et partout en France.

– Le désamiantage des résidences CROUS construites avant 1997, à Grenoble et partout en France.

Cette grave révélation de contamination à l’amiante intervient dans un contexte déjà catastrophique quant à la gestion des conséquence de l’incendie par le CROUS, l’Université Grenoble Alpes et la Préfecture (voir à ce sujet notre précédent communiqué du 24 février).

Il est urgent que ces institutions prennent leurs responsabilités. Solidaires Étudiant-e-s sera présent lundi 27 février à 9h devant la direction du CROUS 5 rue d’Arsonval pour s’en assurer.


Plus de moyen pour les CROUS !

Plus de transparence dans les institutions publiques !

Plus de considération pour les étudiant-e-s, français-e-s ou non !

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Solidaires-Étudiant-e-s Grenoble

Sat, 25 Feb 2017 16:54:26 +0100

Lettre d’information – L’incendie de trop – 20/02/2017

http://us14.campaign-archive2.com/?u=b45f964e0f0846ac84e2924e9&id=3fae329f17

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