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Gazette Debout

Thu, 07 Dec 2017 11:24:03 +0100

Manifestation pour la paix au Pays Basque

Pendant des décennies le Pays Basque a connu la violence, mais depuis 2011 et la conférence d’Aiete sous l’égide de Kofi Annan, une autre voie a été choisie : la construction d’un processus de paix juste et durable. Étape décisive ouvrant une dynamique d’espoir, le désarmement final d’ETA le 8 avril 2017 à l’initiative de la société civile et des élu.e.s du Pays Basque, permet d’aller plus loin.

Aujourd’hui, cette même société nourrit une forte attente de voir le gouvernement français contribuer à son tour à ce processus de paix, en mettant fin au régime d’exception subi par les prisonnier.e.s basques et leurs familles, ce qui supposerait :

► La fin de l’éloignement et de la dispersion systématiques des prisonnier.e.s basques et leur rapprochement vers leur domicile et leurs familles
► La libération des prisonnier.e.s gravement malades et les libérations conditionnelles de ceux et celles qui y auraient droit si le droit commun leur était appliqué
► Suppression du statut de Détenu Particulièrement Signalé et application du droit commun

Le régime d’exception vécu par les prisonniers basques a également un coût financier, moral et physique pour leurs familles : en 30 ans de politique d’éloignement et de dispersion systématique, 400 accidents de voiture et 16 morts parmi les proches et familles des prisonniers basques !
La question des prisonniers reste une grande source de tensions en Pays Basque.

Comme l’ont écrit les élu.e.s du Pays Basque de toutes tendances dans une délibération adoptée à l’unanimité par la Communauté d’agglomération Pays Basque : “Nous en appelons ni plus ni moins à l’application du droit commun. Ces mesures urgentes s’inscrivent dans le règlement global, définitif du dossier des prisonniers.
C’est pour ces raisons que nous nous joignons à l’appel lancé par les Artisans de la paix à la mobilisation du 9 décembre à Paris ».

Cette manifestation du samedi 9 décembre à 11H30 est organisée les Artisans de la Paix, qui ont permis le désarmement total de l’organisation clandestine basque ETA. Près de 10 000 Basques sont attendus à Paris, des centaines de familles de prisonniers basques, des parlementaires et maires de toutes tendances politiques, des artistes de rue représentatifs de la culture basque et musiciens traditionnels.
La manifestation du 9 décembre est soutenue par près d’une cinquantaine d’organisations, syndicats et partis  et 100 personnalités françaises (dont Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon, Clémentine Autain, Julien Bayou, Jean-Claude Lagarde, Frédérique Espagnac, Paul Molac,  José Bové, Philippe Poutou, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse,  Jean-Luc Benhamias, Serge Portelli, Susan George, Didier Lestrade, Jean-Pierre Mignard, Noël Mamère, Jean-François Bernardini, Mouss et Hakim Amokrane, Jean-Marie Muller, Gérard Onesta, Laurent Pinatel, Guy Bedos, Frédéric Beigbeder, Bruno Solo, Robert Guédiguian, Robin Campillo, Marie Darrieussecq, Patrick Viveret, Etienne Balibar, Edgar Morin etc.). Le Conseil de Paris a, dans cette perspective, voté à l’unanimité un vœu de soutien au processus de paix en Pays Basque.

Gazette Debout

Wed, 29 Nov 2017 19:01:13 +0100

Théâtre : « Sandrine tape sa crise » ou l’économie à hauteur de femmes

Dans notre rubrique Culture Debout, nous vous guidons vers les oeuvres qui résonnent le plus avec Nuit Debout, pour y trouver de l’espoir, des idées ou des arguments et vous inciter à y emmener ceux qui doutent. Car la culture est politique, toute la culture. Nous ne recevons pas d’invitations, aussi nos choix seront-ils purement libres et subjectifs. Nous placerons chacune des oeuvres sur une « échelle Debout » qui compte 10 échelons : 1 correspondant à une oeuvre aux antipodes des idées de Nuit Debout et 10 correspondant à une oeuvre qui les épouse parfaitement. Aujourd’hui Sandrine tape sa crise de et avec Sandrine Jouanin, mise en scène Caroline et Benjamin Pascal.

Adapté du livre de Bruno Gaccio “Mais non Madame Martin, ce n’est pas compliqué l’économie !”, Sandrine tape sa crise est une création à mi-chemin entre le one-woman show et le spectacle militant.

En 2015, Bruno Gaccio essayait, au travers de portrait d’une dizaine de “madames Martin”, de faire le lien entre la vie et les décisions quotidiennes de femmes plus ou moins lambda et l’économie, celle qui fait peur, celle qu’on ne comprend pas, qui contrôle le monde et contre laquelle nous ne pouvons rien. Dans son spectacle, Sandrine Jouanin reprend ce dispositif en se concentrant sur quatre madames Martin : une baba-cool en prise avec les impôts, une militante FN, une trader et une clocharde.

Note pour nos lecteurs.trices atteints.es de soupçonnite aiguë : ces dames s’appellent Martin mais elles pourraient tout autant s’appeler Smith, Diallo ou Nguyen, ce n’est pas le sujet, l’économie ne s’embarrassant pas de ce genre de détails.

La comédienne incarne avec une humanité désarmante ces femmes qui subissent les réalités et les conséquences de l’économie réelle et de la “science économique” qui n’existe que dans l’esprit étroit d’idéologues capitalistes. Chacun de ces portraits est l’occasion de rire ou de s’émouvoir du sort de ces braves madames Martin, mais aussi d’en apprendre un peu plus sur les mécanismes de l’économie, grâce aux apartés de la comédienne qui a visiblement bien bossé son sujet. C’est drôle (parfois), touchant (souvent) mais surtout très courageux car, on le sait, intéresser les gens à l’économie est un sacerdoce, surtout au théâtre. Et parce que l’entreprise est réussie, il est de mise de féliciter et de soutenir ce spectacle d’utilité publique.

Echelle Debout 6/10 : Autant le dire tout de suite, malgré ses qualités, ce spectacle n’apprendra pas grand chose au militant de gauche qui a potassé pendant la dernière campagne présidentielle. Certains concepts sont survolés trop rapidement quand d’autres sont simplement ignorés, notamment les alternatives au capitalisme néolibéral. Mais réserver un spectacle aux seuls militants de gauche est une gageure, tant ceux-ci forment un public pointilleux, voir difficile, et notoirement fauché (rions un peu de nous-même, cela ne fait jamais de mal). Aussi, il est bon de voir des oeuvres destinées à ceux qui ne sont pas (encore) engagés, ces messieurs et mesdames Martin qui souffrent en silence, qui voient impuissants leur société s’effriter ou qui accusent de leur malheur d’autres “Martins” qui n’ont pas la même religion, la même couleur de peau ou le même âge. Je ne sais pas quelles sont les positions de Sandrine Jouanin et de Bruno Gaccio sur le populisme de gauche, mais le fait est que ce spectacle y contribue en provoquant l’empathie du spectateur avec les victimes du néolibéralisme et son indignation contre ce système infâme qui conduit l’humanité à sa perte. L’indignation étant la première étape de l’action, nous ne pouvons que nous en réjouir.

Sandrine tape sa crise de et avec Sandrine Jouanin, d’après Bruno Gaccio, mise en scène Caroline et Benjamin Pascal, tous les mercredi à 20h30 à l’Atelier Théâtre de Montmartre.

Ndlr : L’échelle debout ne constitue en rien une note donnée à l’oeuvre mais permet seulement de la situer par rapport au mouvement Nuit Debout.

Sébastien Novac.

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  • Sandrine Jouanin et Bruno Gaccio: Marc Herzog

Sebastien

Thu, 23 Nov 2017 17:18:01 +0100

« Il faut désormais du courage et de l’abnégation pour saisir les prudhommes »

Les prudhommes, ces juges qui défendent les droits des salariés lésés, sont de plus en plus méprisés et dépréciés. Tel est le message qu’a souhaité faire passer maître Xavier Sauvignet, membre du collectif des Avocats Debout, dans une plaidoirie devant le Conseil constitutionnel:

L’institution était saisie par Leïla Saïb, candidate de La France Insoumise aux élections législatives de la première circonscription du Val d’Oise. Celle-ci a demandé d’invalider l’élection d’Isabelle Muller-Quoy (LREM) au motif que son suppléant était président du conseil des prud’hommes de Pontoise et donc inéligible. Pour sa défense d’Isabelle Muller-Quoy avait argué que les présidents des prud’hommes ne sont pas « des juges professionnels ». 

Dans sa plaidoirie, Xavier Sauvignet s’est ému de cette « petite musique qui tente de faire croire que la justice prudhommale serait une justice au rabais ». Il rappelle qu’il faut parfois attendre 4 ans pour avoir une décision sur un rappel de salaire ou une discrimination. Le syndicat des avocats de France, dont il est membre, a d’ailleurs plusieurs fois attaqué l’Etat pour cette lenteur.  

En complexifiant la saisine des juges, la Loi Macron, n’a rien arrangé. Désormais, il est obligatoire d’avoir une argumentation avant toute discussion. « Les salariés ne peuvent pas le faire seuls et doivent avoir recours à un avocat quand ils en ont les moyens financiers », poursuit Xavier Sauvignet.

Conséquence : depuis 2015, on observe une baisse de 30 à 40% des saisines dans certains barreaux. « Les salariés hésitent et ne font plus valoir leurs droits devant les juridictions sociales. Les conseils de prudhommes ne sont saisis que dans un cas sur 10 de licenciement abusif. Il faut un courage et une abnégation incroyable pour porter son affaire (…). Il faut aussi de l’argent, du temps, des connaissances, de l’énergie. Et de tout cela, beaucoup de salariés n’en ont plus » .

La réforme des ordonnances de septembre dernier qui acte le plafonnement des indemnités, n’a bien entendu pas amélioré la situation. « Il s’agit d’un principe du droit : la réparation du préjudice doit être intégrale. Ce n’est désormais plus le cas pour les prudhommes » déplore Xavier Sauvignet.

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  • Justice debout: Nuit Debout Lyon

Gazette Debout

Mon, 30 Oct 2017 12:25:42 +0100

Millemont : naissance d’un château de la « transition »

Réunir des acteurs de la « transition ». Voici la promesse un peu floue d’un festival au nom tout aussi mystérieux : le MMMfest – acronyme de Millemont Maker and Music Festival – organisé par le collectif Assemblée Virtuelle du 4 au 10 octobre dernier. Cette association développe justement des outils au service de ladite « transition » et Guillaume Rouyer, l’un des organisateurs, tâche d’éclairer ma lanterne. « Certes, le mot transition est imprécis, mais je considère que c’est plus une qualité qu’un défaut. Je suis persuadé que c’est la conjonction entre toutes les transitions qui permettra de faire émerger le changement ». D’ailleurs, il hésite également sur la définition de cet événement, pas vraiment un festival de musique, ni même un séminaire, presque un BarCamp : un atelier collaboratif où le contenu est fourni par des participants. Bref, le MMMFest est un « evni, un évènement volant non identifié », conclut Guillaume en souriant.

Il a réussi à réunir pas mal d’acteurs du « changement » : d’Alternatiba en passant par l’espace de coworking la Ruche, les Grands Voisins (Yes We Camp, Aurore et Plateau Urbain) ou encore le CRID. Tout ce petit monde s’est retrouvé au château de Millemont dans les Yvelines, un lieu déjà connu des initiés pour avoir abrité la POC 21, un gigantesque fablab où des dizaines de bricoleurs ont passé plusieurs semaines avant la COP21 afin d’inventer des « outils de l’utopie » (voir l’article de Reporterre)

Un beau château et une belle brochette de participants : il n’en fallait pas moins pour titiller ma curiosité, malgré le halo de mystère entourant ce festival. Autour du poêle à bois qui réchauffe la grande salle servant de cuisine, je rencontre toute sorte de gens venus ici pour « se retrouver » et « travailler ensemble ». « C’est l’occasion idéale pour réunir tous les acteurs de notre projet au calme pour réfléchir », explique un jeune homme du collectif Impermanence des Autonomes, qui rêve d’installer un fablab – nouveau nom plus trendy pour désigner un atelier de bricolage – dans un conteneur en Inde.

Dans les immenses salles de réception qui accueillent souvent des tournages de film (Coco Avant Chanel), de grands tréteaux surmontés de planches ont été dressés. Les participants, dont beaucoup naviguent dans le monde du logiciel libre, travaillent sur la cartographie, parlent de « bus sémantique » pour assurer « l’interopérabilité entre différents logiciels ». Je fronce les sourcils : difficile de suivre la conversation pour une néophyte peu rompue au langage jargonneux des nouvelles technologies. Simon d’Alternatiba vient à ma rescousse : « nous essayons de faire dialoguer ensemble les logiciels pour récupérer les informations de sites qui proposent des alternatives. Car c’est grâce à la cartographie qu’on pourra sensibiliser celles et ceux qui veulent s’engager mais se plaignent toujours de ne pas savoir comment faire ». Cette cartographie des alternatives est projet titanesque mené par Alternatiba et de nombreux collectif, dont Assemblée Virtuelle. C’est d’ailleurs cette obsession de « cartographie » qui a incité Guillaume Rouyer à lancer ce festival. « Au début, je réfléchissais à un projet de chemins de la transition, pour relier les lieux qui proposent des alternatives. Car c’est bien dommage de travailler dans son coin sur ces problématiques qui nous concernent tous ». Il aimerait surtout mettre en relation ceux qui créent des outils technologiques et lesdits acteurs de la fameuse « transition ». De façon plus prosaïque, relier les geeks et le milieu de l’économie sociale et solidaire.

Les dessins de Lilian

Au fond d’une aile du château, Lilian a disposé des dizaines de dessins sur le superbe parquet biseauté. Ce directeur d’étude chez Somfy vit en région toulousaine, dans une ferme – fablab – green hacker space. (sic) Dans son camion, il a rapporté certaines de ses inventions comme cette drôle de poussette en forme de roue sans axe ou encore un vélo triporteur en bambous. Il s’intéresse notamment au cyber Moyen-Age pour « mixer les savoir-faire ancestraux avec les nouvelles technologies. » Son dada, c’est la roue sans axe : « un objet qui traduit une véritable révolution, une organisation sans organisation centrale, un peu comme le web sémantique ou le bitcoin » s’enthousiasme-t-il. Les inventions de Géo-Trouvetout en jupe (qu’il coud lui-même) ont notamment séduit une entreprise suisse, qui aimerait utiliser le concept de sa roue sans axe pour développer un groupe électrogène mobile.

Au total, sur les 6 jours du festival, environ 150 personnes se sont succédées dans les allées du château et dans ses immenses salles. Au-delà de cette première édition, Guillaume aimerait lancer une vraie dynamique d’occupation du lieu avec Peter Bal le propriétaire du château. Cela fait déjà quelques années que l’ancien homme d’affaires cherche à redonner vie au domaine et reste à l’affût de porteurs de projets qui pourraient l’aider. « Il n’est pas vraiment pressé, attend de faire les bonnes rencontres pour un projet qui le passionne vraiment. Il marche à l’affect, ne sait pas trop encore ce qu’il veut faire. Il doit clarifier et structurer sa vision », analyse Guillaume Rouyer. Peter Bal rêve de fonder un village qui pourrait devenir à la fois un laboratoire des nouvelles inventions, un hub de convergence sociale et écologique à seulement 45 minutes de Paris. Avec 600 hectares de terre et 6000 m2 de bâtiments, les possibilités sont presque infinies. Avis aux amateurs !

Gazette Debout

Fri, 27 Oct 2017 11:22:56 +0200

Il y a un pépin dans l’Apple

Le 3 novembre Apple va lancer en grande pompe l’iPhone X afin de célébrer le dixième anniversaire de la “révolution” initiée par la commercialisation du 1er iPhone en 2007. En dix ans, 7 milliards de smartphones ont été produits dans le monde et ont contribué à façonner notre quotidien. L’impact inouï de cet objet sur l’esprit et les usages des consommateurs·rices, sur l’environnement, la vie privée ou la santé en fait un véritable symbole de notre époque. Il est également un des symboles de ses dérives : extraction polluante de métaux, exploitation des travailleurs·euses, course à la consommation, évasion fiscale, obsolescence programmée…

Les iPhone d’Apple illustrent parfaitement cette ambivalence : ils servent à signer des pétitions pour le climat alors qu’ils sont composés d’or, de tantale et de tungstène extraits en partie dans des zones de conflits. Leurs concepteurs·trices travaillent dans des bureaux écologiques ultramodernes en Californie, quand les ouvriers·ères chinois·e·s qui les fabriquent travaillent dans des conditions indignes et manipulent des produits toxiques. Ils arrivent toujours plus tôt dans les mains de nos enfants alors qu’on commence à peine à évaluer les effets pervers de l’omniprésence des écrans sur leur développement cérébral et leurs relations sociales. Le prix des iPhone ne cesse d’augmenter alors qu’Apple réalise une marge de près de 40% et a accumulé un pactole indécent de plus de 200 milliards d’euros dans les paradis fiscaux. Apple vante, à grands renforts de marketing, la haute technologie de ses smartphones mais ils résistent difficilement à une chute, sont volontairement non réparables ou modulables et sont rendus ou déclarés obsolètes en quelques années. La marque à la pomme promet une politique de recyclage ambitieuse, mais la majorité des composants des iPhone ne sont pas recyclés et finissent souvent dans des décharges illégales en Afrique ou en Chine.

Dix ans après la sortie du premier iPhone, la vraie “révolution” serait que des multinationales de l’électronique comme Apple produisent des smartphones socialement, écologiquement et fiscalement soutenables. La sortie de l’iPhone X, un événement commercial planétaire relayé par les médias, les réseaux sociaux et les fans de la marque à la pomme est le moment parfait pour montrer l’envers du décor, interroger Apple sur ses pratiques, informer sur les multiples impacts des smartphones et ouvrir plus largement un débat public sur leur omniprésence.

Malgré son statut de marque la plus puissante du monde, Apple joue très gros avec ce lancement. C’est l’occasion pour les consommateurs·trices d’interpeller la marque à la pomme au sujet de leurs véritables besoins en matière d’usages, de protection de l’enfance, de durabilité et de réparabilité. C’est aussi l’occasion pour les médias de dépasser le matraquage marketing qui accompagne la sortie des nouveaux iPhone et d’enquêter sur le côté obscur de la production des dernières nouveautés technologiques. Ce serait autant de grains de sable dans une mécanique apparemment bien huilée et mettrait la pression sur les pouvoirs publics afin qu’ils mettent un terme à la course au moins disant fiscal et aux atteintes aux droits humains et environnementaux.

Et pourquoi pas d’amorcer un changement plus profond de nos représentations et de nos attitudes par rapport aux géants du web et des technologies, premier pas vers une reprise de contrôle sur nos vies.

Engagez-vous dans la campagne #iPhoneRevolt ! 

Vous pouvez signer la pétition sur le site #iPhoneRevolt ! 

Gazette Debout