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AgoraVox le média citoyen

Wed, 17 Jan 2018 09:13:40 +0100

Haïti, l'Afrique et le Président (fable édifiante)

Sans doute pour célébrer le huitième anniversaire du tremblement de terre qui a fait 230 000 morts en Haïti, le président des Etats-Unis a baptisé ce pays (et dans le même élan l’ensemble du continent africain) du doux terme générique anglo-saxon de « shitholes », ce qui ne signifie pas vraiment « pays de merde » comme les médias francophones l’ont diffusé, mais littéralement « trous à merde », autrement dit « trous du cul ».

La nuance n’est pas un détail, car si le produit évoqué est biodégradable et cesse d’importuner le sens olfactif des promeneurs assez rapidement, les organismes qui en assurent la mise en rayons ne cessent jamais leur production, et c’est bien ce qui semble donner du souci à l’homme le plus puissant et le plus distingué de la planète.

Parce que, vous comprenez, il en a assez de procurer aux 58 000 Haïtiens vivant aux Etats-Unis le beurre et l’argent du beurre et il ne veut pas qu’ils commencent à lutiner la crémière ! Certains de ces insulaires originaires de ce grand « shithole » bénéficient même du « statut provisoire de protection » depuis plus de trente ans, et ça suffit comme ça, épicétou.

Il n’y est pour rien, lui, dans la situation de ces pauvres gens auxquels il préfère de loin les Norvégiens qui, eux, ne sont pas assez nombreux à venir s’installer dans le plus beau pays du monde, ce que le Président a fait savoir à son homologue scandinave lors d’une visite officielle cette semaine.

Le monde entier sait déjà qu’il a un bouton nucléaire plus gros que celui de la Corée du Nord, alors, il ne va pas se laisser intimider par des gens qui voudraient s’installer sans autorisation et qui n’ont pas de bouton du tout. De leur côté, les Haïtiens n’ont pas été surpris outre mesure pas ses commentaires à propos des lois d’immigration, puisqu’il avait déjà déclaré à leur sujet qu’ils avaient tous le sida. Et c’est peut-être le spectre d’une diffusion incontrôlable du virus qui pousse Monsieur le Président à appliquer le principe de précaution.

Bien sûr, le fait que la révolution haïtienne ait été capable pour la première fois dans l'histoire de mettre définitivement fin à l'esclavage des populations amenées d’Afrique aux Amériques et de forger une nation indépendante n’est pour rien dans le jugement de président ! Le fait qu’Haïti ait fait l’objet, à cause de (ou grâce à) son rôle décisif dans la contestation de ce que les planteurs du Sud (dont huit présidents américains) appelaient une « institution particulière » n’a rien à voir avec la situation présente.

La révolution haïtienne en 1793 était insupportable pour les planteurs américains, et le mauvais exemple ne devait pas faire tache d’huile. La diabolisation d'Haïti a été poussée très loin, au point que le Congrès a imposé en 1824 un « gag order » (consigne de silence) qui interdisait de prononcer le mot « Haïti » au Congrès. Haïti a servi de « bête noire » dans une campagne de dénigrement délibérée contre les descendants du peuple qui a le premier brisé ses chaines. Il faut rappeler que la France (qui a déclaré en 2001 l'esclavage « crime contre l'humanité ») avait imposé à cette nation en 1804 une pénalité de 150 millions de francs-or comme condition de reconnaissance de son indépendance, ce qui a endetté Haïti pour 120 ans et englouti jusqu'à 80% des impôts perçus pendant cette période.

Les États-Unis ont envahi Haïti vingt-six fois entre1849 à 1915, et occupé le pays pendant dix-neuf ans sous le prétexte que le pays était « ingouvernable ». Pendant cette occupation, les américains ont permis l’achat de terres par des propriétaires étrangers et mis en place un système de « maintien de l’ordre » qui a jeté les bases de la dictature de Duvalier de 1957-1971.

En accusant Haïti d’être à l’origine de l'épidémie de sida, les médias ont mis à mal l'industrie du tourisme, ce qui, avec la destruction délibérée de la population porcine d'Haïti, a plongé l'économie dans une spirale désastreuse. Les industriels américains ont saisi l'opportunité offerte par l'exode rural massif pour établir des ateliers qui exploitent cette misère en pratiquant les salaires les plus bas du monde. 

Baptiser « shithole » ce pays (ce qui induit le respect que l’on porte à ses habitants) n’est pas seulement une insulte, mais aussi un affront provocateur à la conquête de sa propre liberté par le peuple haïtien. 

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Clark Joseph Kent

Wed, 17 Jan 2018 08:57:53 +0100

Andreï Kozenko lance un projet de loi sur l'abolition de la durée maximale de séjour en Russie pour les habitants de la RPD et de la RPL

Le député de la Douma, et coordinateur du comité d’intégration « Russie - Donbass », Andreï Kozenko, a préparé un projet de loi visant à modifier la loi de la fédération de Russie « Sur le statut des citoyens étrangers », qui propose d’abolir la règle limitant la durée de séjour des habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) en fédération de Russie. Il en a fait l’annonce aujourd’hui lors d’une réunion avec des journalistes à Lougansk.

« Je suis profondément convaincu qu’il est nécessaire de supprimer la norme « 90/180 » [qui stipule que la personne ne peut pas séjourner plus de 90 jours tous les 180 jours en Russie]. C’est pour cette raison que j’ai préparé une lettre pour l’un des vice-Premiers ministres et un projet de loi (sur la modification de la loi de la fédération de Russie « Sur le statut des citoyens étrangers »), qui supprimerait la durée limite de séjour des habitants de la RPD et de la RPL en fédération de Russie  », a-t-il déclaré.

Kozenko a souligné que ces « restrictions ne devraient pas exister ».

« La situation est la même pour le séjour du moyen de transport, la situation est la même pour le franchissement de la frontière du pays. Il ne devrait pas exister de situation où les gens font la queue, sous la pluie, dans le froid, etc. Nous devons assurer le travail aux points de passage de la frontière de telle façon que même lorsqu’il y a un contrôle du déplacement et de l’identification de la personne, il n’y ait pas de file d’attente  », a déclaré le député.

« Voilà les questions que nous avons abordées aujourd’hui lors de nos réunions de travail avec les dirigeants de la République [de Lougansk]. Je pense que nous réussirons dans ce sens, nous travaillons de manière assez active, et d’autres députés rejoignent ce travail  », a-t-il ajouté.

Note de la traductrice : Si cette loi passe, cela reviendra à considérer les citoyens de la RPD et de la RPL comme les citoyens biélorusses en termes de passage de la frontière et de séjour en Russie. Cela transformerait le passage de la frontière (qui est actuellement une épreuve de patience) en une simple formalité administrative rapide qui se rapprocherait de ce que vivent les gens vivant dans la zone Schengen quand ils passent d'un pays à l'autre. Cela sera une étape supplémentaire dans l'intégration des deux républiques avec la fédération de Russie.

Source : DNR News

Traduction : Christelle Néant




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Christelle Néant

Wed, 17 Jan 2018 08:40:33 +0100

Brésil - Temer : le bilan qui s'annonce

Au pouvoir depuis mai 2016, Michel Temer est rapidement devenu le Président le plus impopulaire du Brésil depuis la fin de la dictature. Ignorant les demandes d'une population qui avait élu en 2014 un gouvernement travailliste, il continue d'appliquer, dans l'urgence de son demi-mandat, une politique néolibérale au service du secteur privé.

Au Brésil, les élections de 2018 devraient marquer la sortie de l'actuel Président (non-élu) Michel Temer, dont la cote de popularité oscille aux alentours de 5%... Un rejet populaire massif et aisément explicable. Car si son parti, le PMDB, ne s'est jamais prévalu que d'arguments éthiques pour destituer l'ancienne Présidente (élue) Dilma Rousseff, il n'aura pas tardé à montré, une fois au pouvoir, qu'il avait en fait derrière la tête un véritable projet de gouvernement, opposé en tout point à celui de ses prédécesseurs. En moins de deux ans, la liste des réformes votées par le Parlement est presque aussi impressionnante que celle des scandales politiques.

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Michel Temer. Photo : Marcos Corrêa, EBC.

« Bilan+Gouvernement+Temer » Comme on peut s'y attendre, le premier résultat donné par Google à une telle recherche est celui d'un grand journal néolibéral, l'Estadão, supporter inconditionnel de Temer et de ses alliés financiers. «  Dès le début de son mandat, le Président s'est engagé à faire des réformes en faveur des marchés et à réajuster les comptes publics », résume la journaliste qui dresse ainsi la liste des principaux « succès » du gouvernement.1

1. Plafonnement des Dépenses Publiques. « La loi approuvée en 2016 congèle les dépenses du gouvernement, en termes réels, pour les vingt prochaines années.  » Il s'agit plus précisément d'un amendement à la Constitution qui indexe sur la seule inflation toutes les dépenses publiques jusqu'en 2038. Autrement dit, même en cas de croissance et/ou d'augmentation des recettes de l’État, il sera interdit aux gouvernants d'augmenter ses investissements dans la santé ou dans l'éducation, par exemple. Le texte inclut également un paragraphe sur le salaire minimum, désormais lui aussi indexé sur la seule inflation et non sur la croissance.

2. Privatisations. « Avec le Programme de Partenariat d'Investissement, les lois de concession de bien publics à l'initiative privée ont été modifiées », devenant ainsi «  plus attractives pour les investisseurs. » En pratique, de nombreux partenariats privés ont déjà été lancés sur des projets d'infrastructures et d'énergie, à commencer par le Pré-Sal, réserve nationale de pétrole, vendue aux enchères en octobre dernier à des capitaux étrangers.

3. Réforme du Code du Travail. «  Soulevant une polémique au sujet de la flexibilisation des contrats, le gouvernement s'est attaché à répondre aux demandes des entrepreneurs ». En pratique, l'un des points les plus controversés de la réforme est de donner une large prévalence aux conventions collectives et aux accords particuliers entre employeurs et employés.

4. Réforme des Retraites. Le projet est encore en phase d'être voté. L'Estadão lamente un certain recul en arrière du Parlement : «  Il s'agit d'une réforme vue comme négative par une majorité de Brésiliens. C'est pourquoi les députés - même alliés du gouvernement - craignent l'impact qu'une éventuelle approbation pourrait causer sur les élections de 2018. » La loi prévoit un âge minimum de départ en retraite de 62 ans pour les femmes et 65 pour les hommes. Notez que l'on parle d'un pays où il est encore très courant de commencer à travailler à 14 ou 16 ans et où l'on naissait jusqu'en 1990 avec une espérance de vie de... 65 ans.

«  Il est donc indéniable que le gouvernement Temer a réussi à faire passer un nombre significatif de réformes (...) visant à une réduction l'État au Brésil, » conclut la journaliste. « Plafonnement dépenses publiques, diminution du rôle de l'État comme fournisseur de droits sociaux, facilitation des procédures de privatisation, et limitation des droits des travailleurs : voilà le bilan actuel des politiques publiques du gouvernement Temer.  »

...

À nous de reconnaître que pour un gouvernement néolibéral qui a pris le pouvoir sans élections il y a moins de deux ans, il s'agit d'un premier bilan tout à fait respectable... Mais très incomplet. Il faut donc aller chercher un peu plus loin dans les archives du Journal Officiel et dans les médias alternatifs pour se faire une meilleure idée de l'état du pays.

5. Programmes sociaux. S'il va de soi qu'il serait un véritable suicide électoral d'annoncer la fin des programmes sociaux mis en place par les précédents gouvernements, Temer ne s'est pas privé de s'attaquer à eux de manière plus subtile, à coup de coupes budgétaires et d'obstacles administratifs. Aides au logement, bourses étudiantes, programmes d'accès à la propriété, pharmacies populaires... avec en ligne de mire la désormais célèbre « Bolsa Família », programme phare du gouvernement Lula, instauré en 2004 dans le cadre de la lutte contre la faim et le travail infantile. Vue aujourd'hui comme le principal symbole de l'extrême division sociale et politique du pays, la Bolsa Família est en fait une allocation attribuée aux familles les plus démunies (revenu inférieur à 45 euros par personne), sous conditions, entre autres, de scolarisation des enfants et de mise à jour de leur carnet de vaccination. Près de 14 millions de familles en bénéficient aujourd'hui : les partisans du gouvernement dénoncent un État qui paye les pauvres pour qu'ils se reproduisent... notez que le montant de l'allocation est d'environ 10 euros par mois et par enfant à charge...

6. Environnement. Les lobbies de l'agro-industrie et des grands propriétaires terriens sont parmi les plus proches alliés de l'actuel gouvernement. Malheureusement, étant donné la taille du Brésil et de sa forêt tropicale, il est aujourd'hui bien difficile d'entrevoir avec certitude la taille du désastre écologique généré à leur profit par des politiques irresponsables. À titre d'exemple, on peut citer diverses mesures de réduction des aires protégées (malgré un recul en arrière sous pression internationale), l'interruption des programmes de démarcation de territoires indigènes, une amnistie présidentielles sur les amendes des crimes environnementaux ou encore la publication d'un décret permettant la régularisation des propriétés privées de 1000 à 2500 hectares formées par invasion illégale sur des territoires nationaux (notamment en Amazonie).

7. Droit des femmes. Au lendemain de la destitution de la première femme Présidente de la République, Temer annonçait déjà la couleur de ses intentions en formant un gouvernement exclusivement masculin (et accessoirement blanc). Il n'a évidemment pas non plus hésité à faire des femmes les premières cibles des diverses réformes citées ci-dessus. Les mouvements sociaux dénoncent également une diminution de 60% des subventions attribuées aux centres d'accueil des femmes victimes de violence. Mais le clou du spectacle reste la PEC 181, projet d'amendement constitutionnel interdisant l'avortement dans les trois seuls cas où il est encore autorisé au Brésil : viol, grossesse à risque pour la mère et anencéphalie fœtale. Autrement dit, si la mesure est approuvée, une femme violée ou dont la vie serait mise en danger par la grossesse, sera obligée de garder l'enfant.

Manifestation contre l'interdiction de l'avortement. Photo : Mídia Ninja.

8. Fonction publique. À ce stade du mandat, on ne se faisait déjà plus vraiment d'illusions sur intentions de Temer dans le domaine de la fonction publique. Il aura néanmoins attendu janvier 2018 pour publier un décret annonçant la suppression de plus de 60 000 postes et encadrant fermement l'ouverture de nouveaux concours.

9. Échanges de bons procédés. Reste un immense paquet de mesures aléatoires, souvent passées sous silence par des médias complices, mais qui en disent long sur l'identité des alliés du gouvernement. Politiques de censure et de répression contre les religions afro-brésiliennes, les mouvements LGBT, les artistes contemporains, les professeurs de sciences humaines bref, contre tous ceux qui dérangent d'une manière ou d'une autre le très puissant groupe évangéliste de l'Assemblée. Augmentation explosive des dépenses publicitaires du gouvernement dans les grands médias (en particulier Globo et Facebook) et des subventions qui leur sont attribuées. Indifférence absolue de l'État devant la décadence des banques nationales, qui ont annoncé en 2017 la fermeture de plus de 500 agences et du licenciement de 22 000 fonctionnaires, au bénéfice évident des banques privées. Décret transférant aux tribunaux militaires l'autorité de juger des crimes commis par des militaires contre des civils, donnant ainsi à l'armée une dangereuse autonomie dans ses interventions en tout genre. Guerre ouverte contre les services nationaux d'inspection du travail esclave, aujourd'hui pratiquement immobilisés par des coupes budgétaires, au grand bonheur des géants de agro-industriels et de la construction civile... ce qui aura valu au Brésil d'être condamné en octobre dernier par la Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme pour esclavagisme et trafic de personnes.

10. ...
Demandez maintenant aux Brésiliens ce qu'ils retiennent de ces 19 mois de gouvernement Temer. Quelle sera la réponse ? Les sondages effectué fin 2017 sont unanimes : C.O.R.R.U.P.T.I.O.N. Si un telle réponse peut traduire un certain manque d'information de la population quant au bouleversement social que le pays est en train de vivre (merci les grands médias), elle n'est pas non plus complètement dénuée de fondement. Ministres, députés et sénateurs poursuivis en justice, démissions en chaîne, valises de billets par-ci, comptes en Suisse par-là, écoutes téléphoniques, réduction de peine contre délation du meilleur ami, Habeas Corpus contre mort « accidentelle » du meilleur ennemi... À chaque semaine son moment de surprise, mis-en-scène avec talent par une mafia qui a au moins le mérite de ne pas masquer son jeu, brassant allègrement des millions de dollars au-dessus de nos têtes.
Le clou du spectacle aura évidemment été celui des dénonciations faite contre Michel Temer lui-même, accusé d'avoir reçu des dizaines de millions de Réals sous forme de pots-de-vin partagés avec l'ancien président de l'Assemblée, Eduardo Cunha, aujourd'hui en prison et soupçonné d'être généreusement rémunéré pour garder le silence.

Le résumé (très résumé...) est alarmant. Mais il l'est encore davantage quand on sait qu'il est probablement irrévocable et incomplet. Irrévocable car les institutions brésiliennes et le système électoral législatif rendent en pratique quasiment impossible un retour en arrière sur la plupart des lois et amendements constitutionnels qui viennent d'être votés. Incomplet car les élections présidentielles de 2018 n'auront lieu qu'en octobre,laissant encore à Michel Temer un bon tiers de mandat pour peaufiner son œuvre.
Et pour les Brésiliens, c'est le bilan de fin d'année qui s'annonce autrement douloureux.

1 « Um balanço das políticas públicas do Governo Temer » par Michelle Fernandez, L'Estadão, 9, novembre 2017.

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Charlotte Dafol

Wed, 17 Jan 2018 08:22:57 +0100

La réforme du BAC en période de soldes : la casse du lycée public et du BAC en marche !

Dans le plus grand secret et le silence des médias des milliardaires, le régime Macron s’attaque au lycée et à la réforme du BAC. Une réforme du BAC et du Lycée dont les détails devraient être finalisés d’ici la fin du mois de janvier, mais en réalité une réforme écrite de longue date. Une réforme du BAC en période de soldes qui prépare de fait la casse du lycée et est la poursuite au niveau de l’enseignement secondaire de l’entreprise de casse sociale lancée avec les lois Macron, El Khomri et ordonnances loi travail d’une part et la mise en place de la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et de l’Université. À Initiative Communiste ne se taira pas sur cette question majeure pour l’avenir de la jeunesse et du pays et donne la parole à Philophile (*) responsable syndicale en lycée qui explique les tenants et les aboutissants de cette réforme du Bac

Le lycée qui accueillera les élèves de seconde en septembre 2018 pour les préparer au baccalauréat en 2021, ne ressemblera plus du tout à ce que vous avez connu ! Tout a commencé dès l’automne 2017 avec l’annonce de la nouvelle procédure d’affectation post-bac. Retour sur le hold-up du siècle.

L’effet domino.

Phase 1. Sous-dimensionner l’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur étant notoirement sous-dimensionné pour accueillir le flot grossissant des lycéens, il fallait à tout prix ‘’réformer’’ le mode d’affectation des bacheliers vers les formations universitaires ( à lire ici notre article sur Admission Post-Bac et la sélection à l’Université). C’est chose faite depuis l’automne. Dès 2018, les lycéens auront le droit de ‘’choisir’’ les formations qui, en définitive, choisiront de retenir leur candidature (ou pas…).

Cette sélection dictée par la pénurie de places, sera donc désormais universelle, renforçant ainsi la marginalisation des classes populaires dans la population étudiante.

Phase 2. Supprimer l’examen national du baccalauréat

Le baccalauréat peut ainsi être « allégé » : réduction du nombre d’épreuves (réduisant par la même occasion les volumes horaires disciplinaires…), augmentation du contrôle local (renforçant les inégalités géographiques et donc sociales…).

Le bac cesse de facto d’être le premier grade universitaire – examen dont la réussite donne un droit égal d’accès à l’enseignement supérieur – pour se réduire à un simple diplôme de fin d’études secondaires (simple condition nécessaire et non suffisante, de l’accès à la fac), diplôme dont le caractère national et identique est par ailleurs remis en cause.

Qui plus est, le BAC et les diplômes nationaux sont la base de l’égalité de droits et de salaires des salariés puisqu’ils sont le référentiel servant de base à l’établissement des grilles des conventions collectives et des statuts de la fonction publique.

Phase 3. Réformer le lycée en machine à sélectionner

Le lycée n’a donc plus qu’à s’adapter à son nouveau rôle : assurer officiellement la sélection (sociale) à l’entrée de l’enseignement supérieur, en réduisant au passage le volume horaire d’ 1 / 6e comme cela est annoncé et par la même occasion, en supprimant 24 000 postes ( soit 1 / 6e des 142 000 enseignants en lycée)…

Réforme du lycée, casse du bac : un processus de Bologne à l’échelle des lycées.

Lancé depuis l’université italienne de Bologne en 1999, l’UE s’est dotée d’un processus d’harmonisation de son enseignement supérieur (semestrialisation, LMD, crédits d’enseignements ECTS), visant à s’imposer dans une soi- disant économie internationale de la connaissance. Ce processus, aussi connu sous le nom de stratégie de Lisbonne (2000), prend sa source au début des années 80. Il s’agit alors de transformer le champ des savoirs (à vocation émancipatrice) en un supermarché des compétences (permettant des profits). Depuis 1983, la table ronde des industriels européens (l’ERT) y joue, auprès de la commission européenne, un rôle majeur – comme le soulignent depuis bientôt 30 ans, quelques observateurs avertis. Ce processus en apparence généreux (offrant la possibilité aux étudiants de voyager), cherche de nouvelles marchandises à se mettre sous la dent. L’enseignement à distance, la formation tout au long de la vie, la certification payante de compétences, sont ses véritables objectifs, offrant ainsi des cerveaux employables, mobiles, et déjà endettés… au marché du travail. L’autonomie des universités (loi LRU), la réforme du collège, la sélection à l’entrée de la fac (loi Vidal) et bientôt, la libéralisation des frais d’inscription… parachèvent le dispositif.

Reste à décliner la chose au niveau des lycées, ce à quoi s’emploie notre ministre actuel en alignant le lycée et le baccalauréat sur les standards internationaux et européens : semestrialisation, recentrage sur 4 épreuves terminales, contrôle continu à l’allemande, modularité à l’anglaise, grand oral à l’italienne, un zeste de philosophie à la française et tri social universel… Le lycée de demain sera donc euro-compatible, quoi de plus naturel en somme pour un gouvernement euro-constructif ? D’où les hésitations syndicales actuelles, devant un projet qui risque de faire passer la ligne de faille, non pas entre, mais au sein même des appareils syndicaux, à l’instar de ce qui s’est produit en 2017 dans le paysage politique français.

Réduire les enseignement de près de 20% : un effet de seuil dramatique pour les lycéens

La réduction des horaires disciplinaires au lycée, dans la continuité de la dernière réforme du collège, risque de produire un effet de seuil (un saut qualitatif) encore plus radical que celui engendré par la montée en charge des effectifs des élèves dans les classes depuis que les politiques d’austérité s’invitent rue de Grenelle. Par exemple, la philosophie qui constitue une spécificité française héritée des lumières, semble préservée, elle ferait partie des 4 épreuves universelles maintenues à l’issue de la terminale. Mais on nous annonce dans le même temps que le volume horaire obligatoire qui lui serait alloué (dans un tronc commun), risque fort d’être anecdotique, laissant le choix aux lycéens d’approfondir cet enseignement sur un mode optionnel. Mais le choix des options (appelées majeures ou mineures dans un enseignement de spécialisation), sera dicté par les attendus de l’enseignement supérieur, lui même déjà largement gagné à une logique utilitariste. Bref, c’est un enterrement de première classe pour toutes les disciplines émancipatrices qui ne rentreront pas dans une stratégie efficace de poursuite d’études…

Gageons que la riposte des intellectuels sera à la hauteur des enjeux, comme les états généraux de la philosophie à la Sorbonne en 1979 avaient su le faire. Alors à quand des états généraux interdisciplinaires ? 

Philophile

source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/reforme-bac-periode-de-soldes-casse-lycee-bac-marche/

(*) pour des raisons que l’on comprend bien Philophile a souhaité s’exprimer sous pseudonyme

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PRCF

Tue, 16 Jan 2018 18:25:12 +0100

Le Magazine littéraire se mue en Nouveau Magazine littéraire !

La nouveauté a toujours du bon pour un titre de la presse qui a déjà touché plusieurs générations. C’est une révolution qui s’opère au niveau des débats d’idées. C’est la renaissance pour le Nouveau Magazine littéraire, puisque comme il l’annonce : « tout reste à écrire » !

Fondé en 1966, le Magazine littéraire avait pour vocation, l’analyse littéraire sous forme de dossiers et l’actualité des livres. Des philosophes, gens de plumes, cinéastes, artistes ont été moulinés pendant plus de cinquante ans entre ses pages. La plupart du temps, des universitaires drapaient leurs propos d’oripeaux académiques, voire pédants. Comme si cette revue de qualité s’adressait à une certaine élite intellectuelle qui ronronnait dans le marigot parigot.

Cette époque est définitivement révolue. Le Magazine littéraire est mort, vive le Nouveau Magazine littéraire sous presse depuis le 18 décembre 2017, avec aux commandes l’essayiste Raphaël Glucksmann. Pour notre plus grand plaisir également, puisqu’il révolutionne l’ancienne ligne éditoriale.

Dans son manifeste, il annonce la couleur. « Pendant de trop longues années, nous avons abandonné des mots, délaissé des causes, sacrifié des idées. A force de les répéter pour ne rien dire, nous avons vidé de leur substance les notions qui éveillaient jadis les désirs les plus forts et les rêves les plus fous. On vibre encore à l’évocation de ces noms : « cosmopolitisme », « fraternité », « égalité », « solidarité », « universalisme », « humanisme » ou « progressisme » ».

Comment ne pas être insensible à cette diatribe qui rue dans les brancards de la presse réac et rétrograde ? Il y un relent de démarche proche des « Temps moderne » à quelques décennies près ! Raphaël Glucksmann ne s’en cache pas. Il s’est mis à table sur France Culture et a évoqué sans une certaine nostalgie cette « pierre posée dans le jardin des idées qui fabriquent les nations. C’est une pierre posée dans le jardin de Jean-Paul Sartre ».

Autres temps autres humeurs et renaissance enfin d’un courant humaniste à fleur de clavier, qui trouvera un écho favorable entre les pages de la nouvelle formule du Magazine littéraire.

Les sujets évoqués dans le premier numéro confirment, affirment et ouvrent les frontières entre genres littéraires et philosophiques en s’inscrivant dans la réalité de la société, telle qu’elle, actuelle.

Première invitée de la rubrique « les idées », Najat Vallaud Belkacem, ex ministre de l’éducation. Elle exprime sa vision de la social-démocratie, qui selon elle ne serait pas morte !!!! Dans une langue de bois vermoulue aux échos de son vécu de la politique aux affaires, elle invoque et tend la main à « la génération qui inventera le socialisme de demain ». Après, elle-même avoir sévi et affrété les charrettes pour brûler en place publique Vive la Sociale, depuis Mitterrand ; au nom du sacro-saint néo-libéralisme à tout crin ! Les sinistres, comme disaient ce cher et regretté Coluche, ne sont jamais au chomdu. Ils savent pertinemment se recycler. A commencer par elle, qui dirige désormais une collection chez un grand éditeur (sources : France Culture).

Cécile Alduy quant à elle analyse ce qu’elle appelle « La droite tautologique » à droite de la droite, à travers entre autre la fameuse figure et les discours de Wauquiez, dignes de la facho sphère.

Denis Robert, en tant que lanceur d’alerte nous relate les « Paradis prospères », un système bien huilé.

Marc Weitzmann, en journaliste d’investigation de l’excellence, nous expose « les Merah, une famille française » dans un article très fouillé et argumenté.

Leila Slimani, en jeune écrivaine de talent se met dans la peau d’un violeur lors d’un récit très poignant intitulé « La confession ».

Le grand dossier s’articule autour des notions d’ « Utopies le grand réveil  » En clin d’œil au fameux slogan de 1968 : « Soyons réaliste, demandons l’impossible  » en regard aussi peut-être à Elisée Reclus persuadé que « L’utopie est la seule réalité  » ! En tout cas dossier touffu où écrivains et philosophes s’en donnent à cœur joie.

Nous avons aussi droit à une conversation entre Raphaël Glucksmann et Edgar Morin, qui représentent deux générations de l’intelligentsia. Autour du thème de « Tout reprendre à zéro  » sont discutés la gauche en berne, l’écologie, l’humanisme et la question fondamentale de la nécessité de transformer le monde.

Ouf ouf la touffe, ce n’est pas trop tôt pour une revue qui se réclame de littérature. Il faut attendre la page 69 pour qu’apparaissent les chroniques de livres. Les fictions sont à l’honneur. L’une givrée nous parle de la ruée sur les pôles.

Je suis très heureuse d’y retrouver une critique enthousiaste, que je ne démentirai pas, du roman « la belle n’a pas sommeil » d’Eric Holder. Il vient juste de le publier. J’y reviendrai forcément dans mon prochain article ; y apposant ma touche sauvage et médocaine.

Les non-fictions qui se rapprochent des sciences humaines ne sont pas oubliées, c’est un régal de retrouver le philosophe Anselm Jappe plus audible que lisible, autour du capitalisme qui se nourrit de pulsion de mort sous la férule du fétichisme de la consommation.

Les arts et la musique ne sont pas absents.

La revue se clôt sur un dossier mémorable autour d’un auteur du Sud-Ouest qui est particulièrement cher à mes tripes sensibles : le père la Boétie. Qualifié de « véritable insoumis » sous la plume inspirée de Michel Onfray, qui nous explicite de façon magistrale et claire les ressorts de ce philosophe. « Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres  », ce conseil éclairé de La Boétie a inspiré moult émules de la gauche libertaire et révolutionnaire en actes.

L’exemple tunisien illustre aussi ce dossier, ainsi que l’amitié fraternelle entre La Boétie et Montaigne et leurs descendants jusque chez les Indiens d’Amérique…

Le passage de témoin entre les deux générations des Magazines littéraires tient lieu de révolution copernicienne dans le monde des idées en marche. La mutualisation des connaissances dans tous les domaines donne le ton. Les débats d’idées à la place des conversations de café sont mis à l’honneur entre les pages de la nouvelle formule.

Raphaël Glucksmann s’en est expliqué à a la Grande Table sur France Culture.

Vous en aurez pour votre argent et en pensées constructives. Sur ses 108 pages de lectures, déductions faites des 17 pleines pages et encarts de pubs (dont certaines pour des produits de luxe, macaque bonobo, je m’insurge) vous n’y perdrez pas trop au change, puisque pour son lancement la revue est proposée à 4,90 euros pour passer par la suite à 5,90 euros par mois.

J’exprime à présent mon plus gros grief, qui reprend les travers de porc de l’ancienne formule et remet en question l’esprit frondeur de la présente.

En page 75, vous trouvez un encart publicitaire pour les « éditions Amalthée » qui racole les auteur(e)s à envoyer leur tapuscrit. Tout comme durant trop longtemps, La Pensée Universelle a sévit dans le feu Magazine littéraire pour arnaquer à compte d’auteur, les paumé(e)s de l’écriture. Même si la vigilante et militante association CALCRE ((association d’information et de défense des auteurs) a révélé la supercherie, sans que jamais le Magazine littéraire ne s’émeuve de telles pratiques qui ont trait au racket de l’édition pour gogos désinformés et crédules ! Le nouveau Magazine remet le couvert avec un autre éditeur arnaqueur. Je m’en émeus sévèrement !

Pour finir sur une touche plus optimiste. Si, vous aussi, vous pensez que « Les idées changent le monde », comme lle suggère le titre en page de couverture du Nouveau Magazine littéraire, alors vous prendrez un certain plaisir à le lire et faire valser vos œillères dans une sarabande joyeuse digne de la Danse à nu de Matisse.

Si en revanche vous pensez que la clique judéo franc-maçonne et métèque s’est emparée de ce média, ignorez ce magazine et retournez, vous enterrez dans votre bunker pour n’en sortir jamais. Bon débarras !

Le Nouveau Magazine littéraire, numéro 1, décembre 2017, 4,90 euros

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