Presse & blogs CHANGER

 
 

News

Wed, 17 Jan 2018 09:26:03 +0100

« Nager avec les piranhas » : le naufrage intellectuel de Michel Onfray en Guyane | Maxime Brousse

En novembre 2017, Michel Onfray publiait chez Gallimard Nager avec les piranhas, un «carnet guyanais» bourré d’approximations et d’erreurs, tiré de son expérience en Guyane et de son très bref passage dans le village amérindien de Taluen. En quatre-vingts pages, l’écrivain aux quatre-vingt-dix ouvrages méprise toute l’anthropologie française, mais aussi les efforts de nombreux professionnels en poste en Guyane. Surtout, il fait ce qu’aucun intellectuel sérieux n’ose plus faire depuis des années: parler au nom d’un peuple à qui il ne donne jamais la parole. Car de la pléiade d’erreurs qui constellent l’ouvrage –pourtant paru dans la collection «Blanche», présentée comme la plus prestigieuse de la maison d’édition– ce qui ressort, c’est surtout que Michel Onfray sait ce qu’il faut faire des Amérindiens de Guyane, mais n’a pas pensé à leur demander leur avis.

Nager avec les piranhas aurait été écrit en une nuit, quelques semaines à peine après le retour de du philosophe en métropole, en novembre 2015. Il avait été convié en Guyane pour parler de son ouvrage Cosmos puis, à l’invitation du photographe Miquel Dewever-Plana et de David Redon, conseiller de la Direction des affaires culturelles de Guyane (présenté à tort comme géographe dans le livre) il avait passé douze heures dans le village amérindien de Taluen. C’est là que, pour le chambrer avant sa baignade dans le fleuve Maroni, des Amérindiens l’auraient mis en garde contre la présence des piranhas. Sans recours à aucune bibliographie, sans échanger avec les intellectuels amérindiens ni les nombreux anthropologues spécialistes de la région, Michel Onfray a, par une nuit d’automne, couché sur papier ce mélange d’impressions, d’émerveillement enfantin et de délire égotiste, pour apporter sa pierre au débat. Malheureusement, son texte est loin de rendre service à la cause qu’il souhaite défendre, et qui l’a légitimement chamboulé.

Approximations et raccourcis

Pour lui, Cayenne est un coupe-gorge avec ses «histoires racontées par tous les expatriés de couteaux sous la gorge, de viols de femmes sous les yeux de leur famille, d’égorgement pour quelques billets» (p.18). Il me semble qu’en écrivant «expatriés», il pense aux «métropolitains» –on lui pardonne, il n’est pas le premier. Kourou est une «ville aseptisée réservée à la fine fleur de la recherche spatiale européenne» (p.18): deux faces d’une même vision de l’enfer, deux fois à côté de la plaque. Certes, en tant qu’ancien résidant de Cayenne, je reconnais volontiers que la ville est plus agitée qu’une sous-préfecture normande –je me suis fait cambrioler, j’ai rencontré un bijoutier qui avait abattu un voleur, les crackés déambulent, nombreux dans le centre-ville…– mais l’apocalypse n’est pas encore là. Quant à Kourou, elle n’est pas si paisible. La commune a été classée «zone de sécurité prioritaire» en novembre 2012, deux mois après Cayenne –la délinquance y serait «10% plus élevée que la moyenne du département».

Le quartier de Matine-Leblond, à Cayenne, en mars 2017 (JODY AMIET / AFP)

Quand il parle de la forêt, Onfray s’embrouille dans les chiffres: «La communauté amazonienne est aujourd’hui forte de dix mille personnes. […] [Ces peuples] sont répartis sur les huit millions de kilomètres carrés de la forêt» (p.54). «Dix mille», c’est bien la population estimée d’Amérindiens en Guyane. «Huit millions de kilomètres carrés», c’est environ la superficie du Brésil. Celle de l’Amazonie est de 5,5 millions, celle de la Guyane, de 83.846 km2. Surtout, la notion de communauté est un non-sens: rien qu’en Guyane, on compte six ethnies amérindiennes, aux cultures très différentes, auxquelles s’ajoutent plusieurs ethnies bushiningués. En rassemblant tous ces collectifs sous le terme de «communauté», l’auteur fait croire à ses lecteurs que les peuples autochtones de Guyane sont une même et grande famille unie contre le méchant colon, et nie leur différence et la complexité de leurs échanges –y compris avec les autres communautés de Guyane: Créoles, Blancs, Chinois, Hmongs, Haïtiens, Brésiliens… Il les qualifie d’ailleurs de peuples «fossiles» qui «sont ce que nous fûmes et, hélas, […] seront ce que nous sommes» (p.16).

«Il y a tous les fantasmes de l’Europe sur les Amérindiens, le premier étant qu’ils doivent rester en kalimbé [pagne], ne pas avoir accès à l’électricité, à Internet… Bref, il faut qu’ils restent de bons sauvages dans la forêt.»

Marianne Pradem, anthropologue 

Des propos que Marianne Pradem, anthropologue de la Cellule régionale pour le mieux-être des populations de l’intérieur (présentée à tort comme une élève de Tobie Nathan), juge «dangereux»«Il y a tous les fantasmes de l’Europe sur les Amérindiens, le premier étant qu’ils doivent rester en kalimbé [pagne], ne pas avoir accès à l’électricité, à Internet… Bref, il faut qu’ils restent de bons sauvages dans la forêt.»

Pour un autre universitaire ayant travaillé en Guyane et qui a souhaité rester anonyme:

«Aujourd’hui, plus personne n’oserait, après un jour et demi, écrire sans avoir travaillé sur le consentement des populations, sans avoir collaboré avec des penseurs de ces sociétés. Les Amérindiens sont des objets dans son grand procès contre l’Occident, ils redeviennent des enfants… [Onfray] fait tout ce qu’il critique: il critique la philosophie des lumières allègrement, mais en fait des bons sauvages asservis par la mondialisation et les petits blancs français…»

Dans son livre, le philosophe évoque des tribus non-contactées et sous-entend qu’il pourrait y en avoir en Guyane: «Il y a là, dans cette jungle impénétrable, des peuples qui n’ont jamais vu rien d’autre que ceux de leur tribu» (p.19). Pour l’universitaire, «c’est totalement faux et impossible, on le sait depuis longtemps. C’est vraiment un affront, au-delà des personnes elles-mêmes, à toute l’école universitaire qui a œuvré là-bas.»

Philippe Descola expliquait récemment (à 8'18 de cette émission) que ces tribus, qui vivent près de la frontière péruvienne, au Brésil, «ont été contactées par les milices des barons du caoutchouc» au tournant du XXe siècle. Suite aux «exactions inimaginables» dont elles ont été victimes, elles ont décidé de rompre le contact –des organisations, comme la FUNAI au Brésil, s’efforcent de faire respecter leur choix.

Le fantasme de l'étui pénien

Mais le sommet de l’approximation façon Onfray, c’est la mention, à trois reprises, des étuis péniens que les Amérindiens Wayana porteraient sous leur pagne. Ni les Wayana, ni les Teko, les Wayampi, les Palikur, les Kali’na ou les Lokono (les cinq autres peuples amérindiens de Guyane française) ne portent d’étuis péniens. Qu’Onfray ait cru voir ces cache-sexes, qu’il ait fantasmé ces pénis enfermés dans des calebasses ou noués par des petits liens, pourquoi pas. En faire une vérité sans chercher à la vérifier –en posant la question aux habitants de Taluen ou aux chercheurs spécialistes de la région –c’est malhonnête. Mais ne pas corriger l’erreur, alors que celle-ci lui a été signalée près de deux ans avant la publication de son livre, c’est un manque d’éthique qui dépasse l’entendement.

M. Dewever-Plana, qui l’a accompagné à Taluen, m’a confié:

«Je lui ai dit par téléphone (début 2016): “Je voudrais te signaler qu’il y a quelques erreurs d’interprétation, notamment quand tu parles des étuis péniens: les Amérindiens de Guyane n’ont jamais porté d’étui pénien.” J’ai entendu un blanc au bout du fil, puis il m’a dit: “Mais alors, qu’est-ce qu’ils portent sous leurs pagnes ?”» 

Le photographe considère aujourd’hui la vision de Michel Onfray «à la fois choquante et méprisante».

Sur le suicide, le mercure, la médecine, l’école, l’orpaillage illégal, la citoyenneté française, les allocations familiales, les tenues que portent les Amérindiens, leur accès ou non à Internet et à l’électricité, c’est le même problème: il simplifie ce qu’il voit pour pouvoir s’indigner sans trop se fatiguer. Le suicide? La faute à la modernité. L’orpaillage? «Il suffirait de lutter résolument» contre (p.55). Les médecins? Ils ne comprennent rien. Les allocations? Elles font des Amérindiens des alcooliques. Si seulement la vie était aussi simple qu’un livre d’Onfray.

Onfray liquide l’héritage de l'anthropologie

En Guyane, ce texte n’a pas franchement suscité l’enthousiasme: «Les gens qui aiment Onfray l’ont trouvé vraiment très en-deçà de ce qu’ils aimaient chez lui: de la philosophie de café du commerce. Les connaisseurs, les amoureux, les engagés de la cause amérindienne ont trouvé que c’était un ramassis de clichés qui desservait la cause: les indiens infantilisés, l’opposition manichéenne tradition/modernité, les erreurs sur les étuis péniens, les méchants Surinamais et Chinois, les orpailleurs et les méchants blancs…», précise l’universitaire anonyme.

Il existe déjà une excellente critique de Nager avec les piranhas: elle est signée des anthropologues Pierre et Françoise Grenand, élèves de Claude Lévi-Strauss et spécialistes reconnus de la Guyane. Elle a été écrite… en 1992, 25 ans avant que l’auteur de Cosmos ne dorme «à la belle étoile dans un hamac». Dans Y-a-t-il encore des sauvages en Amérique?, les deux chercheurs dénoncent ceux qui veulent penser à la place des Amérindiens. Et en quelques lignes, ils saisissent à la fois les inquiétudes profondes (et souvent légitimes) d’Onfray, et les travers de sa méthode:

«Les Amérindiens […] sont devenus l’antidote miracle de la profonde angoisse qui étreint l’Occident face à la dégradation croissante de l’environnement à l’échelle planétaire. De païens irréductibles, de sauvages rejetés dans le domaine de la nature, les Amérindiens se trouvent brutalement transformés en emblème, en porteurs de flambeau du sauvage qui hante le tréfonds de notre être, en métaphore vivante de l’harmonie de l’homme avec la nature. Pourtant, pas plus aujourd’hui qu’hier les Amérindiens n’ont eu le choix de leur rôle sur la scène de notre théâtre à idées.»

Marianne Pradem abonde dans ce sens: «On dénie aux populations autochtones le droit d’avoir une façon de voir le monde qui est bien la leur, mais en même temps, on leur dénie une place dans la modernité.»

Dans leur texte, les Grenand s’enthousiasment:

«Les temps où les anthropologues parlaient au nom des Amérindiens sont heureusement révolus. Nous ne pouvons plus ignorer que nous parlons désormais en notre nom propre (…). Il nous reste désormais à apprendre à travailler avec eux.»

Seulement voilà: Michel Onfray n’est pas anthropologue. Le philosophe prend d’ailleurs soin de liquider l’héritage de la discipline d’un cinglant «Je ne hais pas les voyages. Mieux, ou pire: je les adore» (p.16). Un camouflet raté à l’incipit de Tristes Tropiques, de Claude Lévi-Strauss. L’occasion surtout, de prouver qu’il n’a pas compris la phrase du père de l’anthropologie française, et de donner raison à celui-ci. Car en écrivant «Je hais les voyages et les explorateurs», Lévi-Strauss critiquait précisément l’attitude des explorateurs à la Onfray. Pour lui, «ce qui compte, ce n’est pas du tout le côté touristique (…), c’est ce que nous rapportons de connaissances et d’informations.»

Or, Nager avec les piranhas ne sont que mise en scène de soi, analyse aussi douteuse que paresseuse d’une société que le penseur n’a pas pris la peine d’observer. L’anthropologue consciencieux –et avec lui, tout intellectuel ayant un soupçon d’éthique– prend conscience de ses limites et tente de les dépasser. Quand Michel Onfray reconnaît les siennes, c’est pour mieux s’y complaire. C’est d’ailleurs là, dès la première ligne qu’il nous livre la clé de lecture de son texte: «Ce que l’on trouve dans un voyage est toujours ce que l’on y met. Les ethnologues n’échappent pas à cette règle» (p.15). Dont acte: il n’y a que du Michel Onfray dans ce texte, dans ces étuis péniens fantasmés, dans ces piranhas avec qui il a cru communier, dans ces Wayanas d’aujourd’hui qu’il a pris pour des vestiges d’un ancien monde.

Arrivé dans ce bout de république française sud-américaine, Michel Onfray a été choqué parce qu’il y a vu. Je le comprends: j’ai vécu les mêmes indignations, je me suis posé les mêmes questions lors d’un séjour sur l’autre grand fleuve de Guyane, l’Oyapock. Mais plutôt que de mettre son poids médiatique au service de la cause amérindienne, plutôt que de porter la parole des penseurs indigènes, des chercheurs, artistes, personnels médicaux qui tentent d’améliorer la situation quotidienne des peuples autochtones de Guyane et qui réfléchissent à la question complexe de l’identité, le philosophe s’est vautré dans des propos de comptoir, insultant un paquet de monde au passage.
 

Wed, 17 Jan 2018 09:12:52 +0100

Twitter vs espionnage : Les employés ont-ils accès aux messages privés en clair ?

17 janvier 2018 - Aucun commentaire - Temps de lecture : 2 minute(s) - Classé dans : Libertés

Publié par UnderNews Actu - Télécharger l'application Android

Twitter est en fâcheuse posture, après la diffusion d’une vidéo tournée en caméra cachés par des employés et ex-employés. Ils accusent le réseau social de permettre l’accès aux messages privés des utilisateurs en interne à des centaines d’employés. Twitter tente de se défendre et dément.

Sur Twitter, sachez que les messages privés échangés entre utilisateurs ne sont pas chiffrés ! Pire que ça, l’ensemble des employés y auraient accès, d’après une vidéo choc qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre.

UnderNews

Wed, 17 Jan 2018 09:05:45 +0100

La sécurité numérique, enjeu majeur de l’innovation

17 janvier 2018 - Aucun commentaire - Temps de lecture : 3 minute(s) - Classé dans : Réseau & Sécurité

Publié par UnderNews Actu - Télécharger l'application Android

Les données sont devenues l’actif le plus précieux des entreprises. Mais est-il le mieux gardé ?

Tribune par David Adde, directeur du pôle Sécurité chez Avanade – L’exposition des entreprises aux cyber-menaces ne cesse de croître avec la mobilité des collaborateurs, le partage des données, le développement du Cloud computing, l’internet des objets et l’intégration de nouvelles entités. La protection des informations numériques représente pour les entreprises un enjeu économique fondamental et paradoxalement, assez souvent indûment négligé.

L’innovation contemporaine est intimement liée aux données. A l’ère du digital elles constituent le nouvel actif stratégique des entreprises, dont la compétitivité dépend aujourd’hui de leur capacité à contextualiser et analyser les masses accumulées de données. Chaque jour des milliers, voire des millions de nouveaux devices se connectent au grand « Internet of Everything » pour collecter et échanger des données. Le marché se tourne vers des outils analytiques avancés pour les valoriser. Ces nombreuses sources de collecte et d’accès aux données sont autant de points de fragilité pour les malfaiteurs voulant s’attaquer aux systèmes d’information et de production. Si ces devices ne sont pas protégés, si sont compromises la disponibilité, la confidentialité et l’intégrité des informations stockées, traitées ou transmises, l’avantage concurrentiel qu’elles offrent risque de se transformer en pertes et la force devient une menace.

Dans la sécurité numérique, les cyberattaques sont le risque le plus connu. En France, onze incidents de cybersécurité seraient comptabilisés chaque jour en milieu professionnel. Une récente étude estime les pertes financières à 1,5 million d’euros pour chaque incident en moyenne.

Dans le monde, le nombre de cyberattaques aurait augmenté en 2016 de 21% par rapport à l’année précédente, et cumulées, elles auraient coûté à l’économie mondiale 280 milliards de dollars, selon International Business Report (IBR) publié par le cabinet Grant Thornton. Mais le plus grand risque, et donc la plus grande crainte, ne se résume pas aux pertes financières. Par exemple, au Canada, 31,6 % des organisations sondées ont jugé que la principale conséquence d’une cyberattaque serait le temps passé à traiter ses effets, suivi d’atteinte à la réputation (29,2 %) et perte de clients (10,2 %). La perte directe de revenus n’a été citée que par 9,8 % d’interrogés. Malgré cela, 52% des organisations n’ont aucune couverture en cas d’attaque.

Selon moi, trop souvent encore les entreprises font appel aux experts « après la bataille ». Bien sûr, nous sommes capables de gérer la crise, mais la prévention reste la meilleure réponse aux cyberattaques. Il est temps d’accepter que le ROI de la cybersécurité ne se calcule pas en chiffre d’affaires généré, mais plutôt en efforts nécessaires à traiter les dommages potentiels. Il convient à toute entreprise, qu’elle soit un grand groupe ou une PME, de mettre en place une véritable stratégie de sécurité, pour diminuer son exposition au risque et accompagner son développement.

Pour une véritable politique de sécurité numérique

La première étape consiste à faire appel à des experts pour évaluer les facteurs de risque et les points faibles en matière de cybersécurité. Ces éléments serviront à définir une véritable politique de sécurité qui ne devra plus concerner la seule stratégie IT, mais être intégrée aux stratégies de tous les métiers par une conduite de changement. Effectivement, les facettes de la cybersécurité sont d’autant plus nombreuses, que le sujet est transverse et concerne tous les métiers de l’entreprise : la sécurisation de l’écosystème digital de l’entreprise et de ses outils collaboratifs, la gestion des identités et des accès, la prévention des pertes de données, etc.

Le cyberpiratage et les cyberattaques ne sont pas les seules menaces pour la sécurité numérique, mais les plus médiatisées : d’expérience,35% des incidents de sécurité seraient causés en interne par des collaborateurs mal informés. Ainsi, la protection des informations va bien au-delà de la sécurité : pour protéger tous les terminaux et points d’accès, il n’est plus question de se satisfaire d’un antivirus, aussi puissant soit-il. Avant de se pencher sur des solutions technologiques, il est vital de comprendre son actuel niveau de maturité, définir le niveau de sécurité visé et se faire accompagner pour instaurer une gouvernance, définir des responsabilités, revoir les règles et les procédures, et, finalement, envisager l’outillage nécessaire.

L’adoption de nouvelles technologies d’information continue d’aller beaucoup plus vite que la sécurité. Au nom de la productivité et de la performance, les entreprises ont parfois mis de côté les mesures de protection. En se posant en bouclier protégeant les données, les infrastructures et les nouvelles méthodes collaboratives de travail, la cybersécurité s’affirme en garant de l’innovation et de la vitalité de l’entreprise.

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Mots clés : , ,


UnderNews

Wed, 17 Jan 2018 08:41:19 +0100

RDC : le général John Numbi replacé au sein des FARDC

Des soldats des FARDC, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, en janvier 2014. © Joseph Kay/AP/SIPA

Très controversé du temps où il était le chef de la police, le général John Numbi a discrètement repris du service à Kinshasa.

Décoré de l’Ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba en juin 2017, il a été formellement réintégré au sein des Forces armées de RD Congo (FARDC) en novembre et placé sous l’autorité du ministre de la Défense, Crispin Atama Tabe, en attendant une affectation.

Accusé par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme d’avoir commandité l’assassinat de Floribert Chebeya, l’ex-chef de l’ONG La Voix des sans-voix, et de son chauffeur, Fidèle Bazana, en 2010, Numbi n’a comparu que comme simple témoin lors du procès et n’a pas été condamné.


>>> A LIRE – John Numbi, le bras armé de Kabila


Toujours proche du président Joseph Kabila, il fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis et de l’UE depuis 2016.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer

Jeune Afrique

Wed, 17 Jan 2018 08:39:30 +0100

La renaissance du peintre polonais Beksinski, «The Last Family»

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

Siegfried Forster