Flux Isérois

Association SERA Santé Environnement en Rhône Alpes et Auvergne

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Tue, 14 Nov 2017 12:15:30 +0100

Comment nos choix de vie impactent notre environnement?

Le Commissariat au plan communique son rapport sur l’analyse des comportements des Français: Dans nos activités quotidiennes, et par nos habitudes de consommation, les ménages comme nous mêmes , exerçons des pressions sur l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, de polluants atmosphériques, production de déchets, etc.).

Ces pressions, qui paraissent négligeables à l’échelle individuelle, génèrent collectivement de profondes répercussions sur l’environnement et les ressources naturelles.

Cette publication présente une sélection d’indicateurs sur les pressions et impacts sur l’environnement associés aux pratiques et modes de vie des ménages.

Le sommaire est le suivant:

Composition des ménages, structure des dépenses de consommation des
ménages, empreinte carbone des ménages, empreinte eau des ménages
Habitat : quels usages des ressources ?
Habitat et consommation d’espace, habitat et usage de l’eau, habitat et
consommation d’énergie, habitat et émissions de GES, les Français et
l’éco-rénovation de leur logement.
Quelle(s) forme(s) de mobilité(s) ?
Répartition modale du transport intérieur de voyageurs, nombre de
voitures particulières par ménage, émissions de CO2 2ées à la
circulation des voitures particulières, utilisation des transports en
commun, les Français et la pratique du vélo
Quelles pratiques alimentaires ?
Empreinte carbone de l’alimentation des ménages, dépenses
alimentaires des ménages, aliments et émissions de gaz à effet de
serre, consommation de produits bio, gaspillage alimentaire.
Fin de vie des produits : déchets ou réemploi ?
Dépenses d’entretien et de réparation des produits, les Français et
la seconde vie des produits, production de déchets ménagers et
assimilés, déchets d’équipements électriques et électroniques produits
par les ménages, recyclage des déchets ménagers et assimilés.

Une analyse intéressante transmise par le service de la donnée et des études statistiques (SDES)

Télécharger Ménages & Environnement – Les chiffres clés – Édition 2017 http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2017/Datalab-25-menages-environnement-cc-ed-2017-oct2017.pdf

redacteur

Mon, 13 Nov 2017 00:01:40 +0100

Plus de 15 000 scientifiques lancent une alerte sur le climat

Le Monde » publie le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays dans la revue BioScience. L’ampleur de l’initiative est sans précédent. Plus de 15 000 scientifiques de 184 pays signent un appel contre la dégradation catastrophique de l’environnement.

« Mise en garde des scien­tifiques à l’humanité : deuxième avertissement. » C’est une alerte solennelle que publient, lundi 13 novembre , plus de 15 000 scientifiques de 184 pays. Biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou ­encore agronomes, spécialistes du climat ou des océans, de zoologie ou d’halieutique, les auteurs mettent en garde contre la destruction rapide du monde naturel et le danger de voir l’humanité pousser « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie ».

Leur texte, que publie Le Monde en intégralité, enjoint aux décideurs et aux responsables politiques de tout mettre en œuvre pour « freiner la destruction de l’environnement » et éviter que ne s’aggrave l’épuisement des services rendus par la nature à l’humanité. « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. »

L’ampleur du soutien à cette mise en garde reflète une inquiétude qui traverse toutes les disciplines des sciences expérimentales. L’appel des 15 000 est, à ce jour, le texte publié par une revue scientifique ayant rassemblé le plus grand nombre de signataires.

C’est la deuxième fois que les « scientifiques du monde » adressent une telle mise en garde à l’humanité. Le premier appel du genre, publié en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio (Brésil), avait été endossé par quelque 1 700 chercheurs, dont près d’une centaine de Prix Nobel. Il dressait déjà un état des lieux inquiétant de la situation et s’ouvrait sur cette alerte : « Les êtres humains et le monde naturel sont sur une trajectoire de collision. » Ce premier appel n’a pas été suivi d’effets. Un quart de siècle plus tard, la trajectoire n’a pas changé.

Voici – sans ordre d’urgence ni d’importance – quelques exemples de mesures efficaces et diversifiées que l’humanité pourrait prendre pour  opérer sa transition vers la durabilité :

  1. privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques – eau de mer et eau douce ;
  2. préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels ;
  3. restaurer sur une grande échelle les communautés de plantes endémiques, et notamment les paysages de forêt ;
  4. ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques, en particulier des superprédateurs, afin de rétablir les dynamiques et processus écologiques ;
  5. développer et adopter  des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées ;
  6. réduire le gaspillage alimentaire par l’éducation et l’amélioration des infrastructures ;
  7. promouvoir une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement végétale ;
  8. réduire encore le taux de fécondité en faisant en sorte qu’hommes et femmes aient accès à l’éducation et à des services de planning familial, particulièrement dans les régions où ces services manquent encore ;
  9. multiplier les sorties en extérieur pour les enfants afin de  développer leur sensibilité à la nature, et d’une manière générale améliorer l’appréciation de la nature dans toute la société ;
  10. désinvestir dans certains secteurs et cesser certains achats afin d’encourager un changement environnemental positif ;
  11. concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes et se tourner massivement vers les sources d’énergie vertes tout en réduisant progressivement les aides aux productions d’énergie utilisant des combustibles fossiles ;
  12. revoir notre économie afin de réduire les inégalités de richesse et faire en sorte que les prix, les taxes et les dispositifs incitatifs prennent en compte le coût réel de nos schémas de consommation pour notre environnement ;
  13. déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital.

Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard pour dévier  de notre trajectoire vouée à l’échec, car le temps presse. Nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer.

A lire aussi dans la revue BioScience en anglais.

redacteur

Fri, 10 Nov 2017 12:02:46 +0100

La mutation de l’ énergie avec le numérique a déjà commencé

Nos ordinateurs, smartphones, tablettes et autres consomment beaucoup plus que la seule énergie nécessaire aux datacenters. Selon plusieurs  études, notre appétit dévorant de données et d’applications nécessite toujours plus d’électricité, laquelle repose d’abord et encore sur le charbon qui estime que l’ensemble de l’écosystème numérique pèse maintenant près de 10% de toute l’électricité produite dans le monde. Pour les auteurs, les coûts énergétiques du numérique sont largement cachés, la partie connue n’étant que la pointe de l’iceberg. L’économie numérique de la planète consomme déjà 50% d’énergie de plus que l’aviation du monde entier. Or ces énormes centres de données laissent une empreinte climatique plus ou moins forte en fonction de l’énergie utilisée.

Avec la décarbonation, l’arrivée du numérique est la deuxième mutation que subit le secteur de l’énergie. Les fiançailles ont duré quelques décennies. Les électriciens utilisent les technologies du ‘digital’ depuis une quarantaine d’années pour piloter et assurer la maintenance préventive des réseaux de transport et de distribution d’électricité. Les compagnies pétrolières doivent beaucoup aux modèles informatiques. Leurs capacités à visualiser les gisements de pétrole réduisent les risques liés à l’exploration.

Désormais des milliards d’objets connectés

Comme dans de nombreux secteurs, c’est l’arrivée d’internet qui a tout changé. La révolution du web ouvre la porte à des milliards d’objets connectés qui communiqueront entre eux et avec des plateformes informatiques, facilitera l’autodiagnostic des véhicules électriques, permettra d’adapter la consommation d’électricité à la production (ou aux prix de marché). Question: cette évolution est-elle souhaitable? D’ailleurs l’AIE à travers son  rapport qu’elle a publié ce lundi 6 novembre,  pose les éléments du débat en insistant sur les facteurs d’améliorations essentiellement comme la généralisation des thermostats intelligents, des compteurs communicants pourrait réduire de 10% la consommation mondiale des secteurs résidentiel et tertiaire, estime l’AIE.,

L”industrie en améliorant son comptage d’énergie,  a déjà massivement réduit ses consommations (et ses émissions de gaz à effet de serre). Faire surveiller à distance les machines permet au calculateur de détecter les signaux faibles avant-coureurs d’une panne.

Les exploitants de réseaux électriques, de parcs éoliens ou de fermes photovoltaïques utilisent désormais les drones pour assurer des missions de maintenance préventive

Plus d’informatique sur les réseaux, c’est faciliter l’injection d’électricité produite par intermittence sans dégrader la qualité du courant transporté, souligne l’agence de l’OCDE. Des réseaux offrant une plus large place aux productions d’origine éolienne ou photovoltaïque, capables de s’adapter plus facilement aux évolutions (parfois brutales) de l’offre et de la demande réduisent les besoins en nouvelles lignes.

Moins évidentes à chiffrer, les menaces que font peser sur nos systèmes énergétiques l’ouverture sur le monde de l’internet sont inquiétantes. Il est par exemple totalement impossible, soulignent les rapporteurs, d’éviter le déclenchement de cyber-attaques. «Mais leur impact peut être limité si les pays et les entreprises s’y sont préparés.»

L’arrivée en masse des robots énergétiques (automates de réseau) ne sera pas non plus sans conséquence pour l’emploi comme le prévoit déjà ENEDIS. La généralisation des thermostats intelligents, des compteurs communicants pourrait réduire de 10% la consommation mondiale des secteurs résidentiel et tertiaire, estime l’AIE.

Dans l’énergie comme ailleurs, le numérique est donc capable du pire comme du meilleur. C’est au pouvoir politique, souligne l’AIE, de fixer la place des curseurs.

http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/DigitalizationandEnergy3.pdf

redacteur

Thu, 09 Nov 2017 22:16:17 +0100

Des hypothèses concernant les mesures en octobre de Ruthénium radioactif dans l’air

Nous vous proposons le communiqué de la CRIIRAD notre partenaire:

Repéré fin septembre, ce nuage témoignerait d’un accident nucléaire survenu en Russie ou au Kazakhstan. Il n’y aurait “pas de risque identifié pour la population en France”selon l’IRSN.

Les responsables se soucient enfin de l’importance des rejets du ruthénium 106 intervenus, fin septembre 2017, et des risques encourus au plus près du terme source ! Dans un premier temps, les communiqués officiels se sont contentés de souligner l’absence de risque en France et en Europe. La CRIIRAD avait alerté dès le 5 octobre, mais en vain, sur les risques encourus par les populations locales. On sait pourtant depuis Tchernobyl qu’il faut agir très vite car l’exposition est majeure dans les premiers jours et les premières semaines.

redacteur

Wed, 08 Nov 2017 22:51:59 +0100

La concentration des gaz à effets de serre encore en augmentation

Le 31 octobre, l’ONU Environnement publiait la mouture annuelle de son rapport évaluant l’écart entre les nécessités et les réalités d’émissions de GES. Pour les statisticiens de l’ex-Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), l’humanité doit réduire de 25 à 37% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 si elle entend encore atteindre les buts fixés par l’Accord de Paris. Au rythme actuel d’émission, plus la peine d’espérer stabiliser le réchauffement à 2°C, voire à 1,5°C d’ici la fin du siècle.

Selon le dernier rapport de l’OMM 2017:  » Le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé que prévu »

Après 2016, les conditions météorologiques et climatiques extrêmes se poursuivent malheureusement en 2017. « Ce compte-rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent établi en 2015 », a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué.

Cependant , le Canada et une grande partie des Etats-Unis ont par exemple bénéficié d’une météo habituellement clémente. D’autres régions, dans la péninsule arabique et en Afrique du Nord, ont à l’inverse enregistré des températures anormalement basses début 2017. À noter qu’à plus grande échelle, ces changements modifient les régimes de circulation océanique et atmosphérique. Avec à la clé, des conséquences sur les conditions météorologiques d’autres régions du monde.

Et d’après l’OMM, « des études nouvellement publiées (…) donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé qu’on ne le croyait ». Parmi les constats on peut noter sans surprises: Réduction de la banquise, augmentation du niveau de la mer et réchauffement des océans, les conditions météorologiques et climatiques extrêmes se poursuivent en 2017 après que la température moyenne eut atteint un record en 2016.

Les données provisoires dont dispose l’ONU révèlent en outre que le rythme d’accroissement des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) n’a pas ralenti. Au contraire, « les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ne cessent de battre de nouveaux records, ce qui atteste de plus en plus clairement de l’influence des activités humaines sur le système climatique ».

Le rapport du Global Carbon Project, un consortium international de chercheurs, rendu public lundi 13 novembre, prédit que les émissions mondiales de CO2 augmenteront de 2 % cette année, atteignant des niveaux records. Cela constitue une sérieuse menace pour l’accord de Paris établi en 2015 et signé par près de 196 pays – dont l’objectif est de limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Pour le Financial Times, cette hausse est directement liée au renforcement de la croissance économique chinoise. Le rapport du Global Carbon Project prévoit en effet une augmentation de 3,5 % des émissions rien qu’en Chine en 2017. Et ce pays est déjà le plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde. Parmi les responsables de la hausse des émissions de carbone, sont montrés du doigt la Chine, dont la production industrielle a fait un bond et les Etats-Unis où la consommation du charbon est repartie à la hausse en raison de la cherté du gaz. C’est dans ce contexte que les émissaires du lobby américain des énergies fossiles ont tenté de défendre leur point de vue dans une réunion perturbée par les défenseurs de l’environnement. Les Etats-Unis sont divisés entre et activistes du climat et climato-sceptiques, emmenés par le président américain Donald Trump qui avait déclaré le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Un retrait qui ne sera pas effectif avant trois ans. En attendant, Donal Trump a envoyé des défenseurs des énergies fossiles, grands responsables du changement climatique, à la COP23 à Bonn. Mais ils avaient du mal à se faire entendre.

1- L’augmentation de la concentration du dioxyde de carbone a connu une accélération supplémentaire depuis 2013.

2- Celle-ci pourrait être due à la “réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre”.

3- Cette surcharge en gaz carbonique acidifie les océans à un rythme qui semble “sans précédent depuis au moins 300 millions d’années”.

redacteur