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Rouge Midi

Thu, 14 Jun 2018 08:26:39 +0200

Le plus fort mouvement social dans l'énergie depuis plus de 10 ans…

Lecteurs et auditeurs fidèles des médias vous savez ce matin (pour nous en tenir à quelques titres des unes) que Trump et Kim Jung Un ont « échangé une poignée de main historique », que le « baccalauréat fissure le front uni de la grève à la SNCF », que « les aides sociales coûtent un pognon fou », que « Colomb et Philippe pressent les responsables musulmans d’agir »… mais avez-vous entendu parler de ce qui se passe dans l’énergie ?
- Du pillage organisé du secteur de l’énergie par leurs dirigeants, le gouvernement MEDEF/Macron au profit des seuls actionnaires ?
- De ce grand commerçant d’avec Daesh (vous avez bien lu voir verso tract CGT énergie ci-dessous) maintenu au CA d’EDF malgré sa mise en examen ?

- De la mise en concurrence programmée de la distribution et du transport de l’électricité et du gaz ?
- De la fin de la péréquation tarifaire qui assure l’égalité des tarifs sur l’ensemble du territoire national ?
- De la carotte promise aux salarié-e-s du secteur ?

Enfin et surtout avez-vous lu quelque part, qu’avec 112 sites de travail bloqués (dont certains depuis plus d’un mois) et un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le secteur connait son plus long et plus fort conflit depuis plus de dix ans  ?

Evidemment vous ne l’avez pas vu en une de la presse !

D’autant que non seulement les salariés revendiquent une amélioration de leurs conditions de travail mais ils revendiquent aussi que l’énergie devienne un bien public géré par le public (blasphème !).
Qu’elle soit reconnue comme un droit et non comme une marchandise, que la population ne soit pas traitée comme un paquet de clients à qui il appartient de faire appel à la concurrence, mais comme un ensemble d’ayant droit, dans la lignée de ce qui fut la volonté de Marcel Paul le ministre de la production industrielle de 1945.

De plus, circonstances aggravantes, ce mouvement mené par une majorité de jeunes (ceux-là même dont le pouvoir nous redit à intervalles réguliers qu’ils se moquent de la politique) n’exige pas un retour pur et simple à la situation d’avant la privatisation initiée par le gouvernement Jospin, mais une vraie nationalisation, celle qui met l’entreprise dans les mains de la nation, salariés et usagers réunis, pour que chacune et chacun ait droit à l’énergie sûre, propre, respectueuse de l’environnement dont il a besoin…

En bref un bond en avant dans l’accès au droit et à une technologie au service de toutes et tous : tout le contraire de la politique du gouvernement Macron.

Les agents (oui ! on dit encore agent terme propre à la fonction publique et non mercenaires précaires ce qu’en face ils rêvent qu’on devienne) ont des revendications. Elles sont résumées et explicitées ci-dessous.

Cahier revendicatif porté par les agents en lutte :

Nous exigeons la nationalisation de tout le secteur de l’énergie pour un service public au service de la nation et des enjeux environnementaux du 21e siècle, la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.

Une augmentation de salaire équivalant environ à 400€ (Augmentation de 200€ du Salaire National de Base et 200€ par l’attribution d’avancement à la grille salariale), les directions après avoir dans leur grande bonté, procédé à une augmentation de 0% des salaires en 2016 et 0,2% en 2017 estiment cette revendication exagérée limite farfelue.
Ah bon vous avez dit exagéré !
Quelques repères pour comprendre : Rien qu’avec l’exemple de GRDF filiale à 100% du groupe ENGIE pour la seule année 2017
Chiffre d’affaires ENGIE : 65 milliards d’Euros
Chiffre d’affaires GRDF : 3,5 milliards d’Euros
Dividende ENGIE : 2,7 milliards d’Euros
Remontée GRDF à ENGIE : 1 milliard d’Euros, soit 37% des dividendes d’ENGIE.
C’est autant d’argent qui ne va pas dans l’entretien et la modernisation des réseaux et qui n’est pas redistribué à celles et ceux qui produisent les richesses.

GRDF c’est 11431 agents (chiffre employeur) une redistribution de ce 1 milliard volé par l’actionnariat aux agents qui encore une fois sont les seuls producteurs de richesses dans l’entreprise permettrait de reverser à chaque agent la modique somme de 87 431 €. Alors 400€ exagéré ! ça donne envie de crier « citoyens sans culotte qu’elle est votre sentence ? »

Bien évidemment, comme indiqué ci-dessus, cette somme de 1 milliard devrait non pas être redistribuée en totalité aux agents mais servir aussi et avant tout pour le service rendu au public et la sécurité des personnes et des biens comme on dit chez nous.

Mais voilà attention l’arnaque ! Mettez vos EPI (Equipement de Protection Individuel, comme on dit dans le métier), ça va piquer le cerveau sur le plan moral et éthique mais c’est d’une logique implacable :
GRDF devant répondre un minimum quand même à des engagements auprès des pouvoirs publics et de la CRE (Commission de régulation de l’Energie), elle doit faire quelques investissements et « sa coûte un pognon fou » comme dit MACRON en parlant des droits sociaux. Le souci dans un premier temps c’est qu’une très grosse partie du chiffre d’affaire de GRDF a été captée par ENGIE et il n’y a plus assez d’argent.
Pas de problème, GRDF va emprunter, et devinez à qui ? Attention roulement de tambour, à la même ENGIE à qui elle a donné ces 1 milliard !!! Et elle emprunte avec intérêts bien sûr. Et côté réseaux d’électricité avec ENEDIS filiale à 100% d’EDF c’est pareil. Du coup ça endette les entreprises et en temps voulu après avoir pillé tout ce qu’il y a pillé les maisons mère EDF et ENGIE s’en débarrasseront.
Elle est pas belle la vie ?

La réintégration au statut des IEG de tous les emplois sous-traités : pourquoi ? parce que la sous-traitance a comme seule finalité la mise en concurrence des travailleurs entre eux dans une obsession de sur-exploitation des individus pour dégager sans fin toujours plus de profit. Quelles conséquences ? la misère pour les travailleurs et la casse du service public pour les usagers qui sont devenus des clients pour le grand bonheur du MEDEF et des actionnaires psychopathes qui appellent ça la modernité : « faites un effort merde pourquoi vous ne voulez comprendre ? on vous a pas fait assez de pédagogie c’est ça ? ».

Petit rappel sur le statut des IEG comme pour celui des cheminots : ces statuts conquis de hautes luttes, loin d’être des avantages de nantis, représentent un rempart qui protège les agents des exigences de rentabilités des actionnaires et de ses conséquences catastrophiques pour nos vies et celle de nos familles. Et c’est pour cette unique raison que MACRON ne cesse de déclarer qu’il faut en finir avec ces statuts, en dehors de toute logique économique rationnelle quand il s’agit de faire vivre le service public mais pour de pures raisons dogmatiques de l’idéologie capitaliste.

Pour le moment la direction résiste (voir document joint à l’article) mais avec le mouvement qui s’étend elle ne va pas pouvoir le faire longtemps.

Dans ce mouvement ils rejoignent les autres entreprises en lutte de leur secteur (et cela a été encore le cas dans plusieurs villes ce 12 juin) et multiplient les actions qui sont des exemples concrets de convergence des intérêts et des combats : passage de quartiers populaires en heures creuses, réouverture d’agences fermées par la direction (que celle-ci fait vandaliser par des entreprises privées dès qu’elle a vent d’une action en cours) …

L’accès à l’énergie pour tous doit être un droit fondamental constitutionnel et la spéculation dans l’énergie doit être proscrite. Cela doit être inscrit comme tel dans la loi.
La seule solution pour engager un tel processus et arriver à ce résultat au bénéfice exclusif du peuple et de la nation passe par un seul chemin symbolisé par ce slogan :

NOUS TRAVAILLONS
NOUS PRODUISONS
NOUSCIDONS

Cédric, Stéphane (salariés de l’énergie) et Charles.

Rouge Midi

Mon, 11 Jun 2018 19:24:19 +0200

FNIC CGT : en Asie ou en France à quoi doivent servir les terres cultivables ?

LA FNIC-CGT, QUI REGROUPE, ENTRE AUTRES, LES SYNDICATS CGT DUTROLE, TIENT À RAPPELER SES POSITIONS SUR LES AGROCARBURANTS.

Qu’ils soient produits en France ou en Malaisie, les agrocarburants sont une mauvaise solution pour développer des énergies alternatives au pétrole. Produits à l’échelle industrielle, ils concurrencent la production alimentaire, amènent épuisement des ressources en eau, déforestation et leur bilan carbone est, au mieux, équivalent à celui du pétrole. Ces produits n’ont rien de « bio ».

La filière française a été développée par la disponibilité des terres mises en jachère depuis 1992 dans le cadre de la PAC. En Europe capitaliste, les agrocarburants sont fortement tributaires des subventions publiques : défiscalisation à la vente, subventions à la production et à l’investissement, obligation d’incorporation dans les carburants. Au regard du nombre d’emplois de la filière (environ 18 000), il appartient à la Cour des comptes d’évaluer le surcoût supporté par le consommateur-contribuable pour promouvoir ce secteur (chiffré à 3 milliards sur la période 2005-2010), auquel s’ajoute l’impact à la pompe (du fait du prix plus élevé des agrocarburants, répercuté à la pompe), évalué à 700 millions d’euros par an, égale-ment payé par le consommateur.

La décision, par le groupe privé Total, de transformer la raffinerie de pétrole de la Mède en usine de fabrication d’agrocarburants date de 2015. Cette décision, dénoncée par la FNIC-CGT, a ramené le nombre de raffineries de pétrole à 7 sur le territoire national, et non 13 comme c’est rapporté ici ou là. L’outil de la Mède est conçu pour être alimenté par des huiles vierges (palme, colza, etc.) ou bien des pro-duits usagés, de recyclage, etc. C’est un outil polyvalent.

Le lobby patronal de la FNSEA, dont l’ancien président était grand exploitant d’oléagineux et PDG du groupe Avril, directement intéressé à la filière Colza, s’inquiète des conditions de maintien de ce secteur largement subventionné. La FNIC-CGT s’oppose à ce qui constituerait une TVA sociale sur l’importation de produits, qu’il s’agisse d’huile de palme ou d’autres, qui se répercuterait immanquablement sur le consommateur, à savoir le salarié obligé de prendre sa voiture pour aller travailler. Il est d’ailleurs paradoxal d’exiger un renforcement de la réglementation quand des intérêts particuliers sont en jeu, et de fustiger cette même réglementation qui nuirait à la « compétitivité » des entreprises d’agriculture sur d’autres sujets. Nous sommes également perplexes quand les mêmes se posent en défenseurs de la nature, dénoncent, à juste titre, les méthodes de culture dans les forêts d’Asie, et agissent en Europe pour le maintien du glyphosate cancérigène sur nos sols. Nous observons enfin que l’Etat est beaucoup plus rapide à envoyer les forces de l’ordre quand ce sont les salariés du Pétrole qui sont en grève, que lorsqu’une poignée de patrons agriculteurs bloque les accès aux dépôts ou aux raffineries.

La question ne doit pas se limiter à choisir qui, de Total ou des grands exploitants d’oléagineux, doit réaliser les juteux profits associés aux agrocarburants, mais plutôt quels choix politiques doivent être faits sur les carburants liquides et sur la destination du pétrole : ce qui doit être une matière première et non brûlée dans des moteurs. Les questions environnementales ne peuvent se réduire à la seule teneur en CO2 dans l’atmosphère, c’est bien de la totalité des ressources qu’il faut se préoccuper. Les terres arables, qu’elles soient situées en Asie ou en France, doivent-elles servir à l’alimentation et à la biodiversité ou bien produire des carburants ?

LA FNIC-CGT PROPOSE UN BOUCLIER ANTI-DUMPING SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL QUI TAXE LE CAPITAL, PATRONSTROLIERS OU AGRICOLES, QUI UTILISE LES DIFFÉRENCES DEGLEMENTATIONS ENTRE LES PAYS OU LESGIONS, POUR AUGMENTER SES PROFITS ETDUIRE SALAIRES, EMPLOIS ET PROTECTION SOCIALE.

Montreuil, le 11 juin 2018

Mon, 11 Jun 2018 01:47:25 +0200

Quand le groupe Flo piétine la loi et les salariés.

Le groupe Flo vous connaissez ?
C’est le groupe qui affiche un chiffre d’affaire de plus de 40 millions € pour le seul 1er trimestre 2018 en progression de 2,4% et gère les restaurants Hippopotamus, les brasseries Maitre Kanter, les Bistrot Romain…
Pas vraiment une petite boite en difficulté donc et pourtant…

Dans ce secteur comme dans d’autres ça restructure à tour de bras, cessions, ventes, achats, modifications du périmètre enfin tout un tas de dispositifs à donner le tournis aux salariés et destinés uniquement à faire gonfler le portefeuille des actionnaires.

Depuis près de deux ans la CGT du groupe dénonce « des choix stratégiques catastrophiques », des actes justes destinés à satisfaire des « actionnaires gourmands » et l’an dernier une longue grève avait secoué le restaurant St Martin à Paris où les salariés ne s’étaient pas laissés vendre comme du mobilier.

Ce qui est grave pour les employés des enseignes du groupe c’est que non seulement ils n’ont aucune visibilité sur le devenir de leur emploi à chaque fois qu’une opération est décidée mais qu’en plus tout indique que le groupe s’attache consciencieusement à détourner la loi et le peu de droits qui restent à celles et ceux victimes de ce mikado de l’action en bourse : refus de remise des documents aux instances représentatives, informations contradictoires et fantaisistes, organisation de la mise en déficit des restaurants devant être vendus…

La CGT dénonce le fait que « 10 restaurants ont fermé depuis janvier 2018 ce qui fait environ 200 salaries sur le carreau ! »
Comme pour Carrefour la direction s’appuie sur des syndicats qui signent la casse de l’outil de travail et comme à Carrefour les salariés découvrent que les temps ne sont pas durs pour tout le monde puisque l’actionnaire majoritaire Olivier Bertand vient d’offrir un parachute doré avec une transaction de fin de mission d’un montant de 800000 euros à Vincent Lemaitre. Sans doute pour le récompenser de sa mauvaise gestion…

C’est dans ce contexte qu’est tombé un nouveau projet de cession, celui de hippo Toulon...L’expert mandaté par les élus CGT a été très clair : contrairement à ce que prévoit la loi, le repreneur prévu va profondément modifier les contrats de travail d’autant que c’est un débutant dans la profession, que son activité est le fast food et non la restauration et l’expert alerte même sur les risques de fraude au PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) …

Dans ces conditions les salariés qui comprennent que leur savoir-faire, leur expérience, leurs années de travail ne pèsent rien face à ces choix boursiers, se sont mis en grève pour se faire entendre.
Comme ils le disent dans un tract « nous sommes les créateurs de richesses et à ce titre cette entreprise nous appartient. Nous ne démissionnerons pas comme on nous le conseil fortement en cas de mécontentement… »

Ils ont déposé leur cahier de revendications et sont prêts à négocier à tout moment. Ils demandent :

- Une rencontre urgente avec le repreneur.
- Tous les documents administratifs légaux,
- Une enquête sur l’état psychologique des salariés,
- La possibilité de choix pour chaque salarié de pouvoir : partir, rester, ou être reclassé sur le site Hippopotamus le plus proche,
- Le contrat de cession,
- Le business plan du repreneur ainsi que les plans de formation et les fiches de postes « BEN BURGER »,
- Que le salaire durant la période de travaux soit de 100% basé sur les 3 derniers mois de travail ou les 12 derniers mois au plus avantageux, et que le cumul des CP soit maintenu pendant le « chômage technique »,
- Que la prime de transfert soit attribuée à chaque salarié sans condition d’ancienneté, et revalorisée à 5000€,
- La poursuite des accords d’entreprise du cédant avec le repreneur, JFG, Handicap…
- Suite à la polyvalence constatée chez BEN BURGER, une revalorisation salariale,
- Le maintien dans l’emploi de 24 mois et non 12 mois sans condition de motif (comme le précise l’accord de groupe signé par tous les syndicats, sauf la CGT et que là bien sûr la direction ne veut pas appliquer !)

Ils sont déterminés et leur action commence déjà à susciter la solidarité dans les autres établissements et entreprises du groupe.

Reste une question qui peut émerger dans le groupe comme elle émerge à Carrefour et ailleurs. Quand on voit le peu de cas que les employeurs font des salariés, le poids énorme du coût des actionnaires sur les résultats du groupe, les attaques sur la qualité du métier et sur le respect dû à la clientèle, quand on voit aussi et surtout que les salariés connaissent leur métier, pourraient faire tourner l’entreprise sans repreneur assoiffé de profits, savent s’organiser dans le travail, on se dit qu’ils seraient sans doute avisés de s’inspirer des exemples qui existent comme à SCOP TI ou à la Belle Aude et qu’ils pourraient contraindre par leur lutte le groupe FLO à leur céder les entreprises qu’ils sabotent pour mieux les liquider.

En attendant tous les soutiens sont les bienvenus à ces salariés isolés et peu médiatisés pour l’instant.

Charles Hoareau

Mon, 11 Jun 2018 00:16:09 +0200

Macron à Clairefontaine ou quand la conception du sport est révélatrice de la conception de la vie

Et bien non monsieur le Président, les valeurs du sport ne sont pas celles que vous avancez...!

Alors que la France accueillera en 2024 les Jeux Olympiques , dont la devise est :
« Citius, Altius, Fortius » ce qui veut dire « plus vite, plus haut, plus fort », la célèbre phrase du Baron Pierre de Coubertin,
« Le plus important aux Jeux olympiques n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu », reste un marqueur dans l’histoire du sport et de l’olympisme qui vient contrarier vos affirmations liées à la coupe du Monde de football 2018.

Le plus important dans le sport est l’éthique et l’équipe de France de football, peut très bien faire une belle coupe du monde, réaliser quelques exploits, donner du plaisir aux amateurs de football, ses joueurs se comporter avec dignité et fair-play, sans pour autant nécessairement gagner, cette fameuse coupe.

Les valeurs que vous portez, Monsieur le Président, n’ont que de très lointains rapports avec ce qui fait la beauté du sport. Il n’y a pas que les vainqueurs qui sont beaux, il n’y a pas que la victoire qui enrichit les participants à une compétition sportive, il n’y a pas que la victoire en finale pour donner de la cohésion au pays.

Les politiques que vous portez, monsieur le Président sont destructrices de la cohésion nationale, dont vous devriez pourtant être le garant, méprisent l’être humain dans sa globalité, s’inscrivent dans une logique du " toujours plus " pour les nantis au détriment de ce qui fait la force d’un pays, son peuple et ses citoyens.

Souhaitons donc, une belle coupe du monde à tous les peuples du monde, riche en émotions et respectueuse de valeurs que vous méconnaissez et qui par nature vous sont étrangères.

Alain Huertas

Sun, 10 Jun 2018 21:30:39 +0200

Un succès pour le PAME en Grèce

Ce 6 juin les dockers de Grèce étaient en grève à l’appel du PAME, ce syndicat de lutte, affilié à la FSM et dont nous avons souligné plusieurs fois dans Rouge Midi les luttes exemplaires.
Pour cette journée d’une grande importance les dockers de l’entreprise chinois COSCO qui avait multiplié les menaces et les intimidations à leur encontre, avaient lancé un appel à la solidarité internationale.
Appel entendu par l’UD CGT 13 qui a envoyé une délégation de soutien dont la présence et l’intervention a été très appréciée des dockers en grève à 100%.

A l’issue de cette journée un pas important a été franchi comme l’indique ci-dessous la déclaration du PAME

Les dockers de COSCO font un pas important pour la Convention Collective

Hier, mercredi, 6 juin, jour où les dockers ont organisé avec succès, dès l’aube, encore une journée de grève, le Ministère de la Marine a appelé à une rencontre entre les représentants de l’entreprise, le syndicat et le gouvernement.

Le patronat a accepté de commencer les discussions sur une convention collective, tandis que employeurs et gouvernement se sont engagés à reconnaître et considérer le travail des dockers comme un travail pénible, dangereux pour leur santé, ce qui signifie de meilleurs soins de santé et de meilleurs salaires pour les travailleurs.

Ces premiers résultats positifs sont venus après la participation organisée et de masse à la grève. Le renforcement du Syndicat et la détermination contre les persécutions et les intimidations des employeurs, de la Justice et du Gouvernement. Un élément important qui y a contribué a été la protection et la solidarité qu’ont manifesté de nombreux syndicats à travers le pays mais aussi ceux d’autres pays.

Suivant ce développement, les ouvriers ont tenu une Assemblée Générale afin de discuter de la nouvelle situation et ont décidé de suspendre la grève. Le Président du Syndicat a déclaré :
« Nous avons mené une bataille extraordinaire avec détermination et abnégation. Il s’agit d’un pas en avant énorme ce que nous avons réussi à faire, nous les avons arrêté (…) Maintenant il faut qu’on reste vigilants. Ce sont la participation massive au syndicat et le rassemblement de vous tous autour de lui qui ont mené à ce résultat. Tout de même, si on veut que ces engagements se concrétisent, nous devons rester vigilants pour être tous présents quand on devra continuer la lutte pour satisfaire nos demandes ».

PAME - Front Militant de Tous Les Travailleurs
Grèce, Athènes, 7 juin 2018