Flux Isérois

 

Auvergne Rhone AlpeSolidaires

Mon, 15 Jan 2018 14:07:02 +0100

L'Atypik : plus qu'un restaurant

Si les structures adaptées aux enfants autistes sont rares, celles conçues pour les adultes le sont encore plus. C'est ce constat qui motiva la création du restaurant l'Atypik, un lieu ressource pour les personnes autistes et leur famille.

Avant tout, un lieu d'accueil

Le café-restaurant l'Atypik, porté par l'association "Atypik et Compagnie", a ouvert en 2014. C'est un lieu coloré à l'atmosphère agréable dont l'activité dépasse la simple restauration. Créé par des parents d'adolescents autistes, il vise avant tout à être un repère, un point d'accueil pour les personnes autistes et leurs familles.

L'Atypik accueille ainsi des personnes qui découvrent l'autisme, qui viennent d'être diagnostiquées ou sont en court de diagnostic, et leur entourage proche. Colette Agnoux, présidente de l'association, précise :

« On leur explique ce que c'est que l'autisme de notre point de vue et ce qui peut être fait à l'Atypik, mais aussi ce qui ne s'y fait pas. ».

Des permanences sont, par ailleurs, en train d'être mises en place pour accueillir ces personnes de façon individuelle.

Le café offre également des temps d'échange entre pairs, avec l’organisation de « cafés Asperger » (le syndrome d'Asperger est une forme d'autisme) une fois par mois, mais également de « cafés des parents » et avec la mise en place prochaine de « cafés de femmes Asperger ».

L'Atypik a de multiples facettes, les personnes autistes peuvent ainsi réaliser des stages ou des bénévolats au sein du restaurant :

« Pour l'instant le but n'est pas de mettre les personnes autistes au travail et de garantir un certain degré de productivité. Il y a beaucoup de personnes qui arrivent à l'Atypik très démunies et en souffrance. Donc le but du jeu, avant toute chose, c'est de les remettre en confiance et de leur dire qu'un lien social sein et bienveillant est possible. »

Un lien que l'association favorise en organisant des sorties hors les murs, au musée, dans un parc ou au cinéma.

Vers la pair-aidance

Née de la volonté de parents d'enfants autistes, l'association est aujourd'hui gérée conjointement par des personnes autistes et non-autistes. "Atypik et Compagnie" souhaite ainsi promouvoir l'empowerment, l'autodétermination et la pair-aidance des personnes autistes. Celles-ci prennent ainsi de plus en plus de place, physiquement et moralement, dans la gestion de l'association.

Des projets à foison

L'Atypik est ainsi en évolution permanente. Colette Agnoux nous confie que, au cours des mois à venir, les bénévoles souhaitent mettre plus en avant l'association et son travail d'information, de formation et d'accueil. Ils voudraient également développer des activités annexes au restaurant. Un projet de librairie est ainsi en cours de réflexion.

Fidèle au projet associatif, l'Atypik pourrait également devenir Ambassade de l'Autistan. Un projet développé par Josef Schovanec, Asperger de haut niveau, qui crée des ambassades de l'Autistan partout dans le monde. Ce sont des établissements physiques ou virtuelles, ayant pour but de donner une représentativité aux personnes autistes, à travers une entité à part. Des négociations ont ainsi été entamées pour que l'Atypik devienne ambassade.

Un avenir en péril

Mais ce tremplin, ce havre de tolérance dans une société neurotypique rarement adaptée à la différence, est menacé. Les quatre salariées de la structure sont actuellement embauchées en contrats aidés et, au vu des récentes baisses de CUI et CAE, l'Atypik se trouve aujourd'hui en danger.

Les contrats en cours finiront en juin, ce qui ne laisse que six petits mois à la structure pour se retourner et trouver un moyen de pallier aux difficultés à venir. Une situation délicate qui compromet le projet associatif de ce café-restaurant, qui est pourtant l'unique structure de ce type sur le territoire grenoblois et qui a su démontrer l'importance de son rôle depuis sa création...

 

admin_alpe2

Fri, 12 Jan 2018 09:35:29 +0100

20-30 ans : désillusionnés mais engagés !

Anxieux, pessimistes et accros aux psychotropes, tel est le portrait souvent dressé des jeunes diplômés. Pourtant, cette génération s'engage et, lorsqu'elle le fait, ce sont des mouvements positifs qui se créent.

Les nouveaux diplômés sont toujours plus nombreux à vouloir intégrer un marché de l'emploi saturé et compétitif. Désillusionnés, ces jeunes actifs cherchent un sens à la société du "toujours plus" dans laquelle nous vivons. Une quête qui a conduit à la création de plusieurs mouvements visant à faciliter une transition vers des sociétés plus durables. Focus sur le WARN!, focus sur une génération en mouvement !

« Parce que nous sommes prêts. Maintenant ! »

Le WARN! (We Are Ready Now!) signifie « nous sommes prêt, maintenant ! ». Cet acronyme désigne un mouvement d'individus, composé de jeunes de 18 à 35 ans, qui souhaitent promouvoir des solutions alternatives pour un quotidien plus épanouissant et durable. Le tout à travers une approche optimiste et déculpabilisante.

Né à la veille de la COP21, le WARN! est le fruit de la volonté de cinq structures jeunes (le REFEDD, Avenir Climatique, CliMates, Générations Cobayes et Animafac) qui se lient en 2014. Le WARN! co-organisa ainsi la Conférence des Jeunes, plus connue sous le nom de COY (Conference Of Youth) ; un succès que réunit 5 000 jeunes sur trois jours pour trouver des solutions au changement climatique.

Vers une approche systémique de la transition

Le WARN! a ainsi été fondé autour de la question du climat, mais ses membres, conscients du fait que chaque problème identifié est le fruit d'un système tout entier, ont souhaité en élargir le mandat. L'action du mouvement s'est alors diversifiée pour s'intéresser à l'alimentation, à l'emploi, à la finance, à la santé… Les alternatives aux circuits traditionnels existent souvent, mais celles-ci sont rarement connues des jeunes. Le mouvement vise donc à recenser l'existant et à créer des projets là où aucune initiative n'a encore été développée.

Plus qu'une association, un mouvement

Finalement, le WARN! se défini par un état d’esprit. Faire partie du WARN! veut bien dire faire partie d’un mouvement, ce n’est pas un ensemble de projets, de rôles et de tâches mais plutôt un réseau, des événements et des rencontres. Il s’agit de devenir acteur du changement à son échelle, sur ses sujets de prédilection et à son rythme, grâce à une émulation entre jeunes et à un maillage d’acteurs existants en dehors du mouvement.

Le WARN arrive à Grenoble !

Depuis septembre, une dynamique grenobloise se met en place avec l'idée de s'investir dans la préparation du Forum International pour le Bien Vivre qui se tiendra à Grenoble du 6 au 8 juin prochain.
Vous souhaitez rejoindre un mouvement optimiste et dynamique ? N'hésitez pas à contacter le WARN! Grenoble à l'adresse suivante : grenoble@wearereadynow.net

admin_alpe2

Tue, 09 Jan 2018 14:27:50 +0100

Zoom sur… une consommation alimentaire différente

Pour aller plus loin :

Au niveau de la distribution :

Villeneuve gourmande (achats groupés)

Les épiceries sociales et solidaires de l'Isère :

3ABI - Territoire Bievre-Isere

Coup de Pouce

Dounia

Epicerie Collectif

Gremlins - La Mure

L'Escale

Les fourneaux extraordinaires

Pain d'épices

admin_alpe2

Fri, 05 Jan 2018 09:33:23 +0100

Retour sur l’Histoire de l’économie sociale et solidaire à Grenoble depuis le XIXe siècle

Car, si Grenoble est réputée pour avoir donné naissance à la première mutuelle, celle des gantiers créée en 1803, de nombreuses autres initiatives déployées sont restées dans l'ombre. Ainsi, qui sait aujourd'hui que la ville a également été le berceau des premières mutuelles féminines, de deux restaurants sociétaires, de coopératives de consommation telles l’Économie et la Ménagère, d’associations ouvrières comme celles des tailleurs d’habits et des maçons italiens… ? Ces actions collectives ont, chacune à leur façon, cherché à répondre aux besoins de la population, et plus particulièrement à ses besoins en termes d’accès à l'alimentation et à l'emploi.

Simon Lambersens, historien et chargé de mission à l’association AIRES, souhaite ainsi faire revivre ces expériences collectives ainsi que les controverses, voire les critiques, dont elles ont été l’objet. Une belle façon d'aborder l'Histoire et le développement de notre territoire.

Des exemplaires sont disponibles en dépôt-vente dans les bureaux d'Alpesolidaires. N'hésitez pas à appeler au 0668353222 pour vous procurer l'ouvrage !

Aux origines de l’économie sociale et solidaire à Grenoble au XIX° siècle

Simon Lambersens

Éditions Campus Ouvert Collection Économie Sociale et Solidaire

ISBN : 979-10-90293-38-0

Distribution : L’Harmattan

132 pages

Prix : 10 €

admin_alpe2