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Marianne

Mon, 23 Jul 2018 08:31:47 +0200

Le point sur l'affaire Benalla avant l'audition de Gérard Collomb

Totalement muet jusqu'à présent sur l'affaire Benalla, du nom de ce collaborateur filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai à Paris, le président de la République a rompu indirectement son silence public. A la suite d'une réunion de crise réunissant le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ainsi que Christophe Castaner, délégué général de la République en Marche et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, le chef de l'Etat a fait savoir ce dimanche 22 juillet via son entourage avoir voulu "respecter le silence de décence institutionnelle compte tenu du lancement des différentes enquêtes", ajoutant qu'il s'exprimera quand il le jugera utile.

"Il n'y aura pas d'impunité"

Toujours selon les propos rapportés par ses proches, Emmanuel Macron a admis le "caractère choquant" du comportement d'Alexandre Benalla, soulignant que "nul n'est au-dessus des lois" et "qu'il n'y a pas eu et n'y aura pas d'impunité". Il a affirmé qu'il avait "confiance dans les enquêtes lancées" et promis qu'il n'y aurait "ni obstruction ni manipulation" au travail mené conjointement par la justice, l'Inspection générale de la police nationale et la commission d'enquête parlementaire.

A l'occasion de cette réunion en petit comité, le président a demandé au secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, de procéder à "une réorganisation pour éviter que ce genre de dysfonctionnement se reproduise", a encore fait savoir le palais présidentiel.

Quelques heures auparavant, ce dimanche, Alexandre Benalla a été mis en examen. Le parquet de Paris a annoncé en début de soirée que l'homme de 26 ans, ex-chargé de mission et ex-chef de cabinet adjoint à l'Élysée, était sous le coup de cinq chefs d'accusation : "Violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l'autorité publique", "port et complicité de port prohibé et sans droit d'insignes réglementés par l'autorité publique", "recel de détournement d'images issues de la vidéoprotection" et "recel de violation du secret professionnel". Il a été placé sous contrôle judiciaire et il lui est interdit d'exercer une fonction publique ou une mission de service public.

Benalla invoque le code de procédure pénale

Vincent Crase, gendarme réserviste et salarié de La République en Marche qui se trouvait à ses côtés le 1er mai, a également été mis en examen pour "violences en réunion", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "port prohibé d'arme".

Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis les images de vidéo-surveillance des affrontements du 1er mai à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, pour "détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".

Selon le Journal du dimanche, Alexandre Benalla aurait apporté quelques explications aux enquêteurs lors de sa garde à vue pour expliquer sa présence à la manifestation en question. Il a déclaré que c'était à l’invitation de la préfecture de police, et non de sa propre initiative, qu’il s'y était rendu comme "observateur". Concernant son attirail de policier (casque, brassard et radio), c'est un gradé de la préfecture qui le lui aurait fourni, bien qu'il ne soit pas réellement policier.

Enfin, pour justifier ses actes, Benalla a cité l'article 73 du code de procédure pénale qui permet à n’importe qui d’intervenir en cas de commission d’une infraction. Et, d'après lui, c'est justement pour étayer son argumentation que ce proche du Président aurait demandé les images des caméras de la préfecture, afin d'illustrer la violence des affrontements du 1er mai à Paris, place de la Contrescarpe.

Ce lundi 23 juillet, c'est au tour du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, de s'expliquer. Il sera entendu à partir de 10 heures par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale lors d'une audition publique. Le lendemain, il sera également auditionné par la commission des Lois du Sénat, également constituée en commission d'enquête. Pourquoi l'inspection générale de la police (IGPN) n'a pas été saisie immédiatement ? Quel était le rôle exact de Benalla auprès de l'Elysée ? Les points que le premier flic de France devra éclaircir sont nombreux.

Magazine Marianne

Sun, 22 Jul 2018 10:13:27 +0200

Ce que dit l’affaire Benalla du nouveau pouvoir

Il s’appelle Alexandre Benalla, il est conseiller à l’Elysée et proche du président Macron. Sur une vidéo, on le voit, usurpant des symboles le faisant passer pour un policier, intervenir dans une manifestation pour frapper un homme. L’affaire est grave, l’abus caractérisé mais elle raconte aussi quelque chose d’inquiétant sur le pouvoir d’Emmanuel Macron, une excitation à s’encanailler bien peu jupitérienne et très dangereuse dans le message qu’elle envoie.

En effet, si le scandale est immense, c’est parce que l’outrage symbolique est réel. Les images et les révélations qui les ont suivies, semblent témoigner de l’émergence d’une voyoucratie où accéder au pouvoir, c’est atteindre le stade suprême de la prédation en toute impunité. Ce qui est en cause ici n’est rien de moins que la démocratie.

Chez une partie de l'entourage du président, il semble que la marque du pouvoir et de la puissance devient ainsi la liberté d’en abuser sans jamais en rendre compte. Or cumuler les avantages et les prébendes, en échappant aux responsabilités, c’est dominer toujours, sans servir jamais. C'est voir la puissance comme le droit à frapper et à humilier et les relations humaines comme une chaîne alimentaire dont il est essentiel d'occuper le sommet, puisque dans la représentation du monde de ces esprits tordus, si on n'a pas l'instinct du prédateur, on a un destin de proie.

Yassine Bellatar illustrait déjà la tendance des favoris du Prince à s’extraire de toute obligation morale. Son impunité étant garantie par une fraternité avec Emmanuel Macron, qu’il met en avant sans qu’elle n’ait jamais été démentie, l’homme se permet d’insulter et de menacer tous ceux qui contrarient son ego avec un langage et des manières de caïd. Ce n’était déjà pas bien glorieux comme pratique du pouvoir, mais là un pas important a été franchi par un autre des collaborateurs du président de la République. Le fait de se faire passer pour un représentant des forces de l’ordre quand on n’est là que par la faveur du président est gravissime. C’est même une infraction pénale, surtout quand à cette occasion des violences sont commises. Le directeur de cabinet du président ne pouvait ignorer qu’il était tenu par son statut de fonctionnaire de faire un signalement, sauf ordre contraire émanant du plus haut niveau.

On nous avait promis l’exemplarité et la compétence, c’est au retour de l’avidité et de la courtisanerie

Or manifestement, pour ses amis caïds, Emmanuel Macron a toutes les indulgences. Alors que des manquements gravissimes ont été commis, Alexandre Benalla n’aura écopé que d’une sanction symbolique. Quelques jours de suspension. L’abus de pouvoir caractérisé sera même récompensé par une marque de faveur présidentielle : l’homme était dans le bus des Bleus qui a descendu les Champs-Élysées. Et tandis qu’il se pavanait aux côtés des champions du monde, les simples gens qui avaient attendus leurs idoles toute la journée pour les applaudir ont à peine eu le temps de les entr’apercevoir.

A ce stade, il y a de quoi être confondu par l’amateurisme dangereux du président. Comment a-t-il pu lui échapper que, protéger des comportements aussi déviants et graves chez les hommes qui sont ses conseillers, donnait l’image d’une République en train de se corrompre avec l’aide de celui qui a été élu pour la garantir. Comment ne pas être effrayé par une tolérance étonnante vis-à-vis de comportements qui sont ceux de ceux-là mêmes qui font régner la terreur et le contrôle social dans les quartiers de non-droit. Il semble fasciné par ces caïds qui n’ont ni morale, ni mesure et usent de leur influence auprès des politiques pour exhiber autant leur corruption que leur impunité. Des intouchables qui se construisent un royaume dont leur capacité de nuisance sont les bornes. Comment accepter ici au plus haut niveau du pouvoir, dans l’entourage proche, des comportements que l'on attendrait plus de nervis du FN et de fachos patentés que du soi-disant nouveau monde que l’on nous a vendu ad nauseam.

Pire encore, ce président qui n’a que le mot mérite à la bouche, qui vante l’entreprenariat, finit par récompenser grassement des personnes dont la seule qualité semble être d’aimer se salir les mains. On nous avait promis l’exemplarité et la compétence, c’est au retour de l’avidité et de la courtisanerie à laquelle on assiste. A 26 ans, toucher 10.000 euros de salaire, avoir un appartement quai Branly, une voiture avec chauffeur et se voir pousser, alors que l’on n’en a ni la formation ni le niveau, à demander l’intégration au corps des préfets, parce qu’on a la faveur du prince, montre à quel point ce nouveau pouvoir est déconnecté du réel.

Quant à la République exemplaire, elle n’était visiblement qu’un slogan dont Emmanuel Macron était l’interprète, pas un engagement dont il entendait être le garant.

Sidérée par cette nouvelle histoire, je ne peux m’empêcher de penser à la fin d’Orange mécanique, de Stanley Kubrick, quand le héros comprend que pour étouffer la nature des expériences auxquelles il aura été soumis, le politique lui offre l’impunité totale. S’ouvre alors pour lui un paradis de sexe, de violence et de sang, sous protection gouvernementale. La seule chose qu’il nous reste à espérer est que cette histoire permettra peut-être de faire le ménage dans les coulisses d’un nouveau monde qui, à défaut de faire regretter l’ancien, semble en être la continuation dans la dégradation.

Céline Pina

Fri, 20 Jul 2018 15:50:17 +0200

Affaire Alexandre Benalla : les irresponsables de l’Elysée

Deux jours seulement après avoir éclaté, « l’affaire Benalla » est en passe de devenir une véritable conflagration. A l’heure où ces lignes sont écrites, on commence à compter les morts (symboliques) sur le champ de bataille (politique). Alexandre Benalla et son acolyte employé de LREM, Vincent Craze, sont (enfin) en garde à vue. C’est normal. Ce qui l’est moins, c’est que trois policiers dont un commissaire soient, eux, « suspendus à titre conservatoire ». Si l’on suit bien le rocambolesquissime scénario, ils auraient fourni des images de la préfecture de Police à Benalla afin que ce cher M. Alexandre puisse préparer sa défense. Heureusement que Benalla est soupçonné d’être un délinquant, qu’auraient-ils fait s’il s’était agi d’aider un innocent ?

Dans ce tir aux pigeons plus grand que nature, les cibles se multiplient. Désormais l’opposition demande la démission du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Ce pourrait être bientôt le tour de Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, qui est entendu comme « témoin ». Or Strodza, c’est le supérieur hiérarchique de Benalla. Apparemment, c’est lui qui a infligé cette (faible) sanction de quinze jours de mise à pied au garde du corps qui vient d’être licencié ce vendredi 20 juillet. L’ancien préfet de la région Ile-de-France pourrait lui aussi avoir à répondre à des questions, par exemple, pourquoi avoir autorisé cette virée du 1er Mai ? Juste pour s’amuser ? Ou pour surveiller, non pas les manifestants mais la police elle-même, voire le ministre Gérard Collomb, soupçonné d’être trop timoré dans l’action anti-émeute ? Surtout, pourquoi l’ancien élève de l’ENA, fonctionnaire d’autorité, n’a-t-il pas appliqué le code de procédure pénale et son célèbre article 40, qui lui commande de saisir le parquet dès lors qu’il constate la possibilité d’un délit ? Parce qu’ayant consulté le président lui-même sur le sort de son ami Benalla, il n’a pas entendu le « PR », comme on dit au « Château », le lui ordonner ?

Le problème, c’est que l’irresponsabilité, cela ruisselle

Probablement ! Mais, en vertu de l’irresponsabilité pénale dont jouit le chef de l’Etat, aucun policier, aucun procureur, aucun juge n’ira poser cette question, la seule qui compte politiquement : Emmanuel Macron, président de la République, « clé de voûte des institutions de la République » a-t-il ou non, sciemment ou non, ignoré le devoir de saisir l’autorité judiciaire ? Avouons qu’alors que les députés débattent à l’Assemblée d’une réforme de la Constitution, ça pose un problème… Mais non, « la question ne sera pas posée » puisque la Constitution l’interdit. Irresponsable est Macron, irresponsable il demeure, jusqu’en 2022.

Le problème, c’est que l’irresponsabilité, cela ruisselle. Ou du moins, il y a des gens qui estiment qu’étant proches du Prince, ils bénéficieraient de son immunité par principe…

On peut supposer qu'Alexandre Benalla, comme son compère Caze, ont jugé qu’étant « de la maison du président », ils avaient le droit d’agir à leur guise, de tabasser les manifestants place de la Contrescarpe, faire joujou avec les instruments de la Police, voire s’amuser à donner des ordres aux CRS avec un talkie-walkie… Or le principe de responsabilité politique veut que l’action publique soit assumée par des fonctionnaires aux ordres des ministres. Pour une raison simple : les fonctionnaires sont surveillés par un corps d’inspection, les ministres sont responsables devant le Parlement, et tous peuvent avoir à rendre des comptes à la justice. C’est le talent des constituants de 1958 d’avoir aménagé cet édifice républicain, présentement bafoué dans l’affaire Benalla.

Des personnages curieux à l’Elysée, ce n’est pas une première. On avait déjà vu cela sous De Gaulle, dans l’affaire Ben Barka. En 1965, des barbouzes s’étaient prévalus du soutien de Jacques Foccard, conseiller du président de la République, pour aider à l’enlèvement de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en plein Paris. Sous Mitterrand, les gendarmes de l’Elysée s’étaient sentis autorisés à poser des écoutes téléphoniques illégales dans presque tout Paris pour protéger la vie privée du président…

D’un seul irresponsable selon le droit, on passe à plusieurs irresponsables dans son entourage. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron a préféré fuir les médias plutôt que d’expliquer ce qui se passe dans « sa » maison. Ses prédécesseurs eurent à répondre, tôt ou tard. Le général De Gaulle, en majesté s’en était tiré par le mépris : « Il n’y a rien eu que de vulgaire », commenta hautement le Grand Charles, non sans avoir au préalable fait le ménage dans les services secrets. Mitterrand pratiqua le déni : « Il n’y a pas d’écoutes à l’Elysée », osa-t-il affirmer à la télévision belge alors que les preuves s’accumulaient… Il va bien falloir que le président de la République « inaltérable » y passe aussi. Le plus vite serait le mieux.

Hervé Nathan

Fri, 20 Jul 2018 15:23:11 +0200

Plan Climat : la France risque de manquer ses objectifs d'ici à 2023

La loi de Transition énergétique adoptée à l'été 2015 a établi pour la France un budget carbone fixant des objectifs de limitation d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais selon un document de travail du ministère de la Transition écologique rendu public ce vendredi 20 juillet, ce budget sera dépassé jusqu'en 2023. En cause, les émissions de GES des secteurs des transports et du bâtiment allant bien au-delà des limites prévues.

Retard dans la limitation d'émission de gaz à effet de serre

Pour réduire de 75% par rapport à 1990 les émissions de GES à l'horizon 2050, le gouvernement a mis en place la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) et compte tendre vers la neutralité carbone (compensation totale des émissions de CO2 dues à l'utilisation d'énergies fossiles). Cette stratégie a fixé pour la période 2014-2018 un objectif de 440 millions de tonnes d'émissions de CO2 (MtCO2). Mais aujourd'hui, le bilan excède largement ce que la France avait promis et pourrait s'élever à 458 MtCO2 d'ici à la fin de l'année. Quant à la période 2019-2023, on attend jusqu'à 422 MtCO2, alors que la SNBC affichait un objectif de 398.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, veut malgré tout se montrer rassurant : ce retard d'émission de GES devrait être "rattrapé" selon lui entre 2024 et 2028. Les progrès effectués dans les domaines industriels, énergétiques et agricoles devraient permettre de compenser le retard pris jusqu'ici.

Du bon et du moins bon

Autre bémol pour le Plan Climat : la difficulté à réduire la consommation d'énergie finale du pays. La France devait réduire sa consommation de 20% en 2030 et de 50% d'ici 2050, tandis que le bilan actuel ne laisse espérer que des réductions plus modestes : 17% pour 2030 et 44% pour 2050.

Bonne nouvelle en revanche du côté des énergies fossiles, dont la consommation devrait être réduite de 40% à l'horizon 2030 alors que le Plan Climat affichait un objectif de baisse de 30%. Ces données ne sont toutefois qu'une "projection", rappelle le ministère, et devraient "[être ajustées] à l'automne".

Magazine Marianne

Fri, 20 Jul 2018 12:27:42 +0200

Tunisie : le parti islamiste Ennahda rafle la majorité des mairies

Sur les 350 mairies du pays, au moins 130 sont désormais sous la bannière d'Ennahda, a annoncé ce jeudi 19 juillet le ministère tunisien des Affaires locales. Nidaa Tounès, le parti de l'actuel président Béji Caïd Essebsi, remporte quant à lui 80 municipalités, derrière les listes indépendantes arrivées en tête dans 114 mairies. Ces indépendants sont également les vainqueurs du scrutin en termes de sièges, devant Ennahda et Nidaa Tounès. Mais c'est bien l'abstention qui ressort grande gagnante des élections : seuls 33,7% des inscrits se sont déplacés dans les bureaux de vote.

Le premier scrutin municipal démocratique de la Tunisie s'est déroulé en deux temps. Le peuple a désigné ses conseillers municipaux le 6 mai, puis délégué à ces derniers l'élection des maires de chaque localité. A ce jour, 347 maires sur 350 ont été élus. Les deux plus grandes villes du pays, Tunis et Sfax, sont désormais aux mains d'Ennahda.

Les élections de 2019 dans le viseur

Ce scrutin municipal était lourd d'enjeux pour les formations politiques tunisiennes : alors que des élections législatives et présidentielles sont prévues pour 2019, l'ancrage local apparaît plus que jamais comme primordial. Les élus municipaux sont également très attendus sur la mise en oeuvre de la décentralisation. Depuis la "révolution du jasmin" de 2011 ayant chassé Ben Ali du pouvoir, les municipalités étaient gérées par des délégations spéciales souvent défaillantes.

La tenue d'élections avait été plusieurs fois reportée en attendant qu'un nouveau code électoral soit adopté. Voté de justesse le 26 avril dernier, le code des collectivités locales devrait permettre de rompre avec la mainmise de l'administration centrale sur les autorités locales.

Magazine Marianne