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Le Crieur de la Villeneuve - Journal participatif de la Villeneuve de Grenoble

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Tue, 10 Oct 2017 11:02:24 +0200

Ciné-Villeneuve présente Le fils de Jean

Ciné-Villeneuve présente en projection, lundi 16 octobre, à 20 heures, à la salle polyvalente des Baladins, le film Le fils de Jean, de Philippe Lioret. Thèmes abordés, synopsis, avis, Ciné-Villeneuve vous raconte tout sur le film.

Film

Philippe Lioret définit son film comme un « un polar familial ». Un jour, à son bureau, Mathieu, jeune cadre divorcé, apprend par téléphone que son père était québécois et son interlocuteur lui annonce qu’il vient de mourir et qu’il lui a légué un tableau. Il se précipite à Montréal deux jours avant l’enterrement, « pour voir qui c’était » et connaître ses deux demi-frères dont il vient aussi de découvrir l’existence.

À l’aéroport, il est accueilli sans aménité par Pierre, le meilleur ami de son père, homme bourru qui lui conseille de se faire discret et surtout de ne pas révéler son identité à la veuve et à ses enfants, déjà très secoués par cette mort accidentelle. On n’a retrouvé que la barque de Jean, retournée sur le lac qui bordait sa cabane. Un peu éberlué, Mathieu se laisse présenter comme « le fils d’un ami » venu passer quelques jours dans la Belle Province. Il participe aux recherches du corps que le lac ne restitue pas. Peu à peu, la curieuse présence de cet intrus, interrogateur et peu loquace, intrigue les deux frères, si différents, qui s’opposent violemment sur la question de l’héritage.

L’obligation de silence imposée à Mathieu vire au malaise, accentué par le mystère de cette disparition et le comportement de Pierre qui, peu à peu, change d’attitude. Que lui cache-t-on ? Mais Mathieu ne se révolte pas, ne déchire pas le voile qui recouvre son passé. Il accepte de refréner ses questions, ses élans, de ne pas faire état de son lien génétique avec ses hôtes. Invité dans la famille de Pierre, il se prend d’affection pour sa femme et sa fille. Pourtant, il le sent bien sans pouvoir l’exprimer, elles aussi semblent flotter dans une indécision de parole.

Photo 1 Inspiré par le roman de Jean-Paul Dubois, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, entre Montréal et la campagne québécoise où la nature étend son royaume, Philippe Lioret orchestre avec tact et délicatesse le ballet subtil de cette quête de père.

Le réalisateur

Philippe Lioret occupe une place singulière dans le cinéma français, alternant films sociaux et joyaux d’intimité. Cinéaste discret, il avance par touches, sans insister, ni expliquer. Le spectateur chemine avec les personnages et déduit de ce qu’il voit le sens profond de situations qui évoluent insensiblement. Philippe Lioret commence son parcours professionnel dans le domaine du son, filière plutôt atypique pour un futur réalisateur. Il participe ainsi, de 1980 à 1992, à une vingtaine de films comme assistant, puis ingénieur du son. En 1993, il passe à la réalisation en écrivant et dirigeant Tombés du ciel, avec Jean Rochefort, pour lequel il obtient le Prix de la mise en scène et celui du scénario au Festival de Saint-Sébastien.

Attaché à des acteurs fétiches, comme Jacques Gamblin, Sandrine Bonnaire puis Vincent Lindon, il choisit d’abord ses sujets en privilégiant la légèreté dans des thèmes profonds, comme dans Tenue correcte exigée (1997) et Mademoiselle (2000). En 2003, il tourne L’Équipier pour lequel il aura trois nominations aux César. En 2006, nouveau succès avec Je vais bien, ne t’en fais pas, qui décroche 5 nominations aux Césars dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, et en obtient deux : meilleur espoir féminin pour Mélanie Laurent et meilleur acteur pour Kad Merad.

En 2009, il réalise Welcome, film engagé et sensible sur le thème des migrants, qui touche l’opinion et devient un succès public. Il obtient 10 nominations aux César dont meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur.

En 2010, il se mobilise pour la cause des travailleurs étrangers en situation irrégulière en grève aux côtés de nombreux cinéastes et artistes.

En novembre 2011 sort Toutes nos envies, librement inspiré du livre D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère, avec à nouveau Vincent Lindon, et Marie Gillain, nommée aux Césars pour ce film.

Enfin en 2016 il réalise Le fils de Jean. 

Roman dont le film s’inspire

Le livre

Résumé : « C’est à ce moment-là, je crois, que je décidais de partir pour un voyage dont j’ignorais la destination et la durée. J’étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l’envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s’il le fallait, creuser les flancs de la terre. »

Bande-annonce

Le fils de Jean
Comédie dramatique, (France-Canada), 2016
De Philippe Lioret
98 minutes
Lundi 16 octobre, à 20 heures, à la salle polyvalente des Baladins, 85 galerie des Baladins
Adultes : 5 € / soutien : 10 € / enfants et précaires : 1 €
Adhésion donnant droit à tous les films de la saison 2017-2018

Marie-Amélie Marchal

Thu, 05 Oct 2017 16:53:30 +0200

Fin de partie pour les contrats aidés

Depuis l’annonce brutale du gel des contrats aidés par le gouvernement, certaines associations sont en péril. D’ après la Préfecture, 160 emplois seraient directement concernés à Grenoble. Fatou et Mélanie sont deux bénéficiaires de ces emplois aidés. Dans le tumulte de la rentrée et des décisions du gouvernement, elles sont en passe de perdre leur travail.

« C’est la première fois que j’ai un boulot comme ça : valorisant et stable », confie Mélanie. Elle travaille au PIMMS [Point information médiation multi-services] de la Villeneuve. En tant qu’ agente de médiation, elle est en contrat aidé depuis un an, en CDD de 35 heures renouvelable une fois. Avec ses collègues, Mélanie accompagne les habitants du quartier dans leurs démarches pour les dossiers d’aide au logement de la CAF, des demandes de CMU, des recours… « On est là pour aider les gens face aux problèmes du quotidien, on les guide lorsqu’ils ne parlent pas bien français par exemple   », précise-t-elle.

Les contrats aidés sont des dispositifs dédiés aux publics éloignés de l’emploi. L’État, via Pôle emploi, facilite leur embauche grâce à un appui financier, qui oscille entre 7  000 et 11 000 euros par an. Mais ils sont en sursis depuis la fin de l’ été. La décision abrupte du gouvernement de geler ces contrats a laissé Pôle emploi dans le flou pendant de nombreuses semaines.

« Mon patron m’a dit de ne pas revenir au travail le lendemain »

Mélanie a appris que les emplois aidés étaient suspendus quelques jours avant son renouvellement. « J’étais en vacances et j’ai vu passer cette information à la télévision. Au départ j’ai cru que c’était faux. Mais le dernier jour de mon contrat, après avoir enfin eu Pôle emploi au téléphone, mon patron m’a dit de ne pas revenir le lendemain car d’après l’organisme, mon contrat ne pouvait pas être reconduit. » C’était le jeudi 7  septembre.  Mais à la fin du mois, Mélanie est encore là, au PIMMS. L’ ancienne peintre en bâtiment reconvertie, donne un coup de main bénévolement, c’ est sa manière à elle de faire « blocus  ».

Fatou Bitey, la cuisinière du bar associatif Le Barathym est dans la même situation.
« Mon contrat se termine dans trois jours [le 18 septembre, ndlr] et personne ne me dit clairement que c’est la fin. Personne n’ est là pour me rassurer. » Pourtant, Thomas Pedron-Trouvé, le coordinateur du Barathym se bat pour en savoir d’avantage auprès de Pôle emploi. Mais l’organisme est aussi dépassé que les bénéficiaires.

Chronique d’une fermeture programmée

Si Fatou n’est pas renouvelée, il n’ y aura plus de cuisinière au Barathym et l’ avenir du café-associatif semble compromis. Lors d’une conférence de presse le 7  septembre, Thomas est las : « La seule entreprise rentable aux yeux du gouvernement actuel c’est une machine qui fournirait des plats surgelés micro-ondables. »

Au PIMMS, on évoque la potentielle fermeture d’une antenne. C’est le local de  Pont-de-Claix qui est concerné. Là-bas, l’ équipe est composée de trois agents et l’un d’ entre eux est dans la même situation que Mélanie. Entre les jours de congés à rattraper et les contrats qui se terminent, il ne restera plus qu’un salarié en octobre. « S’ il n’ y a pas de renouvellement, le PIMMS de Pont-de-Claix fermera ses portes, ce qui signifie que 700 rendez-vous ne seront pas honorés », confie Mélanie.

Fatou a quatre filles et être en emploi aidé lui permettait de suivre une formation diplômante : « J’ai fait les démarches pour passer mon CAP cuisine au Greta [un centre de formation continue pour adultes, ndlr]. J’avais envie d’ ouvrir mon propre restaurant après mon expérience au Barathym et ma formation. Mais sans emploi aidé, je n’ai plus accès au Greta. »

« Ici, je fais quelque chose que j’aime »

Avant d’être au Barathym à réchauffer les cœurs avec son poulet yassa, sa ratatouille ou ses lasagnes, Fatou en a fait des petits boulots. « J’ ai fait des ménages, j’ai été aide à domicile, j’ ai même fait des tresses aux États-Unis ! Mais ici je fais quelque chose que j’ aime. Je ne me sens pas fatiguée à la fin de ma journée. » Mélanie aussi a eu du mal à trouver un emploi alors qu’elle en cherchait dans le secteur du bâtiment. Également maman de quatre enfants, l’agente de médiation a été formée par les Compagnons d’Échirolles, puis elle a suivi une formation complémentaire en décoration d’ intérieur. Malgré ça, elle ne trouve pas de travail. Mélanie bénéficie alors du dispositif « Envolée féminine » de Pôle emploi. Un parcours dédié aux femmes. C’est dans ce cadre qu’elle a fait un stage au PIMMS, avant d’être embauchée pour un an par la structure.
« Quand je suis venue ici pour la première fois j’ai eu peur. Moi et l’administration ça faisait 2, même 10. J’ avais peur de décrocher un téléphone ! Mais maintenant je m’y plais. Jamais je n’aurais cru aimer travailler dans un bureau » sourit Mélanie.

Les deux femmes n’ ont encore rien de prévu pour la suite. Mélanie est toujours dans l’attente car d’après son patron, son contrat devrait finalement être reconduit pour 6 mois maximum. Mais pour le moment, les informations sont parcellaires et contradictoires.

À quelques minutes du bouclage, Le Crieur a appris que Pôle emploi avait appelé Le Barathym. Le contrat de Fatou serait reconduit pour 6 mois, et financé à hauteur de 50 %. Affaire à suivre donc.

À retrouver ici, le communiqué du collectif des associations contre le gel des contrats aidés et ici, la carto-crise.

Marie-Amélie Marchal

Tue, 03 Oct 2017 10:47:37 +0200

« Dessine-moi la paix » sur les murs de la Villeneuve

Du samedi 30 septembre au dimanche 1er octobre, l’association Urban Expo a invité 30 artistes amateurs à s’emparer des murs du 150 galerie de l’Arlequin. « Dessine-moi la paix » s’est inscrit dans le cadre de la journée pour la non-violence.

Marie-Amélie Marchal

Wed, 27 Sep 2017 15:23:36 +0200

Mobilisation contre le gel des emplois aidés

Mercredi 27 septembre, devant la Préfecture de Grenoble, une soixantaine de personnes s’est mobilisée contre le gel des emplois aidés. Des cafés-associatifs comme Le Barathym, Atypik, La Pirogue et le Café des enfants, des associations d’éducation populaire, Cap Berriat, la conciergerie solidaire Consol, la BatukaVI, le syndicat Asso, entre autres, ont tenté de se faire entendre mais l’accès à la Préfecture leur a été interdit. Le cortège s’est donc rendu au pied de l’hôtel du département. Une partie de l’équipe éducative du collège Vercors était également présente. C’est la troisième semaine de grève pour l’établissement, alors que le personnel du collège réclame deux postes d’assistants d’éducation supplémentaires.

L’appel à la mobilisation est à retrouver ici, ainsi que la liste de ses signataires.
Le syndicat Asso a créé une carto-crise qui recense les emplois touchés par la fin des contrats aidés. La voici :

 

Voir en plein écran

Marie-Amélie Marchal

Tue, 26 Sep 2017 13:33:34 +0200

Incendie du collège Lucie Aubrac : opération policière à la Villeneuve

Ce mardi 26 septembre, vers 6 heures du matin, une opération policière a eu lieu dans le quartier de la Villeneuve. Elle a été menée dans le cadre de l’enquête sur l’incendie du collège Lucie Aubrac qui a brûlé dans la nuit du 10 au 11 juin. L’opération a abouti a plusieurs arrestations.

Marie-Amélie Marchal