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Le Crieur de la Villeneuve - Journal participatif de la Villeneuve de Grenoble

Thu, 14 Jun 2018 14:14:02 +0200

Ciné-Villeneuve présente Éclairage intime

Ciné-Villeneuve présente en projection, lundi 18 juin, à 20 heures, à la salle polyvalente des Baladins, le film Éclairage intime, d’Ivan Passer. Thèmes abordés, synopsis, avis, Ciné-Villeneuve vous raconte tout sur le film.

AfficheLa diffusion

Le film sera projeté en version originale tchèque sous-titrée en français, dans sa version restaurée en 2016.

Le synopsis

Petr et Bambas sont d’anciens camarades de conservatoire. Petr, aujourd’hui soliste violoncelliste à Prague est un musicien de la ville, il vient donner un concert dans la ville de province où Bambas, musicien de la campagne, directeur d’une école de musique, qui joue essentiellement aux funérailles l’a invité pour compléter l’orchestre local. Petr est accompagné de sa jeune amie Stepa.

Bambas les accueille dans sa maison, où il vit avec sa femme, ses enfants et … ses beaux-parents. Autour des deux amis musiciens la famille débat, pendant deux jours, de tout et de rien sur la vie.

Le film

Éclairage intime fut pendant longtemps considéré comme le film phare de la Nouvelle Vague tchèque. Le premier long-métrage d’Ivan Passer décrit deux jours des retrouvailles de deux amis musiciens. Le réalisateur signe une comédie qui est une succession d’anecdotes sans réelle intrigue. Traumatisé par la guerre durant l’occupation de la Tchécoslovaquie, le cinéaste cherchait surtout à faire une comédie légère où l’on se sent bien. Ivan Passer filme la vie tchèque avec une authentique fraîcheur. Les personnages respirent la liberté et on a souvent l’impression d’être à leurs côtés. Frôlant avec le court-métrage, Éclairage intime est un hommage à la vie.

InstrumentSympathique film dans une campagne paisible. On dirait du Rohmer tchèque et l’intrigue avec les musiciens ne manque pas de charme. Il y a une fraîcheur aussi indéniable.

C’est la vie toute simple des gens de la campagne que Passer a choisi de filmer, sans autre prétention que de montrer la vie simple et heureuse d’une famille. Il y a beaucoup d’humour, c’est filmé comme un documentaire car en fait il n’y a pas d’histoire, on montre aussi l’importance de la présence de la musique dans les pays de l’Est, pour les différents événements de la vie. Un film agréable à regarder, sur un monde disparu…

Le réalisateur

Figure significative de la nouvelle vague tchécoslovaque, Ivan Passer né en 1933 travaille en étroite collaboration avec Miloš Forman dont il a été le scénariste de trois films en 1963, 65 et 67. Il réalise un court métrage en 1964 puis son premier long métrage en 1965 : Éclairage intime (Intimni osvetleni). Après la répression par les Soviétiques du Printemps de Prague en 1968, Ivan Passer quitte son pays, aidé par le producteur de cinéma franco-italien Carlo Ponti. Depuis, il vit et travaille aux États-Unis où il réalise 12 films dont 2 pour la télévision et un inachevé. Son dernier film date de 2005.

La bande-annonce

Éclairage intime (Intimní osvětlení)
Drame (Tchécoslovaquie), 1965
73 min
D’Ivan Passer
Avec Karel Blazek, Zdeněk Bezušek, Vera Křesadlová

Benjamin Bultel

Thu, 07 Jun 2018 14:36:28 +0200

Villeneuve se met en lumière

Du 15 au 25 juin, 10 jours d’animations sont programmés sur le quartier. Petit aperçu des festivités !

Semaine d’ouverture de l’Espace 600 (du 15 au 25 juin)

  • Vendredi 15 juin, 19 h 30 : Le Crieur et la Maison de l’image organisent une soirée De Villeneuve à Bondy : les médias prennent leur quartier, avec comme invités le Bondy Blog, Vill9 la série et les réalisateurs de Villeneuve, l’utopie  malgré tout.
  • Lundi 18 juin, 18 h 30 : soirée de restitution du cycle « Pour [se] comprendre – Que reste-t-il du passé colonial ? » de l’Université populaire, avec la projection d’un documentaire-synthèse, suivie d’un concert de musique orientale.
  • Mardi 19 juin, 19 h 30 : Zion of Colors offre une performance mélangeant théâtre, poésie et musique.
  • Mercredi 20 juin, 18 h 30 : pour fêter la 1000e représentation, la BatukaVI s’associe à Kiap le temps d’une soirée haute en couleur.
  • Vendredi 22 juin, 19 h 30 : conférence gesticulée Itinéraire d’une sale gosse — de l’enfance inadaptée à la pédagogie sociale, de Mélody Dababi, de Mme Ruetabaga, avec un atelier pour les enfants pendant la conférence.
  • Lundi 25 juin, 16 heures : soirée de présentation des travaux menés lors des ateliers périscolaires de la Cordée.

Fête de la musique (jeudi 21 juin)

Elle aura lieu le jeudi 21 juin, de 17 heures à 23 heures. Organisée par le Studio Petit Bonheur, elle se tiendra au bord du lac, à côté de la piscine Iris. L’occasion de découvrir les talents du quartier et de s’initier à l’écriture de paroles de chansons.

Chorale des enfants (vendredi 22 juin)

Après trois ans d’absence, la chorale revient le vendredi 22 juin ! Plus de 600 mômes des écoles du quartier, accompagnés par les musiciens de Mustradem, chanteront pendant une heure sur la Place rouge. À partir de 14 h 30.

Fête de quartier (samedi 23 juin)

La traditionnelle fête de quartier aura lieu le samedi 23 juin, à partir de 14 heures, entre la Place rouge et l’allée des Tilleuls. Jeux gonflables, manège, essai des équipements des pompiers, village repas et village associatif, jeux de kermesse… les animations seront nombreuses et pour tous les âges ! L’après-midi festif se conclura par un karaoké, à partir de 19 heures, et par le spectacle tout en lumière, rempli d’instruments lumineux, nunchakus et autres sabres lasers, Rhythm ‘n’ Light (« Nos jeunes sont des lumières »), d’associations du quartier, à partir de 22 heures.

Le programme en détail de la fête de quartier :

  • 14 heures : ouverture de la fête (village associatif, village repas, animations)
  • 14 h 30 : pot de l’amitié des unions de quartier
  • 15 heures : chorale des Balbelettes
  • 15 h 30 : départ de la visite de la Maison de l’image
  • 16 heures : représentation théâtrale de Momola, Momola !, par les écoliers de l’école des Trembles (à partir de la pièce Dans les reflets du vent, création La Marmite/Les Petits Poids pour l’Espace 600)
  • 16 heures : déambulation musicale de la BatukaVI
  • 19 heures : fin du village associatif et début du karaoké
  • 22 heures : clou de la fête, spectacle Rhythm ‘n’ Light (« Nos jeunes sont des lumières »).

Et aussi…

Samedi 16 juin : brocante de l’Union de quartier Villeneuve 1, sur la place du marché et allée de piscine, à partir de 9 heures.

Samedi 16 juin : après-midi festif (avec jam session et la Sonobécane), à partir de 16 heures, crique nord, dans le parc de la Villeneuve, derrière le 20 galerie de l’Arlequin, pour l’imposition d’un débat au conseil municipal concernant la démolition ou non du 20 galerie de l’Arlequin. Débats autour de la politique du gouvernement sur le logement.

Samedi 16 juin : fête orientale sur la place des Géants, à partir de 16 heures, avec jeux gonflables, DJ, maquillage, henné, organisée par l’association des habitants des Géants.

Lundi 18 juin : inauguration de l’exposition « Street-art photo à la Villeneuve » (portraits d’habitants sur les murs du quartier), par la Maison de l’image.

Mercredi 20 juin : fête des voisins aux Géants avec jeux gonflables et musique, à partir de 16 heures sur la place des Géants, organisée par l’association des habitants des Géants et Actis.

Téléchargez le flyer de ces dix jours (à cette adresse ou cliquez sur l’image ci-dessous) :
villeneuve_lumiere

Benjamin Bultel

Thu, 07 Jun 2018 10:28:07 +0200

Feu nourri contre la démolition du 20

Présentée en réunion publique en décembre 2016, la démolition du 20 galerie de l’Arlequin est fortement contestée par une partie des habitants, qui multiplient les angles d’opposition.

Mobilisés depuis un an et demi, les opposants à la démolition du 20 galerie de l’Arlequin tirent à feu nourri sur la décision municipale. Ils pointent tout d’abord les ratés dans la co-construction des projets de rénovation urbaine. Le « cahier de préconisations », censé recueillir les avis des habitants, était introuvable certains jours (lire l’article Pas de registre, pas de (co)construction). Difficile de donner son avis dans ces conditions. Le site internet de la Métro permettait aussi de s’exprimer mais il n’a recueilli que 83 contributions en trois mois, pour les deux Villeneuves (Grenoble et Échirolles).

avis TQ démolition 20Autre épine dans le pied de la mairie, la table de quartier Villeneuve – Village Olympique, seul organe officiellement reconnu par la loi pour représenter les habitants, a pris position, le 30 mars, contre la démolition. Ses membres jugent, entre autres, que « la réhabilitation prônée par les habitants coûterait moins cher qu’une démolition/reconstruction, la démolition du CCAS suffirait pour faire une ouverture significative du quartier avec une entrée paysagère, l’amélioration de la mixité sociale est une opération déguisée de chasse aux pauvres, au moins deux maires de France ont proposé un référendum et accepté son résultat majoritairement hostile [à la démolition]. » Rendu public par les membres de la table de quartier le 4 mai, cet avis, uniquement consultatif, n’a pas été commenté par la mairie.

Autre dispositif, la pétition contre les démolitions a recueilli 2092 signatures et dépasse donc l’objectif des 2000. Une seconde pétition après une première qui avait recueilli 1700 signatures, les opposants à la démolition ayant dû en lancer une nouvelle pour suivre le cadre municipal de l’interpellation citoyenne. Sauf que ce dispositif vient d’être retoqué par le tribunal administratif de Grenoble, le 24 mai, au motif de quelques libertés prises vis-à-vis de la loi. La mairie se retrouve face à casse-tête : braver la loi et autoriser un référendum local (si elle refuse de suivre la pétition) ou accepter le jugement du tribunal administratif et s’asseoir sur cette mobilisation d’habitants.

Charte vs protocole

Dernier épisode en date, le vote d’un « protocole de relogement » pour les habitants du 10-20, en conseil municipal, lundi 14 mai. En temps normal, une « charte de relogement », négociée entre les habitants et leur bailleur, détaille les  modalités du relogement. Or, selon la mairie, « malgré plusieurs relances de SCIC Habitat [bailleur social du 10-20, ndlr] vers l’association des habitants, ce travail n’a pu aboutir », obligeant la signature d’un protocole. Ce que contestent les concernés, qui mettent en avant des courriers qui « attestent de leur volonté de participer à cette concertation » et l’envoi d’une proposition de charte, la veille du conseil. Si la municipalité assure que « les conditions de relogement seront les mêmes » avec ce protocole qu’avec une charte, les habitants ne sont pas conviés à l’écriture du protocole.

Sourde pour l’instant aux contestations, la majorité municipale n’avait pas, de son propre aveu, « mesuré la dureté des négociations avec l’Anru ». Coincée entre les pressions de l’Anru et celles des opposants à la démolition, la mairie a adopté la doctrine There is no alternative : si la Villeneuve veut les sous de l’Anru, il faudra passer par la démolition du 20.

Contactée par Le Crieur, la mairie n’a pas voulu donner suite à notre demande d’interview.

Benjamin Bultel

Thu, 07 Jun 2018 10:21:19 +0200

Anne Courel sera la nouvelle directrice de l’Espace 600

La metteuse en scène Anne Courel deviendra la nouvelle directrice de l’Espace 600, le théâtre situé dans Le Patio, à partir du 1er septembre, succédant à Lucie Duriez. Anne Courel est à la tête de la compagnie Ariadne, installée à Villeurbanne.

La metteuse en scène avait présenté son spectacle Holloway Jones, à l’Espace 600, en mai 2017.

Benjamin Bultel

Mon, 04 Jun 2018 15:42:19 +0200

Appel de Marseille

Nous, Coordination nationale Pas sans Nous, réunis en assemblée générale à Marseille le 13 mai 2018, avec près de 200 représentant.e.s issu.e.s des quartiers populaires, souhaitons affirmer la nécessité de reconnaître la place des habitant.e.s dans la mise en œuvre des décisions qui nous concernent.

Dans son rapport, Jean-Louis Borloo, crucial initiateur de la rénovation urbaine, écrit : « L’archipel des 1500 quartiers de la politique de la ville (QPV), c’est l’équivalent de la population cumulée des 10 premières villes de France [… qui est] éloignée du moteur de la réussite, n’[a] pas les mêmes conditions de départ, les mêmes services de base et donc la même chance de pouvoir, par ses efforts et son mérite, construire un véritable avenir. » Le constat est juste mais « l’heure n’est plus aux rapports d’experts, l’heure est à l’action ! »

Mais avec qui ?

Pas un mot, pas un signe, aucune place pour les habitant.e.s des quartiers populaires alors que nous en sommes les ressources mais beaucoup de bruit de quelques-uns et d’agitation d’acteurs associatifs qui utilisent trop souvent nos quartiers pour s’offrir une visibilité et capter les moyens financiers.

Nous, qui depuis des années sommes traités comme une exception, nous qui vivons au quotidien les injustices et les inégalités, allons à nouveau faire l’objet d’une politique publique sans en être les acteurs et actrices. Pourtant, nous avions compris qu’il y avait nécessité de remettre en cause les conservatismes et les situations de rente.

Nous ne supportons plus que la politique des quartiers soit décidée d’en haut, elle doit se co-construire avec nous qui vivons et œuvrons au quotidien sur ces territoires. Nous ne sommes pas un problème mais une partie de la solution. Nous n’accepterons plus que nos quartiers deviennent des parts de marché. Nous demandons que

nos vies ne soient pas traitées comme un simple fonds de commerce, nos quartiers ne seront pas vos nouveaux territoires « franchisés ».

D’abord dans le cadre de la rénovation urbaine où des milliards d’euros profitent à de grands groupes qui ne font que trop peu appel aux compétences issues de nos territoires alors qu’ils prônent la diversité ou la couleur de peau comme un outil marketing.

Ensuite, dans le cadre de la cohésion sociale où nos situations d’urgence, à l’école ou pour nos emplois, deviennent des enjeux financiers pour certain.e.s, et, où tant de professionnel.le.s développent leur activité en exploitant une matière première, notre parole. Au-delà de notre voix et de nos mots, il y a notre expertise à reconnaître.

Ensemble !

Nous sommes lucides et nous assumerons nos responsabilités : les réponses durables passent par la coopération, la co-construction et la codécision. L’intelligence collective, la connaissance des enjeux et l’expertise disponibles sur nos territoires demandent une méthode exigeante au service de l’intérêt général sans mépris et condescendance des institutions.

Nous sommes lucides mais nous ne sommes pas fatalistes. Les initiatives réussies ne manquent pas mais il a fallu aller chercher des financements euro après euro, bricoler pour que nos actions fonctionnent dans la culture, l’éducation, ou l’économie solidaire et « en même temps » rendre compte aux financeurs dont les critères d’évaluation changent en permanence. Avec peu, nous avons su inventer des solutions qui partent de nos besoins mais il est temps que nos expérimentations se consolident comme les tables de quartier, premier espace d’expression et de mobilisation pour les habitants sans injonction à la participation.

Il est temps de libérer ces initiatives. Nous portons depuis bien longtemps des propositions telles que la création d’un fonds d’initiative citoyenne qui permettra à des collectifs d’habitant.e.s de faire vivre notre démocratie avec dignité.

Nous, qui n’avons pas démissionné de nos territoires, nous affirmons : tant que vous ferez à notre place, ce ne sera pas pour nous, ce sera contre nous !

Ce texte a été publié la première fois le 20 mai 2018 sur le site de la coordination Pas sans nous : https://www.passansnous.org/appel-de-marseille/

Benjamin Bultel