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Observatoire des inégalités

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Tue, 21 Nov 2017 17:36:00 +0100

S'inscrire à la formation « La jeunesse face aux inégalités »

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Veuillez nous contacter pour être inscrit sur liste d’attente et être prévenu en cas de désistement d’un stagiaire déjà inscrit.

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Contact :
Anne Brunner, responsable du département formations
Observatoire des inégalités
info-formation@inegalites.fr
02 47 44 63 08


Anne Brunner

Tue, 21 Nov 2017 17:22:00 +0100

La jeunesse face aux inégalités

Public et prérequis : destinée à un public de professionnels varié, cette journée ne nécessite pas de prérequis spécifiques.

Lieu : Paris 7e

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Objectifs pédagogiques

  • Connaître et comprendre les principaux indicateurs de la situation sociale et de l’autonomie des jeunes ;
  • repérer l’influence de l’origine sociale sur le niveau d’éducation et l’insertion professionnelle des jeunes ;
  • connaître les domaines de politiques publiques qui agissent sur les inégalités auxquels les jeunes sont confrontés.

Axes de travail

(sous réserve de changements)

La jeunesse en France : qui est-elle ?

« La jeunesse » est un objet plus complexe à saisir qu’on ne le dit. Les jeunes composent des populations hétéroclites selon leur âge, leur milieu social, leur lieu de résidence. En même temps, les jeunes font face à des difficultés communes d’insertion professionnelle, d’accès au logement, à la santé, etc. Nous nous demanderons comment définir la jeunesse : qui sont les jeunes ? Quel âge ont-ils ? Quelle part de la population représentent-ils ? « La » jeunesse existe-t-elle ou existe-t-il « des » jeunesses ? Ensuite, nous dresserons un état des lieux des difficultés que les jeunes rencontrent ainsi que des jeunesses particulièrement en difficulté.

Intervenante : Nina Schmidt, cheffe de projets à l’Observatoire des inégalités.

Les jeunes et l’insertion professionnelle

De l’école à l’emploi, les trajectoires des jeunes sont marquées socialement. Quoi de commun entre l’étudiant dont le studio parisien est financé par les parents et celui qui travaille très jeune comme intérimaire dans le bâtiment ? La France est l’un des pays où le milieu social influe le plus sur les résultats scolaires avec des effets directs en matière d’insertion professionnelle.

Intervenante : Nina Schmidt.

Les adolescents sont-ils tous égaux face à la mobilité ?

La mobilité en dehors de son quartier constitue une expérience fondamentale à l’adolescence. Elle donne accès aux ressources urbaines, elle permet de s’affranchir de la tutelle des instances d’encadrement de la jeunesse et de découvrir de nouveaux univers sociaux. Pourtant, les adolescents ont des pratiques de mobilité très différentes selon leur genre, leur lieu de résidence et leur classe sociale. Nous réfléchirons à la question des inégalités face à la mobilité à partir du cas des adolescents de cités. Sont-ils enfermés dans des ghettos ? Ont-ils des pratiques de mobilité si différentes de celles des autres adolescents ? Quelles épreuves spécifiques, les filles et les garçons de ces quartiers, affrontent-ils au cours de leurs déplacements ?

Intervenant : Nicolas Oppenchaim, sociologue, maître de conférences à l’université François Rabelais de Tours et auteur de Adolescents de cité. L’épreuve de la mobilité, Presses Universitaires François Rabelais, 2016.

Que faire ? Quelles politiques ?

La possibilité de poursuivre des études et les perspectives professionnelles qui en découlent, reposent pour beaucoup sur les ressources des familles. C’est ainsi que les inégalités se maintiennent et se reproduisent entre ceux qui accèderont à une formation supérieure et aux carrières qui s’ensuivent, et les autres, qui en sont exclus. On s’interrogera sur les politiques sociales en matière d’éducation, de logement, de soins, dont bénéficient plus ou moins directement les jeunes. On questionnera la nécessité de mettre en œuvre des politiques spécifiquement dédiées aux jeunes via les missions locales, les écoles de la deuxième chance, une garantie jeunes, etc.

Intervenant : Jean-Claude Richez, coordonnateur de la mission observation évaluation à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) de 2002 à 2013.


Informations et inscriptions

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Anne Brunner, Nina Schmidt

Fri, 17 Nov 2017 08:30:00 +0100

Travail indépendant : le grand écart des revenus

Les travailleurs indépendants disposent d’un revenu d’activité [1] moyen de 3 260 euros par mois (données 2014) [2]. Les activités non salariées du secteur de la santé sont les plus rémunératrices avec un revenu moyen de 5 510 euros. Le secteur des services aux entreprises offre en moyenne 4 340 euros, avec 7 630 euros pour les activités juridiques et comptables, 5 990 euros pour la finance et l’assurance. Le secteur des services aux particuliers est celui où les revenus sont les plus faibles : 1 530 euros par mois. Un coiffeur, par exemple, gagne 1 330 euros en moyenne, une fois ses charges déduites.

Les revenus d'activités correspondent au chiffre d'affaire diminué des cotisations sociales et de toutes les charges liées à l'activité professionnelle.
Source : Insee - Données 2014, France entière, hors agriculture - © Observatoire des inégalités
      

Les revenus d'activité des indépendants
Effectif
en milliers
Revenu d'activité moyen mensuel
en euros
Services aux entreprises et mixtes3544 340
- dont juristes et comptables797 630
- dont finance et assurance275 990
- dont information et communication363 120
- dont immobilier332 340
Services aux particuliers3251 530
- dont hébergement et restauration1511 680
- dont enseignement481 540
- dont activités artistiques251 370
- dont coiffure et soins de beauté661 330
Santé et action sociale3885 510
- dont médecins et dentistes1658 310
Transports561 890
- dont taxis et VTC311 380
Construction2522 420
Commerce3602 490
- dont pharmacie267 480
- dont commerce de gros552 970
- dont métiers de bouche482 270
- dont garagistes et commerce automobile462 220
- dont commerce de détail en magasin1431 950
Industrie712 670
Ensemble des non salariés hors auto-entrepreneurs1 9423 260
Auto-entrepreneurs739410
Ensemble des non salariés y compris les auto-entrepreneurs2 6802 510

Les revenus d'activités correspondent au chiffre d'affaire diminué des cotisations sociales et de toutes les charges liées à l'activité professionnelle.
Source : Insee - Données 2014, France entière, hors agriculture - © Observatoire des inégalités

Ces données sont à prendre avec de grandes précautions. Elles ne prennent pas en compte les autres revenus éventuels des indépendants, comme les dividendes de l’entreprise. Elles sont moins fiables que les données sur les salaires. Rappelons aussi que les non-salariés déduisent de leurs revenus certaines charges (transports, repas, etc.) qui améliorent leur train de vie.

Surtout, ces moyennes masquent d’énormes écarts, bien plus conséquents qu’entre salariés. Elles comprennent aussi bien des maçons débutants que des avocats de renom. Le quart supérieur des non-salariés touche au minimum quatre fois plus que le quart inférieur, alors que ce rapport est de deux environ chez les salariés. Cela s’explique par des écarts entre secteurs (la coiffure rapporte moins que la médecine) mais aussi par des écarts au sein d’une profession, comme le montre l’exemple des médecins libéraux.

Le revenu d’activité des médecins libéraux [3], une fois leurs charges déduites, est très élevé : en moyenne, ils gagnent plus que 99 % des salariés [4], selon les données 2013 du ministère des Affaires sociales. Il est aussi très inégal. Avec 5 900 euros mensuels en moyenne, les psychiatres ont un revenu supérieur à 97 % des salariés, mais touchent deux fois mois que les ophtalmologues, les radiologues ou les anesthésistes. Et encore, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne à l’intérieur de cette frange supérieure : les 10 % des spécialistes libéraux les mieux payés touchent au minimum 25 000 euros par mois selon l’Insee (données 2011) [5].

Revenus des médecins libéraux
selon la spécialité
Revenu mensuel moyen
En nombre de Smic
Anésthésistes14 92513,0
Radiologues14 54212,6
Ophtalmologues12 75011,1
Chirurgiens11 92510,4
Cardiologues10 2678,9
Gastroentérologues9 2008,0
Oto-rhinolaryngologistes8 1177,1
Pneumologues7 9426,9
Gynécologues7 5256,5
Dermatologues6 6675,8
Généralistes6 5585,7
Pédiatres6 0085,2
Psychiatres5 9335,2
Ensemble des spécialistes9 8258,5
Ensemble des médecins8 1007,0

Le revenu d'activités correspond aux honoraires diminués des charges professionnelles.
Source : ministère des Affaires sociales, données 2013 - @ Observatoires des inégalités

Comment expliquer les écarts de revenus entre non-salariés ? Ceux qui exercent dans les conditions physiques les plus difficiles (comme les artisans du bâtiment) sont les moins rémunérés. Les années d’études et les responsabilités d’une partie de ces professionnels (comme les chirurgiens) jouent mais ne peuvent permettre de comprendre l’ensemble des écarts. Les professions les mieux payées sont surtout souvent les mieux organisées, celles qui mettent le plus de barrières à l’entrée pour éviter une concurrence trop grande (comme c’est le cas dans notre exemple des médecins) et qui font pression pour le maintien de leur niveau de rémunération.

Et les auto-entrepreneurs ?
28 % des travailleurs indépendants ont le statut d’auto-entrepreneur en 2014 (renommé « micro-entrepreneur » aujourd’hui), si on ne tient compte que des auto-entrepreneurs qui ont réellement réalisé un chiffre d’affaires dans l’année. À 410 € par mois, leur revenu moyen est 12,5 fois inférieur à celui des autres travailleurs indépendants. Cette moyenne cache une disparité énorme. Le revenu minimum du quart des auto-entrepreneurs les mieux rémunérés est neuf fois plus élevé que le revenu maximum du quart le moins bien rémunéré.

Photo / © Orad HEGUI Fotolia


[1Revenu ou bénéfice annuel déclaré

[2hors auto-entrepreneurs.

[3En fait, leur revenu « libéral », certains étant aussi salariés par ailleurs. Ces données ne portent pas sur les médecins salariés, dans la fonction publique hospitalière par exemple.

[4Cette comparaison est discutable car les revenus ne sont pas comptabilisés de la même façon que les salaires, mais au fond les données demeurent comparables. Les revenus des non-salariés sont en réalité probablement minorés.

[5Voir « Les revenus d’activité des médecins libéraux récemment installés », in Emploi et revenus des indépendants, Insee, coll. Références, 2015.


Anne Brunner

Thu, 16 Nov 2017 15:23:46 +0100

Comment les syndicats contribuent à réduire les inégalités de revenus

Les écarts de revenus se sont particulièrement accentués au cours des dernières décennies. Les 10 % les plus riches se sont enrichis plus vite [1] que les 90 % les plus pauvres dans de nombreux pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Or, un facteur peu évoqué dans les discussions sur les inégalités de revenus est l’influence des syndicats sur les politiques salariales. Que sait-on réellement du rôle joué par les organisations syndicales de salariés dans la répartition des richesses ?

Un taux de syndicalisation élevé fait baisser les inégalités de revenus

Un récent rapport du Fonds monétaire international [2] montre que la présence syndicale participe à la promotion de politiques sociales redistributives [3] et contribue à réduire les inégalités salariales. Au niveau macro-économique, le taux de syndicalisation expliquerait une part importante des inégalités de revenus observés au sein de chaque pays. Ainsi, les pays scandinaves, où les taux de syndicalisation sont les plus élevés des pays de l’OCDE [4], affichent les niveaux d’inégalités de revenus les plus bas.

Toutefois, l’existence d’une corrélation, même forte, ne signifie pas pour autant qu’il existe une relation de cause à effet. Les données macro-économiques disponibles ne tiennent pas compte par exemple des caractéristiques culturelles, institutionnelles et technologiques propres à chaque pays. Celles-ci pourraient expliquer les écarts de revenus.

Il existe cependant d’autres études au sein de chaque pays qui confirment l’importance de la syndicalisation sur les écarts de salaires. Aux États-Unis, où le déclin syndical est aussi marqué qu’en France [5], les études existantes suggèrent que la baisse de la syndicalisation dans le secteur privé est responsable de 10 à 20 % de l’évolution récente des inégalités de revenus au sein du pays. Entre 1983 et 2012, le taux de syndicalisation a diminué de neuf points de pourcentage aux États-Unis [6], passant de 20,3 % à 11,3 %. Dans le même temps, les plus aisés ont vu leur part de richesse augmenter d’environ huit points.

Cette tendance se retrouve également dans d’autres pays. Au Canada, 15 % des inégalités de revenu du travail s’expliqueraient [7] par le déclin syndical. De même, la désyndicalisation explique environ 15 % de l’accroissement des écarts de salaire entre 1980 et 1990 en Grande-Bretagne [8].

Quel que soit le pays, les organisations syndicales ont tendance à privilégier des systèmes de rémunération fondés sur des critères objectifs, attachés aux emplois plutôt qu’aux individus. Cette préférence des organisations syndicales, associée à leur lutte contre les discriminations, tend à compresser l’échelle des salaires fixes. Au final, la façon dont les syndicats réduisent les inégalités dépend des caractéristiques des salariés et du degré de centralisation et de coordination de la négociation collective.

Des écarts de salaires moins grands

Des recherches ont montré que la présence syndicale avait tendance à améliorer plus particulièrement la situation des bas salaires. Aux États-Unis, les chercheurs Richard Freeman et James Medoff observent [9], dès la fin des années 70, que la présence syndicale réduit d’environ 15 % l’écart salarial entre les cadres et les non-cadres. Les syndicats compressent l’étendue des salaires parce que la prime syndicale est de plus grande ampleur pour les bas salaires et s’avère plus modérée pour les moyens et hauts salaires. Une étude plus récente [10]de Kevin Banning et Ted Chiles a même montré que la syndicalisation réduisait de 19 % le niveau de salaire des PDG aux États-Unis.

Dans la même veine, Rafael Gomez et Konstantinos Tzioumis ont révélé [11] que la rémunération des cadres dirigeants était bien moins élevée en présence de syndicats et qu’ils bénéficiaient de beaucoup moins de stock-options que leurs homologues d’entreprises comparables sans syndicats.
Dans les pays d’Europe continentale, où la négociation collective a lieu à la fois au niveau local et au niveau national, la négociation d’entreprise fixe les salaires à des niveaux supérieurs à ceux négociés au niveau national.

Mais les effets des accords d’entreprise sur la dispersion des salaires diffèrent beaucoup selon les études et les pays étudiés. En France, la seule présence syndicale dans les entreprises ne suffit pas à expliquer l’évolution des inégalités de richesse, notamment parce que, contrairement aux États-Unis, les revenus de transfert (prestations et allocations sociales) compensent partiellement les inégalités de revenus du travail et de capital. En Allemagne [12], les syndicats affectent non seulement le niveau et la dispersion des salaires mais aussi l’ensemble des composantes de la rémunération. Ils agissent notamment sur le salaire des dirigeants d’entreprise dans le cadre de leurs prérogatives dans les conseils d’administration.

La santé économique des entreprises passe par une répartition moins inégalitaire des profits

Le déclin syndical auquel on assiste depuis plusieurs années explique en partie l’accroissement des inégalités de revenus dans les pays développés. Face à l’offensive de plus en plus marquée du capitalisme financier qui ne se préoccupe que de l’enrichissement de ses actionnaires (les revenus du capital ont progressé plus vite que les revenus du travail depuis 25 ans), il est important de rappeler que l’entreprise est un « objet d’intérêt général ».

Si les entreprises veulent demeurer compétitives, il faut que l’ensemble des salariés soit directement concerné par la prospérité de l’entreprise. On sait, depuis John S. Adams [13], que le montant des salaires n’explique pas complètement la motivation et l’implication des salariés. La perception de la rémunération des autres joue un rôle important pour les salariés qui se trouvent dans des situations financières plus difficiles. Le fait syndical contribue ainsi au sentiment de justice distributive perçue par les salariés.
Pourtant, rappellent Blanche Segrestin et Armand Hatchuel [14], il ne peut y avoir de dynamiques d’innovations et donc de croissance économique sans « un projet commun qui implique non seulement ceux qui apportent le capital initial mais aussi ceux qui pourront développer dans l’action collective de nouveaux potentiels ». Il importe donc de redonner toute sa place à la négociation collective [15].

Patrice Laroche
Professeur des Universités en sciences de gestion, Université de Lorraine

Extrait de « Comment les syndicats contribuent à réduire les inégalités de revenus », initialement paru sur le site The Conversation, 20 août 2017

Photo / CC by Hervé


[7« Canadian inequality : recent developments and policy options », Nicole Fortin et al., in Canadian Public Policy, Volume 38, n° 2, University of Toronto Press, juin 2012.

[13Dans un article de 1963 intitulé « Toward an understanding of inequity », le psychologue John Stacey Adams a introduit la théorie de l’équité selon laquelle les individus s’efforcent de maintenir le rapport entre leur effort au travail et leurs revenus à un niveau équivalent des personnes qu’ils estiment similaires. NDLR.

[14Refonder l’entreprise, Blanche Segrestin et Armand Hatchuel, La République des idées-Seuil, 2012.


Anne Brunner

Fri, 10 Nov 2017 10:00:00 +0100

La pauvreté ne frappe pas au hasard les catégories sociales

Dans les ménages dont la personne de référence est active [1], le taux de pauvreté est de 8,2 % chez les ouvriers et de 10,7 % chez les employés, contre 1,8 % chez les cadres supérieurs (selon l’Insee, au seuil à 50 % du niveau de vie médian  ). Ces moyennes masquent des écarts encore plus grands quand on observe les données détaillées : le taux de pauvreté des ouvriers et employés qualifiés est de l’ordre de 6 %, mais il atteint 25 % chez les personnels de services aux particuliers (femmes de ménage notamment).

Ouvriers et employés représentent à eux seuls près de 60 % des personnes pauvres (adultes et enfants compris). Les personnes les plus démunies sont d’abord les moins qualifiées, celles qui ont le plus de difficultés à s’intégrer dans l’emploi stable correctement rémunéré. Ce sont pour partie des femmes soumises à des contraintes familiales : l’absence de mode de garde, les faibles salaires, le temps partiel contraint, font basculer dans la pauvreté une partie des familles et en particulier des familles monoparentales.

Population (adultes et enfants) vivant dans un ménage où la personne de référence est active. Lecture : parmi la population pauvre appartenant à un ménage dont la personne de référence est active, 34,2 % sont ouvriers. 8,2 % des ouvriers sont pauvres.
Source : Insee – Données 2014 – © Observatoire des inégalités
      

Voir aussi notre synthèse : Qui sont les pauvres ?

Photo / © dicktraven - Fotolia


[1Les actifs comprennent ceux qui ont un emploi et les chômeurs.


Anne Brunner, Valérie Schneider