Presse & blogs

 
 

Franceinfo - Les Titres

Tue, 16 Jan 2018 23:51:08 +0100

Le groupe Lactalis inaugure son compte Twitter pour répondre à l'enquête de "Cash Investigation" sur les produits laitiers

Le groupe a notamment utilisé le hashtag #LactalisRepond pour réagir en direct, pendant la diffusion de l'émission sur France 2.

Le logo de Lactalis sur un bâtiment du groupe, à Laval (Mayenne), le 12 janvier 2018.
Le logo de Lactalis sur un bâtiment du groupe, à Laval (Mayenne), le 12 janvier 2018. (DAMIEN MEYER / AFP)

Jusqu'ici, Lactalis n'avait jamais communiqué sur Twitter. Mais le groupe laitier a publié pour la première fois des messages sur le réseau social, mardi 16 janvier, pour répondre à l'enquête de "Cash Investigation" sur les produits laitiers. Le compte a notamment utilisé le hashtag #LactalisRepond pour réagir en direct, pendant la diffusion de l'émission sur France 2. Lactalis, récemment éclaboussé par l'affaire du lait infantile contaminé, s'est inscrit sur Twitter en "janvier 2018", selon sa page sur le réseau social.

Critiqué pour sa communication opaque, Lactalis affirme être "un groupe familial, discret, mais pas secret, qui réinvestit tout son résultat dans l’entreprise". L'industriel laitier s'est en outre défendu de cacher ses comptes. "Nos comptes sont totalement connus des pouvoirs publics, en toute transparence. Le groupe paie ses impôts en France", assure-t-il sur Twitter. "Cash Investigation" a pourtant révélé que Lactalis n'avait jamais publié ses comptes, comme l'exige la loi.

Dans l'émission, des producteurs ont également dénoncé les pratiques commerciales de l'industriel, qui avait refusé d'augmenter les prix du lait pendant la crise de 2016. "Nous n’ignorons bien évidemment ni la dureté du métier, ni les difficultés réelles dans lesquelles se trouvent certains producteurs. Nous ne sommes ni ignorants ni déconnectés de ces réalités", assure le groupe sur son compte Twitter.

La campagne de communication de Lactalis n'a apparemment pas convaincu certains internautes et téléspectateurs de "Cash Investigation". Sur Twitter, plusieurs ont déclaré qu'ils boycotteraient désormais les marques de groupe. "Vous prenez les éleveurs, les consommateurs pour des imbéciles", a répondu un internaute à Lactalis. Et un autre d'invectiver : "Publiez [vos comptes] ! Pourquoi vous pensez-vous au-dessus des lois ?"

Tue, 16 Jan 2018 23:13:24 +0100

Un acteur reverse la totalité de son salaire à des associations pour "ne pas gagner d'argent pour son travail avec Woody Allen"

Timothée Chalamet a expliqué qu'il ne voulait "voulait pas gagner d'argent pour son travail sur le film de Woody Allen".

L\'acteur Timothée Chalamet aux Los Angeles Film Critics Association Awards, en Californie (Etats-Unis), le 13 janvier 2018.
L'acteur Timothée Chalamet aux Los Angeles Film Critics Association Awards, en Californie (Etats-Unis), le 13 janvier 2018. (MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Timothée Chalamet, l'acteur du prochain film de Woody Allen, lâche son réalisateur. Le comédien de 22 ans joue le rôle principal dans A Rainy Day in New York, dont la sortie est prévue courant 2018. Il annonce, lundi 15 janvier, qu'il va reverser la totalité du cachet qu'il a touché pour le long-métrage à des œuvres de charité. Parmi elles figure Time's Up, l'association de lutte contre le harcèlement sexuel créée par plusieurs stars hollywoordiennes, rapporte le Guardian (en anglais).

Woody Allen est accusé depuis des dizaines d'années d'avoir abusé sexuellement de sa fille adoptive, Dylan Farrow. Le réalisateur américain a toujours nié ces allégations. Interrogé par CNN (en anglais) au sujet de sa relation avec Woody Allen, Timothée Chalamet a d'abord éludé. "Si le film sort, s'il sort, il sera très important de parler de ça, mais ce n'est pas encore le moment", a-t-il expliqué.

L'acteur s'est finalement ravisé dans un message posté sur son compte Instagram, lundi soir. "J'ai été interrogé durant plusieurs interviews à propos de ma décision de travailler sur un film avec Woody Allen, l'été dernier. Je ne peux pas répondre directement à cause de mon contrat, a-t-il écrit. Ce que je peux dire, ce que je ne veux pas gagner d'argent pour mon travail sur ce film. (...) Je vais faire don de la totalité de mon salaire à trois œuvres de charité : Time's Up, le Centre LGBT de New-York et le Réseau national de lutte contre les viols, les abus sexuels et l'inceste Rainn"

"Je prends conscience qu'un bon rôle n'est pas le seul critère pour accepter un contrat (...), ayant assisté à la naissance d'un mouvement puissant dont le but est de mettre un terme à l'injustice, à l'inégalité et, surtout, au silence, a encore expliqué Timothée Chalamet. Je veux gagner le droit de me tenir aux côtés des artistes courageuses qui se battent pour que tout le monde puisse être traité avec le respect et la dignité qu'ils méritent."

Tue, 16 Jan 2018 22:15:50 +0100

Nourrisson enlevé à Toulouse : "Je me suis dit qu'il serait bien mieux auprès de moi qu'à l'hôpital", explique son père

Brendan G. a été arrêté début janvier, 24 heures après avoir enlevé son fils hospitalisé à Toulouse. Il témoigne pour la première fois dans les colonnes du "Parisien".

L\'entrée de l\'hôpital des enfants de Purpan, à Toulouse (Haute-Garonne), le 6 janvier 2018.
L'entrée de l'hôpital des enfants de Purpan, à Toulouse (Haute-Garonne), le 6 janvier 2018. (REMY GABALDA / AFP)

Il s'exprime pour la première fois depuis son arrestation. Brendan G. a été interpellé samedi 6 janvier, 24 heures après avoir enlevé son fils Tizio à l'hôpital Purpan de Toulouse (Haute-Garonne). Le nourrisson de deux mois, longtemps privé d'oxygène pendant l'accouchement difficile de sa mère, a une santé fragile et besoin de soins réguliers. "Je me suis dit qu’il serait bien mieux auprès de moi qu’à l’hôpital, explique Brendan G. dans les colonnes du Parisien, mardi 16 janvier. J’avais faussement cette impression que l’hôpital n’était pas le meilleur endroit pour lui."

L'homme évoque un "pur geste d'amour" et assure qu'il a "toujours pris soin" de son fils durant les 24 heures où il l'a enlevé. "J’ai essayé au mieux de remplacer l’hôpital. J’ai même pris les sondes pour nettoyer ses voies respiratoires car de nombreuses sécrétions peuvent les obstruer, détaille-t-il. J’ai pris aussi le temps de le masser. (...) Il n’a jamais été négligé."

Le père de Tizio dit "avoir envie d’assumer" son geste. "Quand je l’ai pris, c’était une véritable pulsion paternelle. Mon but était de le protéger et de l’aider au mieux. Je l’aime plus que tout, se justifie-t-il. Même si aujourd’hui avec le recul, j’ai bien conscience que ce n’était sans doute pas la meilleure des solutions." Brendan G. a été mis en examen pour "soustraction d’enfant" et "privation de soins". Placé sous contrôle judiciaire, il peut toujours rendre visite à son fils trois fois par semaine en présence d’un tiers, précise Le Parisien.

Tue, 16 Jan 2018 21:43:40 +0100

VIDEO. Des internautes transforment les insultes de Donald Trump en clip promotionnel pour la Namibie

Des internautes ont tourné en dérision des insultes de Donald Trump pour en faire un clip promotionnel pour la Namibie, rapporte le Huffington Post mardi 16 janvier. Le président américain s'est emporté pendant une réunion sur l'immigration à la Maison Blanche avec des parlementaires, quelques jours plus tôt, en se demandant "pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?". Selon le Washington Post et le New York Times, qui citent des personnes présentes, le président faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador.

La chaîne Youtube EES a décidé de transformer ces insultes en clip humoristique, pour faire la promotion du tourisme en Namibie. Dans la vidéo, une imitation de la voix de Donald Trump invite les Américains à vister "la Namibie de merde, un des meilleurs pays de merde que l'on puisse trouver". "Nous avons même un magnifique lac souterrain qui ressemble à un trou à rat", assure la voix off, montrant des images pittoresques du pays africain. La vidéo s'achève en se moquant de l'erreur de Donald Trump, qui avait rebaptisé l'Etat "Nambie" lors d'une conférence de presse.

Tue, 16 Jan 2018 20:34:09 +0100

Gestation pour autrui : 110 personnes signent une tribune pour demander une "réforme urgente" des lois de bioéthique

Le journal "Le Monde" publie mardi une tribune dans laquelle 110 signataires, dont Elisabeth Badinter et Pierre Rosanvallon, affirment qu'"on ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA".

Un nourrisson (photo d\'illustration).
Un nourrisson (photo d'illustration). (MAXPPP)

Dans une tribune publiée par Le Monde, mardi 16 janvier, 110 signataires, parmi lesquels Elisabeth Badinter, l'historien Pierre Rosanvallon, l'ancienne secrétaire d'Etat Michèle André ou la sociologue Irène Théry, demandent une "réforme urgente" des lois de bioéthiques et un "débat serein, argumenté et informé". 

Dans cette tribune (lien vers un contenu payant), les signataires souhaitent que les techniques d’assistance médicale à la procréation, y compris la gestation pour autrui (GPA), soient inclus dans le projet de loi qui pourrait être adopté au début de l’année 2019 et alors que les états généraux de la bioéthique démarrent jeudi.

"Les enfants nés par le recours à la GPA sont là, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s’ils n’existaient pas", écrivent les signataires de la tribune. Selon eux, on ne peut pas non plus "continuer à bafouer leurs droits en ignorant" les décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui condamne régulièrement la France. C'est pourquoi ils demandent "la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents.".

Dans un deuxième temps, les signataires de la tribune – des associations de lutte contre l'infertilité, des citoyens engagés en faveur de l'égalité des droits – évoquent la nécessité de "lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent". Pour lutter contre les trafics d’enfants, les signataires prônent "une convention internationale sur la GPA", pour condamner "toutes les atteintes aux droits fondamentaux des personnes".

Les signataires rappellent que plusieurs pays voisins ont déjà débattu et légalisé la GPA, comme la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Portugal ou encore la Grèce. "L’opinion publique est prête", estiment les signataires, qui rappellent que selon un sondage Ifop pour La Croix et le Forum européen de bioéthique, 64% des sondés envisagent une forme de légalisation de la GPA, "confirmant une tendance favorable depuis 10 ans".

"Aujourd’hui, concluent les signataires dans leur tribune, nous demandons une réforme urgente sur la transcription de la filiation, une implication de la France dans une convention internationale contre les atteintes aux droits des personnes, et un vrai débat de fond sur la GPA."

Les états généraux de la bioéthique démarrent jeudi et s’achèveront le 7 juillet 2018, date d’anniversaire de la loi bioéthique 2011.