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Franceinfo - Les Titres

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Fri, 17 Nov 2017 23:22:13 +0100

Un juge américain, agacé par le débat sur le harcèlement, se vante d'avoir couché avec "50 femmes"

Il a provoqué un tollé. Un juge américain, agacé par le débat national sur le harcèlement sexuel, a posté un message sur Facebook vendredi 17 novembre, dans lequel il affirme avoir couché ces "50 dernières années" avec "50 femmes". Un texte écrit "au nom de tous les hommes hétérosexuels".

Dans ce post, repris par la presse locale, Bill O'Neill, juge de la Cour suprême de l'Ohio, défend le sénateur démocrate du Minnesota Al Franken, qui s'est cette semaine excusé d'avoir embrassé de force une animatrice en 2006.

Maintenant que les chiens réclament la tête du sénateur Al Franken, j'estime qu'il est temps de parler au nom de tous les hommes hétérosexuels.

Bill O'Neill, juge de la cour suprême de l'Ohio

sur Facebook

"En tant que candidat au poste de gouverneur, je souhaite faire économiser à mes adversaires un peu de temps d'enquête", poursuit-il. "Ces 50 dernières années, j'ai eu des relations sexuelles intimes avec environ 50 femmes très belles", ajoute-t-il, décrivant la "splendide secrétaire personnelle du sénateur Bob Taft", qui fut son "premier amour", et une autre "rousse d'une beauté fatale".

Et il conclut en se disant "déçu du déchaînement national actuel sur des écarts sexuels vieux de plusieurs décennies", appelant à un retour aux questions politiques de fonds comme les hôpitaux et le cannabis.

Cette prise de parole a été vivement dénoncée dans l'Ohio, notamment par la présidente de la Cour suprême locale, Maureen O'Connor. "Ce mépris choquant pour les femmes sape la confiance du public dans l'intégrité de la justice", a-t-elle écrit, selon le site d'informations cleveland.com.

Fri, 17 Nov 2017 20:20:35 +0100

COP23 : "On ne peut pas dire que c'était une COP pour rien, mais c'est clairement une COP décevante"

La COP23, la 23e conférence sur le climat de l'ONU, s'achève vendredi 17 novembre à Bonn, en Allemagne. Débutée le 6 novembre, elle avait notamment pour ambition d'avancer sur la mise en œuvre de l'accord de Paris adopté fin 2015, plombée par le retrait des Etats-Unis. Invitée à réagir sur franceinfo, Armelle Lecompte, chargée de campagne Climat à Oxfam, n'a pas caché sa déception. Selon elle, la Conférence internationale climat "a fait l'impasse sur le soutien financier à apporter aux populations les plus vulnérables".

franceinfo : Etait-ce une COP pour rien ?

Armelle Lecompte : On ne peut pas dire que c'était une COP pour rien, mais c'est clairement une COP décevante, parce que malgré une année 2017 marquée par des catastrophes climatiques multiples, dans les Caraïbes, en Asie, en Afrique de l'Est, on s'aperçoit que la COP23 a fait l'impasse sur le soutien financier à apporter, aux populations les plus vulnérables.

Y a-t-il une avancée à retenir de cette 23e Conférence climat ?

C'est ce rendez-vous politique en 2018. Les Etats vont se retrouver à la COP24 pour faire un vrai bilan, depuis la COP21 à Paris, sur les réductions des émissions (de gaz à effet de serre) et sur les 100 milliards de dollars que les pays développés ont promis aux pays les plus pauvres. 

Pourquoi ce financement est-il l'une des urgences aujourd'hui ?

Il faut ces 100 milliards parce que le changement climatique a des impacts dramatiques dans les pays en développement. Il faut aider les populations les moins responsables de ces phénomènes. Les 10 % les plus riches sont responsables de 50 % des émissions et pourtant ce sont les populations les plus pauvres, dans les pays du Sud, qui en font les frais. Et encore, avec 100 milliards on est loin des besoins sur le terrain, l'ONU parle plutôt de 150 à 300 milliards de dollars. Et ça, c'est si les États arrivent à limiter le réchauffement de la planète en-dessous de 2 degrés. Pour l'instant on n'y est pas du tout.

Avant la COP24, il y a un sommet organisé le 12 décembre à Paris. Que peut-on en attendre ?

C'est le prochain rendez-vous pour les financements climats. A Bonn, Emmanuel Macron a fait un beau discours mais un discours creux, puisqu'il n'y avait aucune annonce financière concrète, alors il tient peut-être à garder des annonces croustillantes sous le coude pour son propre sommet à Paris, dans quelques semaines. J'espère qu'il annoncera des financements supplémentaires de la part de la France puisque la France n'est pas le bon élève en Europe et au niveau des pays développés. Elle doit donner plus d'argent pour les pays pauvres pour les aider à faire face à la sécheresse, aux ouragans.

Fri, 17 Nov 2017 19:55:37 +0100

EN IMAGES. Visons, lapins de garenne, chauves-souris... Ces espèces menacées en France

Huit ans après la première évaluation, la situation s'est passablement aggravée en France. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié, vendredi 17 novembre, une actualisation de sa liste rouge des espèces menacées. Elle révèle que la situation s'est aggravée pour les espèces terrestres (33 % menacées ou quasi menacées contre 23 % en 2009) comme pour les espèces marines (32 % menacées ou quasi menacées contre 25 % en 2009).

L'ours brun, le loup gris et le vison d'Europe pourraient disparaître dans quelques années si rien n'est fait pour les protéger. Mais d'autres espèces autrefois communes sont également menacées, comme le lapin de garenne, dont la population souffre de l'urbanisation et de l'intensification des pratiques agricoles. Franceinfo a sélectionné quelques espèces dont la chute du nombre d'individus inquiète les scientifiques.

Fri, 17 Nov 2017 12:48:18 +0100

Harcèlement sexuel à l'hôpital : "Seuls 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire", pointe le syndicat des internes

Selon une étude publiée vendredi 17 novembre par l'intersyndicale nationale des internes, plus de 60% des internes femmes interrogées se déclarent victimes de sexisme et 6,6% de harcèlement sexuel. Près de 3 000 internes ont répondu à cette enquête majoritairement des femmes. Invitée à réagir vendredi 17 novembre, sur franceinfo, Alizée Porto, vice-présidente chargée des droits des femmes, à l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), regrette le peu de suites judiciaires données à ces affaires. 

franceinfo : Vous avez mené une enquête auprès des internes en médecine qui révèle le sexisme et harcèlement à l'hôpital. Pourquoi avez-vous réalisé cette étude ?

Alizée Porto : On a voulu faire une enquête et un état des lieux du sexisme. Notre étude a été envoyée à des internes : des hommes et des femmes ont répondu. On a des chiffres de harcèlement sexuel et du sexisme au quotidien qui sont impressionnants. Pour le harcèlement, 6,6 % des personnes interrogées se déclarent victimes de harcèlement. On a montré que dans la moitié des cas que le harcèlement sexuel et le sexisme quotidien étaient le fait d'un supérieur hiérarchique.

Le bloc opératoire semble être un des lieux où se produisent ces comportements déplacés. Comment l'expliquez-vous ?

Je ne sais pas exactement ce qui se passe. Moi-même, j'ai fait un internat de chirurgie, donc je connais ce milieu, je n'ai jamais compris pourquoi ce lieu était plus propice au harcèlement et au sexisme. C'est juste un fait. Dans un quart des cas, le sexisme au quotidien se déroule au bloc opératoire. J'ai du mal encore à me sentir victime, car il y a une banalisation. J'ai eu des remarques lors de mes études. Je n'ai pas envie de trouver des excuses à ces comportements. Il n'y a pas d'excuse à trouver.

Concrètement, comment est-ce que cela se traduit-il ?

Les internes qui choisissent chirurgie sont encore majoritairement des hommes alors qu'actuellement, la majorité des étudiants en médecine sont des femmes. Dans les carrières hospitalo-universitaires et pour l'accès à des hautes responsabilités, il reste encore un plafond de verre. Par ailleurs, dans nos résultats, plus de 80% des femmes interrogées répondent avoir subi des gestes sexistes au quotidien, des blagues, des remarques, de manière répétée. Sur ces 80%, la moitié de ces femmes ne se considèrent pas comme victimes, comme si ces comportements s'étaient banalisés et que, finalement, cela faisait partie de l'ambiance générale. Et puis, il y a un chiffre impressionnant : seuls 0,15% des cas de harcèlement sexuel ont donné lieu à une suite judiciaire.

Harcèlement sexuel à l'hôpital : "Seul 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire", explique Alizée Porto (Isni)

Thu, 16 Nov 2017 21:20:29 +0100

VIDEO. Saad Hariri attendu à Paris : les Libanais entre soulagement et colère

Quand Saad Hariri rejoindra-t-il le sérail? Ce jeudi 16 novembre au soir, la question reste en suspens, mais son départ secret pour Paris est accueilli comme une bonne nouvelle dans les cafés de Beyrouth. S'ils soulignent tous le rôle joué par la France, beaucoup estiment qu'une sortie de crise définitive est encore lointaine. "Ça nous a rassurés que la France intervienne, mais il faut qu'il rentre au Liban pour discuter de sa démission", estime un Libanais attablé à une terrasse de café.

Comment la presse libanaise juge-t-elle l'intervention française dans ce dossier ? Nous prenons la direction du grand quotidien francophone de Beyrouth, L'Orient le jour. "Nous attendons que ses pieds se posent sur le sol français pour le croire", témoigne un journaliste. Un passage à Paris qui permettra peut-être, disent-ils, de faire la lumière sur ce qu'il s'est réellement passé en Arabie Saoudite. Une transparence réclamée ce soir par l'ensemble des Libanais, après 12 jours d'un feuilleton diplomatique parfois vécu comme une humiliation nationale.

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