Presse & blogs

Franceinfo - Les Titres

chargement...

Mon, 25 Sep 2017 23:43:49 +0200

Belgique : un site de rencontre pour "sugar daddies" accusé d'inciter les étudiantes à la prostitution

Un site de rencontres promettant aux étudiantes d'"améliorer" leur niveau de vie en rencontrant des hommes "riches", sur des camions publicitaires circulant près des universités, a suscité une vague de critiques, lundi 25 septembre, en Belgique. La Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé qu'elle déposerait plainte pour incitation à la débauche et à la prostitution contre le site richmeetbeautiful.be. L'Université libre de Bruxelles (ULB) a déposé plainte auprès du Jury d'éthique publicitaire de Belgique, un organe d'"autodiscipline" du secteur.

Le site, lancé il y a quelques semaines en Belgique, a démarré sa campagne à Bruxelles vendredi, avec deux camions surmontés d'énormes panneaux apostrophant leur cible par un "Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un 'sugardaddy". Le site a pour objectif de mettre en relation des "sugardaddies" (littéralement "papas gâteaux", des hommes âgés et riches) avec des "sugarbabies", dont les principales caractéristiques seraient d'être jeunes, jolies et intéressées par l'argent. Selon le PDG du site, le Norvégien Sigurd Vedal, dix autres camions doivent sillonner le pays dans les semaines à venir, "surtout à proximité des établissements universitaires".

Ces étudiantes, qui ont du mal à payer leurs études, ont besoin d'une bourse, pas d'un 'sugardaddy'

Un syndicat étudiant, l'Union des étudiants de la Communauté française (Unecof), a dénoncé une campagne "complètement immorale". "De plus en plus d'étudiants ont des difficultés sociales ou économiques. On sait que le phénomène de la prostitution étudiante gagne du terrain, et voilà une entreprise qui exploite la détresse de ces jeunes femmes pour faire des profits !", a expliqué sa présidente, Opaline Meunier, à l'AFP. "Si ce n'est pas de l'incitation à la prostitution, c'est au moins comparable à l'utilisation des services d'une escort girl", a insisté la présidente de l'Unecof.

"C'est un malentendu classique", a rétorqué Sigurd Vedal. "Nos 'sugarbabies' doivent avoir au moins 18 ans et la prostitution n'est pas autorisée", a-t-il assuré à l'AFP. "Nous sommes comme un site de rencontres classique, sauf que l'aspect financier fait partie des critères". En France, le site sugardaddy.fr avait été visé, en 2014, par une enquête pour proxénétisme.

Mon, 25 Sep 2017 22:55:29 +0200

Un patient en état végétatif depuis 15 ans retrouve des signes de conscience minimale grâce à la stimulation d'un nerf crânien

Ses chances de récupération étaient jugées infimes. Un homme de 35 ans, souffrant d'une grave lésion cérébrale et plongé dans un état végétatif depuis quinze ans, a retrouvé des signes de conscience minimale, après une simulation électrique répétée pendant un mois du nerf vague. C'est le résultat des travaux d'un équipe lyonnaise, associant l'Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod (CNRS) et les Hospices civils, publiée dans Current Biology (en anglais) et relayée par Le Monde et Sciences et Avenir

Pendant un mois, le nerf vague du patient a reçu une stimulation de 30 secondes toutes les cinq minutes. Les chercheurs ont choisi de stimuler ce long nerf crânien, qui innerve aussi bien les poumons que le cœur et l'intestin, car il module, dans le cerveau, "la formation réticulée", décrite simplement par Le Monde comme "un système d’allumage et d’éveil". Son activité augmente aussi "la neurotransmission de l'adrénaline", ajoute Sciences et Avenir

En état végétatif, l'homme était éveillé (contrairement au coma), mais ne répondait pas aux stimulations externes. Les tests ont montré qu'il est désormais capable de suivre des yeux un objet, il "sourit ou pleure dans des situations appropriées" et peut "répondre à des commande simples", poursuit le quotidien. Il "a aussi montré des réactions à la menace, en ouvrant grand les yeux par exemple lorsque quelqu'un se penchait brusquement sur lui", décrit encore Sciences et Avenir.

"Nous avons volontairement choisi le cas le plus difficile pour mener cette intervention", explique Angela Sirigu, de l'Institut des sciences cognitives de Lyon, citée par Sciences et Avenir. "Un patient diagnostiqué en état végétatif selon les critères internationaux, ne montrant aucun signe depuis de très longues années, détaille la chercheuse. Ainsi, si des changements étaient observés après cette intervention, ils ne pouvaient être attribués au hasard."

Si le résultat peut donner un espoir aux familles des centaines de patients, les chercheurs rappellent toutefois que "tous ne pourront pas répondre" à ce type de stimulation. D'autant que le procédé pose des questions ethiques sur l'arrêt et la poursuite des soins aux patients en état végétatifs, qui renvoient, notamment à l'affaire Vincent Lambert.

Mon, 25 Sep 2017 22:05:22 +0200

VIDEO. Les astuces des députés pour cumuler les mandats, malgré l'interdiction

Avec la loi sur le non-cumul, 184 députés ont dû rendre leur écharpe de maire.
Mais certains ont trouvé la parade pour cumuler sans cumuler : l’Œil du 20h vous révèle leurs trucs et astuces.

A Yerres, dans l’Essonne, pour la plupart des habitants interrogés, le patron c’est toujours «Nicolas Dupont-Aignan». Pourtant, l’ancien candidat à la présidentielle est député, mais plus maire de la ville : il a été remplacé cet été par Olivier Clodong, son ancien adjoint.

Pourtant, sur le site de la commune, la photo de Nicolas Dupont-Aignan, devenu conseiller municipal, est aussi grande que celle du nouveau maire. Et sur les publications municipales il est omniprésent ! Et il l’assume : voici par exemple ce qu’il a écrit le jour de la passation à ses administrés. Enfin… ex-administrés : «Le pilote devient copilote et le copilote devient pilote. Ainsi vous avez la garantie d’une évolution sans rupture.»

Capture d’écran 2017-09-25 à 21.57.28

Nicolas Dupont-Aignan a même conservé son bureau de maire à l’hôtel de ville. Nous l’avons appelé : pas de réponse. Nous sommes donc allés voir son successeur. Et devinez qui le suivait comme son ombre ce jour-là... Nicolas Dupont-Aignan. «Les Yerrois ont deux maires pour le prix d’un ! affirme en souriant le député de l’Essonne. On travaille ensemble sur la ville depuis 10 ans, ça se passe très très bien. Tout va bien, cherchez pas les emmerdes !»

On aurait quand même aimé interroger le nouveau maire : mais l’ancien n’a pas voulu. «Maintenant vous sortez de la fête de la ville et vous allez en ville, nous ordonne Nicolas Dupont-Aignan, agacé qu’une équipe de télévision le suive. Vous le faites sinon c’est moi qui le fait !»

Le président de Debout la France finit par faire appeler la police municipale, via son ancien directeur de cabinet. Une compétence normalement réservée au maire. Les forces de l’ordre nous raccompagnent en dehors du site, pourtant libre d’accès…

Un comité de direction informel

A Saint-Dizier en Haute-Marne, le cumul est plus discret. François Cornut-Gentille, réélu député, abandonne la mairie et la tête de l’agglomération. Mais pour garder la main après 22 ans de pouvoir, il a créé un comité de direction informel. Sa composition ? La nouvelle maire, le nouveau président de l’agglomération et bien sûr… lui-même !

«Il y a tromperie sur l’application de la loi, s’indigne Nicole Samour, conseillère municipale d’opposition. En positionnant sur les postes principaux de l’agglo des gens qui lui ont toujours été acquis, c’est évident qu’il garde la main sur les grandes décisions.» Contacté, l’entourage de François Cornut-Gentille ne voit pas le problème.

«Ça montre que je suis intelligent. J’ai lu la loi !»

Mais la méthode la plus étonnante, on la doit à Jacques Bompard, maire d’Orange, dans le Vaucluse.Au cours d’un conseil municipal houleux le 25 juillet dernier, l’opposition se lève et dénonce les « tambouilles » du cofondateur du Front national.

Pourquoi ? Voici la combine : réélu député, Jacques Bompard doit conserver ce mandat, car c’est le dernier qu’il a obtenu : c’est la loi. Il est donc censé renoncer à la mairie. Mais il veut y rester ! L’astuce : il rend son écharpe de maire ; quelques jours plus tard il se représente au même poste et il est réélu par sa majorité. Le dernier mandat obtenu devient ainsi celui de maire. A l’Assemblée, c’est sa suppléante, à ses côtés depuis 22 ans, qui siègera à sa place. «Ça montre que je suis intelligent, estime Jacques Bompard, malicieux. J’ai lu la loi ! Le dernier mandat prime. Eh bien le dernier mandat c’est maire.»

Cerise sur le gâteau, sa suppléante continuera d’employer les deux fils de Jacques Bompard comme assistants parlementaires. «Ils sont d’excellents conseils, répond Marie-France Lorho, nouvelle députée du Vaucluse. Et j’ai confiance. C’est très important en politique d’avoir confiance.»

Selon nos informations, un élu d’opposition a saisi le Conseil constitutionnel. Il dénonce ce qu’il appelle «les manœuvres» de Jacques Bompard. Décision des Sages attendue d’ici la fin de l’année.

Mon, 25 Sep 2017 18:38:48 +0200

Le congé maternité va-t-il être réduit par les ordonnances modifiant le Code du travail ?

Quel sera l'impact des ordonnances modifiant le Code du travail sur le congé maternité ? "[Il] reste tel quel pour les femmes salariées dans le Code du travail. La durée ne varie pas, l'indemnisation ne varie pas", assure Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, invitée de France Inter, lundi 25 septembre.

Marlène Schiappa n'a pas tort. C'est bien le Code du travail, donc la loi, qui définit le congé maternité des salariées du privé : une femme enceinte a droit à six semaines avant la date présumée de l'accouchement et dix semaines après la naissance du bébé. Pendant cette période, elle est rémunérée par la Sécurité sociale mais elle ne touche pas 100% de son salaire net.

Toutefois, certaines branches professionnelles (le secteur bancaire ou les mutuelles, par exemple) accordent un allongement du congé maternité ou une prise en charge de la différence de salaire. Et c'est là que les ordonnances peuvent changer la donne, comme l'explique Libération. Car les accords d'entreprise pourront dorénavant primer sur les accords de branche.

Deux scénarios seront possibles. Premier cas : la convention collective (c'est-à-dire l'accord négocié au niveau de la branche) prévoit un recours à un organisme de prévoyance pour compléter l’indemnisation accordée par la Sécurité sociale. Dans cette situation, un accord d'entreprise ne pourra pas remettre en question les dispositions plus avantageuses de la branche. 

Deuxième cas : si l'employeur prend en charge directement cette indemnisation (sans passer par un organisme de prévoyance), la durée du congé maternité et les indemnités complémentaires pourront désormais être fixées par un accord d'entreprise. Par exemple, une entreprise qui accorde 20 semaines de congé maternité pourra, si elle obtient l'accord de ses salariés, réduire cette durée au minimum légal (16 semaines) ou à 17, 18, 19 semaines…

"C'est ubuesque d'imaginer que les entreprises vont se précipiter pour changer cela", a réagi Marlène Schiappa, interpellée sur cette question. La secrétaire d'Etat a ajouté : "Je fais confiance aux partenaires sociaux pour négocier des accords d'entreprise." Elle sous-entend par là que salariés et employeurs signeront des accords favorables aux droits des premiers.

Dans une tribune intitulée "Les droits des femmes passent (aussi) à la trappe", plusieurs personnalités et organisations féministes dénoncent au contraire un risque de régression. "Quand un droit est négocié entreprise par entreprise, il est généralement moins favorable que quand il est négocié au niveau des branches", affirme à franceinfo Caroline De Haas, militante féministe et signataire de la tribune. "Dans une petite entreprise, le rapport de force ne se fait pas au profit des salariés", poursuit-elle. Traduction : ces derniers "n'auront pas le choix" de refuser. 

Si une entreprise perd un appel d'offres ou ne parvient pas à baisser ses prix, le patron va regarder ses employés et dire : 'Nous ne sommes plus concurrentiels, il faut repasser à 16 semaines de congé maternité. C'est ça ou licencier'.

Caroline De Haas

à franceinfo

La militante féministe alerte également sur le risque de dumping social entre les entreprises et de "nivellement par le bas" : "L'intérêt de la branche, c'est que toutes les entreprises ont les mêmes obligations." Et le congé maternité n'est pas le seul concerné : "L'ensemble des droits dits familiaux, qui concernent essentiellement les femmes, pourront faire l'objet d'un accord d'entreprise", regrette Caroline De Haas. C'est par exemple le cas des congés pour enfant malade, qui pourront être rallongés ou raccourcis, dans la limite de ce que prévoit la loi.

Mon, 25 Sep 2017 17:23:27 +0200

Les actions et les propos de Trump sont "une déclaration de guerre", estime la Corée du Nord

Les déclarations belliqueuses se suivent et se ressemblent entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Les actions et les propos de Donald Trump sont "une déclaration de guerre", estime le chef de la diplomatie nord-coréenne, lundi 25 septembre. La Corée du Nord se dit prête à abattre les bombardiers américains s'approchant de ses côtes "même s'ils ne sont pas dans l'espace aérien de notre pays" –, a-t-il aussi affirmé à des journalistes à New York, où il participe à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

"Le monde entier devra se souvenir clairement que ce sont les Etats-Unis qui ont été les premiers à déclarer la guerre à notre pays, a déclaré Ri Yong-ho. Puisque les Etats-Unis ont déclaré la guerre à notre pays, nous avons le droit de prendre des mesures de riposte."

[Donald] Trump a affirmé que nos dirigeants n'allaient plus être au pouvoir pour longtemps. La question de savoir qui va rester le plus longtemps va trouver une réponse.

Ri Yong-ho, ministre des Affaires étrangères nord-coréen

à New York

Lors de son allocution devant l'Assemblée générale de l'ONU, samedi, Ri Yong-ho avait déjà dénoncé les propos tenus au même endroit quelques jours plus tôt par Donald Trump contre son pays, qualifiant le président américain de "personne dérangée" et "mégalomane". Donald Trump avait menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord si ce pays attaquait les Etats-Unis, lors de sa première allocution solennelle à la tribune des Nations unies.

"Nous n'avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde", a déclaré Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l'exécutif américain. "Notre objectif reste le même; nous cherchons une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, c'est notre objectif", a ajouté la porte-parole de Donald Trump, évoquant une "pression économique et diplomatique" aussi forte que possible.

Interrogée sur les propos du diplomate nord-coréen qui a menacé d'abattre les bombardiers américains s'approchant de ses côtes, elle a estimé qu'il n'était jamais acceptable pour un pays d'abattre des avions d'un autre pays "se trouvant au-dessus des eaux internationales".