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Collectif pour la gratuité des transports publics dans l'agglomération grenobloise

Thu, 29 Mar 2018 09:22:39 +0200

Exigeons l'extension et la gratuité des transports publics !

Exigeons l’extension et la gratuité des transports publics !

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Face au désastre environnemental qui perdure et s’aggrave, des mesures énergiques doivent être prises en vue de développer les transports publics et rendre leur usage attractif. Nous réaffirmons que la gratuité constitue une avancée écologique, sanitaire et sociale !

Rassemblement vendredi 6 avril 2018

À partir de 17 h 30

À l’occasion de la réunion plénière de la Métro
Le Forum
3, rue Malakoff
Grenoble

En janvier, la France s’est faite rappeler à l’ordre par la Commission européenne avec 8 autres pays d’Europe pour le non respect des normes de qualité de l’air. Alors que la première mise en demeure date de 2009 pour la France, que le conseil d’état estime à 48 000 décès prématurés par an en France, l’Allemagne (pays aussi condamné par la commission), envisage quant à elle sérieusement de mettre en place la gratuité des transports en commun pour répondre à l’urgence d’obtenir une meilleure qualité de l’air.
Le gouvernement français et notamment le Ministère de la transition écologique et solidaire a jusqu’au 31 mars pour répondre à la Commission européenne et proposer un plan pour réduire la pollution de l’air dans les grandes villes.

Le Conseil Grenoble-Alpes Métropole ne devrait-il pas saisir l’opportunité de la démarche du Ministère de la Transition écologique et solidaire ? Et lui demander son appui afin d’obtenir :
- L’augmentation du Versement transport ;
- La suppression de l’augmentation de la TVA sur les transports publics, décidée sous l’ancienne législature ;
- Des subventions à la construction d’infrastructures publiques visant à développer les transports en commun, comme cela se pratiquait auparavant ;
- Une aide financière aux collectivités vertueuses qui pratiquent la gratuité des transports publics.

- Contre les insupportables bouchons, pas de faux remède !

Nous ne l’inventons pas : tous les exemples d’élargissement de contournements urbains aboutissent rapidement à de nouvelles saturations par appel d’air, et donc à l’accroissement de la pollution et de ses conséquences sanitaires (100 morts prématurés par an dans l’agglomération). L’offre d’AREA d’élargissement de l’A480, intéressée faut-il le dire, ne peut constituer la solution miraculeuse, même à très court terme.

Dans et autour de la Métropole, développons les transports en commun et leur accessibilité en coordination avec ceux du Grésivaudan et du Voironnais, et en intermodalité avec la SNCF à travers une incitation financière qui aille vers la gratuité. En effet, à part les tarifs solidaires, les tarifs actuels grèvent les budgets des habitants. Ils augmentent plus vite que l’inflation. Ils sont dissuasifs. Avec comme exemple extrême la hausse de 261 % (en septembre 2017) pour les plus de 75 ans.

- La gratuité est une forte incitation à utiliser les transports publics.

Gratuité et développement des transports publics doivent aller de pair ! Grenoble, pourtant bien placée dans le palmarès national des bouchons et de la pollution, est à la traîne ! Déjà, 30 villes ou agglomérations ont osé ! Et l’idée progresse à Paris, en Allemagne,...

- Trop cher ?

Les recettes provenant des usagers ne représentent actuellement que 17 % des ressources. Avec la gratuité, le SMTC n’aurait plus à investir près de 20 millions d’euros
dans le nouveau système de billettique, ni à couvrir les frais annuels de la gestion de ce système (vente, contrôle, maintenance, ...)

- Quel financement ?
Il faut renverser la baisse des contributions départementale et métropolitaine aux transports en commun.

Il faut augmenter le Versement Transport (VT) que paient à raison de 2 % sur leur masse salariale les entreprises publiques et privées de plus de 10 salariés sur le territoire de la Métro. Ce taux vient de passer à 2,95 % en Île de France. À noter que les entreprises, quelle que soit leur taille, n’auraient plus à financer la contribution obligatoire, d’au moins 50 %, aux abonnements transport de leurs salariés.

Des transports apaisés, le droit à la Ville (donc à la mobilité) garanti également à toutes et tous. Finis alors les contrôles musclés par des équipes avec policiers et
vérifications d’identité, voire arrestations éventuelles de personnes vulnérables ou sans papiers.

La gratuité une utopie ?
NON, une avancée écologique, sociale, sanitaire, et pour toutes et tous, une marche vers l’égalité et la liberté !

Références :
http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/12/le-conseil-d-etat-enjoint-au-gouvernement-de-prendre-des-mesures-urgentes-contre-la-pollution_5159568_1652666.html
http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/10/11/la-pollution-de-l-air-cause-encore-plus-de-500-000-morts-par-an-en-europe_5199226_1652666.html
https://www.franceculture.fr/emissions/de-cause-a-effets-le-magazine-de-lenvironnement/la-pollution-tue-la-france-au-pied-du-mur

Ma

Sun, 21 Jan 2018 21:01:37 +0100

Réponse concernant l'avis d'enquête publique unique préalable à la déclaration d'utilité publique de l'aménagement de l'A480 et de l'échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble

Le Collectif pour la gratuité des transports publics de l’agglomération Grenobloise a transmis sa réponse aux commissaires enquêteurs dans le cadre de l’avis d’enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique de l’aménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble.

Le PDF attaché à cet article détaille nos arguments.

Notre conclusion est la suivante :

Notre avis concernant l’aménagement de l’ A480

  • Le collectif note le "Torpillage" des autres scénarios d’aménagement.
  • Le collectif rappelle que l’Autorité Environnementale (AE) demande de respecter l’article L.122.5 du code de l’environnement qui oblige à justifier l’abandon des autres scénarios d’aménagement, notamment celui du scénario 1 (peu d’aménagements et utilisation de la bande d’arrêt d’urgence aux heures de pointe).
  • Le collectif exprime son questionnement quant à la délégation du financement par AREA du chantier de l’A480. Quelle en est est la contrepartie ? rallongement de la concession ? possibilité d’augmenter les tarifs d’autoroute ? La perspective à terme de la relance du projet autoroutier Grenoble - Gap / Sisteron ?
  • Le collectif exprime ses réserves quant aux prévisions des coûts envisagés et craint un dépassement important.

Plus généralement le collectif s’oppose au choix proposé d’élargissement de l’ A480.

  • Il s’inscrit dans une adaptation à l’augmentation du trafic sans envisager d’autres choix. Pour le collectif seule une réduction massive du trafic et un transfert modal vers le transport en commun, pourra répondre aux défis (réduction des bouchons à court et long terme, baisse de la pollution, etc).
  • La solution réside dans la réduction massive des déplacements domicile / travail en voiture vers le transport en commun, l’amélioration de l’offre, la réduction des temps de trajet.

Notre avis concernant l’échangeur du Rondeau

  • Le collectif n’exprime pas d’opposition de principe mais souhaite un complément d’enquête sur le taux d’accidents lié aux ralentissements lors des bouchons, et ainsi mesurer l’impact.

Nos propositions

  • Réorienter les moyens prévus pour les travaux vers le développement des transports en commun.
  • Mettre en place des lignes bus, train sur l’axe rocade et tour d’agglo pour augmenter la rapidité de traversée de l’agglo
  • Mise en place de la gratuité des transports publics sur l’agglomération (50% du budget = 5 ans de gratuité)
  • Retour à une gestion publique des autoroutes permettant un retour des recettes dans le giron public. Création d’un fond pour contribuer au financement des transports collectifs publics.
  • Augmentation de la taxe transport pour engager un financement durable.
  • Lancement d’un débat public sur la politique de logement, l’urbanisation et lieux de travail

Ma

Thu, 08 Jun 2017 23:16:17 +0200

Questionnaire aux candidats des élections législatives en Isère concernant les transports publics : Les résultats !

Communiqué de presse du Collectif pour la gratuité des transports publics de l’agglomération grenobloise : Questionnaire aux candidats des élections législatives en Isère concernant les transports publics : Les résultats !

Les politiques déployées de longue date, aussi bien au niveau de l’agglomération qu’au niveau national, ont conduit à des déséquilibres géographiques, avec des zones concentrant beaucoup d’emplois, et des salariés habitant de plus en plus loin. Cela a favorisé le recours à la voiture individuelle. En termes de déplacements ces politiques se traduisent par un niveau de trafic automobile de plus en plus difficile à maîtriser, qui a des conséquences graves sur la santé des habitants, sur l’environnement, et, de plus, impacte fortement le budget des ménages.


Ainsi, le Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise a consulté les candidat-e-s aux élection législatives en Isère sur les questions des transports en commun et particulièrement vers la possibilité de la mise en place de leur gratuité dans les agglomérations. Les réponses des candidat-e-s sont résumées sous 5 thèmes :

- Vision des transports et impact sur la pollution,

- Vision sur la gratuité des transports en communs urbains,

- Vision du financement des transports en communs et notamment de la gratuité,

- Vision autour de l’agglomération Grenobloise,

- Vision au niveau national


10 candidat-e-s de tous bords (DVD, LR, REM, PS, EELV, UDE, FI, la relève citoyenne, Génération Écologie/PRG/PS) ont répondu ainsi que trois partis politiques (NPA, LO et APPEL).

Voici un décryptage de leurs réponses.


- Vision des transports et impact sur la pollution

Les priorités sont clairement différentes selon les tendances politiques. Les investissements pour le renforcement des infrastructures de transports collectifs urbains fait consensus. Cependant, les candidat-e-s divergent sur la masse d’investissement à faire pour renforcer les infrastructures routières urbaines. L’opposition ((la République en marche, les Républicains, PS)) repose principalement sur l’envie d’un coté de fluidifier les trajets en voiture, et de l’autre ne pas inciter à continuer d’utiliser la voiture si les infrastructures routières s’agrandissaient.

Des investissements massifs dans le rail sont aussi plébiscités par la plupart des candidat-e-s en augmentant la part du fret pour les échanges commerciaux. Un partie non négligeable des candidat-e-s note toutefois que ces infrastructures doivent répondre à un réel besoin et ne pas tomber dans l’écueil de projets pharaoniques et inutiles (ex : Lyon-Turin) (FI, NPA, EELV, APPEL).

Plusieurs candidat-e-s soulèvent qu’il faudrait :
+ développer l’essor des véhicules électriques et l’accessibilité des bornes, (La République en Marche, Républicains, FI),
+ retirer les lois Macron favorisant le transport des personnes par cars entre les villes.
+ aligner la fiscalité diesel-essence et réduire la part des véhicules diesel


- Vision sur la gratuité des transports en communs (TC) urbains

L’idée de la mise en place de la gratuité des transports en commun est proposée par divers candidat-e-s et partis : de droite à gauche (8/10) et 3/3 pour les partis. Deux candidats souhaitent en revanche une gratuité restreinte sur une catégorie de personnes ou la continuité de la tarification solidaire. Une partie des candidat-e-s favorables à la gratuité plaide pour une mise en place progressive et une période d’essai afin d’évaluer son impact sur l’augmentation de la fréquentation et la diminution de la voiture.

Chez tous-tes les candidat-e-s il parait très important et indispensable qu’il y ait une augmentation de l’offre de transport : fréquence, horaires élargis, plus de lignes afin d’inciter toujours plus l’usage des TC.


- Vision du financement des transports en communs et notamment de la gratuité

Sur le financement, les opinions divergent et une partie des candidat-e-s juge que cela demande de prendre du temps pour trouver le bon mix. Cependant, il en ressort que la hausse des impôts locaux n’est pas la solution. Mais que le financement viendrait de la hausse du versement transport (voir Lexique ci-dessous)et des subventions de l’État.


- Vision autour de l’agglomération Grenobloise

Il y a consensus sur le rapprochement qui est jugé INDISPENSABLE du pays Voironnais, du Grésivaudan et de la Métropole pour proposer une offre cohérente de transports. Ce rapprochement doit être efficace pour favoriser les connexions. Les exemples des parkings relais devenus payants à Voiron sont l’exemple à ne pas suivre.

Sur l’élargissement de l’A480, en revanche, les positions sont très clivées.

Des investissements sur les lignes TER de la région (par ex : doublement de voies) sont considérés comme absolument nécessaires par la plupart des candidat-e-s.


- Vision au niveau national

Le support de l’État aux investissements dans les transports en commun parait indispensable pour la plupart des candidat-e-s. Ces subventions pourraient être financées soit par de nouvelles taxes type "pollutaxes" ou par la taxe carbone.

Pour certain-e-s candidats, des mesures favorisant l’utilisation du rail (passager et fret) doivent être mises en place, qui passeraient notamment par une unification des acteurs du rail en un seul pôle public.

Vous touverez la plupart des réponses des candidat-e-s/partis attachés à cet article.

Lexique :

Versement transport : c’est une contribution des entreprises de plus de onze salariés au financement des transports publics locaux (investissement et fonctionnement). Dans la métropole grenobloise, la TAG est financée a environ 50% par le versement transport. La contribution des entreprises est différente selon le territoire, une grosse entreprise implantée à Centr’Alp ne paiera que 0,80% alors qu’à Grenoble ce taux serait de 2%. (http://www.editions-legislatives.fr/aboveille/bn/ibt_actuel/rh/indices/indp021285.html)

Analyse du Collectif :

Comme dans les 29 autres communes qui pratiquent la gratuité et les 2 (Dunkerque et Niort) qui vont bientôt la pratiquer, le collectif constate que l’idée de la gratuité progresse fortement, à gauche comme à droite.

Ainsi, les enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires n’ont jamais autant montré la nécessité de mesures urgentes, durables pour limiter la circulation automobile. Il est également urgent d’agir contre le réchauffement climatique. Le développement des transports publics locaux s’impose. Leur gratuité est une démarche incitatrice qui a fait ses preuves dans une trentaine de villes ou intercommunalités en France.

La généralisation au plan national de cette mesure d’utilité publique devrait être l’un des éléments majeurs d’une politique publique de développement des transports urbains, cohérente et complémentaire avec un développement des modes de déplacement « doux ».

Parce que la mobilité est une exigence, un fait de société, elle s’impose comme un droit : comme l’accès à la santé et à l’éducation. Quand les inégalités sociales s’aggravent, la gratuité des transports est aussi la liberté de circulation pour toutes et tous. La gratuité devient un bien commun que seul un service public peut assurer. Ce service donne de la cohésion sociale et la fierté d’appartenir à la Cité.

Mettons les transports publics au cœur de notre mobilité grâce à un transport public universel accessible à tous, dans un système plurimodal !

Le collectif pour la gratuité des transports publics de l’agglomération grenobloise a été créé par des organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires), de jeunesse (UNL, UNEF), associatives (ATTAC, Maison des Femmes, Indecosa) et politiques (PCF, PG, NPA, Ensemble !, PAG38) convaincues de la nécessité de faire de la mobilité un droit pour toutes et tous, en réponse aux problèmes sociaux, sanitaires et environnementaux. Ce collectif comprend aujourd’hui des collectifs locaux (Grenoble, Saint Martin d’Hères, Fontaine, Saint Egrève).

Contact :

contact@gratuite-transports.listes.vox.coop ou à l’adresse suivante :

CGTPAG, Bourse du Travail chez CGT

32 avenue de l’Europe

38100 Grenoble cedex 2

Ma

Thu, 16 Feb 2017 12:43:38 +0100

La conférence-débat du 7 février 2017 en vidéos


C'était mardi 7 février 2017 à Grenoble-Maison du Tourisme

Cette conférence-débat a été un nouveau succès pour le collectif. Une salle bien remplie et des intervenants de qualité pour développer l’idée de la gratuité des transports en commun et relancer le débat.

Les invités :
Maxime Huré, enseignant-chercheur en science politique à l’université de Perpignan sur les thèmes des mobilités durables urbaines
Henri Briche, chercheur, en charge, par l’Agence d’Urbanisme de Dunkerque, d’évaluer la mise en place de la gratuité des transports en commun


Partie 1 - Introduction par le collectif


Partie 1 - Introduction et présentations par cgtag

Partie 2 - Présentation de Maxime Huré


Partie 2 - Présentation de Maxime Huré par cgtag

Partie 3 - Echanges avec le public 1


Partie 3 - Interventions du public par cgtag

Partie 4 - Présentation d'Henri Briche


Partie 4 - Présentation d Henri Briche par cgtag

Partie 5 - Echanges avec le public 2


Partie 5 - Echanges avec le public par cgtag

Partie 6 - Echanges avec le public 2(suite)


Partie 6 - Echanges avec le public (suite) par cgtag

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