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Tue, 22 May 2018 09:20:05 +0200

Faure (PS): Mélenchon veut "s'imposer à l'ensemble du mouvement social"

© AFP/Archives | Olivier Faure lors du congrès du PS le 8 avril 2018 à Aubervilliers
PARIS (AFP) - 

Le nouveau "Front populaire" n'est "pas encore" arrivé selon le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui estime que Jean-Luc Mélenchon n'est pour l'instant "pas dans cet état d'esprit-là" mais dans celui de "s?imposer à l?ensemble du mouvement social".

"Le Front populaire, c?était la capacité pour l?ensemble de la gauche de se rassembler sur un projet. Nous n?y sommes pas encore", a déclaré le député de Seine-et-Marne dans une interview au Parisien parue mardi.

"Pour l?instant, Jean-Luc Mélenchon n?est pas dans cet état d?esprit-là. Il est dans l'idée de prendre le leadership et de s?imposer à l?ensemble du mouvement social", a jugé le dirigeant socialiste à propos du chef de file de La France insoumise, évoquant "une erreur dont le pouvoir se sert".

"Le gouvernement joue le pourrissement et espère face à lui une radicalisation qui le dispense de négocier sur quelque sujet que ce soit".

S'il a annoncé qu'il ne participerait pas aux manifestations du 26 mai, qui réuniront notamment la CGT et la France insoumise à l'appel d'Attac, le premier secrétaire du PS défilera en revanche mardi aux côtés des fonctionnaires.

Le gouvernement "prévoit la vente à la découpe des services publics dans une totale opacité autour d?un groupe dit d?experts", a critiqué M. Faure, estimant que le premier anniversaire de la présidence Macron marquait "la fin d'une illusion".

"Ceux qui ont pu penser qu?il était là pour mettre en place un nouveau monde se rendent compte qu?il est le dernier avatar de l?ancien monde. Il n?est pas disruptif mais d?un conformisme total. Ni Juppé ni Fillon n?auraient fait fondamentalement différemment", a-t-il déploré.

© 2018 AFP

Tue, 22 May 2018 09:17:52 +0200

En avant la musique, stratégie du nouveau PDG de Sony

TOKYO (AFP) - 

Fleuron japonais de l'électronique grand public, Sony se veut aussi, voire surtout, un géant des contenus multimédias, une stratégie mise en avant mardi par son nouveau PDG, concomitamment à l'annonce du rachat d'EMI Music Publishing, gérant des droits de Queen, Norah Jones ou Pharrell Williams.

"Le marché de la musique a connu diverses fortunes, mais il se relève ces dernières années grâce aux offres de streaming (musique en flux via internet). Pour profiter au mieux des droits de propriété intellectuelle, il faut la quantité et la qualité", a insisté Kenichiro Yoshida devant la presse.

Le rachat d'EMI, pour 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros), "est en ce sens un investissement qui renforce la position de Sony comme meneur de l'industrie musicale", a souligné le patron fraîchement promu, lors d'une présentation statique, monocorde, sans flonflon et moins rythmée que celles auxquelles étaient habitués les journalistes et analystes avec son prédécesseur, Kazuo Hirai.

EMI Music Publishing, qui possède aussi le mythique catalogue Motown, est la deuxième compagnie d'édition musicale au monde avec un chiffre d'affaires de 663 millions de dollars et de plus de deux millions de morceaux en magasin.

- La manne Playstation -

"L'édition musicale est une activité qui génère des revenus récurrents et cet investissement va jouer un grand rôle dans notre croissance à long terme", a ajouté M. Yoshida.

Sony possède déjà un riche catalogue de 2,3 millions de titres dont ceux des monuments de la musique que sont les Beatles ou Michael Jackson.

L'importance des droits sur les contenus ne concerne pas que la musique, mais aussi les vidéos, les films, les jeux ou animations, a insisté le 11e patron de Sony, société créée en 1946.

Pour les jeux, il a relevé la nécessité de "poursuivre une relation de confiance avec les créateurs tiers et d'utiliser davantage les droits d'exploitation". Sony jouit non seulement d'un bon succès avec sa console PlayStation 4 (PS4), mais se félicite surtout de la popularité de la plateforme de jeux et autres contenus multimédias en ligne, PlayStation Network (PSN), qui compte chaque mois quelque 80 millions d'utilisateurs actifs.

L'animation est aussi considérée comme un domaine clef "avec un modèle de développement particulier", alliant aux contenus de multiples produits dérivés. Sony a aussi récemment décidé de prendre une part de 39% dans la société qui gère les droits de Snoopy.

En agissant de la sorte, M. Yoshida n'opère pas un changement majeur mais augmente le poids de l'immatériel dans l'offre globale de Sony. La volonté de proposer à la fois les appareils (caméras, magnétoscopes, TV, consoles, smartphones etc.) et les contenus était déjà dans la tête du plus connu des fondateurs de Sony, Akio Morita. C'est ce qui a notamment conduit dès les années 1980 au rachat de maisons de disques et studios de cinéma.

-"Barre placée trop bas"-

Si l'inventeur du Walkman a souffert quand d'autres avant lui ont pris le tournant du numérique (Apple), il a gardé la conviction que sa différence était justement dans cette capacité à gérer simultanément contenants et contenus.

Et il n'est pas peu fier d'avoir réussi, sous la houlette de M. Hirai, à donner des lettres de noblesse à la musique vendue sous forme de fichiers en étant le fer de lance des formats non compressés "high resolution audio". Sans compter que l'an passé, pour la première fois en 20 ans, il a vu remonter ses ventes de matériel audio (Walkman numériques, casques, enceintes, etc.).

En revanche, M. Yoshida a reconnu que son activité de smartphones resterait encore dans le rouge cette année.

En ex-directeur financier un brin terne et prudent, M. Yoshida s'est gardé de faire des prévisions financières mirobolantes pour les trois années à venir, quitte à gâcher la fête des analystes.

"Il place la barre vraiment bas, trop bas pour les investisseurs, c'est décevant", a commenté pour Bloomberg David Dai, de Sanford C. Bernstein à Hong Kong, évoquant les faibles progressions de profits attendues dans les diverses activités d'ici à 2020, à l'exception de celle des capteurs d'images Cmos.

De facto, la réaction à cette conférence de presse du nouveau PDG, selon lequel "la mission de Sony est d'émouvoir", a été plutôt négative. L'action a fini en recul de 1,96% à 5.282 yens, après avoir perdu jusqu'à 3,71% dans la matinée.

Par Karyn NISHIMURA-POUPEE

© 2018 AFP

Tue, 22 May 2018 09:00:07 +0200

Parcoursup: "plus de la moitié" des élèves auront une réponse positive dès mardi soir

PARIS (AFP) - 

"Plus de la moitié" des 810.000 futurs bacheliers et étudiants en réorientation recevront dès mardi soir une réponse positive à leurs voeux d'inscription formulés sur la nouvelle plateforme universitaire Parcoursup, ont affirmé les ministres de l'Education et celle de l'Enseignement supérieur.

"Nous avons déjà une évaluation, même si ça va se préciser au fil de la journée", a indiqué Jean-Michel Blanquer sur RTL. "Nous savons que plus de la moitié des élèves auront une réponse positive dès aujourd'hui (...), ce soir à 18H00", heure à laquelle les premiers résultats sont attendus.

"On a sur la plateforme plus d'un million de propositions qui seront faites ce soir et on a globalement la moitié des lycéens qui devraient, dès ce soir, avoir une ou plusieurs propositions", a de son côté expliqué Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, sur France Inter.

Les autres, ceux qui n'auront pas reçu de réponse positive à leurs voeux mardi soir, "sont en attente", a encore indiqué Mme Vidal. "Dès ce soir, les lycéens qui auront des propositions en accepteront certaines, en refuseront d'autres et donc libéreront des places", a-t-elle déclaré.

Car les places auxquelles les jeunes renoncent sont immédiatement remises dans le système. Le système, et donc les listes d'attente, sont actualisés chaque jour, avant le début des cours.

La plateforme universitaire Parcoursup succède à la plateforme APB, dont le fonctionnement avait été vivement critiqué l'an dernier.

Jean-Michel Blanquer a également dit s'être "fixé un objectif de deux-tiers de réponses positives" au moment du début des épreuves écrites du bac, le lundi 18 juin. "Je pense qu'on fera même mieux que cela", a-t-il affirmé.

Pour les filières sélectives (classes prépa, BTS, DUT, double-licences etc.), les élèves recevront un "oui", un "non" ou "en attente", comme les années précédentes.

Pour les filières non sélectives, "oui", "en attente" ou "oui si", si l'université considère que le candidat ne possède pas les connaissances et compétences requises.

S'il reçoit plusieurs "oui", le jeune doit n'en garder qu'un seul et donc renoncer aux autres, dans un délai d'une semaine. Il peut aussi garder un ou plusieurs v?ux "en attente".

Pour la première fois, les dossiers de tous les candidats ont été classés par les universités (du moins, en théorie). Une mesure dénoncée comme une "sélection" à l'entrée à la fac, selon les opposants à cette procédure qui a fait l'objet d'une loi au printemps.

La contestation à un classement des dossiers a provoqué manifestations et blocages d'universités.

© 2018 AFP

Tue, 22 May 2018 08:42:05 +0200

Un Français condamné en Ukraine, accusé de préparer des attentats durant l'Euro-2016

La justice ukrainienne a condamné, lundi 21 mai, à six ans de prison le Français Grégoire Moutaux, arrêté en 2016 avec un arsenal de guerre et accusé de préparer des attentats pendant l'Euro de football en France.

Deux ans après l'arrestation à la frontière ukraino-polonaise du jeune homme originaire de la Meuse (est de la France) juste avant la compétition, c'est dans la petite ville de Liouboml, en Volhynie, dans l'ouest de l'Ukraine, qu'il a appris sa peine, après être resté mutique pendant tout son procès.

À 27 ans, il a été reconnu coupable de "préparation d'un attentat terroriste", "détention illégale" et "tentative de contrebande" d'armes et d'explosifs, a précisé à l'AFP la porte-parole du parquet régional, Natalia Mourakhevytch. Il "avait l'intention d'organiser des incendies criminels et attentats" en France, a-t-elle ajouté.

Grégoire Moutaux est arrivé en Ukraine en juin 2015 avant d'y être repéré en décembre de la même année. Il avait été interpellé le 21 mai 2016 à la frontière ukraino-polonaise après six mois d'enquête, en possession de 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5 000 munitions, avaient affirmé les services ukrainiens (SBU).

Une mosquée et une synagogue ciblées

Selon le SBU, il prévoyait de cibler une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts pour montrer son opposition à la politique migratoire de la France, à "la diffusion de l'islam" et à "la mondialisation".

Ces accusations comportaient cependant de nombreuses zones d'ombre et les autorités françaises, qui au moment de son arrestation, semblaient privilégier le trafic d'armes au terrorisme, n'avaient pas réagi lundi soir.

Les services ukrainiens n'ont ainsi pas expliqué comment un homme seul et sans réseau pourrait perpétrer un nombre aussi important d'attentats. Il n'était pas clair non plus comment le jeune homme avait pu financer l'achat de cet arsenal d'armes, et s'il avait un complice. Certains observateurs s'interrogeaient également sur son arrestation, filmée de A à Z et qui ressemblait pour eux à une mise en scène.

Autre source d'interrogations : à l'époque, alors qu'ils surveillaient le jeune homme, les Ukrainiens n'avaient pas prévenu leurs homologues français, avait indiqué en 2016 une source policière française.

Au moment de l'arrestation, une enquête avait été confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est).

"Pratiquement pas de preuves"

Lundi, Oleg Liagoutko, l'avocat actuel du Français, a indiqué à l'AFP qu'il entendait "selon toute vraisemblance" faire appel au volet "terroriste" du verdict : "Il n'y a pratiquement pas de preuves".

Selon l'avocat, son client n'a rien fait pour percer les mystères entourant cette affaire. Grégoire Moutaux "n'a fourni aucune explication" au tribunal quant aux accusations qui le visent et "a tout simplement gardé le silence pendant tout son procès", a souligné Oleg Liagoutko.

Dans son dernier discours avant l'énoncé du verdict, le Français "a seulement demandé à la cour de prendre en considération le fait qu'il n'est pas dangereux pour la société", sans plaider coupable ou non coupable, a ajouté l'avocat.

En France, Grégoire Moutaux était inconnu des services de police. Domicilié à Nant-le-Petit, un village de 80 habitants de la Meuse, il a été décrit comme un "gamin très agréable avec ses voisins, intelligent et sympathique" par le maire du village et un "salarié irréprochable" par le directeur technique de la coopérative qui l'employait.

Un t-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite avait été saisi lors d'une perquisition à son domicile dans la Meuse, selon une source policière française.

En mars 2017, un témoin clé dans cette affaire, un ancien militaire ukrainien qui avait combattu de 2014 à 2015 contre les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, s'est suicidé après avoir étranglé sa femme et leur fille de quatre ans, selon les médias ukrainiens. À son retour du front, cet ex-membre d'un bataillon nationaliste aurait été contacté par le Français ayant demandé de l'aider à se procurer des armes. L'Ukrainien aurait alors alerté la police.

Avec AFP

Première publication : 22/05/2018

Tue, 22 May 2018 08:41:34 +0200

Aux Etats-Unis, "Obamacare" résiste au travail de sape de Trump

WASHINGTON (AFP) - 

Le nombre de personnes bénéficiant d'une assurance maladie aux États-Unis grâce à la réforme du système de santé de Barack Obama est resté stable en 2017, selon de nouvelles statistiques publiées mardi.

En 2017, 9,1% de la population vivait sans couverture maladie, selon l'enquête du Centre national de statistiques de santé (NCHS), contre 9% en 2016, un écart jugé non significatif par les statisticiens. Soit environ 29,3 millions d'habitants.

Les gains engrangés par la loi emblématique du président démocrate sont historiques: il y avait 16% de gens sans assurance en 2010, quand "Obamacare" a été adoptée. Mais ces progrès marquent clairement le pas depuis 2015, le nombre de personnes sans assurance restant au même niveau depuis trois ans.

Le Congrès a échoué à abroger cette réforme, mais l'administration de Donald Trump actionne depuis un an tous les leviers possibles pour saper en particulier le système créé par "Obamacare" pour permettre aux gens de souscrire, sur un portail internet et avec l'aide de crédits d'impôts, des couvertures maladie individuelles sur le marché privé. Par exemple, l'administration a coupé les fonds de promotion qui encourageaient les gens à s'assurer de cette façon.

Mais le nombre d'individus bénéficiant d'une couverture ainsi vendue est resté stable, soit 9,8 millions fin 2017 contre 11,6 millions fin 2016, la baisse n'étant pas jugée significative au niveau statistique.

Les pouvoirs publics s'intéressent généralement plus au taux de couverture non sur la population entière, mais sur les moins de 65 ans, car au-dessus de cet âge, chaque Américain a automatiquement droit à une couverture santé publique, créée dans les années 1960, baptisée Medicare.

Parmi les 18-64 ans, 69,3% des Américains sont couverts par une assurance privée, principalement par leur employeur; 19,3% par une assurance publique (principalement le programme Medicaid pour les plus vulnérables); et 12,8% sont sans assurance. Sur cette partie de la population, les chiffres sont également stables.

© 2018 AFP