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France 24 - L'info en continu

Wed, 17 Jan 2018 04:20:04 +0100

Venezuela: Oscar Pérez, l'acteur-policier qui s'est rebellé contre Maduro

CARACAS (AFP) - 

Ex-policier, plongeur de combat, pilote et acteur: le Vénézuélien Oscar Pérez, 36 ans, tué lors d'une opération de police, aimait jouer les héros à l'écran comme dans la vie. Il s'est rendu célèbre en prenant les armes contre le pouvoir du président Nicolas Maduro.

Considéré comme le "criminel le plus recherché" du pays, Pérez, physique de mannequin au teint mat et grands yeux azur, avait marqué les esprits par un coup d'éclat le 27 juin: il survole alors Caracas à bord d'un hélicoptère dérobé à la police.

Avec d'autres hommes armés, ils lancent quatre grenades sur le Tribunal suprême de justice (la Cour suprême vénézuélienne) et ouvrent le feu sur le ministère de l'Intérieur, sans faire de victimes. L'attaque surprise survient durant une vague de manifestations demandant la démission du président socialiste, au cours desquelles 125 personnes ont été tuées entre avril et juillet.

Oscar Pérez intrigue autant qu'il fascine. Dans ce pays très militarisé, il parvient à s?échapper après ce coup d'éclat et multiplie ensuite les apparitions furtives en public ou via les réseaux sociaux.

Malgré des avis de recherches placardés dans le pays montrant son visage, il étonne en refaisant surface deux semaines après son opération en hélicoptère, lors d'un hommage à des opposants morts pendant les manifestations.

Il revient au premier plan en décembre, lorsqu'un commando dérobe 26 Kalashnikov et des munitions dans une garnison de la Garde nationale à Laguneta de La Montana (nord). Devant les caméras, il promet alors "une guerre" au gouvernement.

Habile communicant sur les réseau sociaux, cet ancien chef des opérations aériennes de la brigade d'actions spéciales de la police scientifique, diffusait régulièrement des vidéos sur les réseaux sociaux appelant la population et l'armée à se soulever contre le pouvoir de Nicolas Maduro.

Dans une vidéo avant l'assaut des forces de sécurité dans lequel lui, cinq hommes et une femme, ont été tués mardi, il demande "aux Vénézuéliens qu'ils ne baissent pas les bras, qu'ils luttent, qu'ils sortent dans les rues. Il est temps que nous soyons libres".

Dans l'une de ses dernières apparitions, il a le visage ensanglanté, affirmant que lui et ses hommes ont proposé de se rendre mais qu'on veut les tuer.

- 'Pas de réseau articulé' -

Oscar Pérez a passé 16 ans dans la police scientifique. Selon M. Maduro, il fut durant un temps le pilote de l'ex-ministre de l'Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres, un général à la retraite qui a quitté ses fonctions en 2014 et a pris ses distances avec le gouvernement.

Il a aussi été instructeur canin, entraînant des chiots à détecter de la drogue et des explosifs.

"Je suis pilote d'hélicoptère, plongeur de combat et parachutiste libre. Je suis aussi père, camarade et acteur (...). Je suis un homme qui sort dans la rue sans savoir s'il va rentrer à la maison car la mort fait partie de l'évolution", avait déclaré Oscar Pérez au journal Panorama en 2015.

Il présentait alors le film "Mort suspendue" dont il est le héros. L'ex-policier est aussi coproducteur de ce long-métrage, inspiré d'une histoire vraie, l'enlèvement en 2012 d'un commerçant portugais, relâché 11 mois plus tard. Il y joue le même rôle que dans la vraie vie, celui d'un enquêteur de la police scientifique.

Dans plusieurs interviews qu'il accorde alors à la presse locale, c'est le fait d'entendre un enfant des rues dire qu'il voulait devenir un "chef de gang de délinquants emprisonnés - pour avoir de l'argent, des femmes et le respect du quartier" qui le décide à faire ce film.

"La tragédie d'Oscar Pérez est qu'il n'a été pris au sérieux qu'au moment de sa mort", estime l'analyste Rocio San Miguel, en soulignant que les Vénézuéliens "se méfient les uns des autres".

Mais "la zone choisie pour se cacher, les quelques actions réalisées en sept mois et l'absence d'hommes montant la garde ou répliquant à l'assaut (de la police) semblent indiquer qu'il n'existe pas de réseau articulé pour réaliser des actions terroristes ou faire chuter le gouvernement", explique Mme San Miguel.

Oscar Pérez était père de trois enfants, partis avec leur mère vivre au Mexique.

Par Esteban ROJAS

© 2018 AFP

Wed, 17 Jan 2018 02:40:16 +0100

Harcèlement: Timothée Chalamet renonce à ses revenus du dernier Woody Allen

NEW YORK (AFP) - 

L'acteur franco-américain Timothée Chalamet, révélation de ces derniers mois, dit désormais regretter d'avoir joué dans le dernier film de Woody Allen, et a annoncé qu'il donnerait ses revenus pour ce film aux organisations contre le harcèlement sexuel.

Dans un message posté sur son compte Instagram, la vedette du film de Luca Guadagnino "Call me by your name" et de "Lady Bird" de Greta Gerwig --qui vient de remporter le Golden Globe de la meilleure comédie-- a indiqué avoir récemment "appris qu'un bon rôle n'est pas le seul critère pour accepter un boulot".

"C'est devenu beaucoup plus clair pour moi ces derniers mois, après avoir assisté à la naissance d'un mouvement puissant qui veut mettre fin à l'injustice, à l'inégalité et par-dessus tout, au silence", a-t-il écrit en référence au mouvement anti-harcèlement #Metoo, né dans la foulée des révélations sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein.

Le jeune acteur de 22 ans a précisé "ne pas pouvoir", pour "des raisons contractuelles", parler "directement" de sa décision de travailler l'été dernier sur le film de Woody Allen "A rainy day in New York", qui doit sortir cette année.

Mais "je ne veux pas tirer profit de mon travail sur ce film", a-t-il souligné, "et pour cela je vais faire don de la totalité de mon salaire à trois associations" d'aide aux victimes de harcèlement sexuel, dont la jeune "Time's Up", créée début janvier par un collectif de plus de 300 femmes de Hollywood.

Cette décision de la nouvelle coqueluche du cinéma américain devrait contribuer à remettre Woody Allen, jusqu'ici relativement épargné par le mouvement #Metoo, sur la sellette.

Le célèbre réalisateur new-yorkais, qui continue à 82 ans à sortir régulièrement des films, a été accusé en 1992 par sa fille adoptive Dylan Farrow de l'avoir agressée sexuellement quand elle avait sept ans, accusations que le réalisateur de "Manhattan" ou tout récemment de "Wonder Wheel" a toujours démenties et pour lesquelles il n'a jamais été poursuivi.

La chaîne CBS a annoncé qu'elle diffuserait jeudi un entretien avec Dylan Farrow dans laquelle elle reprend ces accusations.

D'autres acteurs et actrices ont pris leurs distances avec Woody Allen ces derniers temps, comme Jessica Chastain, Susan Sarandon, Rebecca Hall ou Greta Gerwig.

© 2018 AFP

Wed, 17 Jan 2018 01:20:05 +0100

Allaiter pendant six mois réduit le risque de diabète chez la mère (étude)

WASHINGTON (AFP) - 

Allaiter son nourrisson pendant au moins six mois réduit jusqu'à 47% le risque des mères de développer du diabète au cours de leur vie, révèle une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Cette étude, présentée comme l'une des plus étendues sur ce sujet, a porté sur plus de 1.200 femmes de 18 à 30 ans, dont 615 Noires ayant participé à des observations entre 1985 et 2015.

"Nous avons constaté un lien très fort entre la durée d'allaitement d'un enfant et une réduction du risque de développer un diabète de type 2 et, ce, après avoir pris en compte tous les facteurs prédisposant à cette maladie", ont conclu les chercheurs.

Ces constatations sont valables pour les femmes quelle que soit leur origine ethnique, une découverte particulièrement marquante pour les Américaines noires qui courent un plus grand risque de diabète et allaitent le moins leurs enfants.

Près de 12% des quelques 163 millions d'Américaines souffrent de diabète adulte et 27 millions sont considérées comme pré-diabétiques. Des nombres élevés qui s'expliquent par l'épidémie d'obésité aux Etats-Unis, ont pointé les scientifiques.

La raison des conséquences bénéfiques de l'allaitement pour la santé des femmes n'a pas été entièrement déterminée, ont relevé les chercheurs.

Ils pensent que la réponse pourrait se trouver du côté des hormones: elles pourraient agir comme des agents protecteurs ou alors, ne pas allaiter, pourrait affecter l'équilibre hormonal.

"Les résultats de cette étude pourraient avoir un impact sur les politiques sociales en encourageant un allongement du congé maternité pour permettre aux femmes d'allaiter leurs enfants plus longtemps et de bénéficier pleinement de ces effets positifs sur la santé", ont avancé les scientifiques.

De précédentes études avaient déjà révélé des bienfaits de l'allaitement pour la santé du nouveau-né et de sa mère, dont un moindre risque de cancer ovarien et de maladies cardiovasculaires pour celle-ci.

Pour l'enfant, être nourri au sein paraît favoriser un meilleur développement cérébral et un taux plus bas d'obésité et d'asthme. Le lait maternel contient tous les nutriments nécessaires aux besoins du nouveau-né.

Selon une étude des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) achevée en 2013, 77% des nouvelles mères aux Etats-Unis choisissaient d'allaiter.

Les CDC et le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) recommandent que les femmes allaitent pendant au moins six mois.

© 2018 AFP

Wed, 17 Jan 2018 00:00:08 +0100

Six nations: Parra sur le retour, charnière avec Jalibert ?

PARIS (AFP) - 

Le demi de mêlée Morgan Parra devrait faire son retour avec le XV de France et pourrait former une charnière inédite avec le jeune ouvreur Matthieu Jalibert. Ces deux joueurs ont la cote auprès du nouveau sélectionneur Jacques Brunel, qui dévoilera mercredi sa liste de joueurs pour préparer le Tournoi des six nations.

Nommé le 27 décembre en remplacement de Guy Novès, limogé après une série de cinq tests perdus, ponctués d'un nul historique face au Japon (23-23), Brunel doit donner à 14h00 à Paris une liste de 31 joueurs pour préparer l'ouverture du Tournoi le 3 février face à l'Irlande au Stade de France.

. Parra, deux ans après

Sa dernière apparition sous le maillot de l'équipe de France reste un traumatisme. Le 17 octobre 2015 à Cardiff, les Bleus de Philippe Saint-André sont broyés par des All Blacks sans pitié (62-13) et Parra est au coeur du massacre, dépassé comme les autres par l'enjeu, incapable de donner de la vitesse au jeu français.

Il n'a jamais été appelé depuis, en deux ans de mandat de Novès. Qui lui avait cependant rouvert la porte en novembre, pressé par les médias et les excellentes performances du Clermontois lors d'une saison 2016-2017 quasi-parfaite, bouclée par un titre de champion de France et une finale de Coupe d'Europe.

Pourra-t-il à lui seul remonter le moral d'un XV de France sinistré ? Justesse dans la direction du jeu comme dans les précisions au tir, expérience, tempérament de leader: Parra coche sur le papier les cases de l'homme providentiel dont Brunel ne peut se passer.

Qui fera les frais du retour de Parra ? A priori, Baptiste Serin devrait disparaître alors qu'Antoine Dupont semble promis au rôle de dynamiteur, entrant en cours de match.

. Jalibert brûle les étapes

A toute vitesse: pour sa première saison professionnelle, l'ouvreur de Bordeaux-Bègles Matthieu Jalibert pointe déjà à 9 titularisations (sur 15 journées) en Top 14, 2 essais marqués, 27 pénalités et 11 transformations. N'en jetez plus !

Mais à 19 ans, est-il déjà prêt pour le niveau international ? Brunel, son manager à l'UBB il y a quinze jours encore, est le mieux placé pour répondre à la question. Comme en club, avec les blessures concomitantes de Simon Hickey et Tian Schoeman, le néophyte formé à Bègles profiterait de l'absence de Camillez Lopez, N.1 au poste de Novès lors du Tournoi 2017 mais victime d'une fracture de la cheville gauche.

Par ricochet, Brunel devra probablement faire un choix entre les deux Toulonnais: l'expérimenté François Trinh-Duc (31 ans, 63 sél.) et un autre nouveau venu de 2017, Anthony Belleau (21 ans). Le premier peine à retrouver son leadership et le second n'a pas brillé pour ses deux premières sélections en novembre.

Chez les trois-quarts, c'est ouvert aussi en raison de l'hécatombe de blessés à Clermont (Penaud, Fofana, Nakaitaci, Raka). A côté du survivant Rémi Lamerat, il y a une place à prendre au centre (Fickou, Chavancy, Doumayrou, Danty). Elle ne sera probablement pas pour Mathieu Bastareaud, sous le coup d'une suspension pour des propos jugés homophobes. Le Toulonnais doit justement être fixé mercredi, en même temps que l'annonce de la liste.

. Guirado vers une reconduction

Capitaine au coeur de la tempête à l'automne, le talonneur Guilhem Guirado était apparu très affecté par le marasme ambiant et en panne de mots pour relancer ses troupes. Malgré l'échec sportif et la concurrence du jeune Camille Chat (22 ans), qui prend progressivement la place de Dimitri Szarzewski au Racing 92, le Toulonnais devrait être reconduit capitaine par Brunel, son entraîneur à Perpignan lors du sacre national de 2009.

Le Catalan devrait être entouré d'un paquet d'avants rafraîchi par les possibles arrivées des piliers de La Rochelle Dany Priso et du Racing 92 Cedate Gomes Sa (24 ans tous les deux), du deuxième ligne lyonnais Félix Lambey (23 ans), appelé pour les tests d'automne mais qui s'était blessé juste avant, et du trio de troisième ligne passé par Massy: Sekou Macalou (22), Yacouba Camara (24) et Judicaël Cancoriet (22).

© 2018 AFP

Tue, 16 Jan 2018 23:49:07 +0100

Turquie: 5 journalistes condamnés à de la prison ferme pour "propagande terroriste"

ANKARA (AFP) - 

Cinq journalistes, dont un ancien correspondant de Libération en Turquie, ont été condamnés mardi à de la prison ferme pour "propagande terroriste" par un tribunal d'Istanbul, a rapporté l'agence privée Dogan.

Les journalistes Ragip Duran et Ayse Düzkan et les éditorialistes Mehmet Ali Celebi et Hüseyin Bektas ont été condamnés à un an et demi de prison pour avoir participé à une campagne de solidarité avec Özgür Gündem, un quotidien pro-kurde fermé par décret-loi en octobre 2016.

Le rédacteur en chef du quotidien, Hüseyin Akyol, a lui été condamné à 3 ans et 9 mois d'emprisonnement, poursuit Dogan, selon qui le tribunal leur a reproché de ne pas avoir "montré assez de remords" au cours du procès.

Les cinq accusés, qui comparaissaient libres mais n'étaient pas présents au tribunal mardi, étaient poursuivis pour "propagande terroriste" en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux.

Distingué par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, Ragip Duran a longtemps été correspondant du quotidien français Libération à Istanbul, mais a également collaboré avec l'Agence France-Presse, la BBC et plusieurs quotidiens turcs. Il a passé sept mois derrière les barreaux en 1998, déjà accusé de "propagande terroriste" pour un article publié dans Özgür Gündem.

La Société des journalistes et du personnel de Libération a fermement dénoncé ce qu'elle qualifie de "jugement inique".

"Sa lourde condamnation est une illustration supplémentaire de l'état catastrophique de la liberté de la presse en Turquie", affirme le texte, publié sur Facebook.

La présence de nombreux journalistes parmi les plus de 55.000 personnes incarcérées depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016 inquiète les partenaires occidentaux de la Turquie, pays qui occupe la 155e place sur 180 au classement de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières (RSF).

M. Duran a quitté la Turquie avec sa famille "pour fuir la répression qui s'est abattue sur le pays après le coup d'Etat manqué", selon Libération, "et risque d'être incarcéré s'il tente de rentrer dans son pays".

RSF dénonce "une volonté d?intimider la société civile" alors que "la campagne de solidarité avec Özgür Gündem avait pour but de défendre le pluralisme et la liberté de la presse", déclare dans un communiqué Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l?Est et Asie centrale de RSF. Le représentant en Turquie de l'ONG est également poursuivi du fait de sa participation à la campagne de solidarité avec le quotidien kurde.

Les cinq accusés restent en liberté en attendant le verdict en appel, précise RSF, estimant que cela peut prendre quelques mois.

burs-lsb/mra

© 2018 AFP