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Tue, 26 Sep 2017 00:00:06 +0200

Bygmalion: sursis et inéligibilité requises contre Plagnol

CRÉTEIL (AFP) - 

Le parquet de Créteil (Val-de-Marne) a requis lundi un an d'emprisonnement avec sursis et trois ans d'inéligibilité à l'encontre d'Henri Plagnol, l'ex-maire de Saint-Maur-des-Fossés, soupçonné d'avoir cautionné un système de fausses factures émanant d'une filiale de Bygmalion.

L'ancien édile divers droite (2008-2014), ex-secrétaire d'État, était poursuivi pour complicité de détournement de fonds publics et d'usage de faux. Des délits reprochés à trois de ses collaboratrices, contre lesquelles le parquet a réclamé de cinq mois et un an d'emprisonnement avec sursis.

En cause, un marché de communication passé entre la ville de Saint-Maur et l'agence Idéepôle, filiale de Bygmalion, qui a engendré l'édition d'une soixantaine de factures entre 2009 et 2013.

Parmi elles, six étaient litigieuses, pour presque 280.000 euros de dépenses douteuses. Les documents, que certains fonctionnaires refusaient de signer, concernaient des guides municipaux, facturés avec des surplus pour "frais d'urgence" ou de "conseil post-création" difficilement justifiables.

Le procès a reposé les questions de la polémique lancée en 2013 par l'actuel maire Les Républicains de Saint-Maur, Sylvain Berrios, alors conseiller municipal. Cet argent a-t-il servi à financer la campagne législative d'Henri Plagnol en 2012?

"Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel", a jugé le parquet dans ses réquisitions. Mais "les actes commis ont conduit la mairie de Saint-Maur à payer des choses indues à la société Idéepôle", et le maire a "ignoré les alertes" de certains employés municipaux, a estimé la vice-procureure.

"Je n'ai jamais été associé de près ou de loin à la facturation d'Idéepole", s'est défendu M. Plagnol.

Il a crié au complot politique, fomenté selon lui par son adjoint frondeur de l'époque, M. Berrios. Ce dernier, copéiste au sein de l'ex-UMP, vient à l'époque de lui ravir son siège de député, et il prendra un an plus tard la mairie.

"Vous pensez vraiment que je vais remettre ma communication personnelle à cette société où gravitent des proches de Jean-François Copé ?", a lancé M. Plagnol, en rappelant ses convictions "centristes" et son "désaccord profond et public avec la ligne Sarkozy-Copé" à l'UMP à l'époque.

Les sommes en jeu représentent "moins d'une demi-journée de la dépense publique de Saint-Maur" selon lui, et son rôle de maire "n'était pas d'éplucher les factures".

Il a par ailleurs rappelé avoir passé son mandat de maire à "assainir les finances" d'une ville "gorgée d'emprunts toxiques", avec un endettement par habitant parmi les plus élevés de France.

Le parquet a également requis 15 mois d'emprisonnement, dont neuf avec sursis, contre Bastien Millot, le fondateur de Bygmalion, poursuivi pour recel de détournement de fonds. Et réclamé dix mois avec sursis contre un employé d'Idéepôle.

La société Bygmalion est également impliquée dans l'affaire des comptes de campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

© 2017 AFP

Mon, 25 Sep 2017 23:40:10 +0200

Le prince Harry et Meghan Markle, deux amoureux main dans la main à Toronto

MONTRÉAL (AFP) - 

Le prince Harry et l'actrice américaine Meghan Markle ont affiché librement leur amour pour la première fois en public lundi à Toronto, arrivant main dans la main à un match de tennis en fauteuil aux Invictus Games.

L'héritier royal britannique et sa petite-amie, l'actrice américaine Meghan Markle, sont arrivés comme un couple au milieu de la foule et sous l'oeil des caméras de télévision.

Le prince Harry, vêtu d'un polo noir et d'un jeans, et Meghan Markle, chemisier décontracté et trou au genou de son jeans, ont longuement échangé sous le soleil d'une manière complice tout en regardant les exploits sur le court des tennismen en fauteuil roulant.

Après quelques clichés volés, ils ont donc décidé de vivre leur amour au grand jour en dehors, pour l'instant, des événements officiels.

A quelques rangs d'écart, le prince Harry et Meghan Markle avaient assisté samedi à la cérémonie d'ouverture de cette compétition organisée sur le modèle des jeux paralympiques et réservée aux blessés et invalides des guerres ou conflits armés récents.

L'apparition publique du couple lors de cette troisième édition des Invictus Games a officialisé leur relation et répondu notamment à la curiosité des fans de Meghan Markle, qui possède une maison à Toronto.

"Nous sommes un couple. Nous sommes amoureux. (...) Nous sommes heureux. Personnellement, j'adore les grandes histoires d'amour", avait déclaré au magazine Vanity Fair au début du mois l'Américaine de 36 ans.

© 2017 AFP

Mon, 25 Sep 2017 23:40:05 +0200

Turquie: un journaliste remis en liberté, 4 restent détenus

ISTANBUL (AFP) - 

Un tribunal d'Istanbul a ordonné lundi la remise en liberté du journaliste turc Kadri Gürsel et le maintien en détention de quatre de ses collègues accusés dans le cadre du procès controversé de dix-sept collaborateurs du quotidien d'opposition Cumhuriyet.

Le juge a décidé que le chroniqueur, l'une des figures plus respectées du journalisme en Turquie, pouvait être libéré après 11 mois de détention, même s'il doit être jugé pour "activités terroristes", a indiqué un correspondant de l'AFP.

Le procès des collaborateurs de Cumhuriyet, un journal très critique du président Recep Tayyip Erdogan, a été ajourné au 31 octobre.

Kadri Gursel devait être libéré de la prison de Silivri, en dehors d'Istanbul, dans la nuit de lundi à mardi.

Restent en revanche en détention le patron du journal Akin Atalay et son rédacteur en chef Murat Sabuncu, qui comme Kadri Gürsel sont détenus depuis 330 jours, ainsi que le journaliste d'investigation Ahmet Sik, arrêté fin décembre et détenu depuis 269 jours, et Yusuf Emre Iper, un comptable du quotidien détenu depuis 173 jours.

Lors de l'ouverture du procès fin juillet, le tribunal avait décidé de remettre en liberté provisoire sept collaborateurs de Cumhuriyet arrêtés en octobre, dont le caricaturiste Musa Kart, mais avait exclu de cette mesure cinq autres, dont le sort a été décidé lundi.

- 43 ans de prison -

Au total, 17 dirigeants, journalistes et autres employés actuels ou passés de Cumhuriyet sont accusés d'avoir aidé trois "organisations terroristes armées": les séparatistes kurdes du PKK, un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C et le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, appelé FETO par les autorités et accusé d'avoir fomenté le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016. Ils risquent jusqu'à 43 ans de prison.

"J'ai travaillé avec eux et je connais leur passé. Ces collègues ne peuvent pas être des terroristes, il ne peuvent pas être des membres de FETO", a déclaré au tribunal lundi un des témoins de la défense, Alev Coskun, écrivain et membre de la fondation de Cumhuriyet.

La rédaction de Cumhuriyet s'était attiré les foudres de M. Erdogan après avoir publié en 2015 un article affirmant qu'Ankara livrait des armes à des islamistes en Syrie. Son directeur d'alors, Can Dündar, exilé en Allemagne, est jugé par contumace.

Quelque 200 manifestants se sont rassemblés lundi devant le palais de justice à Istanbul où se déroule l'audience, brandissant des portraits des journalistes jugés et des banderoles avec les inscriptions "la liberté aux journalistes" et "la liberté de la presse ne peut être réduite au silence".

Pour les défenseurs des droits de l'Homme, ce procès traduit le recul des libertés en Turquie depuis le putsch manqué, suivi de purges massives qui ont frappé les milieux critiques: élus prokurdes, médias et ONG.

Selon le site P24, spécialisé dans la liberté de la presse, quelque 170 journalistes sont détenus en Turquie. Celle-ci occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.

© 2017 AFP

Mon, 25 Sep 2017 23:20:10 +0200

Angleterre: Lacazette libère Arsenal du piège West Bromwich

LONDRES (AFP) - 

Arsenal a confirmé encore un peu plus son redressement, après sa victoire contre un solide West Bromwich (2-0) grâce à un doublé d'Alexandre Lacazette, lundi soir en clôture de la 6e journée de Premier League.

Au classement, les "Gunners" remontent à la 7e place (10 pts) à six longueurs des leaders Manchester City et Manchester United (16 pts). Mais surtout, les Londoniens enchaînent un cinquième match sans défaite toutes compétitions confondues.

Avec quatre victoire et un nul (contre le champion Chelsea) lors des cinq dernières sorties, Arsène Wenger voit la crise s'éloigner, elle qui semblait si proche après le naufrage de Liverpool (4-0) fin août.

A trois jours de l'annonce de la sélection de Didier Deschamps pour les deux derniers matches de qualification pour le Mondial-2018, Lacazette a en tout cas brillé à l'Emirates Stadium, marquant ses troisième et quatrième buts en Premier League.

L'ancien Lyonnais a profité à plein du retour au premier plan d'Alexis Sanchez, titularisé pour la première fois de la saison en championnat.

Fort du Chilien et d'un Ramsey en forme (mais sans Özil remplaçant), les "Gunners" ont fait le jeu contre des "Baggies" accrocheurs.

Le revenant sud-américain était d'ailleurs à l'origine de l'ouverture du score, quand son coup franc dévié sur la barre par Foster revenait directement sur la tête de Lacazette, bien placé pour pousser le ballon dans le but (19).

L'ancien Lyonnais prenait ensuite le match à son compte. Sa tentative était déviée au-dessus par un défenseur de "WBA" (51), puis le Français ne ratait pas sa chance sur un penalty provoqué par Ramsey (67) pour conclure un match plein, avant d'être remplacé par Giroud (83).

Dominateurs, les Londoniens ont tout de même parfois paru friables malgré une défense à trois Koscielny-Mustafi-Monreal, à l'image de ce poteau de Jay Rodriguez en début de match (8) ou encore de la tête de l'attaquant anglais repoussée par Monreal sur sa ligne (38).

La défaite de West Bromwich n'a pas empêché son milieu de terrain Gareth Barry, 36 ans, de battre, avec une 633e apparition en Premier League, le record détenu jusque-là par le joueur légendaire de Manchester United, Ryan Giggs.

mam/arb

Résultats de la 6e journée du Championnat d'Angleterre de football:

samedi

West Ham - Tottenham 2 - 3

Southampton - Manchester United 0 - 1

Stoke - Chelsea 0 - 4

Everton - Bournemouth 2 - 1

Burnley - Huddersfield 0 - 0

Manchester City - Crystal Palace 5 - 0

Swansea - Watford 1 - 2

Leicester - Liverpool 2 - 3

dimanche

Brighton - Newcastle 1 - 0

lundi

Arsenal - West Bromwich 2 - 0

Par Ian KINGTON

© 2017 AFP

Mon, 25 Sep 2017 23:20:04 +0200

La France peine à clarifier sa stratégie pour se passer du glyphosate

PARIS (AFP) - 

La France a confirmé lundi son intention de réduire progressivement l'utilisation agricole de l'herbicide controversé glyphosate, le plus vendu au monde, mais peine à énoncer clairement une stratégie de remplacement et une date butoir.

Sans donner de calendrier précis, le Premier ministre Edouard Philippe croyait sans doute pacifier la tension entre agriculteurs et associations de défense de l'environnement et de la santé publique: il a demandé lundi aux deux ministères concernés - et antagonistes - de lui présenter "d'ici la fin de l'année" un rapport sur "les conditions d'un plan de sortie" de ce produit.

"Compte tenu de l?état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs" ajoutait le communiqué de Matignon.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est allé plus loin en affirmant sur BFMTV et RMC que le produit, "ainsi que tous ceux qui lui ressemblent et qui menacent la santé des Français", serait interdit en France "d'ici la fin du quinquennat", soit 2022.

Avant de minimiser ses propos en milieu de journée, en indiquant à l'AFP que le gouvernement "s'engageait à des progrès significatifs" d'ici 2022, pour tous les pesticides dont le glyphosate, en précisant qu'il "n'y a pas d'autre date arrêtée par le Premier ministre".

"L'objectif est qu'on puisse trouver des produits de substitution d'ici la fin du quinquennat" a ajouté M. Castaner, sans donner de date-butoir pour un retrait.

Entre ces deux déclarations du porte-parole du gouvernement, la FNSEA, principal syndicat agricole, avait vivement réagi en affirmant qu'il était "hors de question" que la France prenne une position "unilatérale", différente de ses partenaires européens.

Les experts de chaque pays doivent se réunir début octobre à Bruxelles, sachant que l'autorisation de cette substance expire fin 2017. Cependant, pour l'heure, aucun vote européen n'est programmé, selon la Commission.

La Commission a proposé aux Etats de renouveler pour 10 ans la licence d'exploitation du glyphosate. Fin août, le ministère de la Transition écologique avait annoncé que la France s'y opposerait, comme elle l'avait fait en 2016.

L'exécutif européen a plusieurs fois insisté pour que la décision revienne aux Etats membres, représentés au sein d'un comité d'experts.

En l'absence d'une majorité qualifiée en faveur du renouvellement, la licence du glyphosate serait révoquée dans toute l'UE, laissant un temps limité (douze mois) pour mettre progressivement un terme à l'utilisation de produits qui en contiennent.

- 'Distorsion de concurrence' -

L'ONG Générations futures, déplorant la "cacophonie au gouvernement" sur la position française sur le glyphosate, a réclamé "un éclaircissement rapide".

"Quelle est la position du gouvernement sur un renouvellement du glyphosate pour 10 ans? On ne sait plus", a aussi questionné la députée européenne écologiste Michèle Rivasi.

En France, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est interdite depuis le 1er janvier 2017 et son emploi par les particuliers doit être proscrit à partir de 2019.

Classé "cancérogène probable" en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) et non cancérogène par deux agences européennes, le glyphosate est très utilisé comme herbicide par les agriculteurs.

Des membres de la FNSEA avaient manifesté vendredi à Paris pour s'opposer à un éventuel abandon unilatéral par la France.

Lundi, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a relevé auprès du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot d'autres "incohérences" gouvernementales : "La même semaine, on parle interdiction du glyphosate en France, mais on laisse venir, via le CETA (accord de libre échange commercial entre l'UE et le Canada, NDR), des produits d'autres pays, avec 43 substances non autorisées en France".

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert avait évoqué vendredi une période de transition possible "de cinq à sept ans", précisément pour laisser le temps de mettre en place des mesures alternatives.

Nicolas Hulot a pour sa part placé les agriculteurs français face au temps long: "La justice et l'histoire nous rattraperont" si rien n'est fait pour remédier au problème phytosanitaire, a-t-il dit samedi.

vm-ngu-im-ces-mla/etr/ef/az

Par Isabel MALSANG et Véronique MARTINACHE

© 2017 AFP