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Courrier international - Actualités France et Monde, vidéos, infographies

Mon, 23 Jul 2018 01:11:02 +0200

Affaire Benalla. Sous pression, Macron condamne mais rechigne à s’exprimer devant les Français

Alors que le silence du président français est de plus en plus vivement dénoncé, son entourage a fait savoir dans la soirée que le chef de l’État jugeait “inacceptables” les faits reprochés à son ex-homme de confiance Alexandre Benalla, mis en examen pour des violences en marge des manifestations du 1er Mai à Paris. Son refus de s’exprimer publiquement devant les Français étonne la presse internationale.

Après un silence complet de cinq jours, Emmanuel Macron a fini par condamner dimanche soir des faits “inacceptables” lors d’une réunion de crise à l’Élysée, après les mises en examen de cinq hommes dont son ex-garde du corps, Alexandre Benalla, accusé de violences contre des manifestants le 1er mai dernier. Selon le chef de l’État, qui prendra la parole publiquement “quand il le jugera utile”, “il n’y a pas eu et il n’y aura pas d’impunité”, a rapporté son entourage proche.

“Jupiter peut-il dire pardon à la plèbe ?

Le fait qu’Emmanuel Macron refuse pour l’instant de prendre la parole au sujet de cet énorme scandale qui secoue le pays continuait dimanche soir de sidérer la presse internationale. “Le président français a commis une double faute, politique et morale. Il est en train d’en faire une troisième, sur le plan de la communication. Son silence est actuellement son pire ennemi”, estime le grand quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Jupiter peut-il dire pardon à la plèbe ? Peut-il tout simplement admettre qu’il s’est trompé et faire son mea culpa, comme n’importe quel citoyen, sans pour autant perdre une partie de son aura ? C’est le profond dilemme qui doit désormais tracasser nuit et jour Emmanuel Macron, commente le quotidien de Beyrouth. Celui qui a voulu redonner sa dimension sacrée à la fonction présidentielle semble aujourd’hui obligé de descendre de son piédestal pour rendre des comptes aux Français.”

“Macron se terre et se tait en attendant de reprendre la main”

Le quotidien belge Le Soir voit dans ce mutisme une reculade. “Emmanuel Macron se terre et se tait, attendant de pouvoir reprendre la main dans un scandale où il n’a cessé d’être débordé par les événements depuis cinq jours […]. Pour la première fois, celui qui semblait inaccessible à la critique est atteint, et il doit composer pour circonscrire ce que Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, décrit comme une affaire du niveau du Watergate.”

“Il est temps que le président rompe son silence arrogant”, souligne de son côté le journaliste allemand Georg Blume dans une analyse publiée sur le site de l’hebdomadaire Der Spiegel, même s’il est probablement trop tard pour arrêter la machine : “Même les personnes les plus intelligentes ne peuvent pas faire grand-chose face aux scandales”, estime-t-il.

Pour le quotidien britannique The Daily Telegraph, la réaction de Macron semble suggérer qu’il n’avait “pas le moins du monde soupçonné que l’affaire puisse prendre une telle ampleur en provoquant l’une des crises les plus néfastes de sa présidence”.

Appelé par l’opposition à démissionner, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, doit de son côté être auditionné lundi matin à l’Assemblée. Un rendez-vous qui s’annonce électrique.

Sun, 22 Jul 2018 23:53:43 +0200

Pendant que vous dormiez. Cuba, Syrie, Irlande du Nord, Brésil, Allemagne : les informations de la nuit

Le Parlement cubain approuve le projet de nouvelle Constitution. Le texte a été adopté “sans surprise” à l’unanimité lors d’une session ordinaire de l’Assemblée nationale, a rapporté dimanche soir le site cubain Diario de Cuba, établi à Madrid. Le projet doit désormais faire l’objet d’un débat populaire, du 13 août au 15 novembre. Un référendum sera ensuite organisé avant l’adoption finale. Le projet de Constitution reconnaît le marché et la propriété privée comme faisant partie de l’économie du pays, sans toutefois abandonner son orientation socialiste. À la différence de la Constitution de 1976, la nouvelle Loi fondamentale définit par ailleurs le mariage comme l’union consentie entre deux personnes, sans préciser le sexe, ouvrant légalement la voie au mariage homosexuel.

Des Casques blancs syriens évacués par Israël vers la Jordanie. Alors qu’ils semblaient pris au piège face à l’offensive du régime syrien dans le sud du pays, quelque 422 secouristes volontaires, accompagnés de leurs familles, ont pu fuir grâce à l’aide de Tsahal. La Jordanie a accepté d’accorder un asile temporaire aux Casques blancs. “Si ce sauvetage est un geste très important de la part d’Israël, il n’est pas suffisant”, estime toutefois le journaliste Zvi Bar’el dans une analyse publiée sur le site du quotidien israélien de gauche Ha’Aretz. “Les vies de milliers de personnes, qui sont sous le contrôle depuis ces derniers jours de l’armée syrienne, sont toujours en danger. Elles ne pourront fuir vers la Jordanie, qui empêche à présent l’entrée des réfugiés.”

Des élus britanniques font pression sur Theresa May pour libéraliser l’avortement en Irlande du Nord. Dans une lettre ouverte publiée dans le Sunday Times, dimanche, plus de 170 femmes et hommes politiques demandent au gouvernement britannique l’abrogation de lois datant du XIXe siècle qui criminalisent l’interruption de grossesse dans le nord de l’île d’émeraude. Actuellement, l’IVG y est uniquement autorisée lorsque la vie de la mère est en danger. Les Nord-Irlandaises doivent se rendre en Angleterre lorsqu’elles souhaitent avoir recours à l’avortement.

En tête des intentions de vote à la présidentielle brésilienne, le député d’extrême droite Jair Bolsonaro entre en lice. Connu pour ses dérapages racistes, l’élu a été adoubé dimanche par son parti pour l’élection d’octobre. Dans une interview au quotidien O Globo publiée dimanche, Jair Bolsonaro a avoué “ne rien comprendre à l’économie”, mais avoir pleine confiance en son gourou en la matière, Paulo Guedes, formé à l’école libérale de l’université de Chicago. Le député, qui affiche volontiers sa nostalgie de la dictature militaire, est perçu par de nombreux Brésiliens comme le sauveur de la patrie, minée par les scandales de corruption à répétition qui ont notamment provoqué la chute de l’ex-président Lula.

Le joueur de football Mesut Özil quitte l’équipe d’Allemagne après une polémique avec Erdogan. Le milieu de terrain, critiqué pour avoir posé en photo avec le président turc avant le début de la Coupe du monde de football, a annoncé dimanche qu’il mettait fin à sa carrière internationale avec la Mannschaft, rapporte le magazine allemand Der Spiegel. “J’éprouve un sentiment de racisme et d’irrespect”, a-t-il affirmé.

Sun, 22 Jul 2018 14:00:11 +0200

Etats-Unis. Moscou demande la libération de Maria Boutina

Marina Boutina est accusée par le FBI d’avoir cherché à promouvoir les intérêts de la Russie en infiltrant des organisations politiques américaines via la NRA.

Moscou a officiellement réagi, samedi 21 juillet, à l’arrestation de Maria Boutina en demandant la libération de la jeune femme, lors d’une conversation téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo. “Lavrov a jugé inacceptables les mesures prises par les autorités américaines à l’égard de la ressortissante russe Boutina, arrêtée sur la base d’accusations fabriquées”, écrit le quotidien Vedomosti, en citant le communiqué officiel publié par la diplomatie russe.

Une magistrate américaine avait ordonné plus tôt dans la semaine le placement en détention de Maria Butina, âgée de 29 ans, jusqu’à l’audience de son procès, en raison de ses liens présumés avec les services de renseignement russes et du risque qu’elle s’enfuit des Etats-Unis. Elle avait été arrêtée le 15 juillet, accusée par le FBI d’avoir cherché à promouvoir les intérêts de la Russie en infiltrant des organisations politiques via la NRA. Vedomosti rappelle également que la jeune femme réfute toutes ces accusations et cite la porte-parole du MAE russe, Maria Zakharova, qui avait considéré que son arrestation venait à point nommé, comme si “quelqu’un voulait saboter le sommet” à Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

Sun, 22 Jul 2018 11:23:56 +0200

Moyen-orient. Comment Israël a évacué les "Casques blancs" de Syrie

Quelque 800 Syriens, membres des Casques blancs accompagnés par leurs familles, ont été évacués dans le plus grand secret par l’armée israélienne. Menacés par l’avancée des troupes de Bachar Al Assad, ils ont trouvé un asile provisoire en Jordanie.

Quelques 800 Syriens, membres des “Casques blancs”, une organisation de secouristes en zone rebelle, ont été évacués par l’armée israélienne aux petites heures de la nuit, entre samedi et dimanche 22 juillet. Accompagnés par des membres de leur famille, ces Syriens dont la vie était désormais menacée par l’avancée des troupes de Bachar Al Assad, ont été ensuite transférés en Jordanie, selon plusieurs sources concordantes.

“Raisons humanitaires”

Dimanche matin, un communiqué de Tsahal a confirmé le succès de cette opération, précisant qu’elle ne traduisait pas un changement de politique d’Israël qui refuse d’accueillir des réfugiés syriens sur son territoire. “Il s’agit d’un geste humanitaire exceptionnel. Israël maintient sa politique de non-intervention dans le conflit en Syrie et continue à considérer le régime syrien comme responsable de toutes les activités qui ont lieu sur le territoire syrien”, dit ce texte cité, entre autres, par le quotidien libanais L’Orient Le Jour. L’armée israélienne indique aussi que cette opération avait été menée “à la demande des Etats-Unis et de plusieurs pays européens”, mais sans donner plus de détails.

Cité par le quotidien populaire Yediot Aharonot, un porte-parole du gouvernement jordanien a confirmé que le royaume hachémite allait accueillir “pour des raisons humanitaires” pendant quelques mois ces réfugiés, mais que ces derniers seront ensuite relocalisés en Allemagne, Grande-Bretagne et au Canada. Le quotidien précise que les Casques blancs étaient principalement financés par les Etats-Unis, mais aussi par plusieurs pays européens, le Canada et le Japon. Selon le Département d’Etat américain, leurs actions sur le terrain ont permis de sauver “plus de 100 000 vies depuis le début de la guerre” en Syrie.

Secret total

L’évacuation, à en croire la presse israélienne, s’est déroulée dans le plus grand secret. Selon le quotidien de gauche Haaretz cette opération a été menée par la Division Bashan de Tsahal (une unité multi-tâche déployée dans le Nord depuis le début de la guerre en Syrie), et coordonnée par le Conseil national de sécurité. Une liste précise des personnes aurait été établie au préalable, et les responsables des Casques blancs avertis quelques jours auparavant. Les Syriens se seraient ensuite présentés, autour de 23 heures le samedi 21 juillet, à deux points d’entrée du territoire israélien, près de Quneitra et sur le plateau du Golan. Des bus les attendaient. De nombreux enfants, certains orphelins, faisaient partie du groupe. Pris en charge par les soldats israéliens, ils ont roulé toute la nuit, jusqu’à la frontière jordanienne, où les attendaient d’autres bus. L’opération aurait duré en tout, six heures, et s’est passée sans anicroches.

Selon The Jerusalem Post, quotidien conservateur, le rôle d’Israël dans cette opération avait été tenu secret - et n’est même pas mentionné par les Jordaniens - pour éviter de créer la polémique dans les pays arabes mais aussi pour ne pas mettre en danger l’évacuation. Le journal souligne aussi l’important rôle politique joué par le Canada, dont le gouvernement a loué a plusieurs reprises les actions des Casques blancs, pour que cette opération puisse avoir lieu.

Sat, 21 Jul 2018 14:53:30 +0200

Royaume-Uni. La polémique enfle sur l'utilisation "d'enfants-espions"

Selon le gouvernement, ces adolescents sont particulièrement précieux comme agents infiltrés dans les gangs.

Pour l’ancien ministre conservateur David Davis, chargé des négociations sur le Brexit dans le gouvernement de Theresa May, il s’agit d’une pratique “moralement répugnante”. Ce dernier réagissait, vendredi 20 juillet, aux révélations que les services secrets de Sa Majesté recrutaient des mineurs pour des opérations sous couverture dans la lutte anti-terroriste, la criminalité organisée, les trafic de drogue et l’exploitation sexuelle d’enfants. Le secrétaire d’État à la sécurité Ben Wallace a défendu le stratagème, en affirmant que ces adolescents infiltrés permettaient “un accès unique à l’information”, notamment dans le cas des gangs. Plus tôt dans la semaine, la question avait été soulevée par une commission de la Chambre des Lords alarmée par la proposition d’étendre leur période de recrutement “d’un à quatre mois”, relate The Guardian.

“Inacceptable”

De nombreux autres politiciens et responsables d’associations ont également exprimé leur indignation. Diane Abbott, une haute responsable du Parti travailliste a demandé à ce que cette pratique “cesse immédiatement” et a demandé des explications pourquoi elle avait été autorisée. “Nos enfants doivent être protégés et non intentionnellement placés dans des situations dangereuses et précaires”. Un responsable d’Amnesty à Londres a, lui, qualifié cette pratique de “chocante et inacceptable”.

Source

L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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