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Mon, 25 Sep 2017 17:31:59 +0200

Suisse. Un peu plus d’italien au gouvernement

Le 20 septembre, la Suisse s’est choisi un septième membre pour son organe exécutif, le Conseil fédéral. Le nouveau venu est Ignazio Cassis, 56 ans, candidat de droite libérale, qui reprendra le portefeuille de la diplomatie. Il succède à Didier Burkhalter, qui a annoncé sa démission au mois de juin.

Mais surtout, Cassis est tessinois. Or, comme le relève le journal italien Il Sole-24 Ore – ainsi que Chappatte dans ce dessin – cela faisait 18 ans que le Conseil fédéral ne comptait plus de représentant du Tessin, son canton italophone. L’événement a été célébré comme il se doit, rapporte RSI, la radio suisse en italien : “les cloches ont retenti dans tout le canton. Avant quoi 26 coups de canon ont été tirés à Bellinzona.”

Lors de la cérémonie d’investiture, relate Le Temps, le président du Conseil national lui a demandé de répéter “Ich schwöre es” (je le jure). “Ignazio Cassis a souri et répondu ‘lo giuro’, précédant les rires et les applaudissements de l’Assemblée fédérale”.

Dans sa première conférence de presse, Cassis a été interrogé sur le soutien du parti xénophophobe UDC à sa candidature, rapporte le Corriere del Ticino. “Ce n’est pas moi qui l’ai voulu, a répliqué le nouveau conseiller, et de toute façon, il faut comprendre que ces petits jeux s’arrêtent quand on entre au Conseil fédéral.”

Mon, 25 Sep 2017 16:56:47 +0200

Rugby. Les rivaux sortent les armes pour accueillir la Coupe du monde 2023

Ce lundi 25 septembre, trois pays ont présenté leur candidature pour accueillir la Coupe du monde de rugby en 2023 : la France, l’Afrique du Sud et l’Irlande. Chaque candidat se voit comme le favori.

À Londres, ce lundi 25 septembre, les trois délégations ont exposé leurs projets afin de convaincre les édiles de World Rugby que leur pays est le plus apte à organiser la Coupe du monde 2023. Que ce soit en Afrique du Sud ou en Irlande, deux pays au cœur de la culture rugby, la presse se montre persuadée de la supériorité des candidatures des rivaux de l’Hexagone.

“Curieusement, la France a choisi comme tactique de dire que sa candidature éloignera ‘la mort du rugby’, promettant 400 millions d’euros de retombées afin d’aider les nations du rugby obligées de lutter financièrement”, expose le groupe de presse sud-africain Independent Media. Pour la publication, “l’Afrique du Sud a de nombreux atouts, le plus évident étant la qualité des infrastructures (il y a de grands stades dans toutes les villes majeures) et un important appétit pour le rugby”. Le pays mise aussi sur son histoire, avec la Coupe du monde de rugby 1995 qui avait pour but de réconcilier la nation après la fin de l’apartheid, et “le coût peu élevé pour voyager, selon les standards européens”.

La diaspora irlandaise aux États-Unis : “un trésor”

Côté irlandais, on estime que “la candidature de l’Irlande a le soutien gouvernemental le plus proactif des trois pays”, relate The Irish Times. Le Premier ministre Leo Varadkar s’est ainsi rendu en personne à Londres pour défendre le dossier irlandais, alors que “le président français Macron a pris ses distances avec la présentation de la candidature française”, estime le quotidien irlandais, qui souligne que le chef d’État français “n’a même pas participé au clip de campagne”.

De plus, comme l’a bien remarqué The Irish Independent, “la France et l’Afrique du Sud ont tous les deux déjà accueilli une Coupe du monde de rugby”, la France en 2007 et l’Afrique du Sud en 1995. L’Irlande insiste aussi sur sa diaspora américaine, qui pourrait permettre au rugby de conquérir un nouveau marché. “Nos 50 millions d’expatriés et assimilés à travers les États-Unis constitueront un trésor plus précieux que l’or pour faire du rugby un sport mondialisé dans la prochaine décennie”, assure le journal de Dublin.

Le comité World Rugby émettra ses recommandations sur les trois dossiers le 31 octobre, avant le vote prévu le 15 novembre.

Mon, 25 Sep 2017 13:42:07 +0200

Catalogne. La police autonome mise sous tutelle

Le ministère de l’Intérieur espagnol veut prendre le contrôle des Mossos d’Esquadra avant le référendum d’indépendance du 1er octobre. Une mesure condamnée par le gouvernement autonome de la région.

C’est un pas de plus qui a été franchi samedi 23 septembre dans l’escalade entre Madrid et Barcelone avant le référendum d’indépendance prévu pour le 1er octobre. Le ministère de l’Intérieur du gouvernement central a indiqué, via le Parquet général catalan, qu’il prendrait le contrôle des Mossos, la police autonome catalane.

La Garde civile, cible des manifestants

Selon le secrétaire d’État à la Sécurité, José Antonio Nieto, repris par le quotidien catalan La Vanguardia, “il ne s’agit pas d’une ‘intromission’ dans les affaires catalanes mais d’‘assurer la sécurité de tous’ en rappelant que trois véhicules de la Garde civile avaient été détruits lors des manifestations du 20 septembre”.

C’est un colonel de la Garde civile du ministère de l’Intérieur qui sera chargé de la coordination de toutes les forces de sécurité jusqu’au jour du référendum.

La réponse du gouvernement catalan ne s’est pas fait attendre, toujours selon La Vanguardia : “Il est intolérable que l’État dirige les opérations policières en Catalogne”, selon le ministre de l’Intérieur du gouvernement autonome, Joaquim Forn. Il étudiait un recours ce lundi 25 septembre.

Le syndicat majoritaire des Mossos condamne

Le patron des Mossos, un indépendantiste récemment nommé, a indiqué que sa police “continuera à travailler avec ses compétences propres”. Le syndicat majoritaire des Mossos a indiqué, selon La Vanguardia, qu’il “dénonçait et ne comprenait pas cette décision”. Sur le compte Twitter officiel de la police autonome, les Mossos ont indiqué qu’ils “continueront à travailler comme à leur habitude”.

La semaine dernière, Madrid avait envoyé en Catalogne des renforts de la Garde civile, sans indiquer de chiffres pour des raisons de sécurité. Et sans doute de politique.

Source

“L’Avant-Garde” a été fondée en 1881 à Barcelone par la famille Godó, qui en est toujours propriétaire. Ce quotidien au format berlinois est le deuxième du pays en termes de diffusion, et le numéro un en Catalogne, juste devant El Periódico de

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Mon, 25 Sep 2017 12:50:19 +0200

Alstom-Siemens. Pour concurrencer la Chine, un rapprochement en vue dans le ferroviaire

Le Français Alstom et son concurrent Siemens envisagent de fusionner leurs activités ferroviaires, afin de lutter contre la concurrence chinoise. Mais parallèlement, le groupe allemand négocie aussi avec le Canadien Bombardier.

Le groupe français Alstom a reconnu, vendredi 22 septembre, dans un très bref communiqué, “l’existence de discussions avec Siemens relatives à un possible rapprochement [avec] la division Mobility de Siemens”, confirmant une information publiée la veille par l’agence américaine Bloomberg.

Le dossier pourrait évoluer rapidement. Mardi 26 septembre, le conglomérat de Munich réunira en effet son conseil de surveillance, tandis que son concurrent français tiendra un conseil d’administration.

Tenir tête à la concurrence chinoise

L’objectif, explique le Wall Street Journal, serait de créer “une locomotive européenne du transport ferroviaire, capable de rivaliser avec la forte concurrence chinoise”. Les constructeurs occidentaux sont à la peine depuis le rapprochement, en 2015, des deux entreprises publiques China CNR et CRS, ajoute le quotidien américain. Cette fusion, qui a donné naissance à CRRC, s’est traduite par une baisse des coûts qui a permis au géant chinois d’engranger de nombreuses commandes.

Ce dernier “peut fabriquer un train à grande vitesse pour 19 millions d’euros, alors que cela coûte 40 millions d’euros à Siemens”, précise le journal allemand Handelsblatt dans son édition anglophoneCRRC a réalisé l’an dernier l’équivalent de 18 milliards d’euros de chiffres d’affaires, un montant supérieur à ce que représenterait le nouvel ensemble européen (15,1 milliards d’euros, dont 7,3 milliards d’euros pour Alstom et 7,8 milliards d’euros pour Siemens).

L’accord en cours de négociation prévoirait l’absorption par Alstom du pôle ferroviaire de Siemens, les deux partenaires détenant chacune 50 % de la nouvelle entité, dont le siège serait à Paris, précise le Handelsblatt. Henri Poupart-Lafarge, actuel PDG d’Alstom, occuperait la même fonction au sein de l’entreprise, dont le conseil de surveillance serait présidé par un représentant du groupe allemand.

Siemens discute aussi avec Bombardier

Reste à savoir si le Canadien Bombardier aura sa place dans ce Meccano industriel. Comme le rappelle La Presse, “plus tôt cette année, des reportages avaient fait état d’échanges entre la multinationale québécoise et Siemens afin de regrouper Bombardier Transport – dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne - et Siemens Mobility Rail Solutions”.

Ces discussions “continuent et sont bien avancées, croit savoir le Wall Street Journal. Siemens contrôlerait une coentreprise spécialisée dans le lucratif secteur de la signalisation, quand Bombardier serait majoritaire d’une autre coentreprise, consacrée au matériel roulant”.

Position dominante

D’après Louis Hébert, un spécialiste des fusions et acquisitions interrogé par La Presse, “il est logique que Siemens tente un rapprochement avec Alstom”. Une telle fusion “pourrait provoquer un effet domino”, incitant d’autres acteurs, tels le japonais Hitachi ou l’espagnol CAF, à se marier. “C’est toute l’industrie qui va regarder avec qui s’associer, affirme M. Hébert.

Aussi, les négociations de Siemens avec Alstom ne sont peut-être qu’une tactique pour obtenir de meilleures conditions avec Bombardier.”

Selon le Handelsblatt, l’industriel allemand ne signera pas deux accords : ce sera Bombardier ou Alstom. Et “quel que soit le partenariat que choisira Siemens, il devra être approuvé par les autorités européennes en charge de la concurrence. Car toute fusion de deux des trois plus grandes entreprises du secteur se traduirait inévitablement par une position dominante dans certains domaines”.

Pascale Boyen

Mon, 25 Sep 2017 12:36:56 +0200

Transports. Uber n’a pas dit son dernier mot à Londres

En retirant à Uber le droit d’exercer sur son territoire, la capitale britannique a suscité la colère de nombreux habitants. Une pétition de soutien, lancée par l’entreprise, a déjà recueilli 730 000 signatures. Objectif : atteindre le million.

C’est une décision qui a fait couler beaucoup d’encre outre-Manche. Vendredi 22 septembre, Londres a décidé de retirer à Uber son droit d’exercer dans la capitale britannique. Transport for London, l’organisme public responsable des transports en commun, a prétexté que la compagnie de véhicules avec chauffeur n’était “ni apte ni légitime” à détenir une licence, qui ne lui sera donc pas renouvelée après expiration, le 30 septembre.

Qu’a donc fait Uber pour mériter une telle sentence ? Selon Transport for London, l’entreprise californienne – qui a depuis fait appel de la décision – n’aurait pas assez pris au sérieux les infractions commises par ses chauffeurs, notamment les agressions sexuelles et les actes de harcèlement, pourtant de plus en plus fréquents.

Uber n’aurait pas non plus fait le nécessaire pour vérifier la bonne santé de ses conducteurs ni leur capacité à assurer la sécurité des passagers. L’utilisation d’un logiciel secret pour esquiver les contrôles des forces de l’ordre aurait achevé de convaincre l’organisme public, qui a depuis reçu le soutien du maire de Londres, Sadiq Khan.

Il n’en fallait pas plus pour rendre les Londoniens furieux”, note le Financial Times. Selon le quotidien britannique, si la colère s’est si vite emparée des habitants – la pétition de soutien lancée par Uber a recueilli 730 000 signatures en trois jours – c’est simplement que cette application a pris une place prépondérante dans leurs vies.

Une légion de fans dévoués

Sous son ancien directeur général, Travis Kalanick, Uber a fait le pari assumé d’ignorer toutes les règles, tout simplement parce que l’entreprise était convaincue que ses services étaient irrésistibles.” Résultat : “Uber a toujours une légion de fans dévoués.”

Londres ne compte pas moins de 40 000 chauffeurs aujourd’hui enregistrés sur la plateforme, qui continuera de fonctionner tant que la justice britannique n’aura pas statué sur la décision d’Uber de faire appel.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul rendez-vous de l’entreprise américaine avec la justice, puisqu’elle doit être entendue le 27 septembre par un tribunal londonien sur une autre affaire. En novembre 2016, un juge a estimé que les chauffeurs étaient des salariés et non des sous-traitants indépendants, ce qui implique leur droit à un salaire minimum et à des congés payés. Si ce jugement était confirmé, il s’agirait d’une petite révolution pour l’entreprise de la Silicon Valley.

Claire Gounon

Source

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de

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