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Courrier international - Actualités France et Monde, vidéos, infographies

Tue, 22 May 2018 05:19:16 +0200

Pendant que vous dormiez. Iran, Syrie, Abramovich et Netflix : les informations de la nuit

Mike Pompeo menace l’Iran. Le chef de la diplomatie américaine a prévenu que les Etats-Unis imposeraient “les sanctions les plus fortes de l’histoire” à l’Iran si le pays n’abandonnait pas totalement son programme nucléaire et formulant une dizaine d’autres demandes, rapporte Politico. Des demandes jugées “irréalistes” par certains selon le site pendant que d’autres ont loué l’approche “robuste” adoptée face à Téhéran. Une tribune dans le Washington Post a critiqué le manque de clarté du discours de Pompeo. “Punir l’Iran ne suffit pas. Les sanctions ne sont pas une stratégie. L’administration Trump ferait bien de trouver une stratégie viable et de l’expliquer à tout le monde”, peut-on lire dans le quotidien de la capitale. Le président iranien Hassan Rouhani a réagi aux menaces du secrétaire d’Etat : “Chaque pays est indépendant (…) Qui êtes-vous pour décider au nom de l’Iran et du monde ?”  

Damas libéré de l’Etat islamique ? Le régime de Bachar al-Assad affirme avoir repris le contrôle “total” de la capitale syrienne, selon L’Orient-Le Jour. Un millier de djihadistes auraient été évacués de leur dernier bastion au sud de la ville, une zone bombardée depuis un mois. “Damas et ses environs sont désormais totalement sécurisés”, a assuré un porte-parole de l’armée syrienne. Selon l’observatoire syrien des droits de l’homme, l’offensive a fait plus de 250 morts dans les forces syriennes et 233 tués dans le camp djihadiste. 60 civils ont également été tués. 

Abramovich privé de visa britannique. Le visa du milliardaire russe – la 13ème fortune du Royaume-Uni - n’a pas été renouvelé, rapporte The Times. Ce qui pourrait selon le quotidien accroître les tensions entre Londres et Moscou. The Guardian se demande si c’est “le prix à payer” pour sa proximité avec Vladimir Poutine. “Abramovich était l’un de ses premiers soutiens”, écrit le journal. Le non-renouvellement du visa pourrait s’expliquer par les relations tendues avec le Kremlin depuis la tentative de meurtre de l’ancien espion russe Sergei Skripal. Un acte attribué au régime de Vladimir Poutine qui a provoqué l’expulsion de 23 diplomates du Royaume-Uni et un débat sur l’argent russe dépensé dans le pays.

Netflix recrute les Obama. Le géant du streaming a conclu un contrat avec l’ancien couple présidentiel qui produira pour le site des séries, des films et des documentaires. “Nous espérons pouvoir cultiver des voix talentueuses, créatives et inspirantes (…) et les aider à partager leurs histoires avec le monde”, a commenté Barack Obama. Si le montant du partenariat n’a pas été communiqué, Variety rappelle que le 44e président américain et sa femme ont déjà signé en mars un contrat de 65 millions de dollars avec une maison d’édition pour l’écriture de leurs mémoires. “Le partenariat avec les Obama est le dernier, et de loin le plus gros, des accords exclusifs conclus récemment par Netflix avec certains des producteurs les plus en vue de l’industrie du divertissement”, ajoute l’hebdomadaire, citant notamment le contrat de 100 millions de dollars signé avec Shonda Rhimes, la créatrice de la série Grey’s Anatomy

Tue, 22 May 2018 01:08:41 +0200

Italie. Giuseppe Conte, un juriste inconnu à la tête de l'Italie ?

Ce professeur de droit de 54 ans a été choisi par la Ligue et le M5S pour diriger le nouveau gouvernement italien malgré son inexpérience en politique. Le président de la République italienne a convoqué les leaders des deux partis anti-systèmes ce mardi matin pour leur dire s’il validait ou pas leur choix.

Giuseppe Conte est tellement inconnu du grand public italien que les médias locaux n’ont pu s’empêcher d’évoquer un autre Conte, à savoir Antonio, l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de football. “Inconnu”, c’est l’adjectif utilisé par Le Soir, The Washington Post, The Guardian ou le Süddeutsche Zeitung pour décrire le probable futur chef du gouvernement italien.

“Qui est Giuseppe Conte ?”, titre même Il Sole 24 Ore. Juriste brillant de 54 ans au CV long comme le bras (18 pages, fait remarquer Le Soir avec une pointe d’ironie), ce cinquantenaire “pimpant porté sur les boutons de manchette et les mouchoirs blancs” selon The New York Times est passé par la Sorbonne, Yale et Cambridge avant d’enseigner, entre autres, le droit public à l’université de Florence. 

La Repubblica est allé jusqu’à interroger l’un de ses anciens instituteurs, décrivant un “enfant prodige, intelligent, sérieux, jamais exubérant”. Sa “nature timide et prudente lui a valu la confiance” de Luigi Di Maio, écrit le quotidien italien. Conte a été l’avocat du leader du Mouvement 5 étoiles, qui l’a d’abord imaginé ministre de la fonction publique. Comme l’explique The Guardian, il a été le “cerveau” derrière la proposition du parti antisystème d’abolir 400 lois jugées “inutiles” pour alléger une bureaucratie boursouflée qui pèserait sur la croissance économique de la quatrième puissance européenne.

“C’est un technocrate, pas un politicien”, précise le Süddeutsche Zeitung. La remarque n’est pas innocente car la Ligue et le M5S ont “toujours trouvé que les technocrates à la tête du gouvernement sont des usurpateurs de pouvoir parce qu’ils gouvernent sans mandat populaire”, rappelle le quotidien bavarois. 

Un président du Conseil aux ordres ?

Conte, qui n’a jamais été élu, admet lui-même ne pas avoir d’expérience en politique, raconte le Corriere della Sera, soulignant toutefois que “la possibilité d’entrer en politique directement par la porte principale du Palazzo Chigi, en tant que président du Conseil, ne l’effraie pas du tout”

Et si son nom se trouve désormais sur le bureau de Sergio Mattarella, le président de la République italienne (qui a un droit de veto constitutionnel), c’est parce le choix d’une personnalité peu connue permettait “d’éviter que la Ligue ou le Mouvement 5 étoiles prenne le pas sur l’autre”, analyse The Washington Post. Matteo Salvini, le leader de la Ligue, comme Di Maio voulaient le poste. Le premier convoite désormais le ministère de l’intérieur pour y appliquer son programme d’expulsion des immigrés.

Le risque, s’inquiète Le Soir, c’est que Conte devienne un “président faible”, “un leader de papier” aux ordres des deux formations politiques qui l’ont installé au pouvoir. “L’otage technique des partis”, ose même La Repubblica.

Ce soixante-cinquième président du conseil en soixante-douze ans devra diriger le pays au milieu de ces “deux leaders nés” observe El Pais. Alors il est important qu’il ne soit pas “une marionnette”, dit le Corriere della Sera. Lors de négocations à Bruxelles par exemple, les autres gouvernements ne vont pas attendre que le premier ministre italien “consulte son conseil de surveillance avant d’apposer sa signature”, prévient le quotidien le plus lu du pays. 

Tue, 22 May 2018 00:03:23 +0200

Erasmus. Budget en hausse et pass Interrail au programme

Dès 2020, deux fois plus de moyens devraient être consacrés au programme de mobilité européen. En attendant, dès cet été, 15 000 jeunes pourront voyager gratuitement.

Le budget consacré au programme Erasmus + devrait doubler à partir de 2020, explique le quotidien italien L’Espresso, pour permettre à plus de jeunes (et de moins jeunes) de partir à l’étranger, qu’ils soient étudiants, apprentis, les élèves de lycées professionnels ou stagiaires de la formation professionnelle.

Cette augmentation porterait à 30 milliards d’euros le budget d’Erasmus + sur la période 2021-2027. Selon Tibor Navracsics, le commissaire européen à l’Education, la mesure permettrait de créer “trois fois plus d’opportunités pour apprendre, se former ou travailler à l’étranger”.

C’est en France que le programme de mobilité européen connaît son plus grand succès. En 2017, 79 888 jeunes Français sont partis grâce à Erasmus. Un chiffre qui pourrait frôler les 90 000 cette année.

Créer une identité européenne

En attendant, dès juillet prochain, 15 000 jeunes âgés de 18 ans vont se voir offrir un pass Interrail gratuit pour voyager à travers l’Europe, annonce El País à Madrid.

Les inscriptions seront ouvertes du 12 au 26 juin sur le site du portail européen de la jeunesse. Les conditions : être citoyen de l’Union européenne et avoir 18 ans au 1er juillet 2018 – ceux qui ont 19 ans ou plus ne sont pas concernés.

Les jeunes intéressés devront répondre à six questions sur la culture et l’histoire européenne. Un jury sélectionnera les gagnants, qui pourront voyager dans quatre pays au maximum pendant un mois en partageant leur aventure sur les réseaux sociaux.

“Le projet, baptisé Discover EU, s’inspire directement du succès des bourses Erasmus, souligne El País, les échanges étudiants étant devenus un levier majeur pour créer une identité européenne.”

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Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

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Mon, 21 May 2018 22:04:12 +0200

Épidémie. Début de la campagne de vaccination contre Ebola en République démocratique du Congo

Les autorités congolaises et l’OMS ont lancé à Mbandaka une campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola, treize jours après la déclaration de l’épidémie qui a déjà fait 26 morts. Selon les médias locaux, la situation est périlleuse dans cette ville portuaire, rapporte RFI dans sa Revue de presse Afrique.

4 000 doses ont été livrées la semaine passée par l’Organisation Mondiale de la Santé. L’OMS, le gouvernement, Médecins Sans Frontière et la Monusco [mission onusienne en RDC], “un quatuor pour stopper et éradiquer Ebola”, titre 7 sur 7. Car l’épidémie “inquiète au plus haut point les responsables politiques, sanitaires et sécuritaires” du pays, explique le site d’informations.

Il faut dire que la situation est périlleuse à Mbandaka, cette ville de plus d’un million d’habitants où les derniers cas ont été recensés. Actualité.cd publie ainsi un reportage réalisé sur le port de la ville, une zone de commerce et de transit

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Radio France internationale (RFI) est une radio française d’actualité diffusée dans 150 pays. Son antenne est disponible en français et en 13 autres langues (anglais, cambodgien, chinois, espagnol, haoussa, kiswahili, mandingue, persan,

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Mon, 21 May 2018 04:28:18 +0200

Pendant que vous dormiez. Maduro réélu, Salvini agacé, Trump furieux : les informations de la nuit

Nicolas Maduro réélu à la présidence du Venezuela. Alors que les bulletins de vote ont presque tous été dépouillés, le conseil national électoral (CNE) a confirmé l’élection du leader socialiste avec 67,7% des voix et une participation limitée à 46%. Un résultat contesté par son principal adversaire, Henri Falcon, crédité de 21,2% des voix. Ce dernier a exigé que les élections soient déclarées nulles et qu’un nouveau processus soit convoqué”, relate El Nacional. Il a dénoncé les quelque 12 000 “points rouges”, des tentes installées à la sortie des bureaux de vote où les électeurs pouvaient venir chercher une récompense promise par le gouvernement. “Le groupe de Lima”, composé de 14 pays avec l’objectif de sortir le Venezuela de la crise économique profonde qu’il traverse, avait prévenu qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat du scrutin. Décrivant une nation au bord de la famine, The Economist a évoqué “une élection grotesque” où le CNE, censé être indépendant, est en réalité le “pantin du régime”

Matteo Salvini répond à Bruno Le Maire. Le ministre français de l’économie a prévenu les chefs de la Ligue et du M5S que l’Italie se devait de respecter ses engagements au risque de déstabiliser l’Europe tout entière. Si, comme le reste de la presse italienne, Il Sole 24 Ore a surtout évoqué l’accord de gouvernement trouvé entre les deux premières formations politiques du pays, le journal a aussi rapporté la réponse du leader d’extrême droite à Bruno Le Maire : “que les Français s’occupent de la France et ne mettent pas leur nez dans les affaires des autres”. Il avait auparavant qualifié sur Twitter les propos du ministre français d’”invasion inacceptable” dans la vie politique du pays.

Donald Trump veut une enquête sur l’enquête russe. Dans une série de tweets dimanche matin, le président américain a demandé au ministère de la justice de chercher à savoir si le FBI avait “infiltré ou surveillé” sa campagne pour des “raisons politiques”. Ce coup de colère fait suite aux révélations selon lesquelles un informateur du “Bureau” aurait parlé à plusieurs membres de l’équipe de campagne suspectés d’avoir un lien avec la Russie, comme le rappelle le site Politico. Alors qu’un article “long” et “ennuyeux” du New York Times révèle par ailleurs que son fils Don Jr aurait rencontré des émissaires du Golfe avant l’élection, Donald Trump s’est publiquement interrogé sur quand s’arrêterait l’investigation de Robert Mueller sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016. Selon Rudy Giulani, l’un des avocats du président, Mueller devrait justement conclure son enquête le 1er septembre 2018.