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SMOLNY...

Mon, 20 Nov 2017 23:51:13 +0100

Docteur JIVAGO à L'Isle-Jourdain

En octobre 1958, Boris Pasternak est contraint de refuser le prix Nobel de littérature. Son roman Docteur Jivago est jugé antisoviétique, d’une poésie apolitique sans contenu idéologique.

Mort deux ans plus tard, il ne verra pas ses héros valser sur les écrans du monde entier.

C’est le cinéaste David Lean (1908-1991) qui saura marier l’ampleur épique (costumes et décors grandioses ; musique et technique éblouissants), la geste romantique (acteurs inoubliables) sans perdre de vue l’affrontement entre ordre ancien et aspirations nouvelles (injustices, mutineries, crise du logement, guerre civile, famine), entre arrogants arrivistes, révolutionnaires « utopistes ou disciplinés » (Strelnikov alias Trotsky) et idéaliste généreux.

sam

Mon, 06 Nov 2017 23:40:41 +0100

La révolution russe, le jour d'après

Nombreux sont les ouvrages d’analyse ou de commentaire parus à l’occasion du centenaire de la révolution russe, moins nombreux sont ceux qui permettent de saisir l’effervescence et le caractère crucial des premières années post-révolutionnaires. Les récits de Victor Serge et d’Alexandre Berkman sont de ceux-là. Tous deux venus de courants anarcho-communistes, arrivant en Russie soviétique après Octobre en pleine sympathie avec le régime révolutionnaire, ils sont des témoins exceptionnels et de plus en plus critiques de l’évolution des contradictions qui traversent la jeune république des soviets. Porteurs de visions par ailleurs sensiblement divergentes de la révolution, ces deux auteurs nous proposent ainsi un au-delà du mythe d’Octobre qui permet de penser l’expérience révolutionnaire passée ou à venir de façon radicalement différente.

Une rencontre, deux ouvrages :

  • Victor Serge, « L’An I de la Révolution », suivi de « La Ville en danger » et de « Trente ans après », préface de Peter Sedgwick, à paraître aux éditions Agone.
  • Alexandre Berkman, « Le Mythe bolchevik. Journal 1920-1922 », trad. de Pascale Hass, préface de Miguel Abensour et Louis Janover, Klincksieck, 2017.

Introduction à la discussion : Antoine Lablanche (Éditions Agone) & Éric Sevault (Collectif Smolny)


Mercredi 8 novembre à 18 h 30

Librairie Floury Frères

36, rue de la Colombette, 31000 Toulouse


Sur la toile :

— Présentation du livre de Victor Serge sur le site des Éditions Agone ;

— Présentation du livre d’Alexandre Berkman sur le site des Éditions Klincksieck ;

collectif

Sun, 05 Nov 2017 22:09:50 +0100

CHUZEVILLE Julien : Un court moment révolutionnaire

Présentation de l’éditeur :

« L’équipe de La Révolution prolétarienne forme le cœur de cette gauche ouvrière dont Monatte se revendique, qui aurait pu contribuer à l’émergence d’un “parti de type nouveau” [...]. Cette gauche avait une conception politique qui lui venait du syndicalisme révolutionnaire. Elle avait aussi une conception exigeante du militantisme, une éthique révolutionnaire qui impliquait honnêteté et franchise. Les contradictions avec les pratiques léninistes devaient tôt ou tard éclater. »

Le Parti communiste est créé en France en décembre 1920. Au-delà du seul congrès de Tours, qui voit la scission du Parti socialiste SFIO, il importe de comprendre les dynamiques qui aboutissent à ce résultat. Qui sont les principaux militants à l’œuvre ? Quels sont leurs objectifs politiques ? Comment la scission s’effectue-t-elle en pratique ? Comment le PC s’organise-t-il à ses débuts ? Quels sont alors les liens avec Moscou ?

C’est à ces questions que cet ouvrage entend répondre, en mettant en perspective les événements liés à la révolution russe. La création du PC n’est en effet pas un processus qui s’est réalisé en quelques jours ou en quelques semaines, mais un phénomène bien plus long - que l’on observe, avec d’autres modalités, ailleurs en Europe et dans le monde. S’appuyant notamment sur des archives inédites, ce livre est une synthèse de référence qui renouvelle la compréhension de cet événement majeur de notre histoire politique et sociale.


L’auteur :

Julien Chuzeville, né en 1979, est historien du mouvement ouvrier. Il a publié la première biographie du principal fondateur du Parti communiste, Fernand Loriot (L’Harmattan, 2012), puis Militants contre la guerre 1914-1918 (Spartacus, 2014) et Zimmerwald, l’internationalisme contre la Première Guerre mondiale (Démopolis, 2015).


Table des matières :

-  Sigles

-  Introduction

-  I. Des communistes en France avant 1914

  • D’une Internationale à l’autre
  • Le mouvement ouvrier face à la menace de guerre

-  II. Les pacifistes révolutionnaires contre la première guerre mondiale

  • Zimerwald
  • Une scission morale entre socialistes
  • La rupture de l’Union Sacrée

-  III. La révolution en Europe, la révolution en France ?

  • Une nouvelle Internationale
  • L’essor du Comité de la 3e Internationale
  • Luttes sociales et électorales

-  IV. La scission

  • Le deuxième congrès de l’Internationale Communiste
  • Les courants opposés
  • Le congrès de Tours
  • Rivalité entre les deux partis socialistes

-  V. Dans l’aube naissante d’une claire journée

  • La SFIC au travail
  • Un parti confronté au reflux
  • Le Front Unique en débat
  • Création de la CGTU
  • À deux millimètres de la scission

-  VI. Le tournant irréversible de 1924

  • Le mot d’ordre de bolchévisation
  • L’opposition communiste
  • Processus de bureaucratisation

-  Conclusion

-  Annexes
-  Orientation bibliographique
-  Glossaire des principaux militants du PC cités
-  Index


Éditions Libertalia, parution le 21/09/2017

ISBN : 978-2-37729-010-9

536 pages + cahier photo 16 pages / 14 x 20,5 cm / 20 euros

eric

Tue, 31 Oct 2017 21:02:17 +0100

Conférences-débats « Légendes d'octobre »

Dans le cadre de la semaine Internationaliste, les collectifs Lutin tam’art, Orora, Smolny et les Moutons Noirs vous proposent une journée de débat ouverte à tous et gratuite (le repas sera partagé en contribution libre). Après chaque intervention est laissé un quart d’heure de débat pour des points bien précis et en lien direct avec ce qui a été présenté. Un plus grand moment est ensuite ouvert pour un débat plus conséquent après deux ou trois interventions.

Voici le programme :

-  PREMIÈRE SESSION

  • 13h45 : Présentation de la journée
  • 14h00 - 14h30 : La révolution russe, un bilan
    Par Marcel Roelandts
  • 14h45 - 15h15 : Pourquoi certains éditeurs publient encore la Révolution ?
    Avec, sous réserves, Libertalia, Nuits rouges, Agone, Smolny, CTDEE
  • 16h30 - 17h15 : Des barricades du 19 juillet 1936 à celles du 3 mai 1937
    par Francis Pallarés Aran et Ángel Carballeira Mombrió
  • 17h30 - 18h00 : Tribunes libres
    Avec le café associatif « L’Ouverture » - Tableau noir - L’atelier idéal - DAL - Les cahiers du CTDEE
  • 19h00 - 19h30 : L’impact de la révolution russe en Allemagne 1914-1918
    Une contribution de Philippe Bourrinet

-  REPAS

-  SECONDE SESSION

  • 21h00 - 21h30 : Interprétations de 1945
    par Aurélien Casta
  • 21h40 - 22h20 : Une analyse féministe de la reproduction de la force de travail
    par le collectif Table Rase
  • 22h30 - 23h00 : Débat/clôture

collectif

Thu, 12 Oct 2017 20:02:47 +0200

Les « Tableaux Noirs », c'est nous, c'est vous.

Communiqué Tableau Noir :

12 OCT. 2017 - Si vous pensez que notre « affaire » est l’affaire de tous, voici un texte que vous pouvez reproduire et diffuser. Ce texte est diffusé sous forme de tract sur le département du Tarn, vous pouvez nous demander la maquette pour un tirage en nous écrivant :

lanoirceurdutableau@gmail.com


Les tableaux noirs n’ont pas été volés

Six professeurs du collège Albert Camus de Gaillac ont fait l’objet d’une plainte auprès de la gendarmerie pour effraction, intrusion et vol. Ils ont été auditionnés, fichés - pris en photo de face, de profil, de trois-quart, leurs empreintes ont été relevées ; leurs maisons ont été perquisitionnées.

Comment en est-on arrivé là ?

Le contexte :

Le projet de rénovation du Collège Albert Camus date de 2010, année de la première et unique concertation à laquelle une partie des professeurs du collège a pu participer.

En juin 2016, sans concertation, des armoires, des tables, des chaises et des tableaux noirs sont balancés des fenêtres dans des bennes destinées à la décharge, alors qu’ils auraient pu être récupérés pour l’usage du collège ou par d’autres usagers.

En juin 2017, après de longs mois de démarches auprès de la direction de l’établissement et du Conseil Départemental pour demander que leur outil de travail - promis à la déchetterie - soit préservé, tous les courriers sont restés sans réponse. Des professeurs prennent l’initiative de démonter quelques tableaux noirs pour les réinstaller en classe à la rentrée, à côté des nouveaux tableaux qui doivent tous être blancs.

Les faits :

Le mercredi 28 juin 2017, en plein jour et en présence de la direction de l’établissement, qui n’exprime alors aucune opposition, ces professeurs sont rejoints par des parents d’élèves solidaires d’une action qu’ils considèrent légitime d’un point de vue pédagogique, écologique et financier.

Ensemble, ils démontent des tableaux noirs, action interrompue par l’arrivée d’une douzaine de gendarmes, alertés d’un “cambriolage au collège”.

Les professeurs sont ensuite auditionnés, et découvrent, à leur grande surprise que l’accusation porte sur des tabourets, tables, étagères... Accusations mensongères !

Cette plainte et son nouvel objet sont à l’origine de l’audition des professeurs incriminés et de la perquisition de leur maison à la recherche de ce matériel. Aucun de ces objets n’a bien sûr été retrouvé au domicile des enseignants.

Une procédure administrative est ouverte sur la base de ces accusations avant même que le rectorat ne les entende. Il est, entre autres, reproché aux professeurs de ne pas avoir tenu compte de la consultation menée par la direction, dont aurait résulté le choix de ne pas conserver les tableaux noirs. Autre mensonge !

Il n’y avait eu ni prise en compte des besoins péda-gogiques de chacun, ni vote au Conseil d’administration à ce sujet. Aucune décision n’avait été actée ni annoncée officiellement à l’équipe pédagogique.

Mais alors...
Que reproche-t-on à ces professionnels ?

D’avoir cherché à préserver un outil de travail qu’ils jugent indispensable pour l’enseignement de leur discipline ?

D’avoir agi selon les objectifs du développement durable enseignés aux élèves conformément aux recommandations de l’institution ?

D’avoir souhaité éviter des dépenses inutiles à l’heure où le Conseil Départemental parle d’économies ?

Dans une telle situation, chacun d’entre nous, s’il choisit d’agir contre l’absurdité, peut se retrouver broyé.

Depuis, la forte mobilisation du Comité de soutien et les 10 000 signatures de la pétition en ligne ont permis la suspension des poursuites administratives et l’arrêt de la procédure pénale. Pour autant, les enseignants restent “fichés”. Les mensonges et la malveillance des accusateurs n’ont pas été punis.

Les mis en cause veulent à présent faire reconnaitre publiquement leur innocence et faire éclater les mensonges qui ont été prononcés.

La démesure et l’absurdité de la répression qui s’est abattue sur les six professeurs éclairent les contradictions de notre société.

Notre “affaire” est l’affaire de tous. Elle touche aussi à d’autres questions essentielles : le respect des salariés et de leur savoir-faire, la liberté de choisir ses outils de travail, la consultation des citoyens dans les choix des dépenses publiques.

Qui sont les “voleurs” ? Ceux qui sauvegardent le bien public ou ceux qui gaspillent l’argent public ?

Ces derniers nous entraînent dans une course vers la “modernisation” et “l’innovation” dans laquelle l’intérêt du marché prime au détriment de l’intérêt des citoyens. N’est-il pas temps d’interroger la pertinence du déferlement massif du numérique (permis par le tableau blanc) dans l’Éducation nationale comme ailleurs ?

Prenons l’exemple de Linky ou encore la “modernisation” de nos bureaux de poste où il faut à présent faire la queue deux fois pour des envois postaux.

Prenons l’exemple de la “modernisation des services” où nous n’avons plus d’interlocuteurs humains mais des plateformes téléphoniques.

Prenons l’exemple de la “numérisation forcée” où nous devons nous mêmes télécharger et imprimer les documents, où nous devons déclarer en ligne.

Où est le progrès pour les citoyens que nous sommes ?
Le numérique devrait libérer, il nous enchaîne.
Là où il y a de la chaîne, il n’y a pas de progrès


Sur la toile :

— Le blog des Tableaux Noirs ;

eric